Ginny ne dormit pas bien cette nuit-là. Dans ses songes agitées, se mêlèrent le sourire énigmatique de Voldemort aux reflets dansants du marbre vert sur l'eau des fontaines de la Chambre des secrets. Fatiguée et peu rassurée, elle dit rien à Hermione de sa rencontre. Elle doutait que Voldemort se targue de l'avoir croisé dans la Chambre au beau milieu de la nuit et espérait qu'il agisse comme si de rien n'était. Si Ron ou Harry venaient à apprendre ce qui était arrivé, tous deux piqueraient à n'en pas douter une crise infernale. Elle pouvait presque déjà voir Ron balbutier de colère, les joues aussi rouge que ses cheveux.
Les deux jeunes femmes descendirent calmement dans la Grande Salle. Pendant un instant Ginny eut peur que les couloirs ne les mènent de nouveau au deuxième étage mais souffla de soulagement en voyant la grande porte à double battant. Alors qu'elles entrèrent, elles virent, surprises, que tout le monde était déjà levé. Ron, Harry et Blaise finissaient leur petit déjeuné, tandis que Kai, Magnus et Scorpius empilaient livres sur livres sur plusieurs tables de la Salle. Collés contre les étagèrent, à plus de quatre mètres de haut sur des échelles, ils fouaillent frénétiquement la bibliothèque, les sourcils froncés de concentration, et essayaient vainement d'ignorer Tom Jedusor et Drago Malfoy qui les harcelaient depuis déjà plus d'une demi-heure.
Tout en saisissant leurs jus de citrouilles, les jeunes femme entendirent la voix énervée de Voldemort retentir. Il se mêla au soupir exaspéré de son fils.
- Pour l'amour de Salazar, Magnus ! Je suis ton père ! Tu me dois obéissance !
- Techniquement, tu n'es pas encore mon père. Dit-il sans le regarder.
- Mais enfin, c'est ridicule ! J'exige que tu me réponde ! Dis moi qui est ta mère !
- Non.
- Donne moi un indice alors ! Son nom de famille, son apparence ou...
- Cela ne sert à rien. Soupira Kai. L'épisode d'hier nous a convaincu que vous ne deviez plus rien apprendre sur nous.
Les sorciers restèrent tous bouche bée en entendant la déclaration du Lestrange; même Ron en laissa tomber son toast. Ils les regardèrent ahurit.
- Mais vous avez perdu la tête !
- C'est notre seul moyen de sortirent d'ici ! S'écria Harry.
- Erreur Potter, nous avons bien l'intention de sortir de cet enfer mais différemment. Déclara le Malfoy.
- C'est à dire ?
On entendit Kai jeter une dizaine de livre depuis son échelle, et déclarer.
- Avec ça !
- Vous n'êtes sérieux j'espère ? Dit Blaise.
- Si Zabini ! Très très sérieux. Il est hors de question de réitéré l'expérience du voyage mentale, alors autant se servir des outils disposés à notre disposition pour trouver un moyen de s'échapper.
Voldemort ricana doucement, amusé par l'espoir presque enfantin qu'il lisait dans leurs yeux. S'ils pensaient vraiment lui échapper ainsi, ils se mettaient le doigt dans l'œil.
- Vous ne pensez pas sérieusement que ça peut marcher ?
- Bien sûr que si !
- Mais nous n'avons pas de baguette ! Dit Ginny, perplexe. Même si vous trouviez quelque chose, on ne pourra rien faire.
- Pas exactement. Sourit Scorpius en descendant de son échelle. Les baguettes ne sont qu'un moyen de transition pour la Magie d'un sorcier. Elle ne fait que la traverser. Ils nous suffit donc de trouver un autre objet de transition magique suffisamment puissant pour tous nous ramener dans nos époques respectives et le tour est joué !
- Ça ne marchera pas. Dit Tom. Le seul et unique moyen de sortir est de continuer ce que vous avez entamé hier !
- Et vous montrer nos vie dans les moindres détails? Non merci...
- Scorpius, s'il te plait. Implora Drago.
- Vous ne semblez pas vous rendre compte d'à quel point ces expériences sont horribles à revivre ! S'écria-t-il agacé. C'est pire que de la Légimencie et ou de regarder dans une pensine, c'est... c'est comme si tout recommençait, et il est hors de question que ça arrive de nouveau.
- Et comment comptez vous faire ? Ce n'est pas comme si vous pouviez contrôler les projections, si ? Demanda Hermione.
- Nous avons un plan.
- Un plan ?
- Les dernières projections de nos souvenirs, sont apparues quand nous étions en colère. Donc la solution évidente pour le moment est de simplement rester calme. Dit Magnus.
- C'est tout ?! Dit Drago halluciné.
- Entre autre.
- C'est ridicule... rit Voldemort.
- Peut-être mais jusqu'à présent ça marche. Dit Kai en s'allongeant sur un canapé. Ron parle depuis tout à l'heure et personne n'a encore essayer de le tuer. C'est un progrès!
- Vous n'arriverez jamais à vous contrôler, comme vous n'arriverez jamais à trouver un moyen fiable de modifier l'espace temps dans un livre et un objet de transition magique suffisamment puissant pour nous ramener sain et sauf ! S'écria Voldemort.
- Ouah. Dit Kai. J'avais oublié à quel point ton père était optimisme. Un vrai rayon de soleil !
- Tout irait plus vite si vous y mettiez un peu du votre.
- J'ai déjà fouillé dans tous les livres abordant le sujet de l'espace temps et je n'ai absolument rien trouvé d'utile. Dit Hermione en regardant les bouquins tombés par terre.
- Peut-être, mais ceux de magie Noir recèlent de sortilèges plus puissants les uns que les autres. Peut-être que l'un d'eux pourra nous sortir d'ici ! Dit Scorpius en souriant.
- Ou nous faire exploser. Dit Harry.
- C'est une possibilité. Acquiesça le Lestrange.
- Kai !
- Quoi ? T'as déjà oublié les expériences de ta sœur avec les livres de ton père ? Trois manoirs, Magnus ! Elle a fait exploser trois manoirs !
Le jeune homme roula des yeux en grimaçant. Comment aurait-il pu oublier?
- C'était... c'était différent ! Dit-il.
- Ta sœur ? Tu veux dire, Katherine ? Demanda Voldemort intéressé.
- O... oui, c'est elle.
- Tu... tu as dit qu'elle me ressemblais bien plus que toi. Que voulais-tu dire par là ?
Magnus voulut se taper la tête contre l'étagère. Bon sang, ne serait-il donc jamais tranquille? Il connaissait son père. Il savait pertinemment qu'il n'abandonnerait pas tant qu'il n'aurait pas obtenu ce qu'il voulait.
- Si vous restez calme en nous expliquant deux ou trois choses de votre époque, peut-être qu'il n'y aurait pas de projections ? Dit Blaise. Tout le monde serait content!
Les trois sorciers échangèrent un regard inquiet à l'écoute de cette proposition. Ils n'étaient pas serein avec cette idée. Magnus hésita de longues secondes, les yeux fixé sur un livre qui tentait de s'envoler de lui-même. Peut-être que deux ou trois détails ne déclencheraient rien. Il se tourna vers son père. Ses yeux se remplient d'espoir asséchèrent sa gorge et il déglutit difficilement.
- Elle est... disons, passionnée.
Kai et Scorpius explosèrent d'un rire si soudain et franc qu'on crut qu'ils allaient se décrocher la mâchoire.
- Katherine ! Hurla Kai de rire. Passionnée !
- La ferme vous deux...
- J'espère que tu veux rire ! Ta sœur est plus barge que moi ! Dit le Lestrange en se tenant les côtes.
- Ma sœur n'est pas barge ! Dit-il offensé. Elle a simplement du mal à canaliser son énergie !
- Canaliser ?
- Katherine a toujours eu très fort potentiel magique. Dit-il à Tom. Quand elle avait cinq mois, elle flottait déjà au dessus de son berceau. Elle est très curieuse et veut constamment apprendre de nouvelles formes de magies. Il lui arrive parfois de faire des expériences, qui tournent mal... Elle prend les choses toujours très à cœur.
- Trop à cœur ! S'exclama le Malfoy.
- Et encore, c'est peu dire...
- Vous exagérez!
- Katherine est l'une des plus grandes sorcières de sa génération, mais est incapable de se contrôler. Expliqua Scorpius. Elle est très talentueuse pour son age, mais n' a pas beaucoup de patience, est impulsive et veut toujours tout réussir tout de suite. Parfois il lui arrive de piquer des crises de colères quand quelque chose qu'elle n'avait pas prévu arrive.
- Elle est juste perfectionniste.
- Comme toi !
- Je ne suis pas comme ma sœur ! Se vexa-t-il.
- Tu rigoles ou quoi? Vous êtes aussi obsessionnel, caractériel, et têtu l'un que l'autre ! Une vrai paire ! Dit Kai.
- Tu sais que si elle t'entendais elle te jetterai un Chauvefurie, rassure moi?
- Parfaitement ! Raison de plus pour en profiter !
- Oh je t'en pris, tu adores ma sœur!
- Évidement que j'adore ta sœur ! S'exclama-t-il. Elle est aussi folle que moi !
- Et bien, ça promet... Souffla Harry.
Voldemort regard Magnus, quelque peu décontenancé et resta muet. Que pouvait-il dire? Sa fille semblait être très puissante et très caractérielle, tout comme lui ; contrairement à Magnus visiblement plus calme et réfléchie. Il comprenait maintenant la remarque de son fils à son encontre, mais avait du mal à l'imaginer. Lui? Père? Cela lui semblait tellement surréaliste... Quand il regardait Magnus il voyait un jeune homme intelligent et respecté. Il avait hérité de ses yeux sombres et de ses traits de visage à n'en pas douter de même que sa force de caractère, mais il y avait autre chose : Une douceur et une empathie que lui n'avait jamais eu. Il traitait bien ses serviteurs, qu'il avait fait ses "amis", se montrait calme et attentif. Il n'avait rien à voir avec lui sur ce point là ! Il ne semblait même pas en quête de pouvoir et avait été très claire à ce sujet : Il ne partageait pas ses idées sur la suprématie du sang et les Nés Moldus. Cette constatation le rendait littéralement dingue ! Comment son héritier pouvait-il renier tout ce pourquoi il s'est battu toute sa vie ? Il était lui-même l'héritier de Serpentard ! Ne a pas honorer cet héritage lui semblait inconcevable.
Il le regarda plus intensément, toujours perdu dans ses réflexions, quand il se senti brusquement mal à l'aise.
- Vous... vous semblez bien vous entendre. Dit-il finalement.
- Oui, on est très proches. Bien qu'ils nous arrivent de... de ne pas nous entendre sur certains points.
- C'est à dire ?
- Elle... elle pense constamment que nous somme égaux mais elle se trompe. Je suis l'aîné; je suis le grand frère. C'est à moi de veiller sur elle de m'assurer qu'elle soit en sécurité. Mais elle déteste ça. Elle veut être indépendante; elle prétend qu'elle n'a besoin de personne pour prendre soin d'elle mais nous somme en guerre. Sa tête est mise à prix elle aussi ! Dans ces moments, elle peut se montrer tellement buter ! Grogna-t-il.
- On sait bien de qui elle tien. Sourit Kai.
- La ferme Kai...
- Elle me manque ta sœur... Dit-il.
- C'est vrai, on n'a jamais passé autant de temps sans l'entendre te hurler dessus. Ajouta Scorpius.
Magnus rigola doucement. Il avait raison. Comme Scorpius qui vivait mal la distance temporel avec Rose, lui n'avait jamais été aussi de loin de sa sœur de toute sa vie. D'ordinaire, malgré leurs chamailleries et disputes ils revenaient toujours l'un vers l'autre. Ils ne se quittaient jamais bien longtemps. Ils avaient grandis dans la peur de se faire attraper par la Résistance et d'être séparés, aussi ils restaient aussi proche qu'ils leurs étaient possible. Il n'aimait pas partir en mission et la laisser seule, comme elle le suppliait de l'emmener avec lui. Mais il ne pouvait prendre le risque qu'elle soit blessée ou capturée. Il ne le supporterai tout bonnement pas. Il se devait de la protéger. C'était son rôle. Son devoir. Elle voulait absolument être une grande sorcière, être la plus douée, et la plus performante, exactement comme leur père. Peut-être l'était-elle. Néanmoins, quand une tempête grondait, elle venait toujours se réfugier dans son lit au beau milieu de la nuit, son ours en peluche a moitié déchiré serré contre elle et les joues toute mouillées de larmes. Elle n'était pas une dure à cuire. Elle était sensible. Trop sensible. Elle avait ses faiblesses et ses peurs, qu'il partageait lui aussi. Mais il était le plus vieux. Alors il se devait de passer outre et ne rien en montrer.
Il se souvînt également de son air boudeur et révolté à chaque fois qu' il l'a contredit. Elle détestait ne pas avoir raison. Dommage pour elle, lui aussi. Il leur arrivaient de passer des heures à débattre sur un sujet, essayant de déterminer lequel des deux avait tord jusqu'à ce que leur mère soit obligée de les séparer. Bien sûr, cela ne marchait pas plus dix minutes, car ils trouvaient toujours un moyen de revenir à la charge avec de nouveaux arguments. Il sourit bêtement.
Qu'est-ce qu'il pouvait aimer son insupportable petite sœur...
Il sorti de ses pensées en entendant un verre de jus de citrouille s'écraser brusquement au sol. Ils vit tous les sorciers le fixer d'un œil ahurit et surpris. Il voulu parler mais se tu lui aussi.
Ils n'étaient plus dans la Grande salle mais dans immense un salon éclairé par d'imposantes fenêtres en fente. Des raies de lumière envahissaient les lieux, couvrant les canapés en cuir noir et blanc et d'énormes colonnes de marbre. Un escalier en bois massif remontait le long d'une mini bibliothèque encastrée dans un mur pour s'ouvrir sur un étage supérieur. Un lustre en cristal pendait du haut plafond en voûte. L'endroit était chaleureux, lumineux et n'avait rien à voir avec le salon précédent dans lequel ils avaient atterri. Magnus le reconnut immédiatement et pâlit. Comment pouvaient-ils être de retour dans sa mémoire ?!
- Ma...Magnus !
- C'est impossible... souffla-t-il. Je... je n'étais pas...
Voldemort rit de la situation et du regard de son fils. Encore une fois, il avait raison.
- De toute évidence, ce sont vos émotions qui déclenchent les projections, pas la colère.
- Oh non... pas encore.. Gémit Scorpius.
- Où sommes nous cette fois ? Demanda Hermione en regardant les lieux bouche bée.
Magnus s'apprêta à répondre mais il n'en n'eut pas le temps de répondre ; une petite voix retentit depuis l'étage supérieure. Une voix qui figea les trois sorciers. Une voix qu'il entendait uniquement dans ses souvenirs les plus chers et anciens. Une voix synonyme de nostalgie et d'innocence. Une voix qui lui faire volte face immédiatement.
La sienne...
- Kathy! Kathy, où tu es ? Réponds c'est plus drôle !
Ils virent un jeune garçon en haut des escalier. Âgée d'environ huit ans, Les cheveux brun cuivre, et le nez recouvert de tâches de rousseur, il regardait partout autour de lui, l'air inquiet. Magnus entendit ses amis soufflés de stupeur. Il le revoyait enfant. Voldemort devînt livide en voyant son propre fils, bambin. Il détailla la petite tête brune incrédule; il était son portrait craché. Cette constatation lui coupa le souffle pendant plusieurs seconde. Tout semblait devenir si réel... il avait un fils.
- Kathy ! Arrête maintenant ! Sort de ta cachette !
Magnus se souvînt de ce moment. Lui et sa sœur faisaient une partie cache-cache.
Les secondes s'écoulèrent sans que personne ne réponde et ils virent le petit garçon descendre précipitamment des escaliers et fouiller le salon. L'enfant tourna en rond, appelant sans cesse sa sœur quand un petit rire retentit subitement au dessus de leurs têtes. Ils virent avec stupeur une petite fille, vêtue d'une robe et de petite mocassins, collée contre le plafond en voûte.
- Katherine ! S'écria son frère.
- J'ai gagné ! Dit-elle toute fière de sa petite voix.
- T'as pas gagné ! C'est de la triche !
- C'est pas vrai ! Rit-t-elle en tournoyant sur elle-même.
- Tu es folle ! Descend tout de suite !
- T'es pas drôle !
- Papa et Maman t'ont interdit de voler au plafond ! Tu as failli tomber la dernière fois !
- Mais ils sont pas là. Et puis regarde, j'ai fait des progrès ! Allez vient Magnus ! C'est rigolo!
- C'est pas rigolo ! On va se faire gronder !
- Enfaite t'es pas cap de voler c'est ça!
- Bien sûr que je peux voler ! Se vexa le petit garçon en croisant les bras. Oncle Drago m'a même prêté son balais une fois ! Et Oncle Blaise trouve que je vole très bien!
- Alors vient m'attraper !
Magnus soupira mais ne résista pas à la provocation de sa cadette. Il prit de l'élan, s'élança dans les aires avec aisance et se mit à poursuivre sa sœur autour du lustre en riant. Ils avaient l'aire si insouciant... Ginny sourit malgré elle, profondément attendrit par la scène. Même Ron ne voyait en cette instant qu'un beau souvenir.
Magnus ne mit pas plus de quelques minutes à rattraper la petite fille et ils se mirent à rire gaiement dans les aires. Brusquement, un cri suraigüe suivit d'un bruit de porcelaine brisée les fit sursauter interrompant leur fous à rire. Une elfe de maison les regardaient, ses gros yeux globuleux exorbités d'horreur et un plateau de tasses de thé à ses pieds. Si la présence d'une elfe de maison dans la demeure de Voldemort et de ses enfants ne surprit personne, ce fut son accoutrement qui choqua les sorciers. Habillée d'un tablier brodé d'un blanc immaculé, et de petit chausson en dentelle, elle se tenait droite et bien portante. Pas de trace de coups, de maltraitance, d'esclavage ou de mal nutrition. Hermione en resta sans voix et sourit de toute ses dents. Elen n'avait jamais vu un elfe de maison aussi bien traité. Qui aurait cru que ce serait chez le Seigneur des ténèbres qu'elle assisterait à ça un jour?!
- Mr et Mlle Jedusor ! s'exclama-t-elle paniquée. Que faites vous dont ?!
- Bonjour Tiki ! S'exclama joyeusement Katherine.
- C'est déjà l'heure du goûter ?
- Mais... mais... vous n'avez pas le droit de voler ! Descendez tout de suite avant que le Lord et la Lady n'arrivent !
- Rhoooo Tiki, on fait rien de mal... regarde nous ! On est doué non ?
- Mlle Jedusor, vous... vous pourriez vous faire mal ! Le Lord ne va pas être content !
- Tu lui diras rien ? Hein Tiki ?
Ils virent le petit garçon attraper le pied de sa sœur et les attirer tous deux vers le sol. Elle tenta de se débattre mais ne put lutter et afficha un air contrarié. L'elfe, lui, avait déjà claqué des doigts et portait un nouveau plateau. Une odeur de thé et de petits gâteaux emplit le salon alors qu'ils s'installèrent sur un canapé. Une fois assis, Voldemort put détailler plus nettement sa fille. Petite et probablement âgée de cinq ans, ses cheveux auburn tombaient en une cascade de bouclettes sur ses joues. Ses yeux noisette brillaient de paillettes d'or, ses joues étaient parsemées de tâches de rousseurs et son sourire affichait des dents de lait tombés récemment. Elle était à n'en pas douter véritablement adorable. Les voir tous les deux se saisirent de leur tasses de thés un grand sourire aux lèvres, fit rebondir quelque chose dans sa poitrine, mais il n'aurait su dire quoi.
- Vous savez que Le Lord et la Lady m'ont donnés pour mission de veillez sur vous pendant leur absence. Vous ne devez pas faire de pitreries. Dit-elle de sa voix pincée. Cela implique le vole, les visites dans le bureau de votre père, les expériences de potions et la compagnie d'animaux inconnus dans la maison !
- On a été sage cette fois ! Je n'ai ramené qu'un Jorbabille du jardin !
- Tout est relatif Mlle, tout est relatif...
- Je ne comprend pas pourquoi tu adores ces oiseaux ! Ils ne chantent jamais. Dit-il en pointant du doigt une cage ou un oiseau bleu somnolait silencieusement.
- Les Jorbabilles chantent juste avant de mourir. Ils poussent un cri constitué de tous les sons qu'ils ont entendus dans leur vie, mais reproduit à l'envers. Récita-t-elle en relevant le menton, toute fière.
- Comment tu sais ça ?
- C'est Tati Mignonne qui me l'a dit !
Un claquement retenti au dehors de la maison et les deux enfants sautèrent du canapé.
- Ils sont là ! Ils sont là !
Mais le souvenirs se brouilla avant que les sorciers ne puissent voir qui que soit passer la porte. En moins de quelques seconde le salon réapparut, presque inchangé à quelques détailles prêt. A la place des deux enfants, ils virent Magnus, plus âgée en train de lire un livre de magie Noir au coin d'un feu. Il devait avoir dix sept ans et semblait profondément concentré sur sa lecture. De temps à autre, il se mettait à griffonner quelques notes sur un calepin. Un silence paisible régnait dans la pièce jusqu'à ce qu'un cri se mit à retentir depuis l'étage.
- Magnus ! Baisse toi !
Le jeune homme leva la tête sans comprendre et tomba lourdement au sol, renversé par le corps de sa sœur qui lui était tombé dessus depuis la balustrade. Sous le choc, il n'eut pas le temps de poser de question qu'une explosion surgit de l'étage dans un rugissement de flamme monstrueux. Par réflexe, tous les sorciers se baissèrent pour se protéger. L'onde de la détonation les assourdi pendant plusieurs secondes tandis que le souffle avait fait retomber des débris de portes et des bouts de mur un peu partout. Ils virent les flammes lécher les parois du manoir avant de se calmer d'elles-même et de disparaître. On pouvait entendre les hurlement de Tiki à travers toute la maison.
- Mlle Katherine ! Hurlait-t-elle. Les expériences à base de substance potentiellement inflammable sont interdites à l'intérieur !
Les deux jeunes gens se relevèrent en titubant. Ils virent que la petite fille avait bien grandit. Ses long cheveux auburn au reflets cuivres étaient remonté en chignon défait, ses quelques tâches de rousseurs s'étaient atténué et étaient recouvert du souffre de l'explosion. Ses yeux, eux, n'avaient pas perdu leur éclat doré et s'habillaient de long cils foncés. En la voyant, elle rappela un visage vaguement familier à Voldemort mais il ne sut dire lequel.
Plus petite d'une tête que son frère, elle l'aida à s'asseoir en grimaçant. Le salon était ravagé de poussière et débris.
- Si ça peut ta rassurer. Dit-elle. Cette fois j'ai mis des gants...
- En quoi c'est censé me rassurer ?! Kat ça fait la deuxième explosion ce mois-ci ! S'écria-t-il en secouant sa chemise. Arrête de travailler sur l'essence du feu du Dragon! ça va finir te tuer ! Nous tuer !
- Mais j'ai presque réussi à la reproduire à la perfection ! Tout y était ! Les doses étaient justes, le sortilège lancé au bon moment et mon œuf était prêt à éclore! Je ne comprend pas pourquoi ça n'a pas marché !
- Mais enfin, c'est impossible que ça fonctionne! Et puis regarde toi ! Dit-il en pointant du doigt sa robe de sorcier calciné.
- J'ai réussi à un créer un Polynectard à durée souhaité et à reproduire le véritaserum de Merlin lui-même ! Impossible n'est pas un mot que je connais. J'arriverai à ranimer ce feu ancestral même si je dois y passer tous les œufs de dragon du pays !
Il soupira, dépité et exaspéré quand une voix familière s'éleva depuis l'escalier.
- Katherine ? Je peux savoir ce qui a encore explosé dans ton labo ?!
Le souvenir se brouilla instantanément mais, il était trop tard.
Tous avaient vu la femme derrière les deux adolescents.
Tous avaient reconnu sa voix empreinte d'autorité et de douceur.
Tous avaient vu sa chevelure flamboyante et ses yeux mordorés.
Pourtant, personne ne comprit.
Personne ne comprit pourquoi Ginny Weasley se tenait dans la demeure de Lord Voldemort avec ses enfants.
Personne ne comprit pourquoi elle les regardaient avec sévérité et amour.
Voilà ! Maintenant vous savez qui est la mère de Magnus et Katherine ! Mais la question désormais est : comment Ginny Weasley peut-elle être la femme du Seigneur des ténèbres ?! La réponse au prochain épisode !
N'hésitez pas à me laisser un commentaire ! Bizzzoouu et à très vite pour la suite !
