Chapitre 3 : les changements

Je me réveille lentement, la tête sur quelque chose qui monte et descend à un rythme lent et régulier. Mon bras droit se resserre instinctivement sur ce qu'il repose. C'est alors que je sens un bras autour de moi et un main sur ma hanche droite. Un bras! Mais c'est quoi cette histoire? J'ouvre les yeux et tombe sur Sirius qui est debout, appuyé sur le cadrage de la porte en me regardant d'un air amusé.

- Par les caleçons de Merlin! Chuchote-t-il en me dévisagent. Non seulement une femme accepte de dormir dans le même lit que Rogue, mais elle se réveille encore plus belle que quand elle s'est endormie. Il en a de la chance!

Je fronce les sourcils en essayant de me rappeler de la veille. Les plans pour cacher mon identité, les potions, la demande à Severus, son acceptation et finalement son entrée dans mon lit. Je ferme les yeux fort avant de les rouvrirent. Je n'ai pas envie de bouger. Je suis bien où je suis et avec qui je suis. Ça fait tellement longtemps que je dors seule que j'avais oublié la sensation de dormir avec une personne en qui on a confiance.

- Black, tais toi, je dors, dit l'enseignant en grognant sans ouvrir les yeux.

- C'est bon, je m'en vais, réplique le dit Black en bougonnant et en refermant la porte.

Severus n'a pas l'air encore très réveillé, il n'a pas l'air de remarquer ma présence dans ses bras. Il resserre un peu plus son bras autour de moi, me rapprochant encore plus de lui. Il finit par remarquer ma présence parce qu'il ouvre les yeux ronds et je sens sa tête bouger.

- Je suis désolé, Nat. Je ne m'étais pas rendu compte que…

- Moi je ne le suis pas du tout, lui dis-je en levant la tête pour le regarder.

- Par Merlin! Ça a vraiment marché!

Je fronce les sourcils d'interrogation. Il me montre le miroir du menton. Je me lève donc avec peine et me rends devant le miroir sur pied. Je ne me reconnais plus. Mes longs cheveux châtains sont maintenant noirs et encore plus longs, jusqu'aux fesses, épais et ondulés. Mes yeux pers sont maintenant gris tempête. Mon teint est plus pâle que jamais, je suis plus mince qu'avant. J'avais quelques livres de plus que Narcissa et maintenant je suis presque maigre mais avec une poitrine généreuse et des hanches voyantes mais pas trop. J'ai maintenant des jambes à ne plus savoir quoi en faire. Mes mains sont fines et mes doigts longs et délicats.

- Et je suis supposée m'habituer à ça? Me demande mon reflet, aussi perplexe que moi.

- Il faudra bien, me dit Severus en se levant et se positionnant derrière moi.

Je me retourne brusquement et le percute de plein fouet. Il me prend dans ses bras pour m'éviter de tomber. Je me blottis alors contre lui en essayant de ne pas pleurer.

- Qu'est-ce qui se passe?

- Je… je ne me sens plus chez moi dans mon corps, dis-je en reniflant. Ce n'est pas moi, je ne sais pas comment l'expliquer.

- Je crois que je comprends, me dit-il en resserrant ses bras autour de moi. Je vous laisse un moment. Je vais m'habiller et rejoindre Black en bas. Prenez le temps donc vous avez besoin.

J'acquiesce et le laisse partir. Je me sens tout d'un coup horriblement seule. Je me retourne alors vers le miroir en déboutonnant ma chemise de nuit. Je la laisse tomber au sol pour voir les dégâts de cette potion qui n'est pas supposée exister. Mon reflet fronce les sourcils. Mes jambes sont minces et élancées, mes fesses et mes hanches sont discrètes mais bien présentes. Pourtant avant, j'avais presque une culotte de cheval. J'ai un espace entre les cuisses au niveau de l'aine, ce que je n'ai jamais eu de ma vie depuis que je suis enfant. La toison de mon sexe est aussi noire que mes « nouveaux » cheveux. Mon ventre est plat, ma poitrine est ferme au point de défier la gravité et mes mamelons sont plus petits et montent en pointe vers le haut.

- C'est complètement fou! Me murmure mon reflet.

Je me retourne pour découvrir l'arrière de mon corps en ramenant mes cheveux vers l'avant. Mes fesses sont relativement bombées et je souris en voyant que j'ai encore ma tâche de naissance à la même place, vers le milieu de la fesse droite. Mon dos n'a aucun bourrelet ou trace de gras superflu quelconque. Je me mets alors à chercher quelque chose de précis sur mon corps et j'ouvre les yeux ronds devant le miroir. Je n'ai plus aucun tatouage. Le tigre et la fée dans mon dos ont disparus, l'étoile sur mon poignet droit aussi. Je m'habille en vitesse et sors de la chambre dans un tourbillon de cheveux noirs.

Je dévale les escaliers pour débouler dans la cuisine dans mes vêtements de la veille devenus trop grands d'un sens et trop courts de l'autre. Je m'avance vers Sirius et lui montre ma nuque.

- Est-ce que tu vois un tatouage là? C'est supposé être une phrase écrite en rouge avec une étoile grise.

- Heu… non, il n'y a que ta peau, me dit-il, perplexe.

- Severus, vous êtes un géni! Dis-je au Maître des Potions.

- L'absence de vos tatouages est bien involontaire de ma part, Nat.

- Mais le résultat est là tout de même, je lui répond avec un immense sourire.

- J'ai contacté Malefoy pour lui exposer notre problème et il arrivera avec tout ce qu'il faut pour « cimenter » ta nouvelle identité, me dit mon nouveau demi frère.

Je suis autant effrayée qu'excitée comme un botruc dont l'arbre serait attaqué. Je propose aux deux hommes de faire le petit déjeuner pour m'occuper et penser à autre chose. J'approche ma main de la gazinière et un rond de gaz s'allume tout seul et des flammes bleues apparaissent.

- Merci!

- Merci pourquoi? Me demande Severus et Sirius d'une même voix.

- Pour avoir allumer la gazinière.

- Nat, nous n'avons rien fait, me dit Severus en s'approchant.

Je le regarde comme un poisson hors de l'eau un instant. C'est peut-être Kreattur? Le connaissant, ce n'est pas vraiment possible. À ce moment, le feu crépite dans la cheminée et Lucius en sort avec élégance avec une liasse de parchemins qui ont l'air officiel. Il nous dit bonjour et étale les parchemin sur la table. D'un coup de baguette, Severus éteint le rond de la gazinière et vient s'installer à la table. Je viens m'assoir à sa droite.

- Miss Provost, j'imagine, me demande Lucius.

- En effet, même si c'est difficile à croire. Est-ce que Harry et Inox vont bien?

- En effet, c'est vous. Ils vont très bien. Harry a essayé de voler sur un balais se matin et je peux vous dire que votre chat n'aime pas du tout les balais volants, me dit-il avec un rictus amusé. Je vous ai amené tous les documents dont vous avez besoin pour officialiser votre identité. Ils sont pour la plus part français et québécois. Miss Saint-Clair y a passé sa vie après que Mr Orion Black ait rompu leurs fiançailles. Votre date de naissance?

- Le 04 novembre 1960, répond Severus.

- Votre nom complet?

- Ariel Aphrodite Saint-Clair Black, répond Sirius.

- Je vous suggère d'utiliser dès maintenant vos nouveaux noms pour vous y habituer le plus rapidement possible. Autant pour Miss Black que vous, messieurs. Vous êtes née à Paris avec une sage femme à la résidence de la famille Saint-Clair dans cette ville, me dit Lucius. Après votre naissance, Miss Saint-Clair est parti au Québec avec vous. Vous avez grandit en suivant des cours privés avec les meilleurs précepteurs de ce territoire. Vous viviez dans une maison à Westmount, les Saint-Clair ont vraiment une maison Moldue là-bas. C'est l'histoire officielle. Voilà pourquoi personne n'a eu connaissance de votre existence avant maintenant. Vous avez finit par apprendre l'existence de Sirius Black et êtes venu en Angleterre pour le connaître quand vous avez su qu'il sortait d'Azkaban pour un crime qu'il n'avait pas commis. Je me suis arrangé pour qu'un petit médias sorcier de Montréal fasse un article sur la situation. Ce journal est sorti ce matin. Je vous ai amené aussi les documents pour officialiser votre présence en sol Britannique. Vous avez la triple nationalité. Française, en étant officiellement née là-bas, canadienne en y ayant habité presque toute votre vie et Britannique par votre père officiel. Grâce au coup d'éclat Pettigrow, ma notoriété au Ministère a augmentée de façon significative et personne ne me posera de question quand je donnerai ces documents au Ministère de l'État Civil tout à l'heure. Mais attendez-vous à une visite de Dumbledore. Il n'a pas du tout apprécié de ne pas être dans la confidence de l'affaire Pettigrow. Je vous suggère de protéger cette maison des indésirables et de protéger votre cheminée avec un mot de passe.

- J'avais l'intention de le faire aujourd'hui et rajouter Ariel aux sécurités de la maison. Comme elle fait déjà partie des protections du sang, plus de la moitié du travail est fait, dit Sirius. La maison des Black est une véritable forteresse. Je vais y ajouter Harry quand tout sera prêt pour sa venu. Vous pensez que je pourrais le voir bientôt, Mr Malefoy?

- Si vous le désirez, vous pourrez venir au Manoir Malefoy se soir pour le dîner. Ma femme, mon fils et Harry sont en se moment en séance de magasinage pour le jeune Potter. Des vêtements à sa taille, des articles magiques qui est la base de toute éducation sorcière. Ce pauvre enfant n'avait rien en arrivant à la maison et les vêtements de Drago sont trop grands pour lui. Narcissa l'emmène aussi voir un Médicomage pour ses yeux et pour un check up complet.

- Je vais lui faire d'autres potions nutritives, dit Severus. À lui donner avec ses trois repas par jour. Il ne mangera pas beaucoup au début, mais il ne faut pas le forcer. Il doit avoir un tout petit estomac. Les potions nutritives l'aideront à avoir tout ce qu'il a besoin et à prendre un peu de poids.

Je vois Sirius se raidir à ce dialogue plus qu'inquiétant, je me lève et va le rejoindre en prenant sa main droite dans la mienne.

Dès que Lucius est reparti au Ministère pour officialiser mon identité, je demande à Sirius d'appeler Kreattur. Il me regarde, perplexe. Mais comme je le regarde avec assurance, il le fait à contrecœur.

- Le Maître-traitre-à-son-sang à appelé Kreattur, dit l'elfe qui est exactement comme je m'y attendais.

- C'est moi qui lui ai demandé de t'appeler, Kreattur, lui dis-je en me baissant à sa hauteur. Je dois te parler de quelque chose de très important. Je connais la mission que Maître Regulus t'a confiée et je sais aussi que jusqu'à maintenant, tu n'as pas réussis.

L'elfe devient fébrile et se tord les mains nerveusement.

- Maître Regulus n'a rien fait de mal! Jamais! Maître Regulus était un bon Maître pour Kreattur!

- Je n'ai jamais dit le contraire, Kreattur, lui dis-je pour le calmer. Il a fait quelque chose de courageux et de très dangereux et il en a perdu la vie. Mais je sais comment détruire ce qu'il t'a confié. Acceptes-tu que je t'aide dans la tâche que Maître Regulus t'a donnée?

- C'est une chose mauvaise, dit l'elfe avec gravité pendant que Severus et Sirius retenaient leur souffle. Elle empeste la Magie Noire. La chose à l'intérieur ne devrait pas exister.

- Et c'est pourquoi il faut le détruire, que je lui répond en douceur. Maître Regulus avait raison de te confier cette mission, tu es vaillant, courageux et fidèle. Mais tu as besoin d'aide Kreattur. Laisse moi t'apporter le soutien donc tu as besoin pour détruire cette chose qui n'aurait jamais dû exister. Peux-tu aller le chercher? Et n'y touche pas directement, s'il te plait. Je ne veux pas qu'il te fasse du mal.

Le visage de Kreattur s'illumine en entendant ma tirade et il disparait dans un « pop » caractéristique au transplanage des elfes de maison. Quand Kreattur revient, il a une guenille en boule dans les mains. Il me tend fébrilement de tas de tissus en faisant une grimace de soulagement quand je l'y en débarrasse. Je déplie doucement la tas de chiffons et voit au milieu le pendentif de Serpentard. Je le montre à Severus et Sirius.

- Ceci est un Horcruxes, le Seigneur des Ténèbres en a fabriqué plusieurs pour atteindre l'immortalité. Il y a celui-ci, la bague des Gaunt qui est cachée dans la maison familiale, le journal intime que Mr Malefoy a en sa possession, la coupe de Poufsouffle, qui est probablement dans la chambre forte des Lestrange à Gringotts, le diadème de Serdaigle, qui est caché à Poudlard et il y en a un autre qui sera le plus difficile à détruire.

- Parce que vous pensez que les Horcruxes sont faciles à détruire? Me demande Severus avec sérieux.

- Pas du tout, je lui répond. Mais le dernier est encore plus compliqué que les autres. Il faudra séparer le bout d'âme du Seigneur des Ténèbres qui s'est accroché à l'âme de Harry quand il a essayé de le tuer quand il était bébé.

- Mon filleul à un bout de cette chose en lui? Demande Sirius, alarmé.

- En effet, lui dis-je. Je pense que le meilleur moyen de détruire l'Horcruxes en lui est d'en créer un nouveau pour que celui du Seigneur des Ténèbres uniquement sorte de lui et entre dans un objet quelconque pour le détruire comme les autres ensuite. Il faudra trouver le Seigneur des Ténèbres quand il n'y aura plus d'Horcruxes. Nous pourrons alors le tuer sans qu'il puisse revenir.

- Mais, Ariel, tu ne peux pas faire ça! N'oublis pas, tu es une cracmole ici. Tu n'as aucun pouvoir pour te protéger de ce qui pourrait t'arriver, dit Sirius plus sérieux que d'habitude.

Nous entendons alors Kreattur se racler la gorge en regardant Sirius avec gravité.

- Maîtresse Ariel n'est pas une cracmole, Maître Sirius. Kreattur voit la magie autour d'elle. Maîtresse Ariel est très puissante. Un descendant des Saint-Clair et des Black ne peut que l'être.

- Mais c'est impossible, dis-je.

- Pas tout à fait, réplique Severus. Si l'enfant qu'aurait eu Orion Black et Aphrodite Saint-Clair serait sorcier à coup sûr, vous l'êtes aussi. Prenez ça et essayez un sort de votre connaissance.

Je prend donc fébrilement la baguette du Maître des Potions en pensant au sort Lumos. Dès que mes doigts se referment autour du manche de la baguette noire finement travaillée, la pointe s'allume dans la pièce sombre.

- Et bien, nous allons rajouter une baguette à la liste des achats à faire pour toi, sœurette, dit Sirius à la légère. Rogue, tu peux lui trouver tous les livres scolaires de la première à la septième année de Poudlard chez Fleury et Bott? Tu n'auras qu'à mettre ça sur mon compte.

- Je dois aussi vous aviser, Ariel que pour la prochaine année, vous apprendrez à une vitesse fulgurante. C'est un effet secondaire de la potion. Ça peut durer plus d'un an, mais je ne suis pas certain. Tout ce que vous apprendrez sera indélébile dans votre esprit. Exemple, si vous apprenez une recette de potion avec la marche à suivre ou vous regardez une personne en faire une, vous vous en rappellerez toute votre vie et n'aurez jamais besoin d'ouvrir un livre pour la refaire.

- Excellent! Dit Sirius. Nous allons te chercher des vêtements à ta taille chez Mme Guipure et chez Ollivander pour une baguette.

- Mais Sirius, je n'ai pas une Noise sur moi. Je dépend de tout ceux que j'ai rencontrer. Je ne peux pas faire les boutiques!

- Ariel, tu es une Black maintenant et par conséquence, tu as droit à la moitié de la fortune des Black et de la moitié de tout ce que l'on possède. Et ne rouspète pas! Me dit-il en me voyant ouvrir la bouche pour objecter. Tu as sauvé la vie de mon filleul et la mienne. C'est la moindre des choses. De toutes façons, je n'aurais jamais assez d'une vie pour dépenser toute cette argent. Aussi bien que ça serve!

Sur ce, je remercie Kreattur pour son aide et suis Sirius dans la cheminée pour aller au Chaudron Baveur. Une fois arrivée, Tom le salut chaudement en lui disant qu'il n'avait jamais cru en sa culpabilité et lui souhaite la bienvenue dans son établissement. Une fois dans la coure arrière, il sort sa baguette et appui sur une brique au dessus d'une poubelle. L'arche vers le chemin de Traverse se forme donc pour nous laisser entrer. C'est encore plus fantastique que dans les films. Sirius me fait une visite guidée de la rue marchande et me guide vers la boutique de prêt-à-porter de Mme Guipure.

- Que puis-je pour vous, jeunes gens? Nous demande la propriétaire des lieux.

- Je viens d'arriver sur le sol Britannique par moyen de transport Moldu et on a perdu mes bagages, dis-je le plus naturellement du monde. Alors j'aurais besoin de quelques vêtements de base.

- Ariel, arrêtes! Elle a besoin d'une garde-robe complète de la meilleure qualité, s'il vous plait, dit Sirius. Autant des robes de cérémonie, des vêtements de tous les jours, des vêtements professionnels, des sous-vêtements et des… Tu es plus à l'aise avec des robes de nuit ou des pyjamas? Demande-t-il en se tournant vers moi.

- Des robes de nuit, merci.

- Les sous-vêtements en soie ou en coton? Demande Mme Guipure.

- Elle va dire en coton, mais je sais qu'elle serait plus confortable dans de la soie. Alors on va prendre de la soie. Merci. Je vais te chercher quelques affaires ailleurs pendant que cette déesse de la couture s'occupe de toi, me dit Sirius.

Après un baiser sur ma joue, il sort de la boutique en coup de vent.

- Vous avez de la chance, mademoiselle. Il a toujours été un bon garçon. Un prétendant de ce genre ne court pas les rues, me dit la couturière.

- Nous ne nous fréquentons pas, madame. Nous sommes de la même famille. J'ai apprise sa libération il y a peut par un médias sorcier de là où je viens et j'ai fait le voyage pour le revoir. Nous nous sommes ré apprivoisés tout de suite. J'en suis très heureuse, lui dis-je avec un sourire rayonnant.

Elle me fait donc monter sur un petit cube de 30 cm et se met à me mesurer de partout. Une fois fait. La sorcière me sort plusieurs vêtements aussi magnifiques les uns que les autres qui ressembles étrangement aux vêtements que porte Narcissa. Une fois que je les mets, d'un geste de baguette expert, le vêtement est parfaitement à ma taille.

Après presque 3 heures à jouer à la poupée, Sirius revient enfin avec un chaudron d'une capacité de plus ou moins 2 litres et plein de choses réduites à l'intérieur. Une fois la transaction faite et les sacs réduits dans le chaudron, mon frère me guide vers le marchand de baguettes.

- Ah! Mr Black! C'est un plaisir de vous revoir. Avez-vous besoin d'une baguette?

- C'est ma sœur qui en a besoin d'une, Mr Ollivander. C'est sa première baguette.

- Miss Black, êtes-vous née Sang-Pur ou Sang-Mêlé? Me demande le marchand.

- Et en quoi est-ce important? Que je lui demande, visiblement vexée. Né-Moldu ou Sang-Pur, un sorcier est un sorcier, non?

- Bien sûr, je suis désolé, c'est seulement plus facile pour trouver la baguette qui vous convient.

- Elle est Sang-Pur, monsieur, dit Sirius en me prenant la main pour me calmer.

- Bien, attendez un moment, je reviens.

Je suis surprise qu'il ne fasse pas comme dans les livres et ne me mesure pas de partout. J'en suis soulagée. Ma joie s'éteint quand je le vois revenir avec un marche pied et un ruban de tailleur. C'était trop beau pour être vrai! Après un bon 10 minutes à me faire mesurer de la tête au pieds, la longueur de ma main dominante jusqu'à l'espace entre mes narines, il va chercher quelques boîtes dans l'arrière boutique.

- Voilà, 27 cm en ébène avec un cœur de crin de licorne. Vous n'avez qu'à l'agiter un peu pour voir si elle vous convient.

Je m'exécute donc et à ma grande surprise, absolument rien ne se passe.

- Peut-être que c'était une erreur, Sirius. Ce n'est peut-être pas moi qui ait activé la baguette de Severus, dis-je lentement.

- Vous avez réussis à activer la baguette de Severus Rogue, Miss Black.

- Nous avions cru cela, en effet. Mais ce n'est peut-être pas le cas, dis-je.

- Attendez moi un moment. Je ne peux pas croire que ce soit aussi facile! Dit le vieil homme en retournant dans l'arrière boutique avec sa demie douzaine de boîtes.

Nous l'attendons un vingtaine de minutes avant qu'il ne revienne avec une boîte en velours noir. Quand il l'ouvre, la boîte n'est pas en carton, mais en bois avec des runes sculptées à l'intérieur.

- Je ne pensais pas pouvoir vendre la première un jour, alors quand elle a convenue au professeur Rogue, je n'imaginais pas qu'une personne conviendrait pour la sœur jumelle de sa baguette. 29,7 cm, en bois de frêne, pin et tilleul argenté, ne fonctionne en général jamais avec un sorcier qui n'est pas leur propriétaire et est extrêmement puissante et fidèle quand elle accepte un sorcier. Ces bois forment une baguette expérimentale que je n'ai jamais réussis à vendre, sauf au professeur Rogue. Le cœur de la baguette est un amalgame de crin de sombral et d'une plume d'oiseau-tonnerre. Elle est souple sans être vraiment flexible et sa minceur permet de faire des sortilèges élégants et efficaces. Essayez la.

- Elle est magnifique, que je murmure avant de la prendre doucement dans ma main droite.

Je l'agite légèrement, comme pour ne pas lui donner mal au cœur. Une lumière violette entour alors la baguette. Elle s'étant sur la main et elle disparait quand la lumière a l'air d'entrer en moi au niveau de ma poitrine. Je me sens alors étrangement complète. Comme si un trou dont j'ignorais l'existence était enfin comblé.

- Fantastique, dis-je en regardant avec admiration la baguette noire avec une perle violette entre la baguette et le manche.

- Miss Black, nous avons trouvé votre baguette. La seule différence qu'elle a avec celle du professeur Rogue, est la perle d'améthyste qui relie le manche à la baguette. Les vertus de l'améthyste sont apaisantes et purifiantes. Elle évacue le stress, calme l'insomnie et favorise la concentration et la méditation. C'est une pierre très bénéfique pour le mental, qui permet de trouver l'équilibre et la sérénité. Léonard de Vinci écrivait d'ailleurs à son sujet qu'elle avait le pouvoir de "dissiper les mauvaises pensées et d'aiguiser l'intelligence". Vous devez être une sorcière hors du commun, Miss Black.

- Combien vous doit-on, Mr Ollivander? Demande Sirius, qui a l'air pressé de partir.

- 15 Galions, Mr Black.

Une fois ma première baguette payée, nous ressortons de la boutique où l'atmosphère se faisait de plus en plus lourde.

- Qu'est-ce que tu lui a fais, Sirius? Je t'ai vue agiter discrètement ta baguette en sa direction avant de sortir.

- Un sort de confusion. Il ne se rappellera jamais qu'on a parlé de Rogue dans sa boutique et ne préviendra personne de ce que tu as comme baguette. Je l'ai toujours trouvé bizarre ce type. Je ne lui fais pas confiance.

- C'est peut-être plus prudent, en effet.

Je mets donc ma baguette dans ma manche gauche en la glissant avec précaution dans les lanières de cuir prévues à cette effet que Mme Guipure a ajouté à mes achats.

- Nous devons aller à Gringotts et t'ajouter aux accès aux comptes de la famille Black.

- Tu es sûr?

- Absolument sœurette, aller, viens.

Nous entrons dans la banque à la couleur ivoire et Sirius me dirige vers un guichet. Il me présente au Gobelin et je m'incline respectueusement en lui souhaitant des affaires prospères. Le Gobelin est visiblement surpris de cette marque de respect et me regarde intensément avant de nous guider vers un bureau richement décoré et très luxueux. Un autre Gobelin entre quelques minutes plus tard. Je suis heureuse que Sirius ait écouter mon conseil de rester tranquillement assis et de ne toucher à rien. C'était finalement un test que nous avons réussis.

- Donc, Mr Black, vous voulez rajouter cette jeune femme aux bénéficiaires des comptes familiaux des Black. Vous savez que c'est contre la politique familiale a moins que vous et cette demoiselle ne soyez mariés, dit le Gobelin en croisant ses longs doigts devant lui.

- Cette charmante jeune femme était la fille cachée de Orion Black et Aphrodite Saint-Clair, Sir Gripook. Elle est une Black à part entière, donc a droit au plein accès aux coffres et aux propriétés de la famille.

- Dans ce cas, vous avez des documents officiels pour prouver vos dires et verser une goûte de sang sur ce parchemin ne vous indisposera pas?

- Je ferai ce que vous jugerez bon, Sir Gripook, dis-je en inclinent respectueusement la tête.

Il sort un long parchemin que je lis attentivement avant de prendre la dague en argent que Sir Gripook me tend. Je laisse une goûte de sang de mon index gauche tomber sur le parchemin et une légère lumière dorée entoure le logo de la famille Black sur le parchemin avant de disparaitre.

- Tout est en ordre, dit le Gobelin. Vous n'avez qu'à enduire de votre sang sur cette clé et vous aurez accès à tout ce qui appartient à la famille Black dans cet établissement ou qui est géré par cet établissement.

À ma grande surprise, il me demande quel est le métier que j'exerce. Je lui explique que je suis comptable dans le monde Moldu du Québec. J'aimerais bien pratiquer ici aussi, mais je dois d'abord apprendre les lois sorcières britanniques avant toute chose.

- Nous pouvons vous offrir une formation pour devenir l'un de nos employés. Nous avons certains sorciers qui travaillent pour nous. La communauté sorcière est plus à l'aise entre elle pour certaines activités financières. Si vous ne voyez pas d'inconvénient à avoir un employeur Gobelin, vous seriez la bienvenue dans l'une de nos formations si vous acceptez de passer quelques tests pour évaluer vos connaissances et votre rythmes d'apprentissages.

- Ça serait un honneur, Sir Gripook. Je vais me préparer le plus possible pour ces évaluations. Est-ce qu'il y a des documents aux quels j'aurais accès?

Après m'avoir donné plusieurs grimoires et dépliants sur la formation et la banque, Sirius et moi retournons au Square Grimmaurd.

En entrant dans la cuisine, une agréable odeur de ragoût de bœuf envahie mes narines et mon ventre fait un bruit horrible. Je regarde l'heure sur l'horloge sorcière et il est presque 14h00. Leur du déjeuner est dépassée et mon estomac cri famine.

- Kreattur a préparé le repas pour Maîtresse Ariel et Maître Sirius. Kreattur va aller porter les achats dans la chambre de Maîtresse Ariel et tout ranger quand vous serez installer pour le repas.

- Merci, Kreattur, dis-jà à l'elfe. C'est très gentil à toi. Ça a l'air délicieux!

Il sourit légèrement en mettant les bols sur la table. Kreattur a maintenant une tait d'oreiller immaculée qui a une fraiche odeur de lessive et est propre comme un sous neuf. Même le poil de ses oreilles est blanc et propre. Assise devant mon bol de ragoût, je remarque qu'il y a une troisième assiette. Quelques instants plus tard, la cheminée crépite et Severus sort de l'âtre.

- Tu arrives juste à temps pour le déjeuner Rogue! Dit Sirius sans joie, mais sans hostilité non plus. Installes toi.

Sur ce, le Maître des Potions s'assoit à ma gauche devant un bol fumant après avoir déposé les nombreux paquets de livres qui étaient rétrécis dans la poche de ses éternelles robes noires.

Pendant le repas, je propose à Sirius de commencer à nettoyer la maison pour l'arrivée imminente de Harry. Maintenant que j'ai une baguette, je pourrai apprendre des sorts ménagés pour lui facilité la tâche.

Tout le reste de la journée jusqu'au moment de se préparer pour le dîner au Manoir Malefoy, Sirius, Kreattur et moi nettoyons la maison des Black pendant que Severus s'occupe de retirer tout ce qui est Magie Noire dans la maison et de créer une pièce pour résorber la Magie Noire des objets que l'on trouve et qui en sont imprégnée. Une fois douchée et changée, je pointe ma baguette vers mes cheveux en lui demandant mentalement si elle est capable de me faire une coiffure potable. Je ne veux pas qu'elle ait honte de sa sorcière. C'est plus que surprise que devant le miroir, je voit ma chevelure devenir un grand chignon lâche avec quelques mèches rebelles autour de mon visage mince et triangulaire.

- Merci, c'est très jolie, dis-je à ma baguette. Je me demandais, aimerais-tu avoir un nom?

Je regarde ma baguette dans ma main droite, assise sur mon lit. Une légère lueur verte sort de son extrémité.

- J'imagine que ça veut dire oui?

La même lieur se fait voir.

- Un nom féminin ou masculin?

Une lueur rose en ressort.

- Donc un nom féminin.

La lueur verte reviens.

- Que penses-tu de Améthyste?

Je vois alors une lueur rouge.

- Non, ça ne va pas. Personnellement, je trouve que le nom de Adélaïde t'irait bien. C'est distingué, original et un vieux nom qui est resté magnifique malgré le temps qui passe. Qu'en dis-tu?

Une lueur verte avec quelques teintes dorées sort de ma baguette.

- Adélaïde alors. Je suis ravie de faire ta connaissance, dis-je au bout de bois avec une voix douce et une légère caresses sur le manche de mon pouce. Tu es prête? Je vais te mettre dans la poche de ma robe. Elle est en soie, tu devrais y être confortable.

Après une dernière lueur verte, je la glisse dans la poche de la jupe et descend les escaliers pour rejoindre Sirius et Severus.

- Wow! Mme Guipure a vraiment le chic pour les vêtements, dit Sirius en me voyant entrer dans la pièce. Cette robe te va comme un gant.

- Merci frérot, mais j'aimerais bien y aller, Inox et Harry me manquent.

Severus me présente son bras et je glisse délicatement ma main droite dans le creux de son coude gauche.

- Nous allons transplaner, accrochez-vous, me dit-il d'une voix grave et douce qui me donne des frissons.

La sensation est exactement comme décrite dans les livres de J. K. Rowling. Le crochet derrière le nombril, la sensation de lever de terre et l'étourdissement. Je me prépare mentalement à « atterrir » pour ne m'a m'étaler comme une crêpe et vomir ma vie en arrivant. Devant les grilles du Manoir Malefoy, je reprend ma respiration que je n'avais pas remarquée avoir retenue. Severus me regarde avec un sourire pendant que Sirius nous rejoint.

- C'est bien! D'habitude, tout le monde vomit la première fois, me dit mon frère.

- Je ne vois pas pourquoi, lui dis-je en haussant un sourcil.

- Ça va? Me demande Severus en gardant ma main dans le creux de son coude.

- Pas vraiment. C'est clair que personne ne me reconnaitra à part Mr Malefoy.

- Je suis certain que Lucius les a déjà prévenu de ta nouvelle apparence.

Un peu rassurée, je le suis vers les portes de la demeure des Malefoy.

C'est Dobby l'elfe de maison qui nous ouvre la porte en s'inclinant presque jusqu'au plancher. Je le remercie en inclinant la tête et nous le suivons vers le salon d'hiver.

- Ariel! S'exclame Narcissa. Lucius m'a parlé de tes changements physiques, mais je ne savais pas que c'était à ce point. Ma cousine, tu es magnifique!

- Merci Narcissa, c'est très gentil à toi.

- Harry! Drago! Venez ici, s'il vous plat. Et Harry amène Inox avec toi. Ce petit et cette chatte sont inséparables depuis leur arrivée. C'est très mignon.

Les deux garçons arrivent dans la pièce. Harry a des vêtements de qualité et à sa taille qui lui vont à la perfection. Il a Inox dans ses bras. Quand elle me voit, je m'accroupis et l'appelle doucement. Dès que je l'appelle Inox bébé, ma chatte saute au sol et vient à ma rencontre. Elle me sent un moment, incertaine, elle finit par me reconnaître et saute dans mes bras. Inox s'installe confortablement les pattes avant et la tête sur mon épaule droite.

- Alors Nat, c'est vraiment toi! S'exclame Harry en s'avançant vers moi avec un grand sourire.

- Et comment tu sais que c'est elle? Lui demande Drago, septique.

- Tu l'as bien vue, Inox l'a reconnue. Elle aurait jamais fait ça avec un étranger. Même toi tu as de la difficulté à la toucher, dit le jeune Potter.

- Il faut l'appeler Ariel maintenant, les enfants, dit Lucius en s'approchant de notre groupe. C'est très important. On peut compter sur vous?

- Bien sûr! Disent les deux gamins d'un air sérieux.

Ensuite vient le temps de présenter Sirius à son filleul. Lui expliquer pourquoi il n'a pu prendre soin de lui avant et pourquoi il pourra dans quelques temps.

- Vous êtes là maintenant, c'est le plus important, dit Harry avec sagesse. Mais… Est-ce que j'aurai quand même le droit de voir Drago, tante Cissa et oncle Lucius?

- Tante Cissa et oncle Lucius? Demande Sirius, incrédule.

- Et bien, dit Harry, ils ont été plus gentil avec moi que tante Pétunia et oncle Vernond durant toute ma vie. Et ils ont proposé que je les appelle comme ça pour simplifier nos rapports. C'est comme ça que oncle Lucius m'a expliqué. J'ai pas tout compris, mais ça avait l'air une bonne idée.

Après le dîner, il est l'heure pour les garçons de prendre leur bain et se coucher.

Harry vient me demandé si je peux leur raconter une histoire avant de dormir. Narcissa approuve d'un signe de tête et je suis donc Harry et Drago vers la chambre que je partageais avec Harry. Les deux garçons s'installent dans le grand lit et je m'assois sur le bord.

- C'est l'histoire d'une jeune femme du nom de Mérope. Elle vivait dans un petit village Moldu avec son père et son frère dans une vieille maison qui tombait en ruine. Mérope état une jeune fille charmante, polie et serviable, mais son père et son frère étaient très méchants avec elle. Depuis son plus jeune âge, elle était amoureuse d'un garçon de son village, Tom Jedusor. Il était le fils d'une famille très riche et il était arrogant et sans considération pour les gens pauvres. Alors il n'a jamais levé les yeux sur Mérope. Un jour, le père et le frère de Mérope sont allés en prison pour avoir attaqué des Moldus. Mérope a alors profité de leur absence pour faire un filtre d'amour très puissant du nom de Amortentia. Mérope était une sorcière, comme toute sa famille. Alors elle avait des connaissances en magie et a fait ce filtre d'amour pour pouvoir séduire Tom.

- Mais ce n'est pas gentil d'obliger une personne à nous aimer, dit Harry alors que Drago acquiesce à côté de lui.

- Tu as raison, mais des fois, on fait des choses méchantes, même si on a les meilleures intentions du monde. Ça n'excuse pas, mais ça explique. Une fois que Tom a prit la potion et qu'il croyait être amoureux d'elle, ils se sont sauvés ensemble pour se marier. À tout les jours, Mérope donnait un peu de potion à Tom pour qu'ils continuent à vivre cette vie tranquille donc elle avait toujours rêvée. Mais un jour, Mérope a apprise qu'elle attendait un bébé de Tom. Elle s'est alors dit que peut-être que maintenant, il l'aimait pour vrai et qu'il resterait avec elle et le bébé. Elle a donc cessé de lui donner du filtre d'amour. Le temps passa et en quelques jours, les effets furent complètement disparus. Tom reprit ses esprits et la quitta pour retourner chez ses parents.

- Et le bébé? Demande Drago, hypnotisé par l'histoire.

- Tom n'était pas intéressé par le bébé. Il s'est dit que comme il n'était pas consentant dans cette histoire et qu'il ne voulait pas passer sa vie avec une femme aussi pathétique que Mérope et sa descendance, il est parti sans un regard en arrière.

- C'est vraiment irresponsable de sa part, dit la voix de Severus près de la porte.

- Je suis d'accord avec lui, dit Harry en hochant la tête vigoureusement.

- C'est vrai, mais ce n'était pas responsable et respectueux de la part de Mérope de l'obligé à tomber amoureux d'elle, vous ne croyez pas? Que je demande au garçons. Quand Tom fût repartie dans son village sans sa jeune épouse, Mérope est resté à Londres pendant sa grossesse en se promettant de ne jamais plus utiliser la magie. Elle croyait que la magie avait brisée sa vie et celle de Tom. Elle vendit alors le dernier héritage de sa famille pour pouvoir vivre décemment le temps de sa grossesse. Un collier qui a appartenu à Salazar Serpentard en personne. L'homme a qui elle l'a vendu l'a escroqué en voyant que Mérope n'avait aucune idée de la réelle valeur du bijoux et elle est partie de la boutique avec 30 Gallions en poche alors que sa valeur est inestimable.

- Elle n'avait vraiment pas de chance cette fille, dit Drago en soupirant.

- En effet, lui dis-je avec douceur. Le jour de son accouchement, elle réussit à trouvé refuge dans un pensionnat de sœurs religieuses Moldu qui est aussi un orphelinat. Elle donne naissance à un petit garçon et lui donne le nom de Tom, comme son père, Elvis, comme le père de Mérope et Jedusor, le nom de famille de son père. En espérant qu'en lui donnant ce nom de famille, la famille de Tom sénior accepte l'enfant et s'en occupe. Mais Mérope décède quelques minutes plus tard et le petit garçon grandira dans l'orphelinat Moldu.

- C'est triste, dit Harry.

- En grandissant, le petit Tom fait des choses étranges que personne ne peut expliquer.

- Alors c'est un sorcier! S'exclame Drago et Harry.

- Oui, Tom est un sorcier, comme sa maman. Mais il n'a pas d'amis à l'orphelinat parce que les autres enfants ont peur de lui. Juste avant son onzième anniversaire, un professeur de Poudlard va lui rendre visite à l'orphelinat pour lui expliquer qu'il est un sorcier et qu'il peut aller à l'école Poudlard, s'il le souhaite pour apprendre à contrôler son don magique.

- Et qu'est-ce qui arrive après à Tom? Me demande Drago en baillant.

- Je vous raconterai le reste de l'histoire quand je reviendrai vous voir. Maintenant, il faut dormir les garçons.

Après un baiser et une étreinte au deux petits sorciers, je rejoins Severus qui est toujours dans l'encadrement de la porte.

Une fois la porte fermée et que nous soyons assez loin dans le couloir pour que les enfants n'entendent pas, il se tourne vers moi en me prenant doucement le bras.

- Cette histoire, d'où la connaissez-vous?

- C'est l'histoire de l'une de vos connaissance, Severus. Un homme qui a choisit de ne plus en être un dès l'âge de 16 ans.

- Vous voulez dire que c'est l'histoire du Seigneur des Ténèbres que vous racontez à ces enfants?

- Quel est le meilleur moyen pour être moins effrayé par quelque chose ou quelqu'un si ce n'est le comprendre? Jedusor n'est pas né mauvais, Severus. Mais il est né seul. Bien qu'il ait passé sa vie a voir des hommes et des femmes, pour toutes sortes de raisons qui leurs sont propres, qui ont choisit de le suivre dans ses projets et d'adhérer, en partie ou en totalité dans ses idées, il est resté seul tout de même. Les enseignants à Poudlard ne l'ont jamais déchiffré ou essayé de le comprendre. Il était doué, avait de bonnes notes, il fût préfet et ensuite préfet-en-chef. Il était populaire dans sa maison. Alors personne ne s'est inquiété pour lui. Son appartenance à la maison Serpentard a, malheureusement, fait que les membres du personnel qui auraient pue faire quelque chose pour lui n'ont rien fait. Cette école est dirigée par et pour les Gryffondor, je ne vous apprends rien. Alors que les Poufsouffle et les Serdaigle ne sont que des figurants, les Serpentard sont les antihéros du château. Parce que tout bon Gryffondor a besoin d'opposants pour « prouver » sa valeur. Dumbledore n'a jamais respecté ses responsabilités qui est de veiller et de protéger tous les étudiants de cette école. Sans le vouloir, il a façonné le Seigneur des Ténèbres en ce qu'il est devenu…

Je sens alors une paire de lèvres qui prend possession des miennes et j'ouvre les yeux ronds. Est-ce que Severus Tobias Rogue, Maître des Potions, enseignant de potions et directeur de la maison Serpentard est vraiment en train de m'embrasser?! Pourtant, c'est bien son visage qui est au dessus du mien. J'arrête donc de réfléchir et répond avec tendresse à son baiser. Sa langue explore lentement ma bouche et caresse doucement ma langue. Je passe alors mes bras autour de ses épaules pour le rapprocher encore plus de moi. Il passe alors ses bras autour de ma taille et fait de même. Quand nos visages se séparent par manque d'air. Nous entendons un raclement de gorge. Je me retourne pour voir Lucius et Sirius accotés chacun sur un bord opposé du mur du couloir à nous regarder d'un air satisfait.

- J'imagine que les garçons se sont endormis? Nous demande Lucius.

- En effet, je lui répond en rougissant comme une pivoine, Oh la honte!

- Nous avons certaines choses à mettre au point, si vous voulez bien me suivre dans le salon d'hiver, Narcissa nous y attend.

Nous suivons donc Lucius dans les couloirs du Manoir pour rejoindre ma cousine.

Une fois dans la pièce, Severus s'assoit à côté de moi sur le divan et je me rapproche de lui sans vraiment en voir conscience.

- Votre petite scène bien ficelée chez Mme Guipure a portée ses fruits. Tout le chemin de Traverse est maintenant au courant de l'existence de Ariel Black, nous dit Lucius en s'assoyant. Dumbledore, comme prévu, a déboulé au Ministère pour savoir où vous étiez et vous rencontrer. Je lui ai dis que j'organisais une soirée avec Narcissa pour célébrer la libération de Lord Black et présenter sa sœur à la haute société sorcière dans 3 semaines. Il recevra une invitation par hibou postal, comme tout ceux qui sont invités.

- Quoi! Dis-je en me levant. Je n'ai aucune idée de comment me comporter en société. Je ne connais pas les coutumes ou la culture sorcière. Se sera un fiasco avant même d'avoir commencé.

- Ariel, calme toi, me dit Sirius. Je sais tout ce que tu as à savoir. Je te jure que tu seras prête en temps et en heure.

- Comme si on avait que ça a faire, dis-je d'une voix contrariée. Les Horcruxes, ta thérapie, la préparation du Square, mes études pour être à niveau et pour la formation à Gringotts et là, des études d'étiquette sorcière par-dessus le tas. Je n'aurai jamais assez d'une vie pour tout apprendre avant d'en avoir besoin.

- Ariel tout ira bien, me dit Severus en prenant ma main droite dans la sienne. N'oublis pas que tu apprends plus rapidement que tout le monde pour un bon moment encore. Tu réussiras à tout faire. Black et moi t'y aiderons.

C'est quelque peut rassurer que je retourne au Square Grimmaurd avec Sirius et Severus.

Comme je ne suis pas encore assez fatiguée pour dormir, je demande à Sirius de me montrer la bibliothèque. Je m'installe confortablement dans un fauteuil près du feu de la cheminée et me choisis un livre sur l'étiquette sorcière. Aussi bien me débarrasser de ça tout de suite. À chaque heure, Kreattur vient voir si j'ai besoin de quelque chose. Il m'apporte un café la plus part du temps et quand le soleil se lève, l'elfe me pose des questions sur mes lectures.

- C'était parfait, Maîtresse Ariel en sait plus que la plus part des sorciers de Sang-Pur que Kreattur a vue dans sa vie. Il ne manque que la pratique et la danse.

- La… danse? J'articule avec difficulté et déglutit en disant ces mots.

- Bien sûr, Maîtresse Ariel. La danse est un moment important dans les soirées sorcières où la haute société se regroupe.

- Merde! Moi et la coordination, ça fait deux, Kreattur.

- C'est une qualité presque génétique chez les Black, Maîtresse Ariel. Et Kreattur est certain que Maître Sirius sera heureux de vous apprendre à danser. La plus importante est la valse. Elle est la plus danser dans le monde sorcier. En général, c'est la seule danse que les sorciers pratiquent.

- D'accord, merci infiniment pour ton aide Kreattur. Tu es le meilleur elfe du monde!

C'est avec une courbette interminable et un sourire jusqu'aux oreilles que je laisse Kreattur pour aller me coucher.

Une fois dans mon lit, la présence de Severus me manque. Mais comme me glisser dans son lit ne m'apparait pas une bonne idée, je vais donc me coucher en laissant la porte entre ouverte pour que les bruits me réveillent quand Sirius, qui est aussi discret qu'un troupeau d'éruptifs, se lèvera pour la journée.

J'ouvre les yeux sur un oreiller moelleux, trop mou et trop épais pour que mon réveil soit aussi agréable que la veille. Mon bras est déposé dessus comme sur le ventre de Severus la veille. Je lâche l'oreiller de frustration et me lève en vitesse pour prendre une douche chaude et me détendre un peu. J'opte finalement pour un bain. J'emmène des vêtements confortables et prend ma baguette. Une fois dans la baignoire, je prend Adélaïde et commence un monologue ponctué de lueurs au bout de la baguette.

- J'espère que tu accepteras de m'aider dans tout ce que j'ai à apprendre. Je ne sais pas si je pourrai m'en sortir toute seule.

Une lueur verte émeraude luit doucement au bout de ma baguette.

- Merci, c'est très gentil. Tu es prête à tester quelques trucs aujourd'hui?

Une lueur verte un peu plus vive que la précédente apparait.

- Je ne sais pas combien de temps tu as passé dans cette boîte, mais je te promet de ne jamais t'enfermer dans ce genre de chose à nouveau. Nous ferons tous ensemble et je ferai tout mon possible pour que tu te sentes bien avec moi.

Une lumière d'un doux rose avec des teintes dorées sort de Adélaïde. Je ris doucement en la caressant du pouce avant de la déposer sur mes vêtements, sur la chaise à côté de la baignoire. Je m'enroule dans une grande serviette chaude et me sèche en vitesse avant de m'habiller, me coiffer grâce à ma baguette qui me fait une longue tresse et l'enroule pour en faire un chignon.

- Tu aimes bien les chignons, pas vrai? Ça tombe bien, moi aussi.

Je met ma baguette dans les deux lanières de cuir attachées autour de mon avant-bras et sort de la chambre pour descendre à la bibliothèque.

En une heure, j'ai lu le premier livre de toutes les matières de première année à Poudlard. Je teste mes nouvelles connaissances avec Adélaïde et fait léviter mes livres pour les ranger dans une étagère vide. Je remercie ma baguette et prend le livre de potions de deuxième année.

- Maîtresse Ariel devrait manger quelque chose, me dit la voix de Kreattur près de la porte.

- C'est une bonne idée, crois-tu avoir le temps de m'apporter quelque chose? J'aimerais continuer à étudier aujourd'hui.

- Bien sûr, Kreattur ne vit que pour servir la grande et noble maison des Black.

- Kreattur, attends! L'elfe se retourne, me regarde comme si j'allais le battre et mon cœur se sert dans ma poitrine. Je veux que tu saches que tu étais un ami pour Regulus avant d'être au service de la famille Black. Et c'est la même chose pour moi… Je te promet que tant que je serai sous ce toit et Sirius aussi, tu seras bien traité, jamais battu et je refuse que tu te punisses, pour quoi que se soit.

- Kreattur a entendu, Maîtresse Ariel. Mais il faudra du temps pour que Kreattur s'habitue.

- Prend le temps dont tu as besoin, lui dis-je avec un sourire encourageant.

- Kreattur va faire un sandwich et une soupe, pour Maîtresse Ariel.

- Merci, c'est très gentil à toi.

La soupe est un régal et le sandwich aussi. Plus le temps passe, plus je m'habitue à mes nouvelles facultés d'apprentissage. En 4 heures, je connais tous les livres scolaires de Poudlard par cœur. Je fouille donc dans les grimoires que Sir Gripook m'a prêter pour me préparer aux tests qui m'attendent. En explorant la bibliothèque, je tombe sur un livre pour apprendre le Gobelbabil. Excellent! Je vais cartonner avec ça! À l'heure du dîner, Sirius entre dans la bibliothèque.

- Tu as trouvé ton bonheur?

- On peut dire ça, lui dis-je en souriant.

- Le dîner est prêt, Severus nous attend en bas.

- Severus? Depuis quand tu l'appelles comme ça toi?

- Depuis que ma nouvelle sœur le voit dans sa soupe. Mais plus sérieusement, je suis prêt à être… correct avec lui. Mais s'il te fait du mal, je lui casse la tête!

- Sirius! Je suis assez grande pour m'occuper de moi. Et en plus, c'est pas lui qui a essayer de te tuer quand vous aviez 17 ans. Alors tu te calmes s'il te plait. Je ne sais pas ce qu'il t'a fait, mais il a bien plus de raisons que toi d'en vouloir à l'autre.

- Tu es au courant de ça? Sirius est soudain très pâle.

- Oui, je le suis. Et en plus, si vous aviez eu un peu de jugeote à l'époque de Poudlard, Severus aurait eu bien plus sa place dans les Maraudeurs que Pettigrow. Tu ne penses pas? Ce n'est pas parce qu'un enfant de 11 ans est répartie à Serpentard qu'il deviendra le méchant de l'histoire et que l'enfant de Gryffondor un héro. Le courage, c'est bien Sirius, mais sans un minimum de ruse, le courage n'est que de l'idiotie mal placée. Le choixpeau de Poudlard se sert du trait de caractère dominant chez un enfant pour le répartir. Mais ce n'est pas parce que cet enfant est surtout généreux et qu'il est répartie à Poufsouffle qu'il n'a pas de courage, d'intelligence ou d'ambition en lui. De ce que je sais, il fallait plus que du courage pour vous endurer tous les jours, les Maraudeurs et toi.

- Tu as raison, je vais faire ce qu'il faut pour que nos rapports s'améliorent, me dit Sirius en me prenant dans ses bras et dépose sa tête sur mes cheveux.

Nous descendons donc vers la cuisine, un bras de Sirius autour de ma taille. Une fois tous les 3 autour de la table, mon frère me dit que Kreattur lui a parler du fait que je dois apprendre à danser.

- Est-ce que c'est vraiment nécessaire? Dis-je en soupirant.

- Oui, jeune fille, c'est nécessaire, comme tu dis, m'assure Sirius. Après le repas, toi et moi, on va dans la salle de Bal et je t'explique les bases de la valse.

- Laisses moi deviner… 1, 2, 3, 1,2,3. Oh! Et essayer de ne pas écrabouiller tes orteils.

- Je crois que finalement, je vais laisser Severus se charger de la danse, me dit Sirius en riant.

- Et il est où en ce moment le courage légendaire des Gryffondor? Que je lui demande en levant un sourcil.

- Je ne suis pas suicidaire non plus.

Je finis par lever les yeux au ciel sans répondre à Sirius. Kreattur nous sert le dessert et après le repas, je me retrouve dans la salle de Bal avec Severus pendant que Sirius met la musique pour le cours de danse.

- Je pense que ça serait plus utile que je vois un exemple avant de commencer, dis-je à Severus. Histoire de voir de quoi ça a l'air, la valse.

- Ce n'est pas une mauvaise idée, me dit le Maître des Potions sans vraiment voir où je veux en venir.

- Sirius, tu peux venir ici un instant?

C'est ainsi que mon cher frère se retrouve à se faire mener à la valse par Severus. Je fronce les sourcils, ils sont étonnement doués. Bon, ils prennent soin de ne pas se toucher ou se regarder, mais ils sont doués. Les mouvements sont fluides, gracieux et en rythme. Je dois avouer que je suis impressionnée. Quand les pas de bases sont montrés, Sirius et son partenaire s'éloignent l'un de l'autre et je prends la place de Sirius sans broncher.

- Mets ta main ici, me dit Sirius à côté de nous. Relève ton coude, c'est bien. Ta tête dans cette direction pour commencer. Un peu plus près, comme ça.

Je me sens comme une poupée qui se fait installer pour jouer à prendre le thé. La musique repart et Sirius reste derrière moi pendant que Severus guide mes pas. Mon frère rectifie mes erreurs au fur et à mesure.

- Non, ne regarde pas tes pieds. Fais confiance à ton corps pour suivre celui de Severus, me dit-il en relevant ma tête d'un doigt sous mon menton pour que je regarde Severus dans les yeux.

Après une bonne demie heure, l'animagus n'a plus rien à redire sur ma performance. Severus me dit que j'ai l'air maintenant de danser comme si j'avais fait ça toute ma vie. Je suis septique, mais accepte le compliment avec plaisir.

À 20h30, la cheminée crépite dans la cuisine et la tête de Narcissa apparait et demande à me parler.

- Bon soir, Narcissa! Est-ce que tout va bien avec Harry? Que je lui demande avec inquiétude.

- Tout va bien, ne t'inquiète pas. Mais ça fait bien une demie heure que j'essaye de coucher ces 2 petits garnements et rien n'y fait. Ils veulent absolument entendre la suite de ton histoire avant de dormir, me dit l'aristocrate en levant les yeux au ciel.

- Veux-tu que je vienne un moment pour leur en raconter un bout?

- J'aimerais bien, en effet. Tu peux venir maintenant?

- Le cours de danse est fini, ça va me faire plaisir.

Sur ce, j'entre dans la cheminée et à ma surprise, Severus y entre avec moi.

- Moi aussi je veux entendre le reste de l'histoire, me chuchote-t-il à l'oreille.

C'est en frissonnant à cause de cette voix que nous arrivons dans le salon d'hiver du Manoir Malefoy.

- Je n'ai pas besoin de vous montrer le chemin, me dit Narcissa avec un sourire en regardant Severus.

Nous nous rendons donc dans la chambre de Harry où les deux garçons s'entre tuent dans une bataille d'oreillers qui pourrait entrer dans la légende. En levant les yeux au ciel, je sors ma baguette et pense à transformer les oreillers en poulet de caoutchouc.

- Mais qu'est-ce que… commence Drago en regardant son arme de combat.

- Ariel! Harry saute du lit pour sauter dans mes bras et je le rattrape au vol.

- Bon soir mon cœur, comme ça vous ne voulez pas dormir, Drago et toi?

Je le vois rougir jusqu'aux oreilles en cachant son visage dans mon cou. Je le redépose dans le grand lit et Severus redonne aux oreillers leur forme initiale.

Une fois tous installés dans le grand lit, Severus à côté de Drago et moi à côté de Harry, je me racle la gorge et continu mon histoire.

- Où en étais-je déjà?

- Tom avait reçu la visite d'un professeur de Poudlard dans son orphelinat, dit Drago qui anticipe déjà la suite.

- Tout à fait. Bon! Donc, le professeur de métamorphose discute avec le petit Tom pour lui expliquer ce qu'il est et pourquoi. Tom a toujours su qu'il n'était pas comme les autres. Alors quand le professeur, que nous appellerons professeur Perceval, lui dit qu'il est un sorcier, le petit Tom est heureux de savoir qu'il n'est pas bizarre ou fou. Il est un sorcier. Mais quand il arrive sur le chemin de Traverse la première fois, il se rend compte qu'il y a beaucoup de monde comme lui et ça le contrarie beaucoup. Il a l'habitude d'être non seulement seul, mais aussi d'être le seul à être comme il est. Le petit garçon qui voyait son côté unique comme une façon de se démarquer et se défendre, qui trouvait rassurant de ne pas être comme tout le monde, réalise à ce moment qu'il n'est plus si spécial que ça.

- Et ça le rend triste? Demande Harry avec inquiétude.

- Nous avons tous notre façon de réagir aux situations qui s'imposent à nous dans la vie, mon cœur. Mais Tom lui, il était en colère de réaliser ça. Tous ces gens comme lui, et lui a vécu dans un orphelinat Moldu et personne qui se souciait de lui alors que tant et tant de gens avec des pouvoirs magiques auraient pu faire quelque chose pour lui.

- Mais ce n'est pas comme ça que ça marche! Dit Harry. Moi j'ai eu de la chance que Mr Rogue et toi veniez me chercher. Mais il y a sûrement plein d'autres enfants qui vivent ce genre de choses et oui c'est triste, mais c'est de la faute de son père qui s'est sauvé, pas du monde sorcier! Comment les gens auraient pu savoir qu'il existait à part la famille de son père?

- Tu as raison Harry, mais quand on est triste ou en colère, on ne pense pas toujours logiquement. Donc, Tom fait le trajet dans le Poudlard Express et arrive à Poudlard. Quand il est répartie, il va dans la maison Serpentard, la maison des rusés et des ambitieux. Plus il découvre le monde magique, plus il croit que son père était un sorcier et sa mère une Moldue.

- Pourquoi? Demande Drago. C'était le contraire, non?

- Tom était certain que sa mère était une Moldue parce que si elle avait eu des pouvoirs magiques, elle aurait pu se guérir et prendre soin de lui. Elle aurait été là pour lui et l'aurait aimé et élevé. Il croit que si elle avait été une sorcière, elle aurait fait son devoir de maman et il n'aurait pas grandit dans cet orphelinat où personne ne l'aime, où tous les enfants et les adultes ont peur de lui. Sa maman l'aurait pris dans ses bras, elle l'aurait rassuré après un cauchemar, elle aurait séché ses larmes quand il pleurait et elle l'aurait réveillé avec une caresse sur la joue pour aller à l'école le matin. Mais elle n'a pas fait ça. Elle est décédée comme une Moldue, alors elle devait en être une. Tom est un petit garçon égoïste, mais il n'avait pas le choix de le devenir. Il fallait qu'il prenne soin de lui tout seul, alors il l'a fait. Il passe donc beaucoup de temps à la bibliothèque de l'école pour trouver la famille de son père. Mais comme vous vous en doutez, il n'a rien trouvé. Il découvre un jour qu'un Tom Jedusor c'est déjà marié avec une Mérope Gaunt. Il a plus ou moins 15 ans quand il trouve enfin d'où il vient. Depuis ce temps, il est devenu un étudiant brillant. Il a les meilleurs notes, il est le préféré de son directeur de maison et s'attire la sympathie du directeur. Mais comme à l'extérieur il a l'air d'aller bien, personne ne se pose de questions sur comment Tom se sent à l'intérieur. À l'extérieur, Tom montre un masque calme et plein d'assurance, mais à l'intérieur de lui règne une tempête d'émotions négatives permanente.

- Et personne ne l'aide? Demande Drago.

- Personne ne porte assez d'attention envers lui pour s'en rendre compte. Le professeur Perceval s'inquiète pour Tom. Mais il ne s'inquiète pas de la bonne façon. Il a peur que Tom ne devienne dangereux pour les autres, mais ne s'inquiète pas plus que ça de Tom en tant que tel. Et comme le professeur Perceval est le directeur de Gryffondor et que Tom est à Serpentard, il se dit que c'est le travail de son directeur de maison de s'occuper du bien être de Tom et pas lui. Il n'a pas complètement tord, mais chaque professeur doit veiller au bien être et à la sécurité de ses élèves, peut importe la maison. Donc, à l'âge de 15 ans, Tom trouve enfin ce qu'il cherchait depuis si longtemps, ses origines.

En voyant les deux petits sorciers bailler aux corneilles, je leur donne un baiser sur le front et leur dit que je vais continuer l'histoire demain soir.

- Bonne nuit Ariel, me dit Harry.

- Bonne nuit, mon cœur, à demain.

Après une caresse sur sa joue, je me lève doucement et sors de la chambre avec Severus.

- Je ne sais pas comment tu fais, me dit-il. Tu réussis à rendre le Seigneur des Ténèbres… humain.

- Il l'a été, à une époque. Parfois, la survie mélangée à de mauvais choix donnent des résultats horribles. Mais comme je te le disais hier soir. Tom n'est pas né mauvais. Ça n'excuse en rien mais ça explique beaucoup de choses. C'est en comprenant le passé qu'on peut espérer un futur meilleur en ne répétant pas les mêmes erreurs. Mais pour ça, les erreurs il faut les assumer.

- Et le professeur Perceval, c'est Dumbledore, n'est-ce pas?

- C'est lui, en effet. Il aurait pu faire quelque chose pour Tom dès qu'il l'a rencontrer. Il l'a surveillé de loin et a comprit quand il n'y avait pas de retour possible en arrière, lui dis-je en m'approchant un peu plus de lui.

Je comble l'espace entre nous et je l'embrasse comme il l'a fait la veille, exactement à cet endroit. Il met fin au baiser après un long moment, mais garde ses lèvres près des miennes.

- Si tu en sais autant sur le Seigneur des Ténèbres, je me demande bien ce que tu sais de moi, me chuchote-t-il.

- J'en sais assez pour être certaine qu'en ce moment, je suis au bon endroit, au bon moment avec la bonne personne.

Je passe alors mes bras autour de son cou doucement pour le rapprocher encore plus de moi. Je sens ses grandes mains dans mon dos. Severus s'avance en me forçant à reculer. Je m'exécute de bonne grâce et le suis où il veut aller. Une de ses mains quitte mon dos et j'entends une porte s'ouvrir. Il me guide dans une chambre à proximité. Je sais à quoi il pense, c'est évident et je dois avouer que j'y pense de plus en plus souvent moi aussi.

- Tu sais que tu n'es pas obligée? Me murmure le Maître des Potions juste à côté du lit de la pièce.

- Si je n'en avais pas envie, je ne t'aurais pas suivi.