Après une longue attente la suite.

Merci à ceux qui me lisent.


Je me suis tétanisée tous mes muscles se sont tendus. Il s'est éloigné de moi lentement tout en me regardant puis il a secoué la tête vigoureusement de gauche à droite : un non. Il m'a tiré à lui brusquement tout en laissant son corps tomber dans l'eau. Je me redressais trempé assise a cheval sur lui.

« - Tu parles ! » fut tout ce que je trouvais a dire.

Il s'assit en me positionnant sur sa queue. Il me fixait sans rien dire. Je ne sais pas pourquoi mais je me mis à le fixait ne lâchant pas ses yeux avec les miens. Ses paupières reptiliennes recouvrir ses yeux quand il baillât. Il utilisait souvent cette technique pour détourner l'attention. Mais au fond en analysant la situation quand il faisait ça il en profitait pour me montrer toutes ses dents. Comme s'il disait je suis bien et je suis plus fort que toi.

J'avais aussi fait des recherches sur internet qui expliqué que les requins lors de l'attaque avaient une paupière qui venait protéger leurs yeux quand il ouvrait la gueule mais les rendait temporairement aveugle. Sa paupière à lui était transparente et se repliait dans le coin de son œil.

Au dessus il possédait une paupière humaine mais pas de cils. Je ne l'avais jamais vu fermer les yeux sauf quand une fois je lui avais fait un clin d'œil il m'avait imité un moment. Ses yeux étaient grands, ses pupilles étaient rétractables prenant parfois toute la place en absorbant le bleu de ses iris.

Ma réflexion fut interrompue par le coup de boule qu'il me donnât. Il s'éloignât et baillât à nouveau je me recroquevillais sur moi en faisant une moue boudeuse. Il colla alors son torse contre mon dos. Il souffla dans mon oreille avant de la mordillait. Quand il faisait ça il utilise ses lèvres et non pas ses dents sinon l'état de mon oreille n'aurait plus été le même. Les premières fois où il l'avait fait autant dire que je n'appréciait pas... Et je le reconnais dans le but de le comprendre j'ai essayé lui de lui mordiller les oreilles.

Bien que pour lui il s'agissait plus d'un trou avec une extension de peau dure, fausse nageoire en forme d'oreille évoquant des algues. C'était une zone sensible servant à tout évoquer. C'est ce que je supposais en effet on l'avait fait pour créer du lien entre nous, montrer que l'on est gentil, je rajoute maintenant à la liste se réconcilier.

Quand il finit on resta longtemps à se frotter tête contre tête. Le visage était aussi très important pour communiquer, grâce à nos expressions. Toucher le visage de l'autre était important main visage ; visage main. Par contre il n'aimait pas les bisous. Je n'avais jamais cherché à l'embrasser. Mais un jour je n'ai pas voulu manger un poisson qu'il me proposait il m'avait alors fait une sorte de bisous sur la joue il m'avait pincé avec ses lèvres et ce n'était franchement pas agréable surtout au vu du bleu qu'il m'avait fait.

Je lui pris les mains il n'aimait pas ça dû tout, il fallait que ça vienne de lui. Comme si le contact des mains était un privilège. Que toucher les corps était normal mais se tenir la main était dangereux. Avec le temps il avait accepté le fait que je touche ses mains, en même temps moi j'avais de toutes petites mains roses avec des doigts court légèrement boudinés et les ongles rongés.

Alors que lui avait de grandes mains pâles et bleutées ses palmes entre ses longs doigts étaient foncées, bleu nuit. Ses ongles étaient de longues griffes aiguisées. Mais elles étaient douces ses mains il passait le bout de ses doigts entre les miens il souffla à nouveau dans mon oreille cette fois signe de mécontentement.

Au moment où je me retournais je le saisis par les épaules et le repoussais dans l'eau. Il me regardait choqué, il n'avait pas l'habitude que je m'oppose à lui.

« - Pars ! Je hurlais. Pars ! Tu ne peux pas rester ... »

Ces longs bras entourèrent ma taille comme pour me retenir. Ses yeux s'emplir de noir alors que les miens retenaient mes larmes. Il ne pouvait pas se redresser il restait là dans le peu d'eau présente et moi debout sur mes deux jambes essayant de ne pas tomber face a lui.

« - S'il te plaît pars... ma voix trembler avec mes pleurs.

- Pourquoi ? Il avait l'air triste.

- C'est dangereux ici. Je ne veux pas qu'il t'arrive de mal.

- Reste ! Il secoua la tête sur mon T-shirt.

- Idiot tu es en danger … moi non plus je veux pas que tu partes mais on n'a pas le choix … Vas-t-en !

- Pourquoi ? Il me lâcha

- Parce que je t'aime... »

C'était sorti comme ça je restais là figée sentant mes joues virant aux rouges sous mes larmes. Je ne savais pas s'il avait vraiment compris mais après m'avoir entendu il s'était raccroché à moi pour me frotter le dod. Il me relâcha doucement et partit mais pas du bon côté. Il rampa au-dessus des rochers jusqu'à la plage. Je partis à sa poursuite voulant lui dire qu'il était bête mais il s'allongea su le sable.

Sa peau pelée déjà. C'était quelque chose que j'avais constaté, quand il restait avec moi sans mouiller son corps sa peau peler comme sur les personnes qui avaient de grands coups de soleil sauf que sa peau colorée en teinte de bleu devenait blanc grise. Ce me rappeler les documentaires sur les coraux qui perdaient de leurs couleurs en mourant. Je pris de l'eau dans mes main et revient vers lui mais fus accueilli par des grognements. Je m'assis à côté de lui ne pouvant rien faire à me dire qu'il voulait mourir.

Son souffle se fit de plus en plus saccadé il avait mal mais lorsque j'allais vers lui il me jetait des regards tueurs. Je ferme les yeux plaçant mes mains sur mes oreilles mais je l'entendais cette respiration affreuse, ses poumons retenant des cris qui s'échappaient de plus en plus longtemps puis plus rien. J'attendais entendant le vent des vagues, ces quelques secondes qui parurent une éternité. Quand une main se posa sur mon épaule.

C'était lui sa peau pale ses grands yeux sauf qu'il était humain. Il sourit et me pris dans ses bras. Je l'étreins à mon tour, il frémit à mon contact. On s'éloignât tous deux surpris et là je m'en rendis compte.

L'homme a côté de moi en plus d'être une créature magique ayant changé de forme été nu. Totalement nu, un homme nu. Mes yeux avaient essayé d'éviter son corps mais ils avaient déjà entamé leur course aux détails et je le savais, j'avais tout vu et lui savait très bien que je l'observais. Je croisais son regard avant de tourner la tête sentant mon visage chauffer comme jamais. Il rigolât, un petit rire enchanteur, et je sentis une main douce prendre la mienne entrelacer nos doigts autant que possible. Et je restais la tournée ne voulant pas le regarder il me fit sentir son souffle dans mon oreille faisant naître en moi des picotements jusqu'alors inconnus.

« - Je peux rester maintenant. »