Bonsoir !

Tout d'abord, je tiens à remercier les quelques followers et reviewers qui sont passés par ici. Cela m'a fortement fait plaisir. ^^

Je sais que ce chapitre est légèrement plus court. Mais plus concis (étant donné qu'il ne se concentre que sur un WE. Promis, le prochain sera beaucoup plus long !

Je tiens à remercier Lucy, qui vient tout juste de corriger la fiction ! ^^

Hermoni : Je ne compte pas abandonné si vite. Je posterai toutes les deux semaines !

Les personnages, sauf les OC, ne m'appartiennent pas.


La première semaine se passa dans un calme magnifique pour Harry Potter. Personne ne venait le déranger, contrairement à ce qu'il avait l'habitude avec la Gazette et le Ministère. Les cours, eux, se passaient normalement pour un début d'année. Comme beaucoup d'élèves n'avaient pas eu l'occasion de suivre les cours durant l'année précédente, la directrice avait demandé à chaque professeur de prendre le temps de remettre tous les élèves dans le bain. Si Harry remercia le bon sens de la directrice pour des cours comme celui de Potions, de Métamorphoses ou encore de Botanique, il s'ennuyait déjà un peu plus dans celui de Défense contre les Forces du Mal ou encore de Sortilèges. Cela ne l'empêchait cependant pas d'apprécier les cours.

Ainsi, le samedi arriva. Harry, réveillé par les quelques rayons qui se montraient par la fenêtre, resta allongé un moment dans son lit, son adorable petit chiot roulé en boule sur son ventre. Dans sa tête, il faisait le point. Ou du moins, il essayait vaguement. Il avait tellement de choses auxquelles il devait penser et tellement peu envie de le faire. Il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir ce vide en se posant la même éternelle question : et maintenant ? Alors qu'il poussait un soupir, il entendit un grognement venant de l'autre lit. En tournant légèrement la tête, il put apercevoir un Draco tirant une drôle de tête, comme s'il était nauséeux. Ce n'était pas la peine de lui demander s'il allait bien. Le Serpentard ressentait déjà les effets de la pleine lune. Malheureusement, même si la potion Tue-Loup était d'un grand secours, ce n'était malheureusement pas un remède miracle. Au moins, le Serpent gardait le contrôle quand il était transformé. C'était déjà ça.

Draco tenta de bouger pour trouver une position plus confortable avant de se crisper. Harry se leva, en prenant bien soin de ne pas réveiller la boule de poils, pour se rendre dans la magnifique salle-de-bain qui leur était réservée. Elle était d'une simplicité élégante avec son carrelage bleu et ses meubles blanc. Une immense baignoire se trouvait au fond, juste à côté d'une douche. Harry commença à faire couler de l'eau chaude dans la baignoire avant de revenir dans la chambre.

- Ca va ? Demanda-t-il.

Draco bougea légèrement en grognant de tout son soûl.

- J'ai l'impression qu'un troupeau d'hippogriffes m'est passé dessus.

Depuis qu'il le côtoyait, le Griffon avait déjà vu les effets de la pleine lune sur le Serpentard. C'était la première fois cependant qu'il mettait des mots dessus.

- Je suis en train de faire couler un bain.

Draco soupira. Cela voulait dire bouger. Cependant, l'eau chaude lui ferait très certainement du bien. Grognant, il se leva et se dirigea d'un pas lourd vers la salle-de-bain. Harry se dit qu'il aurait peut-être dû d'abord prendre sa douche. Tant pis, il attendrait. Prenant un livre au hasard, il s'installa confortablement dans son lit avant de commencer sa lecture. C'était sans compter sur Hermione qui entra naturellement chargée d'un plateau rempli de toasts.

- Bonjour ! J'étais venue voir comment vous alliez.

Harry fronça les sourcils.

- Tu es matinale.

La Gryffondor se contenta de déposer son plateau sur la table et de faire signe à son ami de venir manger. Elle remplit aussi, au passage, la gamelle de Luffy après l'avoir nettoyé d'un coup de baguette magique.

- Où est Draco ?

- Dans la salle de bain, répondit Harry. C'est comme s'il était passé sous un bus.

Hermione hocha de la tête en prenant un toast.

- Je me souviens d'une discussion avec le Professeur Lupin, dit doucement Hermione en jaugeant la réaction de son ami. Il m'a toujours dit qu'il avait toujours mal partout en période de pleine lune.

Un léger silence s'installa dans la pièce. La demoiselle à la crinière n'arrivait pas à dire si elle avait bien fait ou pas. Elle décida donc de changer de sujet, insistant pour que son ami vienne manger.

- Ouais… De toute façon, je ne suis pas près de prendre ma douche !

Les deux Gryffondors émirent un léger rire avant de profiter de la montagne de toasts qui trônait sur la table.

XoXoXoX

La journée avança normalement. Les deux Lions avaient décidé de profiter du fait que ça soit le début d'année pour jouir du bon temps. Marchant tranquillement le long du lac, ils discutaient de tout et de rien. Cela commença par les cours et les nouveaux professeurs. Ils s'échangèrent leurs avis sur Davis et O'Brien qui se montraient tous les deux très pédagogue à leurs manières.

- En parlant des nouveaux, le Professeur Chevalier donne très bien cours, lui aussi. Il a juste parfois un peu de mal à se faire comprendre. Il a un fort accent français. Et il a parfois un peu de mal à retrouver ses mots en anglais. Mais on sent qu'il parle avec expérience. Ça donne envie de suivre son cours.

- Je ne lui ai pas vraiment parlé, répondit Harry, mais j'étais sûr que tu l'apprécierais !

La discussion dévia sur l'ambiance dans la salle commune des Rouge et Or. La bonne ambiance était là en général. Parfois, les discussions dérapaient, se faisant suivre de silence pesant. Les garçons avaient aussi rapporté à Hermione que l'ambiance du dortoir n'était pas la même sans Harry. Ce dernier s'en voulait un peu. Mais il avait vraiment besoin de se retirer et de rester un peu seul.

- Tu n'es pas vraiment seul, fit remarquer la brune.

- Oui. Mais Draco a plutôt tendance à se faire discret.

Harry enchaina la discussion sur son meilleur ami. Cela allait très bien entre Hermione et lui.

- Il est vraiment gentil et attentionné. Il a beaucoup muri. Je t'ai dit qu'il devait passer une partie des vacances chez moi non ? Ça c'est très bien passé ! Il a passé une semaine entière comme un moldu ! Il a eu du mal. Mais il y est arrivé !

Harry ne put s'empêcher de rire, étonné par cette révélation.

- Et puis, il s'inquiète beaucoup pour toi. Mais il n'ose pas venir te déranger. Puis, il est mal à l'aise en présence de Draco.

Harry acquiesça silencieusement.

- Sinon… En ce qui concerne Ginny et toi ?

Le brun se confia à sa meilleure amie. Il ne savait pas trop où il en était, ni s'il était prêt à reprendre la relation. Il était seulement sûr qu'il ne voulait pas la blesser, quoi qu'il arrive.

- Tu ferais bien de lui en parler. Elle est un peu perdue elle aussi. Et je pense qu'elle sera compréhensive.

- Promis, j'y penserai.

Ils continuèrent silencieusement leur marche quand ils aperçurent au loin Théodore Nott qui se baladait seul.

- Il s'est fait agressé par deux Serdaigles, ce matin, confia Hermione à son ami. Il s'est contenté de les ignorer.

- Théodore, cria alors aussi Harry.

L'interpellé se retourna, perplexe, vers les deux Gryffondors. Ces derniers s'avancèrent calmement vers lui. Il les regarda d'un air neutre, se demandant ce qu'ils lui voulaient.

- Ça va ? Demanda le Lion.

- Ça va très bien, Potter. Merci.

Le ton de Théodore s'était montré très poli. Mais on pouvait clairement voir à sa tête que ce dernier se posait vraiment des questions.

- Et vous ?

- Difficilement, répondit le Héros. On fait avec.

Un silence gênant s'installa dans le petit groupe. Hermione rattrapa le coup.

- En fait, on s'inquiétait un peu pour toi. Avec ton père arrêté, on sait que ce ne doit pas être facile pour toi non plus.

- Oh…

Théodore semblait soudainement gêné.

- Je ne suis pas celui qui faut plaindre, dit-il en se passant une main derrière la tête. A part des idiots qui pensent que je suis comme mon père. Franchement, sans vouloir offenser qui que ce soit, la guerre… m'est un peu passée au-dessus de la tête.

Harry sourit bêtement à cette réponse. Théodore Nott n'était pas quelqu'un de spécialement méchant. Peut-être un rien solitaire et insensible sur certains points.

- Je pense que la personne pour laquelle il faut s'inquiéter le plus, reprit le Serpentard, c'est Draco. J'ai déjà voulu lui parler plusieurs fois mais…

Il ne termina pas sa phrase. Il était simple de deviner qu'une multitude de raisons se cachaient derrière.

- Il va bien, reprit Harry. Du moins, il va aussi bien qu'il peut aller.

- Je suppose que tu as raison, Potter. Il ne serait pas revenu, sinon.

Un silence s'abattit à nouveau. Le Serpentard les salua alors d'un signe de tête avant de reprendre son habituelle balade solitaire. Les Griffons, eux, décidèrent de rentrer au château.

XoXoXoX

Nos deux griffons avaient rejoint leurs amis pour manger. Hermione s'était installée à côté de son cher et tendre tandis que Harry s'asseyait en face. De manière à bien voir ses amis… Et Ginny qui se trouvait à côté de son frère. D'un simple regard, il demanda à sa meilleure amie un rien d'aide et celle-ci lui répondit d'un sourire compatissant. Dès que le repas fut fini, Hermione s'arrangea pour emmener Ron autre part, laissant Harry seul avec son ex-petite amie. Il l'invita à le suivre afin que la conversation se fasse loin des oreilles indiscrètes.

- Tu veux me parler, demanda la rouquine ?

Le Lion afficha un air sérieux et triste que ne manqua pas de remarquer la cadette de la famille Weasley. Quelque chose lui disait qu'elle n'allait pas aimer la conversation.

- Oui, finit par répondre Harry.

Toujours avec ce même air sombre sur le visage, il prit une grande inspiration et reprit la parole. Il expliqua à son ex-petite amie tout ce qu'il avait sur le cœur. Ses hésitations, ses doutes, ses incertitudes, ses remords, ses cauchemars, son besoin de se retrouver seul… Ginny écouta tout ce que lui confia Harry d'une oreille attentive. Elle n'appréciait pas ce qu'elle entendait… Mais elle comprenait. Silencieusement, elle s'approcha de son ami pour le prendre dans ses bras. Silencieusement, ils restèrent ainsi dans cette étreinte. Silencieusement, ils se réconfortaient l'un l'autre, comme des amis.

- Hum hum…

Ce petit toussotement les ramena à la réalité. Harry et Ginny se séparèrent pour apercevoir le Professeur McGonagall qui les regardait d'un air compatissant et bienveillant.

- Je suis ô combien navrée d'interrompre ce moment. Mais je dois m'entretenir avec vous, Monsieur Potter. Pouvons-nous nous rendre dans vos appartements ?

- Ce n'est pas grave, Professeur, répondit la rousse. Je vais vous laisser.

Et elle s'en alla calmement, non sans avoir offert un immense sourire à Harry. Se retrouvant seul avec son Professeur, il mena la marche sans poser de questions. Il se doutait bien que la conversation n'allait pas être commune. Une fois dans la pièce, ils furent accueillis par le grognement étouffé d'un Draco, torse nu, allongé sur le ventre dans son lit et la tête plongée dans son cousin. La Directrice n'y porta pas plus d'attention que ça. Elle s'assit nerveusement sur une chaise et fit apparaitre du thé.

- J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, fit-elle en appréhendant la réaction des deux jeunes hommes. Nous avons découvert que la Cabane hurlante s'est effondrée il y a quelques jours. Ce qui veut dire que vous ne pourrez pas y passer les pleines lunes.

Les lèvres pincées, elle regarda son élève qui se trouvait en face d'elle. Harry se contenta de prendre une gorgée de thé en acquiesçant. Draco, lui, grogna une nouvelle fois. Mais la Directrice ne sut si c'était à cause de la douleur ou de ce qu'elle venait d'annoncer.

- Bien sûr, il ne serait pas raisonnable de vous faire passer la nuit dans la forêt interdite. Vous savez tout aussi bien que moi les nombreux dangers qui la composent.

Le Gryffondor eut un léger sourire qui confirmait le fond de sa pensée.

- Du coup ? Demanda-t-il.

- Et bien… Vous m'avez déjà dit que Draco répondait plutôt bien à la potion. Et qu'il ne vous attaquait pas. Je pense qu'il serait possible que vous restiez ici, dans un premier temps.

Elle marqua une toute petite pause, le temps d'apprécier un peu de la boisson encore fumante.

- A vrai dire… Je pense que, si tout se passe bien, il serait même possible de Monsieur Malfoy et vous puissiez faire quelques balades dans le parc. Je crains fortement la réaction des autres élèves. Mais je me dis que Monsieur Malfoy se retrouvera vite à vouloir se dégourdir les… pattes.

Harry était un peu étonné mais ne sembla non moins ravi de la nouvelle.

- Il faut tout de même que nous en discutions entre… personnes concernées, fit-elle avec un regard complice. D'ailleurs, je devais vous informer qu'une personne supplémentaire serait dans la confidence. Il s'agit de Madame Pomfrey qui viendra inspecter l'état de Draco après chaque pleine lune pour s'assurer que ce dernier va bien.

Harry acquiesça silencieusement.

- Bien… Je pense que c'est tout pour le moment. N'hésitez pas à venir me trouver si besoin. Le mot de passe est « Maraudeur ».

Et la Directrice se dirigea vers la sortie laissant un Gryffondor surpris. Il se demandait bien quelle idée avait bien pu avoir McGonagall pour choisir ce mot-de-passe. En tout cas, il était sûr que peu de personnes allait le trouver.

XoXoXoX

Le dimanche soir arriva bien vite. Harry avait décidé de rester auprès de Draco qui était vraiment mal en point. S'il n'avait pas été témoin de l'évolution du Serpentard au cours du dernier mois écoulé, il ne l'aurait jamais cru. Ce dernier avait passé tout sa journée à gémir de douleur sur son lit, se renfermant au moindre contact compatissant du Gryffondor. Harry se contenta de rester non loin, un livre ouvert et l'esprit vagabondant dans ses pensées.

Harry se souvenait de la première transformation de Draco chez lui. Il se souvenait que, ce soir-là, il était monté un peu avant la pleine lune et s'était installé contre la porte en attendant le moment fatidique. Une fois que l'astre se fut montré, des cris s'étaient élevées de la chambre, perçant le silence de la nuit. Des cris si chargés de souffrances que Harry s'était brisé rien qu'à les entendre. Sans s'en rendre compte, une larme avait coulé sur sa joue. Les cris avaient duré encore un instant, changeant légèrement avec le temps. Puis seul de longs halètements étaient parvenus à Harry. Doucement, il s'était levé et avait ouvert la porte. Dans l'embrasure, il avait pu voir Draco, transformé, gisant sur le sol. Le Gryffondor s'était alors approché doucement pour caresser son pelage.

- Harry ?

L'interpellé sortit soudainement de ses pensées et aperçut la présence de sa meilleure amie.

- 'Mione ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je m'inquiétais un peu. Alors, je suis venue. J'ai demandé à Ron mais il ne se sent pas… capable de venir ce soir.

Harry acquiesça silencieusement, refermant le livre qu'il tenait toujours en main. Hermione s'installa, faisant apparaitre du thé sur la table. Elle se permit de jeter un coup d'œil à Draco, toujours allongé dans son lit.

- Il a vraiment l'air mal en point, fit-elle en servant le thé.

- Et le pire reste à venir, lança Harry, d'un air sombre.

Hermione le regarda d'un air compatissant. Le Griffon, lui, se leva et lança un sort de Silence sur la porte. Son amie le trouvait terriblement nerveux. Elle commençait à l'être elle aussi.

- La voilà, dit-elle en observant la douce lueur qui passa la fenêtre.

Aussitôt, Draco se mit à se tordre et à hurler de douleur. Lentement, ces membres se transformèrent et la fourrure poussa sur sa peau. Hermione, horrifiée, ne put s'empêcher de se retourner. Harry lui, regardait la scène avec impuissance. Il ne pouvait qu'attendre.

Soudainement, le loup s'arrêta de hurler. Il respirait rapidement et bruyamment sur le lit.

- Bon sang… C'est pire que la fois où on a vu Rémus se transformer, dit Hermione la voix tremblante.

- Rémus était habitué, malheureusement, répondit Harry.

Ce dernier se leva pour rejoindre son colocataire. Doucement, il s'assit près de lui et le caressa pour le réconforter.

- C'est fini. Du calme.

Les caresses et la voix du Lion permirent à Draco de se calmer. D'un mouvement las, le loup posa la tête sur la jambe de Harry et ferma les yeux. Hermione s'était permise de regarder à nouveau son ami et l'animal à ses côtés.

- Dommage que je n'ai pas un appareil photo, fit-elle avec un sourire.

Il fallait avouer que la scène était plutôt touchante à voir. Elle se leva pour caresser Draco à son tour.

- Si tu le permets.

Le loup ne se montra pas réticent.

- J'étais en train de me demander… Est-ce que tu n'as jamais songé devenir un Animagus ?

Harry sembla un rien surpris par la question. Il n'avait jamais vraiment pris le temps d'y réfléchir.

- Je suis sûre que McGonagall serait ravie de nous apprendre. Même si ça ne nous sera pas forcément utile. Cela peut tout de même être pratique d'une certaine manière.

- Pour éviter les journalistes de la Gazette, par exemple, ajouta Harry.

Les deux amis se mirent à rire, réveillant au passage Draco qui ronflait calmement.

- Tiens, je pensais que les loups-garous disposaient d'un regain d'énergie à cause de la lune, lança Hermione.

- Slughorn lui donne un sédatif dans son traitement, si je ne me trompe pas. Si tu voyais le nombre de potions qu'il prend depuis un mois. Au moins une par semaine.

Harry montra à son amie une petite caisse en osier, verrouillée par un cadenas, qui trainait calmement sur la cheminée. Il enleva aussi de son cou une petite clé qui portait précieusement. Intriguée, Hermione s'en saisit et alla ouvrir le coffret. Ce dernier comportait douze fioles de différentes couleurs, chacune étiquetée avec la date où Draco devait la prendre. La dernière ouverte, une bleue, disposait de la date du jour.

- Je sais que les fioles violette contiennent la Tue-Loup, expliqua Harry. Les rouges sont là pour le remettre en forme.

Hermione acquiesça silencieusement. Comprenant mieux ce qu'elle avait devant elle. Quatre fioles rouges, une bleue et une violette pour chaque cycle lunaire complet. Cela lui faisait presque penser à un pilulier.

- Je pense qu'on peut faire largement faire confiance au Professeur Slughorn, reprit la Rouge et Or. En tout cas, on ne peut pas dire qu'on ne lui prête pas attention.

Elle revient vers le lit pour souhaiter une bonne nuit aux deux garçons.

- Je vais y aller. Prions que je ne me fasse pas prendre par un préfet. Je devrais déjà être couchée.

Harry réalisa que sa meilleure amie était venue durant le couvre-feu. D'un bon, il se leva et sortit une vieille cape de sa valise. Décidément, il faisait bien de toujours la garder près de lui.

- Tiens ! Personne ne te remarquera avec. Tu risques d'en avoir plus souvent besoin que moi, cette année.

Hermione prit la cape et le remercia d'un sourire. Elle se cacha ensuite dessous avant de filer dans le couloir. Harry, lui, souhaita une bonne nuit aux deux animaux présents dans la pièce avant de s'installer confortablement dans son lit.

XoXoXoX

Harry fut tiré dans son sommeil par quelques coups donnés à la porte. Embrumé, il prit ses lunettes et regarda rapidement autour de lui. Les rayons rouges du soleil passaient par la fenêtre, lui indiquant que l'heure devait être assez matinale. Soupirant, il s'assit sur son lit et son regard se porta malencontreusement sur Draco. Ce dernier était retransformé – Depuis un moment, pensa Harry – et exhibait inconsciemment sa nudité. Harry se retient de rire, déviant le regard quand trois autres coups rapides se firent entendre.

- Ah oui… Pomfrey !

Il rassembla sa motivation et se leva pour couvrir l'intimité de son colocataire et ouvrir à l'infirmière qui attendait. Cette-ci adressa un sourire à Harry.

- Désolé de vous réveiller, Monsieur Potter !

Elle observa attentivement l'élève avant de reprendre, d'un air soucieux.

- Hum… Vous n'avez pas beaucoup dormi, Potter.

Harry ne releva pas. Il n'avait pas encore eu l'occasion de voir sa tête. D'un signe de tête, il acquiesça.

- J'ai… un peu réfléchi, hier soir.

Un peu était un euphémisme. Il avait longtemps repensé à l'idée de devenir un Animagus. D'un côté, il n'avait pas vraiment trouvé cela nécessaire mais il ne pouvait s'empêcher de se dire que l'idée le tentait bien. Et pour une fois qu'il avait vraiment envie de faire quelque chose depuis la Bataille de Poudlard…

- On vous a déjà dit qu'il n'était pas bon de réfléchir avant d'aller dormir. Il faut se vider l'esprit, Potter ! Bon, ce n'est pas tout mais je suis là pour examiner Monsieur Malfoy.

Harry laissa entrer la bonne femme qui porta toute son attention sur le blond.

- Dites, demanda Harry avant que son interlocutrice ne soit trop absorbée, Savez-vous si Madame la Directrice est déjà réveillée ?

- Je pense bien, Monsieur Potter. Elle attend mon rapport tout de suite après ma visite.

Harry se rendit rapidement dans la salle-de-bain pour se préparer. A peine dix minutes plus tard, il se retrouvait rafraichi et habillé. Il remarqua que Draco s'était fait réveillé lui aussi. Mais pas assez pour être des plus coopératif, au grand dam de l'infirmière. C'est donc un petit sourire sur les lèvres qu'il se mit à tracer dans les couloirs encore déserts. Il était, décidément, encore bien tôt.

- Maraudeurs !

Il était enfin arrivé devant la gargouille qui pivota à l'annonce du mot-de-passe. Aussitôt, Harry gravit les marches et donna quelques coups sur la porte. Un simple « Entrez ! » lui répondit.

- Professeur.

A l'intérieur, Harry put observer une McGonagall visiblement surprise de voir son élève.

- Monsieur Potter. Je ne pensais pas vous voir si vite. Et si tôt.

L'étudiant sourit, les joues légèrement rougies.

- A vrai dire… J'ai discuté avec Hermione hier et…

La directrice interrompit et lui somma de s'assoir pour continuer son histoire. Harry s'exécuta.

- Alors… Vous disiez, Monsieur Potter ?

- J'ai discuté rapidement avec Hermione Granger sur la possibilité de devenir des Animagi.

Minerva McGonagall répondit avec un sourire mi complice, mi moqueur.

- Je vais vous avouer que je pensais avoir cette conversation plus tôt, Monsieur Potter. Notamment depuis que vous avez appris que votre père et Sirius Black en étaient eux aussi. J'imagine que les dernières années n'étaient pas les plus propices pour cela aussi.

La directrice marqua une courte pause pour lui offrir de quoi boire.

- Bien… Pour continuer, vous n'êtes pas sans savoir que la démarche pour devenir un animagus sera surement longue et fastidieuse. A moins que vous ayez toujours votre chance insolente.

Encore une fois, le sourire de la Directrice était partagé entre moquerie et complicité.

- Dans tous les cas, je m'occuperais personnellement d'organiser ceci et de réunir tout le nécessaire. Je m'occupe aussi de faire la demande pour vous – et Miss Granger qui est venue me faire sa demande hier – auprès du Ministère. Etant donné mon statut et le fait que je me propose comme Mentor, ils ne devraient pas être contre.

Harry, qui avait attentivement écouté sa Directrice, acquiesça silencieusement. Il se demandait bien quel pouvait être cette fameuse démarche. Il était vraiment curieux à l'idée de le découvrir.

- Bien, Monsieur Potter. Je pense qu'il est temps pour vous d'aller prendre votre déjeuner. N'oubliez pas que nous somme lundi et que vous avez cours.

Harry remercia en souriant son Professeur avant de sortir de la pièce. En bas de l'escalier, il croisa l'infirmière qui venait faire son rapport.

- Ah ! Monsieur Potter ! J'ai le plaisir de vous annoncer que Monsieur Malfoy est en pleine forme. Si on oublie sa légère fatigue.

Décidément, Harry trouvait que cette journée commençait vraiment bien.


Et voilà !

Je n'ai aucune précision à ajouter cette fois-ci.

J'espère que cette courte (pastaper ._.) partie vous plaira !

Je vous donne rendez-vous dans deux semaines pour la suite ! :D