Coucou ! Je suis désolée de ne pas répondre à toutes les reviews en ce moment alors que vous n'êtes pas si nombreux à en laisser, mais accusez le NaNo, pas moi :c Je m'en sors très bien avec le NaNo cela dit : hier, j'ai terminé mon objectif argent de 50.000 mots et je suis déjà bien avancée sur l'objectif Or de 75.000 mots. Si vous le faites, j'espère que ça se passe tout aussi bien pour vous ! Sur une autre note qui devrait vous intéresser et vous concerner un peu plus : il se pourrait que je prolonge le rythme de deux chapitres par semaine pendant un ou deux mois après les vacances, voire même plus, histoire de rattraper tout ce que j'ai écrit mais pas encore publié (pour vous donner une idée, je boucle l'arc Tsunade en ce moment). Est-ce que ça vous plaira d'avoir deux chapitres par semaine même pendant la période scolaire ?

Sans plus attendre, je laisse place au chapitre du jour.

Mizuki semblait totalement ignorer le danger que représentait Hitomi pour son adversaire. C'était logique : il avait tout aussi bien ignoré la manière dont Hinata avait été passée à tabac bien après que la victoire d'Aimi ait été sans équivoque. Une fureur glacée courait dans les veines de la jeune Yûhi, à la fois paisible et violente, épanouie comme une fleur dans sa poitrine serrée par la colère. Elle ne s'était jamais sentie aussi calme, aussi détachée.

Soudain, elle laissa l'énergie exploser en elle et bondit en direction d'Aimi, feintant de sa main droite pour mieux la gifler de la gauche, sans doute deux fois plus fort que la petite fille ne l'avait fait à Hinata. Aimi tenta une riposte d'un coup de genou mais son adversaire s'effaça simplement de sa trajectoire, de longues boucles noires volant derrière son sillage jusqu'à ce qu'elle se retrouve derrière elle. Un solide coup de pied dans le bas du dos mit la tourmenteuse à terre, et Hitomi la mit hors combat d'un coup à la nuque. Le tout s'était passé en à peine plus d'une seconde.

Elle ne suait même pas. Son souffle était encore régulier, paisible, comme si se battre à cette vitesse était naturel, comme si les coups avaient été portés sans effort. C'était un peu le cas : Hitomi avait affronté un clone d'elle-même maîtrisé par Ensui Nara, l'Ombre Étrangleuse de Konoha en personne. Une civile cruelle, brutale et sans subtilité ne pouvait lui faire craindre quoi que ce soit. Sans plus poser son regard sur son adversaire, prostrée à ses pieds, la petite fille descendit de l'estrade avant que le clone de Mizuki puisse appeler la dernière des filles à se battre.

— Désolée, Ino, je préfère emmener Hinata faire soigner ses blessures. On se battra la prochaine fois.

Les inflexions de sa voix étaient encore raides de colère. Certaines des filles murmurèrent sur son passage, jusqu'à ce qu'elle s'agenouille pour qu'Hinata, encore groggy, puisse passer un bras autour de ses épaules. Lentement, avec mille précautions pour son corps meurtri, elle l'aida à se redresser et la guida hors de l'Académie, un pas après l'autre.

— Pas… Pas l'hôpital…

— Je sais, marmonna Hitomi, le front plissé par l'effort.

Si elle emmenait Hinata à l'hôpital, cet incident serait inscrit dans son dossier et son maudit père profiterait de l'occasion pour détruire un peu plus sa confiance en elle. Hitomi ne pouvait tout simplement pas laisser cela se produire. Lentement, un pas après l'autre, la petite fille guida son amie vers le territoire des Nara. Hinata avait beau être plus petite qu'elle, elle pesait un poids que ses muscles encore tendres n'avaient pas coutume de supporter. Sans rien dire, elle renforça les endroits les plus sollicités de son corps à l'aide de son chakra et ne s'arrêta qu'en arrivant devant chez Shikamaru.

Là, elle libéra un pic de chakra dans l'air, sans relâcher sa prise sur le bras d'Hinata – elle serait tombée sans cela. À courte distance, les pics de chakra fonctionnaient à peu près comme des fusées de détresse pour ninjas. Quelques secondes plus tard, Yoshino Nara ouvrait la porte à la volée, un kunai à la main. Il ne lui fallut qu'un instant pour comprendre ce que faisaient sa nièce et l'héritière des Hyûga devant chez elle. Elle jeta négligemment le kunai derrière elle, le laissa se planter de plusieurs centimètres dans le mur, et se hâta de prendre Hinata dans ses bras.

Pendant les longues minutes qui suivirent, Hitomi ne prononça pas un mot, se contentant de regarder d'un air vaguement anxieux ce que Yoshino faisait pour soigner les différentes contusions de son amie. Lorsqu'elle fut sûre que toutes les marques et douleurs associées disparaissaient comme il le fallait, elle se dirigea vers la cuisine, sur un mode encore un peu trop automatique, et prépara du thé. Elle venait suffisamment souvent passer la nuit chez son cousin – et essayer de déjouer la vigilance de sa tante pour jouer au shôgi jusqu'à l'aube – pour savoir où se trouvait ce dont elle avait besoin.

Quand elle revint, un plateau dans les mains, Yoshino et Hinata discutaient d'un ton bas et calme. Elles s'interrompirent en la voyant approcher. Avec un faible sourire, Hitomi posa le plateau sur la table basse, puis se plaça face à son amie, prenant son menton délicat entre ses doigts pour relever son visage vers elle, ses prunelles écarlates cherchant des traces de dommages. Quand elles n'en trouvèrent aucun, l'enfant laissa son expression s'adoucir et serra Hinata dans ses bras, pressant son front contre son épaule.

— On va faire en sorte que ce genre de choses n'arrivent plus, d'accord ?

Et, les semaines qui suivirent, elle s'appliqua sur cet objectif. Elle en parla pendant de longues heures avec Sasuke, décidant de la conduite à suivre. Manifestement, Hinata ne fonctionnait pas du tout sur le même mode que Naruto : elle avait énormément de volonté, mais cette qualité était cachée très profond en elle, et prétendre qu'elle n'était pas à la hauteur ne la pousserait pas à prouver que si, elle l'était, contrairement à leur ami blond.

La solution était plus complexe à mettre en place qu'elle ne l'était pour Naruto, parce qu'Hinata était douée. Son taijutsu était bien meilleur que la moyenne. Ce qui lui manquait, c'était l'agressivité pour s'en servir, et cela, elle ne le développerait pas au sein de son clan. Pour développer cette caractéristique en elle, les enfants décidèrent de la soumettre à des conditions de danger soigneusement contrôlé, sous le regard vigilant de Kurenai, par exemple en l'attaquant avec des kunai ou en lui retirant en partie sa liberté de mouvement.

Il fallut quelques temps à Hinata pour s'adapter, mais une fois qu'elle commença à progresser, elle ne rencontra plus de problème lors des duels toujours organisés à l'école plusieurs fois par semaine. Quant à Aimi, elle se tenait tranquille. Elle avait perdu une bonne part de sa popularité en perdant si ostensiblement son combat contre Hitomi, et semblait effrayée par la petite fille… Sans doute à juste titre. Incapable d'oublier, la jeune Yûhi entretenait sans pouvoir s'en empêcher une rancune tenace envers l'adversaire qu'elle avait pourtant déjà vaincue.

Bientôt, la troisième année s'effaça devant la quatrième. Hitomi était toujours en contact très actif avec Gaara et Ensui – elle avait même échangé quelques lettres avec Temari et Kankurô, sur l'insistance du plus jeune membre de la fratrie. Sasuke s'était habitué à sa nouvelle vie, mais passait tout de même une bonne part de son temps libre devant la tombe de ses parents. Certains soirs, Hitomi le rejoignait, une offrande et l'un de ses projets en cours entre les mains, et ils restaient là tous les deux jusqu'à ce que le soleil se couche, bercés par les lointains sons de la ville et le bruit répétitif du stylo contre le papier.

En quatrième année, les élèves entendaient enfin sérieusement parler des arts ninjas en-dehors du taijutsu. Iruka consacrait désormais une heure par jour à leur apprendre à former les douze mudra de base à la perfection. C'était extrêmement difficile, même pour leurs mains habituées à présent aux travaux d'adresse, dont les doigts commençaient à s'allonger pour plus de précision. La seule mudra qu'Hitomi connaissait était celle du Rat, comme toute Nara digne de ce nom. Quant aux onze autres, elle s'entraînait tous les jours à les former sous le regard intransigeant de sa mère, jusqu'à avoir les doigts gourds et douloureux.

Lors des cours supplémentaires de Kurenai, les enfants avaient commencé à s'entraîner à maîtriser leur chakra. Bien entendu, ils firent leur premier pas dans ce domaine grâce à l'exercice que Konoha chérissait le plus : celui de la feuille sur le front, avec sa portée hautement symbolique que l'on absorbait même sans s'en rendre compte. Hitomi, elle, avait déjà énormément avancé dans cet art, et Kurenai lui avait donc trouvé un exercice plus complet.

— Tu vas commencer avec un kunai.

Hitomi releva la tête, surprise, quand sa mère lui lança cette phrase un peu sortie de nulle part.

— Un kunai ?

Pour toute réponse, sa mère lui montra la paume de sa main gauche, ouverte. En son centre, un kunai était dressé sur sa pointe, en équilibre parfait. Elle haussa les sourcils et ouvrit les sensations de ses méridiens pour tenter de comprendre ce que faisait Kurenai, exactement. Les kunai n'étaient pas censés tenir debout, surtout pas comme ça.

— Tu ne comprendras pas simplement en l'observant. Cet exercice est bien au-delà du niveau qu'on demande à un Genin, parce que tu dois pouvoir donner une manifestation physique à ton chakra, quelque chose que ne font pas les techniques qu'on vous enseigne à l'Académie. Tel qu'il est maintenant, ce kunai est emprisonné dans un cocon de chakra, et c'est ce qui rend cette position possible. S'il bouge, l'exercice n'est pas maîtrisé. Amuse-toi bien, ma puce !

Il fallut des semaines à Hitomi pour maîtriser cet exercice. Elle s'y exerçait pendant des heures, jusqu'à avoir les mains en feu. Parfois, sa mère la forçait à arrêter, mais Sasuke savait très bien, lui, qu'elle reprenait une fois dans sa chambre. La première étape était d'appliquer sur le kunai une force suffisante pour qu'il se dresse sur sa pointe. On apprenait toujours à s'accrocher à des surfaces, pas à les repousser, et la raison semblait soudain évidente à la petite fille : cet exercice était cent fois plus difficile, cent fois plus gourmand en chakra.

Après avoir maîtrisé cette première étape, il lui fallut trouver le moyen de faire tenir le kunai dans sa position, ce qui signifiait appliquer partout une pression équivalente et constante. L'enfant réalisa vite qu'au bout de quelques secondes, elle perdait un peu de sa concentration, juste assez pour que l'un des côtés du cylindre de chakra dans lequel elle enfermait le petit poignard faiblisse. Avant d'aller plus loin, elle décida donc de se renseigner sur les méthodes de méditation appliquées aux arts ninjas.

Ensui et Kankurô furent d'une grande aide dans cette recherche, lui fournissant les titres d'ouvrages de référence à consulter. Hitomi fut étonnée que le Sunajin propose spontanément de l'aider. Un soir où sa main droite ne supportait plus qu'elle y infuse la moindre étincelle de chakra, elle en parla avec lui par carnet interposé. Avec une pudeur et une retenue qui la surprirent, le garçon lui répondit qu'il voulait faire plaisir à son frère cadet, et que le seul moyen qu'il connaissait pour cela était de l'aider elle.

Cela l'attendrit, elle devait bien l'avouer. Elle passa plusieurs heures, ce soir-là, à raconter à Kankurô des anecdotes concernant son mois de séjour à Suna, et en particulier celles qui touchaient Gaara, de près ou de loin. Elle lui parla de ses habitudes, de ses friandises préférées et des sculptures de sable qu'il ne montrait jamais à personne. En retour, il lui raconta des moments de quotidien dans leur refuge – ils avaient dû en changer trois fois en deux ans pour échapper à des tentatives d'assassinat qui remplissaient la petite fille d'une rage douce et viciée.

Les livres dont elle avait besoin trouvèrent bien vite leur place sur son bureau. L'un ou l'autre des ouvrages était toujours dans son sac pour l'Académie, et elle passait un grand nombre de ses pauses à en parcourir les pages sous le regard bienveillant et légèrement amusé de ses amis. Sa Bibliothèque, pour une fois, ne pouvait l'aider à trouver à l'intérieur d'elle-même la concentration et le détachement dont elle aurait besoin pour garder ce maudit kunai en place. Ce n'était toutefois pas un objectif hors d'atteinte ; en fait, par rapport au niveau de méditation nécessaire pour utiliser le senjutsu par exemple, c'était sans doute assez ridicule.

Elle passait désormais une juste part de son temps libre à méditer assise en seiza, à genou, le dos droit et détendu à la fois, les mains sur les cuisses, le regard perdu devant elle. Elle avait essayé plusieurs variantes d'exercices proposés dans les livres qu'elle dévorait une fois de retour dans sa chambre, mais son préféré jusque-là consistait à s'imaginer couler lentement dans un océan paisible et sans fond. Le seul sport qu'elle avait pu pratiquer dans le monde d'Avant, tant en termes d'argent que de possibilités liées à sa santé, était la natation. Elle avait été plus à l'aise alors dans l'eau que sur la terre ferme. La plénitude qui l'emplissait lors de ces rares interludes était encore vive dans sa mémoire.

Sasuke venait toujours la chercher dans le jardin quand le repas était prêt. Il posait une main prudente sur son épaule, mais elle avait depuis longtemps cessé de se tendre à son contact. Il faisait partie de sa famille, désormais. Il était son frère. Pendant le repas, les deux enfants racontaient leur journée à Kurenai, puis retournaient dehors pour pratiquer les katas au tantô qu'Ensui avait appris à Hitomi, une éternité plus tôt.

Lors des cours de Mizuki, Hinata s'était lentement transformée en petite terreur et Hitomi craignait toujours le moment, inévitable, où elle devait l'affronter. Même quand il était libéré immédiatement après, un méridien bouché faisait méchamment mal, et l'héritière des Hyûga parvenait à l'atteindre parfois une dizaine de fois avant que le combat se termine. Désormais, Hitomi n'était plus toujours aussi sûre de gagner les tournois.

Combattre Ino lui était également devenu de plus en plus difficile : Inoichi Yamanaka avait manifestement décidé qu'il était temps de passer à la vitesse supérieure dans l'entraînement de sa fille. Elle était de mieux en mieux capable d'analyser les mouvements et intentions de son adversaire. On sous-estimait souvent l'utilité de la psychologie appliquée au combat… Pourtant Hitomi pouvait assurer au nombre de bleus qui fleurissaient régulièrement sur son corps que cet atout était absolument redoutable.

Shino et Shikamaru avaient sérieusement commencé à s'immerger dans les techniques de leur clan respectif. Il n'était pas rare de voir le premier lever une mer d'insectes dans des formations pour l'instant peu sophistiquées mais efficaces, tandis que le second était assis au pied d'un arbre et tentait d'étirer son ombre. Les deux garçons s'étaient découvert une affinité tranquille, semblable l'amitié qui liait Shikamaru et Chôji.

Hitomi aussi progressait. Le temps pendant lequel elle était capable de garder un kunai dressé au centre de sa main sur la pointe s'allongeait de quelques secondes chaque jour. D'après Kurenai, elle aurait maîtrisé le premier niveau de l'exercice quand elle serait capable de le maintenir en place pendant un temps indéfini tout en dévouant son attention à autre chose, et les niveaux suivants seraient plus faciles une fois celui-ci maîtrisé.

Quand la cinquième année débuta, il ne restait plus qu'une seule classe pour leur promotion. Des intervenants externes commençaient à être invités lors des classes d'Iruka, souvent des Jônin Spéciaux qui venaient parler de leur spécialité en espérant faire naître des vocations. La mère de Kiba, par exemple, vint présenter la Brigade de Chasse qu'elle dirigeait, et qui était envoyée sur les missions de traque les plus sensibles. Historiquement, cette brigade avait toujours été dirigée par une Inuzuka, mais il ne fallait pas forcément être membre du clan pour en faire partie. Les Hyûga de la Bunke et les Aburame, par exemple, donnaient souvent de bons résultats avec leurs capacités claniques orientées vers la traque.

Ce n'était pas la seule nouveauté que les élèves accueillirent avec joie cette année-là : désormais, deux heures étaient consacrées, chaque jour, au ninjutsu et au genjutsu à proprement parler. Iruka leur avait martelé la théorie pendant toute leur quatrième année – Naruto avait tout de même eu besoin d'Hitomi pour véritablement assimiler cette partie-là – et avait décidé que ses élèves étaient prêts, désormais, pour un peu de pratique. Toutefois, il n'était toujours pas question d'apprendre de véritables techniques – cela serait réservé à leur sixième année.

Il y avait quelque chose de cruel dans le fonctionnement de l'Académie, qui marquait très vite la séparation entre ceux qui entreraient dans les Forces Générales et ceux qui avaient droit à un Jônin-sensei. Les premiers avaient énormément de mal à se hisser ne serait-ce qu'au rang de Chûnin – ce qui les conduisait à sortir des Forces pour poursuivre une carrière plus intéressante – tandis que les seconds parvenaient, avec les efforts appropriés, à terminer leur carrière Chûnin, Jônin spéciaux ou Jônin. Quelques-uns, l'élite dans au moins un domaine, arrivaient même à se faire recruter dans l'ANBU, l'armée secrète que les civils pensaient être une légende urbaine.

La différence entre ces deux groupes d'aspirants se dessinait en vérité dès la première année de l'Académie. Il s'agissait des ressources mises en œuvre pour leur réussite en-dehors de l'école : les élèves qui occupaient les dix premières places du classement étaient toujours ceux qui faisaient soit partie d'un clan ninja, soit avaient les familles les plus aisées, et donc les plus à même d'embaucher pour leurs enfants des tuteurs qui leur permettraient de s'élever au-dessus de leurs pairs. La promotion d'Hitomi ne faisait bien entendu pas exception : des neuf élèves qui constituaient son petit groupe, sept – Shikamaru et Naruto exceptés – faisaient partie du top dix de la classe, et tous étaient membres d'un clan de Konoha, à part Naruto, qui abritait en lui le Kyûbi. Les élèves classés huitième, neuvième et dixième étaient quant à eux les riches héritiers de familles politiques et marchandes qui rêvaient d'héroïsme et d'aventure.

Mais bien des choses étaient injustes dans un village caché, même celui des timorés, comme les étrangers aimaient désigner Konoha. Pour l'instant, ces injustices étaient plutôt en faveur de la Compagnie des Neuf, cependant Hitomi ne se faisait pas d'illusions : un jour la roue tournerait et, ce jour-là, elle devrait être prête à se défendre et à défendre ses amis.