Voldemort n'arriva pas à fermer l'œil cette nuit- là. Son esprit et son corps était empoisonné par la magie. Une magie qui le rendait complètement fou et que le temps ne faisait que renforcer. Ginerva avait raison. Il ne résisterait pas bien longtemps. Lutter était comme se débattre dans l'eau. Inutile et douloureux. Il avait beau user de toutes sa volonté et de toute son expérience il n'avait jamais rien connu de tel. Il se sentait prit au piège, possédé par quelque chose de plus puissant que lui. Il ne parvenait plus à penser, parler ou bouger correctement. Toutes ses capacités étaient altérées, cherchant désespérément à le guider vers Ginerva, désormais plusieurs mètres au-dessus de lui. Il avait l'impression de pouvoir la sentir, tout près de lui. Son cœur et son corps l'appelait ; lui, cherchait en vain à combattre cette envie. Il refusait de se laisser manipuler par qui que ce soit mais pour la première de fois, il n'était pas sûr de pouvoir parvenir à ses fins.
Quand le matin arriva, il hésita à remonter de la Chambre des Secrets. Malgré tout, sa fierté prit le dessus. Chaque pas lui étaient douloureux mais il n'en montra rien. Il n'allait pas se laisser manipuler. Il était Lord Voldemort ! Si cette magie décidait de lui faire vivre un enfer, soit ! La femme de lumière n'aurait pas le plaisir de le voir geindre après elle. Il garderait la tête haute et ce même s'il devait endurer cette affreuse et obsédante attirance.
Il arriva tôt dans la Grande salle, néanmoins il y vit déjà les serpentards en pleine parti d'échecs, Scorpius plongé dans une lecture et Granger, assise à une table, en tain de finir son petit déjeuné un livre en main. Seuls les Trois Griffondors, sa femme, Kai et Son fils étaient absent. Il ne s'en plaint pas et déglutit difficilement en se servant un café. Les liens magiques se resserraient autour de sa gorge comme un étau de fer, l'empêchant de respirer correctement. Il avait l'impression d'étouffer. Les lieux étaient silencieux et personne ne remarqua son trouble. Tous étaient plongés dans leurs activités. Il ne dit rien et se contenta de s'asseoir dans un fauteuil, à l'abris des regards, dans un coin en retrait de la bibliothèque.
Le temps s'écoula lentement. Peut-être une heure passa sans que personne ne dise le moindre mot. Scorpius qui était allongé de tout son long sur un canapé soupira. Il était levé depuis plusieurs heures, incapable de trouver le sommeil. Ses pensées fusaient dans son esprit fatigué. Toute cette situation lui donnait une migraine. Il avait essayé de se plonger dans la lecture, à la recherche d'un moyen de sortir d'ici, mais Voldemort avait raison, il n'y avait aucune piste qu'ils étaient en mesure d'exploiter. Rien du tout. Ils étaient juste coincés comme des rats, à la merci de cette esprit temporel qui ne semblait pas encore décidé à les laisser partir. L'arrivée de sa tante changeait néanmoins beaucoup de chose. Si ça se trouve, peut-être sa sœur apparaît-elle aussi ? Ou sa mère ? A cette pensées, son regard se tourna machinalement vers Hermione. Plongée dans un livre, elle griffonnait des notes sur un calepin. Son visage un peu pâle laissait transparaître sa concentration. Un visage qu'il avait observé à la dérobé toute son enfance. Il avait toujours aimé la regarder travailler, faire des recherches ou lire. Dans ces instants, elle semblait coupée du monde, enfermé dans sa propre réalité. Il aimait cette hypothèse. Il se mettait toujours près d'elle étant enfant ; lui et sa sœur ne la quittait jamais. Pendant que Kai jouait dehors avec Magnus, ils s'installaient par terre, ou sur un fauteuil alors trop grand, dans lequel ils tenaient tous les deux. Et puis ils la regardaient, fascinés pendant plusieurs heures. Elle était si belle. Lui et Rose étaient subjugués. Ils avaient un jeu à cette époque. Ils devaient la dessiner. Rose avait beaucoup plus de talent que lui, mais il aimait essayer de la reproduire sur papier. Encore aujourd'hui il pouvait la revoir, les sourcils légèrement froncés, les yeux agités par sa lecture, sa lèvre inférieure retroussée, une flopée de cheveux bouclés lui tombant sur les joues et qu'elle dégageait distraitement. Elle dégageait tellement de maturité, et de concentration. Elle restait la plupart du temps à la bibliothèque du Maître ou dans la salle d'entrainement avec lui. Parfois il lui arrivait de partir en mission, mais jamais bien longtemps. Le maître ne voulait pas risquer la vie de sa protégée sur le terrain. Malgré ses réticente à rester à l'ombre des combats, elle en profitait pour passer du temps avec eux. Elle tenait à éduquer ses enfants elle-même, avec Drago. Ils n'avaient eu ni gouvernante ou professeur particulier. Seul le maître les entraînait de temps en temps. Kai était un élève très doué pour son âge, comme Magnus. Lui et Rose se montraient souvent trop distraits. Ils préféraient lire, sans grande surprise. Au fond, ils avaient toujours espéré ressembler à leur mère. Une femme si intelligente, forte et indépendante, prête à tout pour sa famille. Elles les inspiraient. Malgré tout, la vie n'en restait pas moins difficile. Il avait toujours su voir à travers ses sourires, cette ombre d'inquiétude et de peur qui habite quiconque vie en tant de guerre. Drago était souvent en mission, ne faisant que marquer un plus ses traits d'inquiétude. Elle n'avait jamais voulu inquiéter ses enfants, aussi ils leurs étaient arrivé de la surprendre dans sa chambre, en train de pleurer silencieusement. Des instants rares pendant lesquels son masque se brisait et laissait voir le portait d'une femme abîmée par la guerre et rongée par la peur de perdre ceux qu'elle aimait. Kai ne les laissait jamais la regarder plus de quelques secondes dans ces moments-là. Il était l'aîné. Il voulait les protéger. L'image de son cousin lui vînt en mémoire. Car si sa mère lui manquait, Kai semblait, lui, torturer par son absence. Hermione représentait plus qu'une mère pour lui, c'était sa sauveuse, son ange gardien, sa raison de vivre. Etre aussi loin d'elle, aussi longtemps était un crève-cœur pour lui. Ses tentatives pour le cacher étaient vaines. Scorpius et Magnus le connaissait sur le bout des doigts. Mentir était inutile. la présence du passé d'Hermione et es souvenir horribles qu'ils avaient vécu, n'était qu'un rappel constant que leur mère n'était pas auprès d'eux. Une autre torture de l'esprit du temps, pensa -t-il.
Il soupira, le cœur lourd. Il voulait sa sœur. Il voulait ses parents. Il voulait sa vie, quel que soit le temps d'horreur dans lequel il vivait. Il voulait voir Kai sortir de sa chambre et sourire de nouveau. Lui et ses cousins, n'avaient pas ressentie autant de désespoir depuis longtemps.
Il se leva, brusquement agacé. Il n'aimait pas déprimer. Sa mère lui avait enseigné de toujours chercher la lumière dans les situations les plus obscures. Elle voulait les voir affronter cette vie avec la volonté de ne jamais abandonner. Il aurait voulu pouvoir suivre ce conseil malgré les épreuves. Son regard fut attiré par le piano à queue dans un coin de la grande salle. Personne n'y avait jamais touché depuis qu'ils étaient tous arrivés. Il hésita quelques instants avant de s'y laisser aller. Il n'avait pas joué depuis des années. Il s'assit et considéra longuement le clavier noir et blanc. Tant de souvenir le rattachait à ce simple instrument. Il se revit avec Kai et Rose, tous les trois assit sur le sol, entourant leur mère pendant qu'elle jouait avec aisance. Ses mélodies avaient toujours su apaiser leurs chagrins à l'époque. Même son père adorait l'écouter jouer avant de partir. Elle leurs avaient appris à jouer étant enfant, même à Magnus et Katherine. Ginny l'accompagnait dans ses compositions de temps en temps. Elles aimaient ses instants privilégier, entourées de leurs enfants et ou la guerre semblait si lointaine.
Il pianota distraitement ; les notes se mélangèrent d'abord timidement. Il fouillait dans sa mémoire, pour se rappeler ses enseignements. Cela remontait à si loin... une autre vie peut-être. Ou deux...
- Tu sais jouer ?
La voix d'Hermione derrière lui le fit sursauter. Concentré sur ses touches, il ne l'avait pas entendu le rejoindre. Autour d'eux, Drago et Blaise avait cessé leur partie et même le Mage Noir lui lançait un regard curieux. La voir si près de lui devant le piano serra son cœur d'émotion et il bégaya.
- Non, je... pas beaucoup.
- Pourtant c'est très joli. Dit-elle en souriant.
- Ce sont... heu... de veilles mélodies avec lesquelles je m'entraînais. Mais c'était il y a longtemps.
- Qui t'as appris ? Demanda-t-elle en s'asseyant à ses côtés.
Scorpius déglutit, gêné.
- Toi.
Elle parut surprise et rougis un instant. Drago aussi, d'ailleurs, qui n'était toujours pas habitué à l'idée que Granger devienne sa femme et la mère de ses enfants. Blaise, lui sourit, amusé.
- Je... je n'ai pourtant jamais encore entendu cet air. Dit-elle.
- Tu l'as composé il y a longtemps. Kai n'était encore qu'un bébé il me semble. C'était juste après que tu sois devenue l'élève officielle du Lord.
- Oh... Souffla-t-elle. Je... je n'ai jamais composé de ma vie.
- Pour le moment. Mais c'était l'un de tes passe-temps. Gin t'accompagnait au chant parfois.
- Vraiment ?
- Hum hum... Quand... quand ils nous arrivaient de faire de mauvais rêves, tu nous berçais avec. Tu la jouais très souvent. Dit-il en jouant de nouveau.
- Tu... tu veux bien la jouer de nouveau ?
Cette demande le surpris, pourtant, elle lui réchauffa le cœur. Le regard qu'elle lui lançait, timide et curieux, le fit sourire. Il commença alors, emplissant la Grande Salle de cet aire profond et mélodieux. Elle résonnait en échos, et fit frissonner Drago. Quelque chose en lui était touché par cette musique. Le temps semblait s'être arrêté pendant quelques instants. Personne n'osait bouger, ou faire le moindre bruit. Pourtant, une voix interrompit la mélodie. Une voix qui parut lointaine mais qui suffit à figer les mains de Scorpius. Il crut avoir rêvé, ou halluciné. Pourtant, c'était bien la voix de sa mère qu'il avait entendue ; pas celle d'Hermione, non, mais celle qu'il rêvait d'entendre depuis son arrivée ici. Il fit volteface, alerté et rencontra le visage des griffondors, assis à la table mais aussi celui de Kai.
Il était arrivée silencieusement après Ginny, Potter et Weasley, et n'avait pas bougé de l'entrebâillement de la porte, avec Ginerva et Magnus. Ces deux derniers le regardaient avec émotions, mais Kai, lui semblait ailleurs. Sa mâchoire était contractée et ses yeux presque larmoyants. Entendre cette mélodie le bouleversait. Scorpius s'apprêta à parler quand la voix qu'il avait cru entendre résonna de nouveau, interpellant tous les occupants de la Grande Salle. Magnus et Ginerva paniquèrent avant de finalement comprendre. Avant même qu'ils ne puissent parler, un brouillard apparut et les transporta vers cette voix si chère à leur cœur. Le salon de Manoir apparut, et la mélodie jouée quelques secondes plus tôt par Scorpius retentit de nouveau, accompagnée d'un chant.
Ils virent avec stupeur Hermione Granger, plus âgée, assise au piano en train d'essayer un ensemble de note. Vêtue d'une longue robe noire à dos nus, ses longs cheveux venaient tomber en boucle dans son dos. Son regard était lointain, et semblait déchiré.
- C'est toi... murmura Blaise stupéfait.
- Kai ! S'exclama Magnus.
Mais lui parlait était trop tard. Le Lestrange était obnubilé par le souvenir de sa mère dans lequel il les avait tous transporté.
Ils virent Hermione sortir de ses pensées en entendant un enfant bas-âge gazouiller. Kai était assis non loin d'elle sur une couverture, au milieu de plusieurs peluches. Elle sourit un instant, mais un dilemme se jouait toujours en elle. Elle commença alors à jouer, de façon fluide et régulière cette fameuse mélodie quand une autre voix l'interrompit.
- Hermione ?
Ginny apparut, incertaine. En la voyant, la Granger se détourna.
- Qu'est-ce que tu veux ?
Sa voix était froide et cassante, ce qui surprit tous les spectateurs. La rousse, elle, baissa la tête et s'avança malgré tout.
- On m'a dit que je te trouverai ici.
- Par "on", j'imagine que tu veux dire Voldemort.
- Hermione... s'il te plaît...
- Non ! Tu es une traître, tu as choisi ton camp ! Moi je... je ne suis là que pour Kai... Je... je ne le laisserai pas mourir.
Ginny déglutit et alla lui faire face. Hermione ne daigna pas la regarder, mais elle ne se déroba pas.
- Tu mens.
- Excuse-moi ?!
- Tu n'as pas uniquement là pour lui.
- Je ne suis pas une traître ! S'exclama-t-elle.
- Pourtant tu t'es détournée d'eux ! Tu es venu ici parce que tu savais que Kai mourrait ! Qu'ils allaient le tuer !
- Ron et Harry sont simplement... perdus... ils ne voient pas ce qu'ils sont en train de devenir mais je refuse de les abandonner !
- Hermione... je sais que tu m'en veux et que tu ne comprends pas... mon choix. Mais je suis ta meilleure amie et je sais quand tu mens.
- Comment oses-tu ?!
- Tu te voiles la face ! Tu refuses d'admettre que tu aimes vivre ici, les enseignements du Maître, la présence de Kai et que tu as des sentiments pour...
- C'est faux ! Tonna-t-elle. Je... je n'éprouve rien de tout ça... je... je ne fais que mon devoir.
Le malaise était visible dans le regard de la Griffondor. Elle se battait contre elle-même, refusait d'admettre cette vérité qui sautait aux yeux de tous. Ginny compatit et s'assit à ses côtés. Hermione ne l'en empêcha pas trop occuper à essayer de contenir ses larmes de colère.
- Je venais souvent ici moi aussi. Dit-elle d'une petite voix. Quand j'ai commencé à réaliser que je l'aimais, je ne voulais pas y croire. Je me trouvais affreuse, monstrueuses d'éprouver ces sentiments pour lui... j'écrivais des poèmes que j'essayais de mettre en musique. J'espérai que cela m'aiderai à trouver une réponse.
- J'imagine que ça été le cas.
- Hermione, je sais que tu m'en veux pour être parti mais tu es dans le même cas de figure que moi il y a un an. J'ai simplement arrêté de lutter contre ce que je savais être plus fort que moi. Tu comprendras toi aussi.
- Je... je ne peux pas renoncer à toute ma vie pour... je... Bégaya-t-elle.
- Je sais. Mais imagines-tu aujourd'hui un jour ta vie sans Kai ?
Elle ne dit rien, mais se tourna le poupon gazouillant et serra les dents. Pourquoi fallait-il que le sort s'acharne ?
- Non...
- Je sais que tu as des sentiments pour Drago...
- Par Merlin veux-tu bien te taire !? C'est ridicule !
- Oh je t'en prie, ça saute aux yeux !
- C'est grotesque !
- Hermione arrête de t'enfermer dans le déni !
- C'est un Malfoy !
- Je suis une Weasley, crois-tu que ça m'a empêcher d'épouser le Seigneur des Ténèbres ?
- Mais enfin...
- Je connais Drago, d'accord, et il est aussi entêté que toi ! Si je n'interviens pas vous allez tous les deux devenir fous.
- C'est ridicule...
- Il t'aime !
- Arrête !
- Et tu l'aimes aussi !
- Stop !
- T'es sentiments sont confus, ne le nie pas ! Tu vis ici depuis des mois maintenant ! Il t'a sauvé la vie, tien à toi, et toi aussi ! Vous être des parents pour Kai ! Vous travaillez ensemble ! Arrêtez de faire vos fortes têtes par fierté !
Ginny soupira rageusement devant son air renfrogné. Elle avait vu le même sur le visage de son ami bond platine quelques heures plus tôt.
- Joue.
- Quoi ?
- J'ai pris conscience de ce que je voulais vraiment en jouant sur ce piano. Dit-elle en touchant quelques notes. Je suis bien moins douée que toi mais peut-être que cela t'aidera aussi. Tu jouais un air avant que je n'arrive.
- Je... je ne sais pas ... j'essayais de m'éclaircir les idées. J'ai écrit ces paroles tout à l'heure, mais je... je ne peux pas croire que je sois vraiment en train de me poser ce genre de questions !
- C'est difficile, mais plus vite tu leurs feras face, plus vite tu seras fixée. Tu ne pourras aller à l'encontre de ton cœur toute ta vie. Crois-moi sur parole. Joue.
- Je... non, je ne peux pas...
- Bien, dans ce cas accompagne moi.
- Quoi ?
- Si tu penses être dans une situation difficile, imagine un peu ce que moi j'ai pu ressentir. Dit-elle en jouant distraitement.
- Ginny...
- J'ai tenté de mettre fin à mes jours. Plusieurs fois.
Tous les spectateurs se tournèrent vers Ginerva quand son passé prononça cette phrase. Personne ne s'était attendu à cette aveux, pas même Magnus.
- Quoi ?
- J'ai aussi essayé de m'obliéter moi-même. Admit-elle. Bien entendu c'était une perte de temps. Tous mes efforts pour fuir mes sentiments étaient inutiles. Et puis, le Lord n'est pas stupide. Il a cru que je voulais lui échapper à travers la mort. D'une certaine façon il avait raison. Mais je ne voulais pas le fuir parce que j'étais malheureuse contrairement à ce qu'il pensait, mais parce que j'étais trop heureuse avec lui. Je me détestais pour ressentir cette joie, ce bonheur et cette paix en sa présence. Exactement de la même façon dont tu détestes à l'heure actuelle. Tu ne supportes pas cette envie oppressante de rester avec Drago et Kai, ici, avec moi et le Maître. Tu ne supportes pas ce désir d'en apprendre plus avec à ces côtés, ou de combattre Harry et Ron pour toutes les injustices qu'ils sont en train de commettre dans le monde Sorcier.
Hermione ne dit rien, mais les larmes lui montèrent de nouveau aux yeux. Elle n'essaya même pas de les cacher.
- Comment... tu... tu as choisi ?
- J'ai décidé de me laisser aller et d'écouter mon cœur. Juste pour une chanson. Et puis, il m'a donné l'opportunité de partir, je l'ai saisi et je suis revenue. Car j'ai compris où étais ma place.
- Ginny...
- S'il te plaît. Hermione, joue. Je ne te demande rien d'autre.
La Griffondor hésita quand elle senti Kai s'accrocher à sa robe. En le voyant elle se mordit la lèvre avec force. Ginny le prit dans ses bras et il se mit à jouer avec ses cheveux, intrigué par leur couleur. Cette image l'attendrit et eut raison de ses dernières réticences.
- J'ai écrit ça, mais... mais je ne sais pas si... je veux dire, c'est personnel.
- Ne t'en fais pas.
Hermione souffla un grand coup et se lança. Ses mains allèrent sur les touches gracieusement, jusqu'à ce que sa voix s'élève à son tour.
Warrior - Beth Crowley
You fascinated me
Tu me fascines
Cloaked in shadows and secrecy
Vêtu d'ombres et de secrets
The beauty of a broken angel
La beauté d'un ange déchu
I ventured carefully
Je me suis prudemment aventurée
Afraid of what you thought I'd be
Effrayée de ce que tu pouvais penser de moi
But pretty soon I was entangled
Mais assez vite, je me suis empêtrée
You take me by the hand
Tu m'as prise par la main
I question who I am
Je me demande qui je suis
Refrain :
Teach me how to fight
Apprends-moi à me battre
I'll show you how to win
Je te montrerai comment gagner
You're my mortal flaw
Tu es mon vice mortel
And I'm your fatal sin
Et je suis ton péché fatal
Let me feel the sting
Laisse-moi resssentir la piqûre
The pain
La douleur
The burn
La brûlure
Under my skin
Sous ma peau
Put me to the test
Mets-moi à l'épreuve
I'll prove that I'm strong
Je te prouverai que je suis forte
Won't let myself believe
Ne me laisse pas croire
That what we feel is wrong
Que ce que nous ressentons est mal
I finally see what
Je vois finalement que
You knew was inside me
Ce que tu connaissais était en moi
All along
Tout le long
That behind this soft exterior
Que derrière cette douce enveloppe
Lies a warrior
Se trouve une guerrière
My memory refused
Ma mémoire a refusé
To separate the lies from truth
De séparer les mensonges de la vérité
And search the past
Et à la recherche du passé
My mind created
Mon esprit a créé
I kept on pushing through
J'ai continué
Standing resolute whish you
Restant inébranlable espérant que toi
In equal measure
À mesure égale
Loved and hated
Aies aimé et haï
You take me by the hand
Tu m'as prise par la main
I'm seeing who I am
Je vois qui je suis
Refrain (x1)
You take me by the hand
Tu m'as prise par la main
I'm sure of who I am
Je suis sûre de qui je suis
Refrain (X1)
Oh oh oh...
The pictures come to life
Les images s'animent
Wake in the dead of night
Je me réveille au milieu de la nuit
Open my eyes
J'ouvre les yeux
I must be dreaming
Je devais rêver
Clutch my pillow tight
J'agrippe mon oreiller
Brace myself for the fight
Me prépare à la lutte
I've heard that seeing
J'ai entendu que voir
Is believing
C'est croire
Sa voix se tarit avec la musique. Kai regardait Hermione avec de grands yeux émerveillés. Elle, en revanche avait les joues ruisselantes de larmes. Ginny posa l'enfant avec ses peluches et enlaça son amie. Il n'en fallut pas plus pour qu'elle explose en sanglots contre elle.
- J... je ... suis... affreuse... Bégaya-t-elle.
- Chut, chut... ne dis pas ça... Aimer ne fais pas de toi quelqu'un d'affreux. Bien au contraire.
Un autre brouillard apparut et emmena les spectateurs quelques années plus tard, dans le même salon. Cette fois-ci Kai avait grandi et devait avoir une dizaine d'année. Deux têtes blondes, accompagnées d'une petite fille riait devant les effort de Magnus, assis sur les genoux de sa mère et essayant d'aligner trois notes correctement.
Un souvenir heureux qui dura plusieurs minutes. Hermione souriait, plus radieuse que jamais avec son amie, devant les progrès et erreurs de leurs enfants. Derrière eux, dans l'encadrement de la porte, Drago Malfoy les regardait, attendri. Quand Rose le vit elle s'écria et se précipita dans ses bras. Tous les enfants la suivirent, surexcités, tandis qu'un soulagement immense se lit sur le visage d'Hermione. Son mari était parti il y a de ça deux mois avec Blaise en mission. Aussi heureuse que ses enfants, elle se jeta dans ses bras, émue. Les nouvelles se faisaient rare en mission. Ils s'embrassèrent amoureusement, et Ginerva sourit. Blaise arriva quelques instants après et fut assiégé par les enfants. Des rires retentirent, et la rousse les enlaça à son tour.
- Bienvenue à la maison.
Ces mots, Hermione Malfoy n'auraient jamais cru les dire un jour. Pourtant, avec les bras de Drago autour de sa taille, et leurs enfants riant non loin d'eux, elle ne les avait jamais autant penser de sa vie.
Voilà ! Je ne vous oublie pas ! Voici le 19e chapitre et j'espère qu'il vous aura plu ! Il était temps que je développe un peu mon Dramione ! ;-)
Je vais être franche, j'ai imaginé toute cette fiction en écoutant cette chanson de Beth Crowley. S'il vous plaît, allez l'écouter en imaginant Hermione chanter les paroles ! Cette scène me tourne dans la tête depuis le début et je suis trop contente de pouvoir enfin vous la partager ! J'espère qu'elle vous plaira autant qu'à moi. Une autre chanson viendra dans le prochain chapitre. Laissez-moi un commentaire pour me donner votre avis sur ce chapitre, il compte beaucoup pour moi.
Merci à tous pour vos reviews, ils me poussent à continuer et même si je mets un peu de temps à publier, je ne vous laisserai pas tomber ! Merci encore ! A très vite ! BIzzzzeeeee
