Quand la Grande Salle réapparut devant eux, un silence d'horreur régnait. Les sorciers fixaient le vide la bouche béat, se remémorant que quelques secondes plus tôt, Ginny Weasley s'était tenue là, devant eux, dans le souvenir d'enfance du fils de Voldemort. Magnus se tourna vers Scorpius et Kai, livide et inquiet. Il ne s'était pas attendu à ça lui non plus. Il n'avait prévu que le moment fatidique arrive aussi tôt et si soudainement.
- C'était... c'était toi ? Bredouilla Ron les yeux exorbités.
Ginny ne répondit pas. A vrai dire elle ne savait pas quoi répondre. A l'instant où elle s'était vue, sa main s'était plaquée contre sa bouche, réprimant un cri de surprise et d'effroi. Elle avait fait face à son futur... Cette simple idée lui retournait le ventre mais le plus invraisemblable était là où elle se trouvait. La maison de Voldemort. Avec ses enfants ! Cela n'avait aucun sens ! C'était... c'était impensable ! Irréel ! Il y a quelques jours à peine il la torturait sur un champs de bataille, et maintenant elle se voyait vivre chez lui ! Son souffle se coupa quand elle rencontra les yeux de Magnus. Il semblait profondément désolé. Jedusor, lui, n'avait toujours pas bougé. Son cerveau refusait d'assimiler ce qu'il venait de voir.
- C'était toi ! Dit Ron plus fort et complètement effrayé. Comment... comment c'est possible ? Magnus ! Comment ma sœur peut-elle être dans tes souvenirs ?!
- Et comment se fait-il qu'elle est été chez toi ? Demanda Drago.
Magnus balbutia, gêné et perdu face à ces questions. Il devait admettre que Kai avait raison: la situation était en train de très mal tourner.
- C'est... compliqué...
- Compliqué ! Hurla Harry ahurit et fou de rage.
- Qu'est-ce qu'une traître à son sang de Weasley faisait chez vous Magnus ? Et n'essaie pas de me mentir.
La voix de son père, si calme, froide et menaçante le fit frissonner. Il le fixait de ses yeux flamboyants avec une telle intensité qu'il ne sut quoi lui dire. Sa gorge lui semblait plus sèche que du vieux parchemin. C'est à peine s'il réussit à soutenir son regard. Pourtant c'était inévitable. Tous l'avaient vu et tous risquaient de la voir de nouveau si les projections de leurs vie se prolongeaient. Il se mordit l'intérieur des joues pour se retenir de hurler de colère. Bon sang ! Cette maudite femme n'avait donc aucune pudeur ! Il se sentait mis à nu dans ses souvenirs et juger. Il était contraint de se justifier pour des choses dont il n'était même pas responsable et il détestait ça! Un soupire de frustration s'échappa de ses lèvres. Il voulait se terrer sous le tapis et ne plus jamais en sortir. Il ne voulait pas affronter son père, ni même la vérité qu'il lui cachait. Mais il n'avait plus le choix. De toute façon, il savait que le Mage Noir n'allait pas le laisser éluder ce sujet. Il pouvait voir le choque inscrit dans chaque parcelle de son visage. Il ne pouvait pas comprendre le simple échantillon de souvenir qu'il avait entre aperçut. Alors comment était-il censé lui faire avaler l'intégralité de sa vie ?
Il déglutit, et sentit une main réconfortante lui serrer l'épaule.
- Tu devrais leurs dire Magnus... Proposa Scorpius.
- Nous dire quoi ?! S'énerva Jedusor.
- Il a raison. Dit Kai. Ils l'ont vu.
- Mais enfin de quoi vous parlez ?! Paniquait Ron.
- Je... je ne sais pas trop par où commencer. Avoua-t-il en regardant son père. C'est une longue histoire et... et vous risquer de ne pas en comprendre le moindre mot.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Que c'est bien plus complexe que vous ne le pensez!
- Alors commence par le début! Je veux des réponses fils ! J'ai besoin de comprendre !
Magnus serra les dents. Il devait rester calme. Il devait trouver les mots justes. Pourtant il n'eut pas à parler. La grande Salle disparut de nouveau et un manoir qu'il n'avait encore jamais vu apparut sous leurs yeux ébahit. Méfiant, le jeune homme vit un grand séjour parcourut de couleurs froides et sombres. Le sol, les murs et le mobilier étaient tous aux couleurs de serpentard, des objets de Magie Noir reposaient sur des étagèrent et le peu de luminosité apportait une ambiance lugubre aux lieux. Seul un feu de cheminé réchauffait l'allure glaciale du Manoir. Au mur, il vit une horloge briser le silence pesant de son tic-tac régulier. Ils se trouvaient au beau milieu de la nuit.
Magnus en été persuadé, il n'était jamais venu ici. Cependant, les autres sorciers, eux, le reconnurent.
- C'est chez moi !
Tous se tournèrent vers Drago, qui incrédule, contemplait son living room. Dans un coin, Hermione, elle, essayait de contenir le frisson d'horreur qui la parcourait. La dernière fois qu'elle s'était retrouvée ici, Bellatrixe l'avait torturée des heures.
- Chez toi ? Tu... tu veux dire que nous somme dans... le Manoir Malfoy ? Bégaya Scorpius.
- Bien sûr ! Pourquoi ? Tu n'y a pas grandit ?
- Non ! Je... je ne l'ai même jamais vu !
- Moi non plus. Dit Magnus. C'est... c'est impossible que nous soyons ici. Le manoir a été détruit il y a longtemps. Même Kai n'y a jamais vécut.
- Pourquoi ça ? Demanda Jedusor.
- Une attaque de l'ordre l'a réduit en cendre. Il n'en reste que des ruines.
- Pardon ! Hurla Drago.
- Attendez, attendez... vous voulez dire qu'aucun de vous n'a jamais vécut ici ? Comment se fait-il que nous soyons là dans ce cas? Dit Harry.
- Magnus, vient voir!
Les sorciers regardèrent Lestrange qui n'avait pas dit le moindre mot depuis leur arrivée. Il fixait, inquiet, un numéro de la Gazette du Sorcier, posé sur une table dans l'entrée.
- Le 12 Mai 2002. Lut-il.
- Oh merde... Souffla Scorpius.
- Quoi ? Quoi ? Paniqua Ron.
- C'est un mois avant mon...
Un cri étouffé d'Hermione le coupa brusquement. Ils la virent debout, face à un canapé, plus pâle que jamais et sur le point de tourner de l'œil. En s'approchant, il comprit pourquoi. Devant eux, Ginny Weasley dormait profondément sous un plaide épais. Ses cheveux roux s'étalait autour de sa tête, tandis que les flammes du feu de bois faisaient danser des ombres lumineuses sur ses joues.
- G... Ginny ?! S'étouffa Ron.
- C'est quoi ce délire... Souffla Blaise.
- Qu'est-ce que tu fous chez moi ?!
Il s'était tous tournés vers elle d'un seul homme, comme si elle seule détenait la réponse à toutes leurs questions. Pourtant, elle était aussi, voire plus, choquée qu'eux. Incapable de se détourner de son visage endormie, elle avait l'impression de regarder une inconnue. Ses traits s'étaient affinés, lui donnant un air beaucoup plus mature et sévère. Toute trace de l'enfance l'avait quitté. Ne restait plus que la femme qu'elle était devenue. Ou, plutôt, qu'elle allait devenir... Sa gorge se serra. Par Merlin comment cela était-il possible? Elle vit que Magnus la regardait également bouche bée. De toute évidence il ignorait ce qu'elle faisait là. Cela ne la rassura pas du tout.
- Ginny ! S'énerva son frère.
Elle le vit devenir de plus en plus rouge; la panique la gagna elle aussi.
- Je... je n'en sais rien... je ne sais pas Ron !
- Tu es chez Malfoy ! Qu'est-ce que tu fous chez Malfoy ?
- Je... je...
- Réponds !
Mais un petit cri les figea tous. C'était le sien.
Sous leurs yeux stupéfiés, la futur Ginny s'était brusquement éveillée, les sourcil froncés et la figure grimaçante de douleur. Sa respiration se hacha et ses joues devinrent roses. Personne n'aurait su dire ce qui lui arrivait. Lentement elle se redressa et tenta de s'asseoir en s'aidant de ses bras. Cela sembla lui coûter un effort surhumain et ne fit qu'accentuer ses gémissements plaintifs.
- On se calme... on se calme...doucement. Murmura-t-elle après quelques secondes.
Elle réussit finalement par trouver une position plus confortable et prit de grandes et profondes inspirations. Le silence retomba de nouveau seulement ponctué par les crépitement du feu de bois. Ses joues retrouvèrent leurs couleurs normal et après plusieurs minutes elle réussit à se détendre. Des poches violacées tombaient sous ses yeux fatigués. Elle passa une main sur son visage, lasse, avant de bailler et de déclarer à voix haute.
- Pourquoi faut-il que tu dormes si peu ?
Un sourire naquit sur ses lèvres pâles. Malgré son épuisement, une lueur de bonheur brillait dans son regard. Elle semblait heureuse. Alors qu'elle tentait de se rallonger le plaide glissa par terre, dévoilant son corps à peine vêtu d'un pyjama. C'est là qu'il le virent. Les sorciers eurent le souffle coupé et ils entendirent Ron haleter. Un énorme énorme dépassait de son petit débardeur de nuit. Un ventre qui fit pâlir Magnus. Un ventre qui jusqu'à présent avait été caché sous le plaide. Un ventre qui ne laissait pas de doute. Un ventre de femme enceinte.
Ginny jura, agacée, et tenta vainement de l'attraper en se contorsionnant du mieux qu'elle pu. Son échec la fit soupirer d'avantage.
- Bon sang ! Grogna-t-elle dans ses dents.
Elle prit son courage à deux mains, et dans un jeu d'équilibre tenta de lever sur ses frêles jambes. Les sorciers crurent bien que son ventre démesuré allait la casser en deux, pourtant, après quelques grimaces, elle réussit à tenir debout et sourit, victorieuse. Alors qu'elle entamait une descente difficile vers sa couverture toujours au sol, une voix s'éleva derrière elle.
- Je peux savoir ce que tu fais ?
Face à elle se tenait Drago Malfoy, lui aussi en pyjama et visiblement encore à moitié endormi. Une barbe de trois jour envahissait son menton et ses cheveux désordonnés se dressaient sur sa tête de façon comique. En se voyant ainsi, le Malfoy crut faire une attaque; Harry et Ron restèrent bouche bées eux aussi ; si la situation n'était pas aussi grave, ils auraient probablement éclatés de rire. Dans un sursaut de peur, Ginny se tourna vers lui, une main sur le coeur.
- Mais qu'est-ce que tu fais debout ?
- C'est à moi de te poser la question. Tu n'a pas le droit d'être debout.
Sa réplique fit rougir ses joues de colères. Drago, lui, sourit.
- J'avais froid. Tu ne vas pas me reprocher de prendre une couverture ! Si ?
- Dois-je te rappeler le concept révolutionnaire qu'est l'elfe de maison ?
- Je ne vais pas réveiller Tiki pour quelque chose que je peux faire toute seule !
- Quelque chose qu'il t'es interdit de faire.
- Je me suis juste levée Drago ! Tu ne vas quand même pas me faire un procès ! Je suis enceinte, pas handicapé !
- Crois moi, je serai plus que ravi de te laisser te débrouiller toute seule mais au cas où tu aurai oublié un petit détail : je suis coincé avec toi par ordre du Maître et il m'a expressément dit de surveiller chacun de tes faits et gestes !
A l'évocation de Voldemort, Ginny roula des yeux.
- Le Maître ne s'apprête pas à expulser de son corps un mini être humain ! Je suis la femme enceinte ! Je décide de qui est bon pour moi et le bébé ! S'exclama-t-elle.
- Oh je t'en pris, ne recommence pas... il es tard et je voudrais aller dormir alors par pitié, tais toi et retourne te coucher !
- Attend... Comment tu as su que j'étais debout?
Le jeune home lui montra nonchalamment son bras gauche . En plus de la marque sombre qui envahissait son avant-bras, ils virent tous un autre petit serpent, enroulé autour de son poignet. Il tournait sur lui-même et sifflait, les crocs dehors et l'œil aux aguets.
- C'est une plaisanterie, j'espère ! S'écria-t-elle. Il t'as marqué !
- Pour que je sache ce que tu fais et comment tu le fais. Sourit-t-il. Il me réveille dés que tu te lèves et je peux t'assurer qu'avec le nombre de fois où tu vas aux toilettes mes nuits ne sont pas des plus reposantes !
- Non mais je rêve ! Tu m'espionnes pour le Maître !
- Bien sûr que je t'espionne ! Tu crois quoi ?! D'ailleurs qu'est-ce que tu faisais sur le canapé ?
La rousse croisa les bras sur son gros ventre, brusquement mal à l'aise.
- Rien, je... je lisais.
- Tu mens.
- Excuse moi ?!
- Tu croises les bras quand tu es en ment, le Maître me l'a dit.
- Pardon ?!
- Réponds !
Ginny dut se retenir de ne pas lui lancer quelque chose à la figure et grogna exaspérée. Drago ne la quitta pas des yeux; il savait qu'elle n'aimait qu'on la fixe trop longtemps et sourit quand il la vit craquer. Il a connaissait trop bien. Dans un soupire agacé elle dit d'une petite voix.
- Je... je n'arrivais pas à dormir dans ma chambre. Je fais des cauchemars, le bébé n'arrête pas de bouger et j'ai cet affreux pressentiment que... que quelque chose d'horrible va arriver...
- Tu veux dire, à part ton accouchement ?
- Drago !
- Je rigole, je rigole !
Le blond s'affala sur le canapé qu'avait quitté Ginny en riant, un sourire moqueur sur le visage.
- Tu penses trop. Dit-il. Essaye de te détendre.
- De me détendre ! Tu m'a regardé ? Comment je suis supposé me détendre ?!
- En arrêtant de penser. Fais comme moi.
- C'est sûr que c'est facile à dire pour toi...
Il se tu un instant, avant de la détailler, beaucoup plus sérieux. Il se redressa sur ses coudes. L'inquiétude se lisait sur son visage.
- Gin, qu'est-ce qui ne va pas ?
- Rien... je suis juste fatiguée, et les hormones...
- Non, non, je ne te parle pas de ta grossesse. Il y a autre chose.
- Je ne vois pas ce que tu veux dire...
- Oh je t'en pris, ça fait plus de huit mois qu'on est enfermés tous les deux chez moi ! Je sais voir quand quelque chose te tracasse.
La jeune femme se tut pendant plusieurs secondes et se mordilla la lèvre, hésitante face au Malfoy. Machinalement sa main vînt caresser son ventre. Il insista.
- Si ça t'inquiète, je ne dirai rien au Lord. C'est quoi le problème ?
- Le problème c'est... c'est que je suis là! Dit-elle finalement la gorge serré. Moi Ginny Weasley, je... je suis là.
Elle montra son gros ventre et le Manoir, dépitée comme si elle-même n'y croyait pas.
-Interromps moi si je me trompe, mais il me semble que lors de la cérémonie, il a été dit " si quelqu'un s'oppose à cette union, qu'il parle maintenant ou se taise à jamais...". Tu aurais peut-être du y penser avant de dire "oui je le veux" et de tomber enceinte.
- Je ne te parle pas du mariage imbécile ! Ni du bébé !
- Alors quoi ?
- Je te parle de moi, coincée ici depuis des mois alors que le père de mon enfant est dehors quelque part dans la nature, probablement entrain de massacrer tout un tas d'innocents ! S'écria-t-elle. Imagine qu'il soit entrain de combattre Harry, ou Ron... et qu'il soit entrain de gagner la guerre ! Ou.. ou de la perdre ! Si ça se trouve il est blessé ! Il est même peut-être mort à l'heure qu'il est ! Si c'était le cas, ni toi ni moi ne serions au courant !
- Crois moi sur parole, si le Maître était mort, Potter et toute la Résistance aurait déjà investit les lieux pour te retrouver et t'exécuter en place publique.
- Mais on ne sait rien de ce qui se passe dehors !
- Ginny tu t'inquiète pour rien, on parle de Voldemort ! Toi mieux que quiconque sait à quel point il est impossible de se débarrasser de lui. Tu n'a pas à t'en faire.
- Je n'ai pas à m'en faire ? Moi, je n'ai pas à m'en faire ? C'est vrai, tu as raison ! Après tout, ce n'est pas comme si j'étais la Sorcière la plus recherché de tous le pays parce que j'ai épousé Lord Voldemort, le plus Grand Seigneur des Ténèbres de tous les temps ! Ou encore, ce n'est pas comme si toute ma famille m'avait renié et me prenait pour une folle ! Ce n'est pas comme si j'étais enceinte jusqu'au cou pendant que mon mari se battait contre mes anciens amis en espérant les exterminés ! Ce n'est pas comme si la gazette appelait mon enfant "l'Héritier de la Mort" et que tout le monde voulait voir nos tête au bout d'une pique ! Non ! C'est vrai, tu as raison Drago ! Je n'ai vraiment pas à m'en faire !
- Je te rappel que c'est toi qui a choisi cette vie. Tu étais sa prisonnière au début, mais après... il t'a laissé le choix. Il t'a libéré. Tu pouvais partir mais tu... tu es restée. Dit-il simplement en la regardant les joues rouges et le souffle court après sa tirade.
La rousse ne répondit pas à ce commentaire. Comme par réflexe, ses yeux se baissèrent sur l'anneau en argent à son annulaire gauche. Une énorme émeraude brillait en son centre, reflétant la détresse dans ses yeux.
- Tu regrettes ?
- Non !
Sa réponse était si franche et instantané que le Malfoy sourit.
- Pourquoi ? A t'écouter on croirait que tu vis un enfer.
- Je... j'aurais juste voulu que les choses se passent différemment. Mon fils va grandir dans un monde où les gens voudront le voir mort alors qu'il... qu'il n'a rien fait ! Il est innocent. Il... il n'est pas son père ! Dit-elle en caressant son ventre comme pour le protéger.
- Potter ne voit pas les choses comme ça. Il est persuadé que tu es sous Imperium et que le Maître t'as épousé pour l'humilier devant le Monde Sorcier. Cet enfant n'est pour lui que l'incarnation même de sa plus grande défaite.
- Une défaite ?
- Toi ! Bon sang, Gin ! Tu a choisi Voldemort à Harry Potter ! S'exclama-t-il comme si c'était évident. Le monde entier t'as vu te marier avec lui ! Aucun Sorcier n'ignore qui est la femme de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ! Même les mangemort sont à tes pieds et veulent entrer dans tes bonnes grâces !
- Mais je n'ai jamais demandé tout ça ! Moi, tout ce que je voulais c'était... C'est... c'est juste que...
Sa voix se brisa malgré elle et elle dût se retenir pour ne pas éclater en sanglot. Bon dieu qu'elle maudissait ses hormones !
- Que quoi ?
- Que... je ne peux pas vivre sans lui.
Cet aveu décontenança le Malfoy qui ne trouva pas quoi lui répondre. Il la vit lutter contre les larmes et soupirer en s'asseyant lourdement à côté de lui. Elle semblait dépitée par la vérité de ces paroles et le regarda, les joues ruisselantes. Les larmes avaient gagnés.
- Qu'est-ce qui ne va pas chez moi Drago ?
- Ginny...
- J'avais tout. Ma famille, mes amis, Harry... Et j'ai tout plaqué pour me retrouver coincé ici. J'ai tourné le dos à toutes les valeurs morales que mes parents m'ont inculqués. J'ai... trahit et blessé ceux qui avaient confiance en moi. Et malgré tout ça, malgré toutes la peine et le malheur que j'ai causé, je... je ne regrette rien. Il suffit que je regarde mon alliance ou mon ventre pour que tous mes remords partent en fumée ! Quel genre de monstre je suis pour éprouver ça ?
- Tu es juste heureuse.
- Quoi ?
- Le bonheur. C'est regarder derrière soit, peut-importe les choix qu'on a fait et se rendre qu'on est exactement là où on devrait être. Je peux t'assurer, Ginerva Jedsuor, que quoi qu'il arrive, tu sera toujours plus heureuse ici avec Lui, que là bas avec Potter. Tu es née pour ça !
- Pour développer un syndrome de Stockholm ?
- Mais non idiote ! Tu es née pour être Reine. Tu es La Dark Lady ! Le monde entier le sait !
Ginny baisa la tête. Son mari aimait lui murmurer qu'elle lui ressemblais et qu'un côté Serpentard sommeillait en elle. Il lui disait qu'elle était sienne et que tout le monde devait la craindre autant que lui. A ses yeux, la peur se propageait par les noms. Il avait donc insisté pour que ses mangemorts l'appelle ainsi. Jamais elle ne se serait imaginer que le monde entier se mettent à la nommer de cette façon. D'un revers de poignet elle essuya ses joues et inspira profondément. Elle ne devait pas se laisser. Elle devait rester forte. Elle était un modèle d'autorité désormais. Drago la regarda, un sourire aux lèvres.
- Merci. Lui dit-elle.
- Je ne fais que mon boulot. Rit-il. Ne crois pas que je suis content d'être là moi aussi, j'ai une famille maintenant. J'ai des responsabilités !
La rousse sourit malgré elle. Oui, il avait raison. Il était père.
- Comment va Kai ? J'aurais voulu le voir hier mais j'avais mon rendez-vous chez le médicomage... Hermione m'a dit que tu avais une mauvaise influence sur lui.
- Moi ? Non ! Je lui apprend simplement à être un bon Serpentard ! Mais il grandit trop vite. Dit-il. Il y a deux jours, il a réussit à tenir tout seul sur mon balais.
- Déjà ! S'exclama-t-elle. Mais il n'a que trois ans !
- On sait, on sait... mais que veux-tu? Le talent n'a pas d'âge !
Son rictus fière et arrogant la fit exploser de rire. A chaque fois qu'il parlait de son fils adoptif, il ne pouvait s'empêcher de vanter ses exploits. Elle trouvait ça adorable.
- Drago... je peux te poser une question ?
- Vas-y, je t'écoute.
- Tu m'a sauvé la vie il y a quelques mois, tu veilles sur moi, tu m'écoutes et je sais que même s'il peut m'arriver d'être un peu difficile à vivre...
- Un peu ?!
Elle lui balança un coussin en pleine figure qu'il n'eut pas le temps d'esquiver. Elle s'était attendu à cette remarque et ils éclatèrent de rire.
- Ce que jeux dire, c'est que je sais que je peux compter sur toi. Même si je t'avoue que je n'aurais jamais cru dire ça un jour, tu... tu es mon ami. Et je vois comment tu t'occupe de Kai ; tu l'aimes comme ton propre fils, tu es bon avec lui, aimant et généreux. Tu... tu es un bon père !
- Les hormones te rendent fleures bleues ce soir...
- J'aimerai que tu sois le parrain du bébé.
Le Malfoy se tu brusquement, choqué par la requête de la jeune femme. Il pâlit et mit plusieurs minutes avant de retrouver l'usage de la parole. Jamais il n'aurait pu imaginer qu'elle lui demande pareille chose.
- M... moi ?! Mais... mais le Maître ?
- Je suis enceinte de son fils, on ne pas dire qu'il soit en mesure de me refuser beaucoup de choses ! Et puis, cette idée lui plaît. Il a confiance en toi.
- Qu... quoi ?! Mais... Gin...
- La guerre ne durera pas éternellement. Un jour où l'autre, il y aura un vainqueur et par conséquent un perdant. Si.. si jamais nous venions à perdre, Drago, je veux que tu promettes de prendre soin de mon fils pour moi et son père.
- Ginny...
- Je ne me fais pas d'illusions ! Si Harry ou mon frère m'attrapent, ils me tueront. Je me contrefiche de mon sort mais je refuse qu'ils touchent à mon enfant ! Promet moi que tu le protègera Drago... S'il te plaît.
- Je... je te le jure.
Après ces mots, leurs visages se floutèrent dans le brouillard du souvenir et le Manoir s'évanouit autour d'eux. Les sorciers virent des méandres d'images et de couleurs danser devants eux, avant de réapparaitre quelques seconde plus tard au même endroit mais visiblement plus loin dans le temps. Ils virent Ginny toujours enceinte, allongée sur une méridienne, un livre de prénom pour garçon dans les mains. Son ventre semblait avoir encore grossit, de même que les cernes sous ses yeux. Elle le caressait distraitement, complétement absorbée par sa lecture, un calepin non loin d'elle. Malgré son air paisible, ses traits étaient plus tirés et sa figure bien plus pâle. Même la brillance de son regard ne cachait plus rien de sa fatigue évidente. Le feu était éteint et la lumière du couché de soleil éclairait le Salon Malfoy d'une douce lumière dans ce silence reposant. Tout était calme. Même la respiration de la jeune femme semblait presque imperceptible. Pourtant, alors que rien ne le laissait présager, un bruit de transplanage retentit brusquement dans le salon et Blaise Zabini apparut.
Ses cheveux avaient poussés et se dressait en frisotis sur sa tête se mêlant presque avec son épaisse barbe. Quand il vit la jeune femme, il souffla de soulagement. Son visage couvert de sueur, sa baguette armée dans son poing tremblant d'adrénaline et sa robe déchirée ne laissaient que peu de doute sur sa provenance. En l'apercevant, la rousse s'écria en se levant précipitamment, paniquée.
- Blaise ?!
- Ginny ! Merlin merci tu n'as rien !
Il la détailla de haut en bas comme s'il craignait qu'elle puisse être blessée. Il ne sembla pas remarquer qu'elle fit de même avec lui, les sourcils froncés d'inquiétude. Il n'était pas censé être là aujourd'hui.
- Mais que... que t'es t'il arrivé ? Je croyais que tu devais passer la journée avec le Maître. Demanda-t-elle.
- Pas le temps pour les questions Gin, il faut partir. Tout de suite !
- Quoi ! Mais...
Il ne l'écouta pas et d'un coup de baguette, fit apparaitre deux énormes sacs chargés. En moins de quelques secondes il les rétrécit, les mis dans sa poches et saisit le bras de Ginny. Il chercha l'entrainer derrière lui mais elle se débâtit, refusant catégoriquement de le suivre.
- Bon sang ! Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Blaise ! Répond moi ! Où est mon mari ?
- Ginny, tu dois partir !
- Dis moi pourquoi !
- Ginny...
- C'est un ordre Zabini !
Son ton figea les sorciers qui regardaient la scène et stupéfia le mangemort. Il bredouilla pendant plusieurs secondes avant de serrer les dents. Une ombre triste couvrit son visage et il baissa la tête. D'une voix grave mais toujours pressée, il fit par dire.
- Nott s'est fait attraper par l'Ordre.
Sa réponse pétrifia la sorcière. Nott avait toujours été loyale envers le Seigneur des Ténèbres et faisait parti des l'élite des Mangemorts. Il était une cible de choix pour la Résistance.
- Oh non...
- Ils l'ont soumis au Veritaserum, et il leur a donné ta localisation. Le Maître m'a donné l'ordre de t'évacuer le plus vite possible avant que les Aurors ne débarquent. Potter est déjà sur le coup, il faut partir immédiatement ! Les protections du Manoir ne tiendront pas longtemps.
- Quoi, mais... mais où ?
- Un endroit secret, très loin d'ici. Ils ne pourront pas t'y retrouver. Déclara-t-il en rassemblant le reste de ses affaires.
- Blaise, mais tu saignes ! S'alarma-t-elle en voyant sa main recouverte de sang.
Il regarda sa main, où une profondes entailles saignait abondamment. Un sourire narquois naquit sur ses lèvres.
- Ton frère s'est amélioré en Sorts Noirs...
- Attend... tu veux dire que Ron... Ron est là ! Balbutia-t-elle brusquement pâle.
- A ton avis ! S'exclama-t-il. Toute la Résistance est là ! Potter, Weasley et même McGonagal ! Ils sont partout et se servent des informations de Nott pour contrecarrer chacun de nos mouvements ! Le Maître nous à ordonné de les retenir mais ils sont bien trop nombreux ! Tu dois partir !
- Quoi, mais... mais et Lui ? Où est-il ?
- Il les retiens.
- Quoi !
- Ginny ce n'est pas le moment ! Suis moi !
Le Zabini empoigna son bras plus fermement et tenta de la trainer jusqu'à la cheminée mais elle se débattit d'avantage. L'idée de partir sans son époux lui était tout bonnement inconcevable.
- Non ! Lâche moi ! Blaise attend ! Lâche moi !
La jeune femme le vit saisir une poignée de poudre de cheminette quand une douleur effroyable traversa son bas ventre de toute part. Un hurlement s'échappa de sa gorge et ses jambes cédèrent sous elle. Le poids de son ventre la cloua à terre sans qu'elle ne puisse lutter. Blaise s'écria en la voyant tomber en hurlant, et la respiration haletante. Il eut tout juste le temps d'amortir sa chute et tomba avec elle.
- Qu... quelque chose... ne va pas.
Une autre vague la fit hurler tandis que la peur et l'horreur la saisissait. Ses mains se plaquèrent sur son ventre.
- Le bébé ! Dit-elle. Quelque chose ne va... ne va pas avec le bébé...
- Quoi ! Mais... mais l'accouchement n'est pas prévu avant deux semaines ! Paniqua le jeune homme dépité.
- Je... je sais mais...
Une effroyable explosion retenti brusquement à l'extérieure du Manoir. Son souffle fit exploser les fenêtres du Salon dans un vacarme ahurissant. Milles éclats de verre volèrent au dessus de leurs têtes. Blaise se jeta Ginny, la protégeant de son corps mais un autre cri déchirant s'échappa de ses lèvres malgré elle. Ses contractions étaient de plus en plus fortes et elle pouvait sentir son fils appuyer contre son bas ventre. Pourtant elle n'avait pas encore perdu les eaux ! Et l'accouchement n'était pas prévu aussi tôt. Au même moment Drago apparut, le visage sale et égratigné de partout. Il se stupéfia en les voyant a terre et s'écria.
- Mais qu'est ce que vous foutez encore là !? L'ordre gagne du terrain, il faut partir !
Il se tu en entendant les cris soudains de douleurs de son ami et se décomposa.
- Dra... Drago... le bébé. Bégaya-t-elle.
- Elle ne peut pas se lever.
- Oh non... non, non, non c'est pas le moment ! Dit-il en en se précipitant sur elle.
- C'est pas normal ! C'est ... c'est pas...
Elle n'arriva plus à parler. Son souffle haletait et elle peinait à respirer.
- Il faut transplaner !
- Le bébé arrive, ça pourrait les tuer tous les deux !
- Ils mourront si L'ordre les attrapent !
Des cris retentirent au dehors. La Résistance approchait trop vite.
- Faîtes... faîtes moi transplaner...
- Ginny, tu es trop faible. Dit Blaise.
- Non ! Ils... ils n'auront pas mon bébé ! Jamais ! Faîtes moi transplaner !
La rousse lutta de toutes ses forces pour ne pas hurler de nouveau. Drago voyait à quel point elle souffrait et hésita. Il pourrait la tuer en la faisant transplaner. Le bébé aussi. Si cela arrivait, il ne pourrait jamais s'en remettre.
- Drago ! C'est un ordre ! Fait moi transplaner !
Lui et Blaise échangèrent un regard avant de tous les deux la relever du mieux qu'ils purent. Elle s'accrocha à eux comme à une bouée et dans un dernier hurlement, ils disparurent. Les sorciers aussi.
Quand tous atterrirent enfin, il virent la jeune femme allonger au sol sur de la neige. Ses cheveux de feu contrastait avec le blanc immaculé du sol, pourtant ils purent voir que sa peau était tout aussi pâle. Et pour cause, ses yeux étaient ouvert sur du vide. Sa respiration était invisible. Drago et Blaise s'affairaient autour d'elle, complètement prit au dépourvu et la secouaient vainement. D'autres mangemorts apparurent autour d'eux et tous la transportèrent jusque dans un manoir perdu au milieu des montagnes. Les lieux semblaient déserts, pourtant, dés qu'ils passèrent la porte, la voix stridente de Tiki retentit. Ils se trouvaient dans le Manoir dans lequel ils avaient vu, un peu plus tôt, Magnus et Katherine, enfants.
- Maîtresse !
Ginny fut montée dans une chambre et l'elfe, avec l'aide de pas moins de trois médicomages, se mit à l'ausculter. Une effervescence folle régnait dans le salon. Tout le monde attendait un verdict, une nouvelle mais rien ne venait... Alors que Drago et Blaise attendait devant la chambre, une voix glaciale retentit avec force. Une voix qui fait taire tout le monde.
- Où est ma femme ?!
Le Seigneur des Ténèbres entra à grandes enjambées, une dizaine de fidèles derrière lui, têtes basses. Les pans de sa cape volaient autours de lui et des éclaboussure de sang barrait son visage. Les sorciers furent surpris de voir que là aussi, il arborait le corps et le visage de Tom Jedusor. Cela ne le rendait que plus effrayant. Sans se soucier du monde présent, il se précipita vers Malfoy et Zabini. Ils semblaient presque malade.
- Je veux savoir ce qui s'est passé. Dit-il face à eux. Pourquoi n'êtes vous pas parti quand je vous l'ai ordonné ?
- Il y a des complications Maître.
- Quelles complications ? Vous deviez la mettre en sécurité !
Tiki sorti de la chambre à ce moment même ; la petite servante avait les oreilles tombantes et les yeux humides. Elle serrait dans ses mains son tablier en dentelle et se moucha dedans avant de s'incliner devant son Maître. Son nez crochu toucha le sol.
- Comment va-t-elle ?
- On lui a jeté un sort. Souffla-t-elle.
- Quoi ?!
- Elle n'était pas entrain d'accoucher contrairement à ce qu'on crut Mr Malfoy et Zabini. Elle était victime d'un puissant sortilège de lignée, lancé à distance.
- De lignée ? Qu'est-ce que... que ça veut dire ?! Demanda Drago.
- Par les liens du sang. Dit Blaise.
- Mr Ron Weasley était-il dans la bataille au Manoir ?
- Oui. Pourquoi?
- A une assez courte de distance, un sort de cette envergure peu lier deux personne comme une. Déclara Voldemort d'une voix sombre. Ils sont tous les deux les derniers nées de leurs ligné. S'il avait lancé un sort sur elle, via leur sang commun, tous ce qu'il aurait ressenti aurait eu un impacte sur elle aussi.
- Mr Weasley a-t-il été blessé ?
Voldemort serra la mâchoire à s'en briser les dents. Ses yeux brillaient tellement qu'on aurait pu les croire intégralement rouge. Son sang bouillonnait de rage sous sa peau.
- Oui. Ils avaient tout prévu.
- Maîtres ?
- Weasley s'est laissé désarmer. Dit-il en se tournant vers ses fidèles, le regard fou. Il m'a laissé le torturer sans riposter. Même Potter m'a regarder faire pensant plusieurs seconde sans réagir. J'aurais dû deviner qu'il s'agissait d'un piège ! Le sort est-il brisé ?
- Oui maître mais...
- Je veux la voir !
- Maître...
Il ignora l'elfe et ouvrit la porte de la chambre d'un coup de pied. Il vit sa femme, allongée dans un lit, plus pâle que la mort et la respiration sifflante. Sa rage ne fit que croître. Il voulait tuer ce Weasley, plus que tout au monde, il voulait lui faire payer cet affront. Il s'approcha silencieusement, ignora les courbettes des Medicomages et lui prit la main. Son habituel chaleur l'avait quitté, remplacée par un froid macabre. Elle était à peine en vie. Il déglutit. Des hématomes violacés recouvraient son ventre. Dans son regard se mélangeait la haine, la consternation, l'inquiétude et la folie. Voir sa Lady ainsi, dans cet état...
- Le sortilège à accéléré le processus. Nous allons devoir déclencher son accouchement. Dit Tiki. Mais... vu son état, il se pourrait que son cœur ne tienne pas le coup.
- C'est la femme du Seigneur des Ténèbres vermine ! Bien sûr que son cœur tiendra le coup !
- Mais nous ne pouvons utiliser aucune magie sur elle Sire... le sortilège à activer la magie de votre enfant. Il les défend tous deux désormais et tous nos sort de stabilisant cardiaque et d'anesthésie sont inutiles. Nous avons bien essayer de pratiquer une césarienne mais la magie de l'enfant nous empêche de l'approcher...
Les vitres se mirent à vibrer tant sa force magique emplissait les lieux. Voldemort fulminait. Elle était sienne. Personne au monde n'était en mesure de la le lui prendre. Et aujourd'hui Weasley avait presque réussit. Un halètement brusque résonna derrière lui et avant qu'il ne puisse se retourner Hermione Granger apparut.
En la voyant, Harry et Ron réprimèrent un cri d'horreur. Hermione se tenait là, devant eux, juste à côté de Voldemort comme si sa présence n'était qu'un détail. Vêtue d'une logue et élégante robe de sorcière vert sapin, son visage se décomposa sur place quand elle vit son amie. Voldemort la regarda de ses yeux de braises quand une idée lui vînt. Il ne lui laissa pas le temps de parler et déclara.
- Tu vas m'aider.
- Par.. pardon Maître ?
- Tu vas m'aider ! Tu as su me rendre ce corps, tu sauras m'aider à la maintenir en vie pendant la naissance de mon fils.
- Mais... mais...
- Je distrairais l'enfant. Dit-il brusquement en enlevant sa cape. Je pratiquerais de la magie sur Ginerva, de cette façon notre fils sera focalisé sur moi. Pendant ce laps de temps tu inciseras son ventre et l'extraira d'elle. Tu ne devras utiliser aucune magie.
- Qu... quoi ?! Mais Maître... il y a tout un tas de facteurs à prendre en compte ! On ne peut pas sortir un bébé comme ça ! Surtout dans son état ! Elle pourrait faire une hémorragie interne, un arrêt cardiaque, une insuffisance respiratoire...
- Une fois que l'enfant sera hors de son système nous pourrons nous assurer qu'elle survivre grâce à ma magie ! Mais jusque là tu devras faire une césarienne à la moldu !
- A la moldu ?! S'horrifia-t-elle.
- C'est un ordre Hermione. Dit-il sévèrement.
La jeune femme se mordit les lèvres, les yeux exorbités par ce qu'il lui demandait d'accomplir. Au bout de quelques secondes cependant, elle attacha ses cheveux en un chignon serré et releva ses manches.
D'une main tremblante, ils la virent saisir un scalpel.
Mais tout s'évanouit de nouveau.
Voilà ! Un long chapitre aujourd'hui que j'avais hâte de vous écrire ! J'aurai voulu le poster plus tôt, désolé, mais j'espère qu'il vous plaira ! La prochaine fois, d'autres questions seront soulevées et nous aborderons le fameuse question de la présence d'Hermione dans le futur. Je parlerais aussi de Kai ! J'ai hâte !
Merci à tous ceux qui me suivent, et à vos commentaires, ils m'encouragent à continuer ! Bizzzzeeeee et à très vite pour la suite !
