Hey ! Voici une update extrêmement matinale, parce que dans une grosse heure je pars en convention. Je n'aurai donc pas le temps de poster plus tard dans la journée mais je ne voulais pas poster avec un jour de retard. N'oubliez pas que le prochain chapitre sera posté jeudi et non dimanche comme d'habitude. Pour les réponses aux reviews, je les ferai un peu plus tard dans la semaine, je suis trop crevée ce matin. Sur ce, le chapitre !

La reprise des cours fut un moment un peu étrange pour Hitomi. Ses amis l'accueillirent comme si elle revenait de la guerre, alors qu'il ne s'agissait que d'une blessure, certes assez préoccupante pour une enfant, mais quasiment superficielle comparée à ce que ces enfants connaîtraient quand ils deviendraient des ninjas. Hitomi elle-même ne réalisait que vaguement ce qui l'attendait sur ce plan, et ce uniquement parce qu'elle avait vu les cicatrices d'Ensui, et qu'elle connaissait le canon. Elle n'avait qu'une idée abstraite de la douleur qui naîtrait de ces blessures, et de ses conséquences sur l'âme.

Il lui fallut un peu de travail pour se remettre à niveau en classe de sport. Elle n'avait plus couru depuis une semaine quand elle revint, mais Mizuki considérait qu'il ne s'agissait pas d'une excuse, et qu'elle ne devait pas se ménager. Il n'avait pas tort : les ennemis qu'elle rencontrerait n'attendraient pas poliment qu'elle ait récupéré de quelque blessure que ce soit avant de l'attaquer, et elle devait toujours faire en sorte de donner le meilleur d'elle-même.

Peu importaient les conséquences sur sa psyché, son corps, son âme.

Peu importaient la culpabilité, les « j'aurais dû mieux faire », l'épuisement physique, la lassitude psychologique, les difficultés en apparence insurmontables, les mille montagnes à franchir et mers à détourner. Les shinobi avaient le devoir de toujours surpasser la personne qu'ils étaient la veille ou même l'instant d'avant. C'était la raison pour laquelle on ne laissait plus les enfants sauter des classes à l'Académie. Avec Kakashi, avec Itachi, avec Shisui, le Troisième Hokage avait vu quel gâchis pouvaient être ces flammes brûlées trop tôt, trop fort, trop vite.

Dans ses cours théoriques, Hitomi n'avait pris aucun retard, grâce à Shikamaru. Naruto, par contre, avait souffert de son absence. Il était venu lui rendre visite pratiquement tous les soirs, adorable et aux petits soins pour elle, mais il avait catégoriquement refusé de la faire travailler, même pour l'aider lui. Quand elle consulta le classement des élèves, un peu après son retour, elle vit le nombre de places qu'il avait perdues – elle-même n'était pas classée, puisqu'absente – et elle s'en voulut de ne pas l'avoir aidé à se maintenir. Il avait beau sourire, elle savait que cela l'affectait, un peu.

Aussi se remit-elle au travail, avec un acharnement nouveau. Elle devait devenir plus forte, pour que ce genre de blessures ne se reproduisent que face à des adversaires dignes de les infliger, et pas des simples voyous civils. Une flamme semblable brûlait dans les yeux de Sakura, qui n'avait eu à se tenir loin de l'école que pendant deux petits jours, la chanceuse.

Pendant qu'elle écoutait d'une oreille ce que disait Iruka-sensei, Hitomi avait pris l'habitude de synthétiser ses propos et d'autres informations, apprises auprès d'Ensui ou de sa famille, sur des petites cartes à l'intention de Naruto. Ce système avait fait ses preuves à l'université, dans le Monde d'Avant. Elle se souvenait de l'argent que lui avaient rapportés ses decks de cartes, un par cours. Mais cette fois, il ne s'agissait pas de les vendre. Elle voulait juste aider le jinchûriki et ceux qui, dans son cercle, en auraient besoin.

Les cartes eurent beaucoup de succès, en effet, auprès de ses amis. Ils avaient même développé un jeu avec les paquets qu'elle commença à leur distribuer à la fin de chaque semaine : ils tiraient une carte, lisaient les premiers mots, et l'autre devait finir de la réciter. C'était un bon jeu, qui leur permettait de mémoriser toutes ces informations.

Le jeu attira un jour l'attention de Kiba. Il était ami avec Naruto, mais n'avait jamais vraiment souhaité se mêler à la bande pendant les récréations. Il se contentait d'entretenir une sorte de rivalité amicale avec Hitomi dans les épreuves de vitesse. Les rares fois où elle gagnait, il lui lançait des petites piques, et essayait plus fort encore la fois suivante. La petite fille n'avait jamais gagné deux fois de suite à la course contre l'héritier des Inuzuka. C'était stimulant, de se battre comme ça contre lui.

Un jour, alors que Sakura, Hinata et Shino s'affrontaient au jeu de mémoire – Shikamaru et Hitomi avaient interdiction de jouer à cause de leur mémoire eidétique mais arbitraient volontiers – Kiba s'approcha de l'arbre au pied duquel la bande s'installait toujours. Plusieurs fois au cours de la semaine, l'un ou l'autre des amis l'avaient repéré à écouter ce qu'ils faisaient, sauf peut-être Naruto, dont le sens de l'observation n'était pas franchement le plus développé.

— Uh… Hitomi-san ?

Cet accès de politesse soudain surprit grandement Hitomi. Kiba n'était pas du genre à perdre du temps avec ça. Le regard posé sur lui, elle hocha la tête, laissant Shikamaru s'occuper du jeu – ses amis n'avaient pas arrêté leur partie mais se trouvaient tout de même légèrement sur leurs gardes.

— Oui, Kiba-san ?

Elle pouvait jouer à ça aussi, après tout. Elle laissa un léger sourire danser sur ses lèvres tandis que Kiba faisait descendre Akamaru de sa tête pour le caresser – il faisait toujours ça quand il était nerveux.

— Ma mère… Ma mère dit que mes notes doivent s'améliorer, et je suis vraiment mauvais aux classes d'Iruka-sensei.

La petite fille hocha la tête, puis lui fit signe de poursuivre. Oh, elle savait à peu près où il voulait en venir, mais elle lui en voulait toujours un peu : quelques semaines plus tôt, il s'était moqué du groupe d'étude, et ne s'était jamais excusé. D'accord, c'était quelque chose de courant chez les enfants, mais elle n'avait pas envie de lui faciliter la tâche. Il piaffa nerveusement, se grattant la joue, mais reprit la parole :

— Hum… J'ai entendu que tu aidais Naruto à étudier et il progresse. Est-ce que tu pourrais m'aider aussi, s'il te plaît ?

Elle ne songea pas un instant à refuser, mais feignit une légère hésitation, juste pour le faire angoisser un peu. Elle n'avait pas apprécié qu'il se moque d'elle. Manifestement, une enfance et une adolescente passées dans le monde d'Avant à être la cible de camarades cruels avait laissé une marque plus cuisante et plus profonde sur son âme qu'elle ne l'avait pensé. Après quelques secondes, elle sourit et lui fit signe d'approcher.

— Bien sûr ! Tiens, tu peux emprunter mon jeu de cartes en attendant que je te fasse le tien.

— Mais comment tu vas en refaire un si tu me donnes le tien ?

En amont sur la racine où elle s'était assise, Naruto fit un son qui semblait à mi-chemin entre le reniflement et le ricanement. Un sourire en coin aux lèvres, Hitomi le feignit de le fusiller du regard et, du pied, le poussa juste assez pour qu'il perde légèrement l'équilibre, sans pour autant tomber.

— Étudie le set sur Kirigakure au lieu de faire le malin. Si tu le connais assez bien ce soir, je convaincrai ma mère de nous faire des ramen.

Le laissant s'étouffer sur sa salive puis jurer qu'il allait toutes les connaître par cœur, « tu peux le croire ! », elle se tourna à nouveau vers Kiba.

— Je les connais déjà toutes par cœur, ne t'en fais pas. Je t'apporterai ton jeu dans deux jours, et à partir de maintenant, je te ferai des cartes aussi au fur et à mesure des leçons, si ça te convient. Voici les règles du jeu…

Sous le regard amusé de Shikamaru – les autres étaient occupés soit à manger, soit à jouer, soit à frénétiquement réviser les cartes concernant Kirigakure – elle se lança dans l'explication des règles, et passa brièvement sur la raison pour laquelle son cousin et elle se contentaient d'arbitrer. À la fin de la récréation, Kiba s'était intégré à leur groupe comme s'il en avait toujours fait partie, parce qu'il avait cette chance, cette capacité naturelle à socialiser qui rendait Hitomi à la fois légèrement admirative et secrètement jalouse.

Quelques semaines plus tard, Hitomi réalisa le tour de force qu'elle avait accompli : huit des neuf « bleus » de sa génération faisaient désormais front commun à l'Académie, et elle était un membre de ce groupe, à part entière, considérée par chacun d'entre eux comme une amie et une personne sur qui on pouvait compter. Elle ne connaîtrait sans doute plus jamais la solitude perpétuelle de sa première vie. Ses parents l'aimaient, ses amis l'aimaient. Elle n'était plus seule, et si elle devait finir cette vie dans un hôpital, les chances étaient très faibles que son dernier soupir résonne contre les murs d'une chambre vide.

Il lui était difficile d'admettre à quel point sa vie précédente marquait l'existence qu'elle menait désormais. Elle était effrayée à l'idée de se retrouver seule, mentalement et physiquement. Quand elle étudiait dans sa chambre – c'était rare, elle préférait le salon – elle ne passait pas une heure sans analyser les informations envoyées par ses méridiens, pour vérifier qu'elle n'était pas seule dans la maison. À l'Académie, elle s'asseyait toujours au dernier rang, mais se sentait mal si les chaises à côté de la sienne étaient vides, et était donc l'une des dernières à s'asseoir, tous les matins.

Shikamaru avait compris le malaise qu'elle ressentait à l'idée d'être seule. Il n'en parlait pas, mais ses regards, ses gestes, étaient clairs et apaisants. Il gardait toujours un œil sur elle et, quand elle devait prendre la parole au tableau, devant la classe, souvent pour des exercices donnés par Iruka, il la regardait fixement, parfaitement conscient de lui donner une personne à qui s'adresser, plutôt que l'ensemble que représentaient les élèves. Une chose était certaine : elle ne deviendrait jamais enseignante. Cela, au moins, n'avait pas changé de sa première à sa deuxième vie.

Gaara n'avait pas été ravi d'apprendre qu'Hitomi s'était fait attaquer et poignarder. Ensui-shishou non plus, d'ailleurs. Tous deux lui avaient envoyé de longs messages pleins d'inquiétude et l'adulte avait été à deux doigts de prendre le petit jonchûriki sur son dos et l'emmener à Konoha. La simple idée de l'incident diplomatique qu'une telle action aurait pu causer collait des frissons d'angoisse à la petite fille. Elle était parvenue à les rassurer en leur écrivant tous les jours, expliquant dans le détail l'évolution de son état de santé. Même comme ça, elle pouvait encore sentir l'angoisse sous-jacente dans les lettres de Gaara.

Pour évacuer sa frustration, Hitomi s'était penchée sur un plan qui lui permettrait de rallier Sasuke au groupe d'étude. Il était toujours classé premier, mais en général, elle se trouvait presqu'à égalité avec lui : elle le surpassait très légèrement dans les cours théoriques, mais ce n'était pas assez pour compenser la longueur d'avance qu'il avait sur elle en sport. Aussi l'approcha-t-elle un après-midi, alors qu'il sortait des vestiaires. Pour une fois, les autres filles ne l'attendaient pas, et elle en profita :

— Sasuke-san ?

Il lui jeta un regard méfiant. C'était vrai qu'il n'avait pas de chance, avec les filles de leur classe. Hitomi et Hinata étaient les seules à ne pas lui courir après. Et elles n'avaient que six ans ! Comment des filles de six ans pouvaient-elles penser à avoir un amoureux ? Cela effrayait parfois l'enfant, de voir ses camarades tout faire pour que le jeune Uchiha les remarque. Comme si c'était possible… La seule personne, en-dehors de ses parents, à avoir de l'importance à ses yeux était son frère aîné. Cela dit, son choix de particule honorifique, moins familier que le « kun » que lui donnaient nos camarades à longueur de journée, devait être assez judicieux pour qu'il ne s'enfuie pas d'emblée en courant. Pour peu qu'un Uchiha soit capable d'une telle indignité.

— J'aimerais t'affronter dans un duel d'entraînement, si tu l'acceptes. Je sais que tu es plus fort que moi, mais j'aimerais progresser avant qu'on commence les duels en classe.

— Qu'est-ce que j'y gagne ?

— Je pense que tu progresseras aussi en m'affrontant. On ne dirait pas comme ça, mais mon shishou m'a un peu appris à me battre, et je ne suis pas trop mauvaise… Je pourrais aussi t'apprendre les bases du kenjutsu, si ça t'intéresse, et, bien entendu, t'intégrer à notre groupe d'étude pour que tu aies des résultats encore meilleurs.

Elle veilla à garder un visage impassible tout au long de sa petite plaidoirie. Si elle se jetait sur lui sans retenue, ou avec l'air désespéré, elle n'acquerrait jamais son respect, et c'était ce qu'elle recherchait là. Elle vit ses yeux s'illuminer quand elle mentionna le kenjutsu. Il s'agissait d'une compétence qu'Itachi ne lui avait jamais transmise… Et il ne le ferait plus à présent que Danzô avait mis la main sur lui. Les dents serrées, elle réprima un frisson d'angoisse. Elle ne pouvait rien y faire. Pas encore.

— Tu maîtrises le kenjutsu, toi ?

— J'ai des bases, répondit-elle en haussant les épaules. Mon shishou a été capitaine de l'ANBU et, avant que nous revenions à Konoha, il voulait que je sache quelle arme je voudrais utiliser, et que je sache me débrouiller avec, au cas où. Si tu viens à la maison avec moi, je pourrais te montrer.

— Tu ne me proposerais pas ça gratuitement.

— Bien entendu. Comme je te l'ai dit, j'aimerais me battre contre toi pour m'améliorer en taijutsu à mains nues.

Elle ne reparla pas du groupe d'étude. Elle savait qu'elle n'en avait pas besoin, elle avait obtenu l'attention de Sasuke et… Et il était encore un enfant, admiratif et jaloux d'un frère aîné dont il ne surpasserait jamais aucun accomplissement, triste de ne pas être assez bon aux yeux de son père. Facile à manipuler. Elle refusa de culpabiliser : elle avait de bonnes raisons d'agir de la sorte, et ce n'était pas mal de lui proposer un cercle d'amis. Il en aurait besoin, bientôt.

Elle le vit la jauger du regard et fit de son mieux pour adopter le genre de posture typique d'Ensui-shishou, détendue mais vaguement menaçante. Peut-être devrait-elle commencer à utiliser le même eye-liner vert foncé que lui… Elle secoua très vite l'idée hors de sa tête : elle n'avait pas envie que les ninjas de garde à la porte principale du village hurlent de rire en les voyant côte à côte la prochaine fois qu'ils iraient découvrir le monde tous les deux, que ce soit pour un voyage d'apprentissage ou pour une vraie mission.

— J'imagine qu'on peut essayer, oui. Mais si tu ne vaux pas le coup que je m'entraîne avec toi, on arrête.

La petite fille hocha la tête, un petit sourire paisible sur les lèvres. Elle savait que Sasuke était arrogant, tout le monde le savait. Et tout le monde savait aussi que, côté assurance, elle n'avait rien à lui envier. Un an et demi sur les routes avec une légende vivante avait tendance à faire cet effet à un enfant. Si Ensui avait su voir sa valeur, le plus jeune des Uchiha le saurait aussi. La démarche légèrement guillerette – un ninja ne pouvait, après tout, se permettre une totale exubérance – elle guida son nouveau partenaire d'entraînement jusqu'à l'un des terrains réservés à l'Académie.

Ils n'étaient pas aussi vastes ou aussi intéressants que ceux qu'on laissait à disposition des vrais ninjas, mais faisaient l'affaire : celui qu'elle avait choisi était doté d'un petit bosquet, et un ruisseau le traversait. Comme un réflexe, elle se positionna du côté du bosquet, le dos baigné par son ombre grandissante. Le soleil était bas dans le ciel, mais ils avaient encore devant eux plusieurs heures de lumière. Et en cas de problème, elle avait toujours les bombes lumineuses qu'Ensui lui avait appris à fabriquer… Elle réprima un petit rire machiavélique.

Les deux enfants commencèrent de la façon classique, leurs mains encore maladroites formant le sceau de la confrontation. Hitomi ne perdit pas un instant pour se ruer sur son adversaire. Le style de taijutsu qu'Ensui lui avait appris était adapté à sa petite taille : tout en rapidité et en souplesse, son but était de causer le maximum de dommages à l'adversaire en frappant le plus près possible des points vitaux et sensibles même sans savoir les localiser exactement – tout le monde ne naissait pas avec les fichus Byakugan après tout – et battre en retraite aussi vite que possible, sous la riposte adverse.

Elle parvint à toucher Sasuke au pectoral droit, sa main gauche ouverte frappant un grand coup bien à plat, avant de rouler sous le bras qu'il avait tendu pour tenter de la heurter à l'épaule. Il vacilla légèrement sous l'impact et, le temps qu'il se reprenne, elle s'était déjà éloignée d'un bon mètre, hors de sa portée, le corps à nouveau en position de départ, les muscles tendus et les jambes prêtes à entrer en action. Ensui ne l'avait pas encore poussée dans un entraînement de vitesse ou d'endurance extrêmes – tous les entraînements finissaient dans les extrêmes avec lui de toute façon – la jugeant encore trop jeune pour le supporter sans risquer de graves blessures. Il lui avait promis qu'une fois qu'elle serait diplômée, il s'occuperait de son cas, et elle frémissait déjà d'anticipation.

Elle n'avait même pas eu le mouvement de recul auquel il s'attendait sans doute en disant cela, se contentant d'un sourire si radieux qu'il lui avait raidi les muscles des joues et que des petits plis de bonheur étaient apparues un instant au coin de ses yeux. Elle adorait l'entraînement, même quand elle était poussée si loin qu'elle en souffrait ensuite. Au fond d'elle, elle avait été extatique pendant la période où il l'avait contrainte à vider encore et encore ses réserves de chakra pour les étendre, même si son corps lui avait donné une impression d'agonie sans nom, parce qu'elle avait pu sentir et constater ses progrès, encore et encore.

Cela ne l'empêcha pas, le lendemain matin, de s'effondrer avec un gémissement dramatique sur Hinata, qui rougit mais la rattrapa et l'empêcha de tomber, exactement comme elle l'avait anticipé. Ce faisant, elle attira bien entendu l'attention ceux de ses amis qui étaient déjà arrivés, soit Shino et Sakura. Un grognement de douleur franchissant ses lèvres, elle se redressa à peine assez pour étaler la moitié supérieure de son corps sur son banc, l'un de ses bras empiétant toujours sur l'espace d'Hinata qui… Avait l'air assez satisfaite et lui tapotait gentiment le poignet ? Avec un nouveau grognement, la petite fille rangea cette information dans un coin de son esprit.

— Bonjour à toi aussi, lança Sakura. Qu'est-ce que tu as encore fait ?

À moitié indignée – à moitié seulement parce que tout le monde savait à présent qu'elle se poussait constamment trop loin en s'entraînant et n'écoutait pas trop quand on lui disait de préserver son énergie – elle ouvrit la bouche pour répondre et la ferma assez vite pour que ses dents claquent quand elle vit Sasuke entrer dans la classe. Sans la moindre hésitation, le petit brun se dirigea vers elle, ignorant manifestement la manière meurtrie dont elle se redressait et tentait de rassembler sa dignité autour d'elle.

— Quand est-ce que tu organises ton groupe d'étude ?

— Hum, tous les jours après l'Académie pendant deux heures, et le week-end de quatorze à dix-huit heures.

— J'y serai. Rajoute deux heures avec moi le mardi pour le kenjutsu, et le vendredi pour le taijutsu.

En réponse, elle lui offrit son fameux sourire rayonnant à pleine puissance, si bien qu'il eut un léger mouvement de recul. Oh, elle allait adorer utiliser les Yeux sur lui. Elle était sûre qu'il y était sensible. Toujours radieuse, elle lui tendit la main.

— Deal !

Il sembla hésiter à la serrer mais quand elle agita les doigts pour l'encourager, il finit par accepter, sa réticence très visible et très surjouée, aussi, si elle pouvait se fier au sourire qui s'installait lentement sur ses lèvres.

— Deal, donc.

Sans plus dire un mot, il alla s'installer à sa place, laissant une Hitomi rayonnante – à un tel point que c'en devenait dérangeant, sérieusement, ne savait-elle pas que les ninjas devaient agir avec dignité, retenue et impassibilité ? – derrière lui. Il essaya, très fort, de ne pas se demander dans quoi, exactement, il venait de se fourrer.

Voilà, c'est tout pour cette fois ! N'oubliez pas de me laisser une review si vous avez aimé ce chapitre et à jeudi !