Cligne des yeux juste une fois et vois tout partir en ruines
… Tu as choisi la longue route mais nous attendrons,
… Attache une corde autour d'un cœur suffocant
L'éternité déchirée
Sonne doucement les cloches funéraires à présent
« J'ai besoin de mourir afin de me sentir vivant »
— « Au revoir ma belle » de Nightwish et Dark Passion Play
Harry fut presque aussi surpris de se trouver accroché ainsi à Albus en se réveillant, que d'avoir réussi à se rendormir sans avoir été entraîné par d'autres cauchemars. Cette position était étrange et réconfortante, mais il ne voulait pas s'en passer. Pas pour le moment.
Il se décontracta contre la poitrine d'Albus et ferma les yeux. Des scènes de son cauchemar remontèrent spontanément à la surface et il fit de son mieux pour repousser les larmes montantes. Ce n'était seulement des cauchemars, c'était des souvenirs et c'en était que plus terrible. Il se souvint de Neville resté sur le carreau pour leur donner une chance à tous de s'échapper du Manoir Jedusor. Il se souvint de l'instant où il avait réalisé que plus jamais Neville ne reviendrait. Il se souvint d'une semaine plus tard, quand Voldemort avait envoyé une armée d'Inferi à leurs trousses ; menée par le cadavre réanimé de Neville.
Il frissonna faiblement et une larme coula le long de sa joue avant d'être absorbée par les robes d'Albus. Il avait pleuré toutes les larmes de son corps, semblait-il.
Jamais Harry n'avait vu une expression si dévastée sur le visage de Luna, alors que celle ci avait été forcée de se battre contre la dépouille de Neville. Ginny en avait été malade par la suite, une fois qu'Hermione eut libéré le Feudeymon et éradiqué les Inferi. Ils avaient tous été livides et béats, choqués par ce dont Voldemort était capable. Ils avaient ensuite incinéré leurs morts. Ils ne laisseraient pas ce connard s'attaquer à eux d'une manière si terrible une nouvelle fois.
Peut-être, pensa Harry, était-ce la raison pour laquelle il avait tant de mal à faire son deuil et à se relever. Il n'y avait aucune tombe, aucun au-revoir - tout ce qu'ils avaient pu faire était fuir, encore et encore. Il aurait dû apprendre à s'arrêter de fuir. Même à présent, malgré la force avec laquelle il voulait de ce refuge, une partie de lui l'incitait à bouger encore, à ne pas rester au même endroit.
Mais il pourrait apprendre à vivre ici, comme ça. Il apprendrait. Aussi longtemps qu'Albus voudrait d'Harry. Et peut-être qu'il ne cesserait jamais d'être hanté par ce qu'il avait vu et fait, mais certainement qu'avec du temps, il irait mieux?
Puis une idée le frappa et il se figea, sans presque oser respirer. La Pierre de Résurrection. Il connaissait sa localisation exacte et la manière de l'obtenir. Il pourrait revoir ses amis, leur parler. Il n'aurait pas à traverser cette épreuve seul. À chaque fois qu'Harry aurait besoin d'eux, ils seraient là, quelqu'un à qui parler, quelqu'un de compréhensif. Trois tours et Ron, Hermione, Ginny, Neville, Luna, ils viendraient tous et -
Attends, pensa Harry, son esprit tirant la sonnette d'alarme. Arrête. Il s'engageait sur un territoire dangereux, un territoire malsain et obsessionnel. Tel était le danger de la Pierre, du Miroir de Rised. Le benjamin Peverell ne s'était-il pas éteint, en essayant de continuer à vivre avec sa - femme? - morte comme si elle était toujours là?
Professeur Dumbledore lui avait rappelé que s'attarder sur les rêves en oubliant de vivre n'apportait rien de bon. Ses amis étaient morts et partis, rien ne les ramènerait. Pas tels qu'il les connaissait, de toute façon, bien qu'il ferait de son mieux pour protéger les versions de cette époque.
De plus, cela le tuerait s'il essayait et qu'aucun ne se montrait. Mieux valait-il croire qu'ils se trouvaient dans un endroit meilleur que de confirmer que les gens qu'il avait connus n'existaient plus et n'existeraient plus jamais.
D'ailleurs, il avait Albus à présent. Et peut-être qu'il faisait confiance au sorcier plus âgé un peu trop vite et un peu trop entièrement, mais Harry avait des bases sur lesquelles se reposer. Et si ces dernières différaient de la progression de cette relation là, eh bien, Albus était bien plus jeune et Harry plus mûr que par le passé. Cette fois, c'était Harry qui protégeait ses secrets tenus fermement contre lui et Albus ne portait pas le poids du monde sur ses épaules.
Il laisserait le temps suivre son cours, n'irait pas à la recherche de la Pierre de Résurrection et plus jamais la Cape ne lui appartiendrait. Tout ce qui lui restait à faire à présent, était de se débarrasser du Bâton de la Mort et peut-être qu'à ce moment là, il pourrait enfin se détendre.
Il lâcha un grognement embarrassé en se souvenant de sa crise de nerfs. Il n'avait pas fait exprès, mais il accumulait depuis si longtemps et la compassion d'Albus avait été la goûte d'eau. Jamais il n'aurait pensé se lâcher de cette manière. Pas avec les larmes qui lui avaient presque été arrachées. C'était une expérience étrangement cathartique, maintenant qu'il y réfléchissait.
Le corps contre lequel il était blotti bougea et il leva la tête pour voir les yeux bleus d'un Albus encore somnolant s'ouvrir.
Albus grimaça en se réveillant, son corps protestant contre la position inconfortable dans laquelle il avait dormi. Il tenait quelqu'un - Harry, se souvint-il - et baissa les yeux pour vérifier qu'il dormait paisiblement. Il fut surpris de trouver son compagnon éveillé.
« Bonjour, murmura-t-il, la voix encore rocailleuse à cause du sommeil, tu es réveillé depuis longtemps?
— Non, répondit Harry. Merci pour… vous voyez.
Il détourna un regard embarrassé.
— Tout le plaisir était pour moi.
Il s'assit lentement, en sifflant de douleur devant ses muscles mécontents et se détacha d'Harry en faisant attention. Purement platonique, songea Albus en réaction à la légère sensation de regret qui le prit avec la distance. Il refusait d'étudier la raison pour laquelle il sentit le besoin de justifier.
— Je vais t'apporter tes potions. »
Harry retint un souffle bruyant en réalisant qu'Albus était sur le point de traverser ses Sortilèges de Silence et, sans y réfléchir, sa baguette se retrouva dans sa main en les annulant instantanément. Le professeur n'avait pas encore remarqué les sortilèges, mais à présent qu'il n'était plus distrait par le spectacle qu'offrait Harry, il n'aurait pas pu les manquer s'il les avait touchés. Albus fit une pause, peut-être sensible à une forme de magie employée à cette instant, mais se remit en mouvement avec simplement l'hésitation la plus légère. Dés qu'il fut hors de vue, à son insu, Harry lâcha un soupir et se rallongea contre la tête de lit, sans réfléchir à quelque chose en particulier jusqu'au retour de l'autre sorcier. Une fois les potions obligatoires avalées, Harry lâcha : « J'ai besoin de prendre une douche.
Albus lui sourit.
— La salle de bain se trouve deux portes plus loin, elle est aussi connectée à ma chambre. Prends tout le temps dont tu as besoin et je demanderai à ce que le petit déjeuner soit monté ici une fois que tu auras fini.
— Merci Albus, » dit Harry en souriant bêtement à l'idée d'une douche chaude. La magie n'apportait pas les mêmes sensations que de se frotter avec de l'eau chaude, même si vous en sortiez tout aussi propre au final.
La salle de bain était propre et ordonnée, le sol constitué de carreaux blancs, la baignoire large et confortable. Le miroir, heureusement, n'était pas un miroir parlant, auquel cas il serait allé se changer derrière le rideau de douche. Harry verrouilla les deux portes et chantonna en se débarrassant de ses vêtements sales avant d'allumer le robinet et d'entrer dans la douche. Il poussa un soupir de contentement en sentant le puissant jet d'eau lui toucher le dos. Par la barbe de Merlin, il était presque étourdi de bonheur par une chose si simple. Les petits plaisirs de la vie devaient vraiment lui avoir manqué.
Harry ignorait combien de temps il était resté avant d'éteindre l'eau et d'aller se sécher, mais il réalisa immédiatement qu'un problème se posait puisqu'il ne voyait ses vêtements nul part. Les elfes de maison étaient probablement passés pour emmener ses affaires à la buanderie. Et il n'avait pas pensé à emprunter un deuxième ensemble de vêtements propres avant d'entrer dans la salle de bain. Merde.
Il baissa les yeux vers la serviette qu'il tenait dans les mains et poussa un soupir résigné avant d'enrouler cette dernière autour de sa taille. Harry n'aimait pas particulièrement montrer son corps plus que nécéssaire et sa première année s'était presque entièrement écoulée avant qu'il ne se sente assez en confiance dans le dortoir avec ses camarades. Il était d'autant plus gêné maintenant qu'il avait été marqué par les années de guerre. Néanmoins, il y avait peu de chances pour qu'Albus ne tombe sur lui s'il se dépêchait.
Harry eut de la chance jusqu'à ce qu'il se faufile dans le couloir et entende une exclamation sourde. Il fit la moue et vit Albus le fixer.
Albus leva la tête en entendant la porte s'ouvrir et eut du mal à respirer devant une telle vision. Il ne put faire autre chose que fixer un long moment, incapable de détourner le regard alors que ses yeux retraçaient la mosaïque de cicatrices recouvrant le torse de Harry. La blessure infligée par l'épée n'était que la dernière parmi tant d'autres, encore rouge mais presque guérie.
Tellement de cicatrices, pensa Albus, stupéfait. Certaines étaient minces, d'autres avaient l'air irrégulières et douloureuses, traversant son estomac et sa poitrine - même ses bras - à côté de ce qui ressemblait à des blessures infligées par des piqures. Une le choqua tout particulièrement, une décoloration au centre de la poitrine de Harry dont la forme rappelait dangereusement une explosion céleste. Les seules cicatrices dont il était impossible de se débarrasser ne pouvaient avoir été infligées que par de la Magie Noire.
Quelqu'un avait tenté de tuer Harry, réalisa-t-il ahuri. Beaucoup de gens avait tenté de tuer Harry.
Un léger toussotement le tira de ses pensées et il détourna le regard en vitesse, les joues écarlates.
« Euh… j'ai oublié que je n'ai pas de vêtements, avoua Harry mal-à-l'aise, en regardant n'importe où sauf en direction d'Albus.
— Oui. J'ai pris la liberté de rétrécir certains de mes vêtements pour toi.
Il fit un geste inutile vers la robe qu'il s'apprêtait à déposer sur le lit avant le retour du jeune sorcier.
— Je te verrai dans la cuisine pour le petit-déjeuner, j'imagine.
— Um, oui. »
Harry fit un pas de côté pour laisser sortir Albus, plus hâtif qu'à l'ordinaire. Il ne pût s'empêcher de jeter un dernier coup d'œil fois avant de fermer la porte, qui confirma que les cicatrices s'étendaient également dans le dos d'Harry.
Harry avait fait la guerre, il n'y avait pas d'autre explication possible. La question était, de quelle façon y avait été-t-il impliqué?
Dés l'instant où Albus ferma la porte, Harry grommela et s'écroula tête la première sur son lit. Pourquoi ce genre de choses ne lui arrivait qu'à lui? Il poussa un soupir, se retourna sur le dos et s'assit. Il ne voulait pas faire attendre Albus. Et définitivement, pensa-t-il en examinant les robes pour la première fois, les goûts vestimentaires d'Albus n'avaient encore rien de si excentrique. Elles étaient vertes foncées, brodées avec ce qui ressemblait à un dessin végétal de couleur dorée.
« Je n'avais jamais réalisé que les professeurs avaient leur propre cuisine, commenta Harry en entrant dans la pièce puis en s'asseyant en face d'Albus.
La cuisine était petite avec une cuisinière, un four et un évier, et n'était de toute évidence pas souvent utilisée pour faire la cuisine. Les plats posés sur la table contenaient, comme il en était coutume avec les elfes de maison, une abondance exagérée de nourriture - du bacon, des œufs, des toasts, des saucisses. Son estomac se contracta légèrement face à tant de nourriture et il jeta son dévolu sur un toast et quelques œufs pour le moment, avec un verre de jus de citrouille.
— Cela dépend des quartiers qu'ils choisissent, l'informa Albus.
Ils étaient tous les deux heureux d'ignorer totalement le moment embarrassant qui avait eu lieu plus tôt.
— Mais je crois qu'aucun de nous ne cuisine. Pas quand il y a autant d'elfes de maison contents de le faire pour nous et qui plus est bien plus doués.
Harry lâcha un ricanement et botta en touche sans réfléchir :
— Si Hermione vous entendait…
Il se tut, surpris devant sa propre réaction, se remplit la bouche sans attendre à l'aide d'un morceau de bacon. Mais Albus n'était pas déterminé à le laisser tranquille cette fois.
— Qui est Hermione? s'enquit-il.
— C'est juste quelqu'un, répondit vaguement Harry.
— Quelqu'un d'important pour toi.
Il laissa le silence perdurer avant de répondre.
— C'était l'une de mes meilleurs amies, depuis mes onze ans. Un génie, avec des opinions très arrêtées.
— Qu'allais-tu dire? le questionna Albus. Si elle vous entendait…
— Parler des elfes de maison de cette façon. Elle serait horrifiée, puis vous donnerait un cours sur les droits des elfes de maison et l'horreur de l'esclavage et cetera, jusqu'à vous faire lever les yeux au ciel.
Harry sourit d'un air affectueux.
— Elle s'est lancée dans une sorte de croisade quand nous étions à l'école, à essayer d'éveiller les consciences et de libérer les elfes de maison. C'était une Née-Moldu, vous savez. Toujours prête à faire changer le statut quo.
— Où est-elle maintenant? demanda Albus avec curiosité.
— Elle est morte, répondit Harry d'un ton catégorique. Ils sont tous morts.
— Oh, murmura Albus d'une voix et d'un air douloureux. Je suis vraiment désolé.
Il était familier de la perte de tout être proche. Cela avait néanmoins été de sa propre faute, au final. Il méritait le dégout d'Aberforth et sa propre culpabilité ne le quitterait jamais. Mais Harry ne méritait pas ça, cette mort et cette agonie face à leurs pertes.
Les mots lui manquaient pour exprimer sa compassion et il changea de sujet après un long silence :
— Et toi? Tu es un Né-Moldu?
— J'ai été élevé par des moldus, répondit brièvement Harry.
Albus laissa tomber, conscient que le sujet était sensible. En revanche, il ne put s'empêcher d'appuyer le menton contre sa main alors qu'il observait le jeune homme. Il était fascinant. Plus il en apprenait sur lui, plus il voulait en apprendre.
Plus il en apprenait sur les malheurs qu'avait traversé Harry, plus il voulait le protéger. Même si Harry était assez puissant et doué pour ne pas avoir besoin de sa protection.
— Vous avez dit que je pourrais emprunter quelques bouquins? demanda Harry après avoir fini.
Le fait qu'un maître de la métamorphose possédait certainement des livres pour l'aider à devenir un Animagus lui avait traversé l'esprit. Le seul problème était d'en devenir un sans qu'il ne remarque quoi que ce soit. Ce qui ne se produirait surement pas, mais il allait tout de même faire un effort.
— Bien sûr, Albus se leva et lui fit signe de le suivre. Ils sont dans mon salon. »
Harry sourit légèrement devant l'étagère qui prenait presque un mur entier. Il y trouverait surement quelque chose d'utile. Il commença par la fiction moldue, puisque Albus pensait qu'il aimerait en lire pour se distraire avant tout, et il trouva en effet quelque chose. Peter Pan était un livre qui avait toujours éveillé sa curiosité. Il passa à autre chose rapidement, en évitant l'Arithmancie et les Runes Anciennes (ces matières étaient pour lui une langue étrangère). Il fronça les sourcils devant certains des livres qu'il trouva éparpillés dans la section DCFM. Plusieurs d'entre eux étaient extrêmement sombres.
Il finit par atteindre la métamorphose et sourit tout seul devant la sélection. Il devait bien y avoir quelque chose sur Comment devenir un Animagus. Il s'arrêta devant Métamorphoses Avancées de Forme Humaine à Animale et conclut qu'un tel ouvrage pourrait lui être utile, mais son regard s'illumina en trouvant Votre Animal Intérieur : Un Guide sur la Métamorphose Animale et sur les Animagus. C'était exactement ce dont il avait besoin. Peut-être pourrait-il étudier les livres plus avancés des autres sections une autre fois. Étendre son arsenal de sortilèges ne pourrait que lui être bénéfique. Chaque nouveau sort, sortilège, malédiction ou bouclier pourrait un jour lui sauver la vie, après tout.
Mais pour le moment il allait s'assurer que jamais Jedusor ne pourrait s'échapper et cela signifiait devenir un Animagus. L'idée d'un Jedusor en cavale lui causa un sentiment de panique pour la énième fois.
« Tu as trouvé quelque chose? demanda la douce voix de Dumbledore.
— Quelques trucs, répondit Harry.
Il tenta furtivement d'obscurcir les titres des deux derniers livres.
— Peter Pan, lit Albus. C'est un bon livre. J'étais un peu surpris de te voir aussi attiré par mon sujet de prédilection.
— La défense est ma matière préférée, rétorqua Harry en essayant de cacher sa nervosité. Mais la métamorphose s'est aussi montrée très utile.
— Je dois t'avouer, commença Albus, que j'ai certains de ces livres depuis si longtemps, que je les reconnais à leur couverture plutôt qu'en ayant besoin de lire le titre.
— C'est vrai? répondit Harry d'un ton faible, faute d'avoir une meilleure réponse à donner.
Merde, pensa-t-il. Il n'avait de toute façon pas pensé réussir tout seul.
— Tout à fait, confirma Albus, son regard brillant d'une lueur amusée. La métamorphose Animagus ne devrait pas être tentée seul. Le moindre faux-pas pourrait s'avérer désastreux.
Harry poussa un soupir et laissa tomber l'idée de prétendre n'avoir aucune idée de ce dont parlait Albus.
— Vous seriez d'accord pour m'aider? s'enquit-il avec espoir.
Il fut surpris de la facilité avec laquelle les mots lui vinrent, compte tenu de sa réticence habituelle lorsqu'il s'agissait de demander de l'aide.
— Bien sûr, affirma le professeur. Pourquoi ne commences-tu pas par lire ces deux derniers livres? Le livre sur la métamorphose de forme humaine à animale ne te sera pas d'une grande aide dans ce cas.
— Merci, dit sincèrement Harry. Il tourna les talons pour quitter la pièce, puis s'arrêta. Si je fais ça, je n'irai pas m'enregistrer au Ministère.
— C'est bien ce qui me semblait, reconnut Albus d'une voix grave. J'ai confiance en toi Harry. Peu importe ce que tu comptes faire avec ça, tu feras ce qui est juste.
Harry toussota et essaya de parler malgré le nœud qui lui nouait la gorge.
— Merci, » répéta-t-il un peu maladroitement avant de s'enfuir dans sa chambre.
