Attention, il y a une scène de sexe dans ce chapitre. Rien d'important pour l'intrigue ne se passe après le départ d'Ensui donc vous pouvez arrêter votre lecture là si vous le souhaitez !
Les jours suivants, Hitomi flotta dans une brume euphorique que rien ne semblait vouloir dissiper. Le bonheur, découvrit-elle, le bonheur pur, procurait une force infinie quand il s'agissait de le défendre. Elle n'avait jamais été aussi performante à l'entraînement auparavant. Quel que soit le défi qu'Ensui plaçait devant elle, elle le relevait. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Elle parvint même à faire plier Gaara à une seule et unique reprise leurs de leurs duels encadrés, usant et abusant de ses techniques de manipulation de terrain autant que possible sans faire s'écrouler le manoir sur leurs têtes.
— Très bien, ça suffit ! appela Ensui d'une voix satisfaite.
Elle se trouvait assise à califourchon sur le haut du torse de Gaara, son sabre juste assez pressé contre sa gorge pour faire couler un très mince filet de sang. Il n'avait pas eu le droit d'utiliser son armure de sable, seulement le bouclier. S'il avait pu s'en remettre aux deux couches de sa défense impénétrable, elle aurait perdu, incapable de faire durer le match suffisamment longtemps pour l'épuiser sans que ses propres réserves se vident en premier. Mais les règles étaient les règles, et elle avait gagné. Elle quitta sa position sur son ami, posa une main fraîche contre son cou et d'une étincelle de ninjutsu médical, referma sa plaie. Puis, d'une démarche qui boitillait légèrement – Gaara frappait fort – elle se dirigea vers son shishou, qui attendait près de l'escalier.
— Hitomi, je te laisse l'après-midi exceptionnellement.
Elle acquiesça, les traits brièvement marqués d'une expression grave. Par le biais de son carnet communicant, Shikaku avait transmis un message à Ensui, lui demandant de se rendre à une oasis à quelques heures du village. D'après les informations que le chef de clan avait reçues depuis d'autres sources, il s'y trouvait peut-être une piste concernant l'instigateur de l'enlèvement d'Anosuke. Hitomi se serait arraché la langue plutôt que d'empêcher son maître d'enquêter ; et vu ce qui était en jeu dans cette affaire, il ne pouvait prendre le risque de l'emmener.
— Prenez soin de vous, shishou.
Il hocha la tête et les laissa derrière lui, disparaissant bien vite d'un Shunshin étudié. Avec un petit soupir, Hitomi se tourna vers ses amis, qui la regardaient avec ce qui ressemblait à de l'inquiétude.
— Il ira bien, promit Gaara d'une voix ferme.
Elle acquiesça, mais resta là où elle se trouvait, menue et un peu perdue sans la présence si constante et si sûre de son maître. Grâce à lui, elle dormait mieux, devenait plus forte, ne s'effondrait jamais quel que soit l'adversaire. Ce n'était que quand il partait qu'elle réalisait comme une gifle à quel point elle se sentait diminuée sans lui. Temari attira son attention en posant un bras sur ses épaules.
— Kankurô et Gaara ont une mission cet après-midi, mais je suis libre, moi. Tu veux aller au cinéma ? Le temps passera plus vite comme ça.
Elle n'hésita qu'un instant. Elle avait besoin d'une distraction, et Temari… Temari et elle avaient flirté pratiquement sans interruption depuis son anniversaire. Elles avaient besoin de passer du temps en tête à tête pour découvrir si ce qu'elles voulaient était compatible. Elle acquiesça finalement.
— C'est une très bonne idée, oui. Tu as un film en tête ?
— Gaara m'a dit que tu aimais les films avec des animaux, et j'ai entendu dire qu'il y en avait un comme ça qui passait en ce moment, l'histoire d'une monture qui aurait porté Kazekage le Deuxième à la guerre. C'est un drame, donc on risque de verser une larme, mais eh, mieux vaut pour ça que pour un problème sérieux, pas vrai ?
Un petit sourire sincère apparut sur les lèvres de la jeune Yûhi tandis qu'elle hochait à nouveau la tête. En une quinzaine de minutes à peine, ce fut réglé et elles se retrouvèrent assises dans une salle de cinéma presque vide, un seau de pop-corn posé sur les cuisses d'Hitomi. Le film commença une poignée d'instants plus tard. Temari avait raison, c'était triste. La bête était blessée mais se relevait encore et encore, luttant courageusement contre les troupes ennemies pour retrouver son maître. La fin semblait inévitable et toute trouvée, pourtant Hitomi sentit des larmes couler sur ses joues quand le magnifique équidé, une merveille de puissance et de longs crins couleur d'encre, fut abattu de la main même de son cavalier.
— Tu vois ? fit Temari quand les lumières se rallumèrent. Je t'avais dit qu'on pleurerait.
Ses joues étaient tout aussi striées de larmes que celles de la Konohajin. En la regardant comme ça, avec son air presque défait, Hitomi ne put empêcher ses larmes de se muer en un rire humide auquel son amie se joignit bien vite. Elles rirent et rirent tandis que la salle se vidait. Puis elles se calmèrent, presque en même temps. Et Temari l'embrassa.
Ce baiser n'avait rien à voir avec ceux qu'elle avait échangés avec Hinata, la seule autre fille qui l'ait attirée jusque-là. Temari savait ce qu'elle faisait et s'appliqua à découvrir tout ce qui transformait Hitomi en une petite chose tremblotante de désir. Sans même s'en rendre compte, la jeune fille se retrouva pressée entre son siège et un corps tiède, solide, assuré. Elle gémit quand les baisers descendirent sur sa gorge, ses jambes s'ouvrant par réflexe pour accueillir celles de sa partenaire entre elle.
Et dans leur dos, quelqu'un se racla la gorge.
Lentement, Temari éloigna ses lèvres de sa peau sensible. Une faible dose d'aura meurtrière, sans doute instinctive, s'éleva sur sa peau tandis que ses yeux bleus fusillaient l'employé du cinéma du regard. Avec un petit rire timide, Hitomi lui effleura la hanche du bout des doigts, attirant à nouveau l'attention de la jeune blonde sur elle.
— Ce n'est pas très confortable, ici. Chez toi ou dans ma suite ?
Temari sembla peser les deux options avec soin, puis elle secoua légèrement la tête, le regard doux et amusé.
— Chez moi, c'est plus près.
Elles passèrent toutes les deux en se tenant la main à côté d'un employé médusé, dont les joues étaient si rouges qu'il devait sans doute avoir des problèmes de circulation du sang s'il se mettait dans des états pareils à chaque fois qu'il était gêné. Riantes et gorgées d'allégresse, elles prirent la voie des toits et entrèrent dans la chambre de Temari par sa fenêtre. La décoration était très sobre, mais Hitomi n'avait pas attendu autre chose de sa part : elle aimait l'ordre et exprimer sa créativité dans des petits détails, comme les peintures accrochées à ses murs.
— Hum… Est-ce qu'on pourrait juste discuter rapidement avant de…
Elles échangèrent un regard lourd de sens puis Temari répondit :
— Je pense aussi que c'est mieux. Comme ça, si on n'est pas, hum, sur la même longueur d'ondes, on peut arrêter ça tout de suite.
— Exactement, soupira Hitomi d'un ton soulagé.
Un silence inconfortable s'étendit entre elles pendant quelques secondes, puis la jeune Yûhi reprit la parole :
— J-je sors d'une longue relation avec Rock Lee – tu sais, le garçon que Gaara a affronté lors de l'examen de Konoha ?
— Oui, je me souviens. Il avait l'air gentil.
— Oh, il l'est. On serait sans doute restés ensemble si son maître n'avait pas décidé de l'emmener dans un tour du monde qui durera au moins deux ans, aux dernières nouvelles. Hm, bref, je t'en parle parce que… Parce que je ne suis pas capable d'une relation à distance. Peu importe ce qui se développe entre nous, je suis partante, tant que ça s'arrête quand je quitterai Suna avec Ensui-shishou.
Temari rejeta la tête en arrière et éclata d'un rire soulagé.
— Oh, c'est parfait. C'est à peu près ce que j'allais dire, enfin… La partie concernant ton ex en moins, bien entendu. Le climat à Suna se stabilise, mais le travail n'est pas terminé, et mon village a besoin de moi. Tant que ça ne change pas, je ne peux pas me permettre de me consacrer à ce qui se trouve hors de ses murs.
Elles échangèrent un sourire complice, puis Hitomi fit un pas hésitant vers elle. Temari quitta sa position contre le rebord de la fenêtre et la rejoignit, prenant ses mains dans les siennes.
— Puisqu'on est sur la même longueur d'ondes… J'aimerais beaucoup t'embrasser, Eien.
Entendre son deuxième prénom dans ce cadre avait un petit quelque chose d'étrange, mais Hitomi ne protesta pas. Tout ce qu'elle put faire, en fait, fut de relever la tête pour regarder son amie dans les yeux et hocher la tête, ses lèvres s'entrouvrant déjà d'anticipation. Elle savait comment Temari embrassait. Ce simple souvenir amenait au creux de ses reins une douce chaleur. Elle gronda quand le corps de son aînée se pressa contre le sien, la poussant vers le lit qui n'attendait qu'elles. Elle ne voyait aucun problème à lui laisser le dessus, vraiment aucun.
— Si tu veux qu'on s'arrête, tu me le dis, d'accord ?
Elle hocha la tête, mais pour l'instant, elle ne voyait absolument aucune raison d'arrêter, que du contraire. Ses mains effleurèrent le dos de Temari sous sa tunique, de la taille aux épaules, butant légèrement sur le tissu de sa brassière. Sa peau était douce, mais elle put sentir des cicatrices sous ses doigts, la marque du danger inhérent à son travail. Leur travail. Temari l'embrassa lentement, prenant le temps de la redécouvrir du bout des lèvres, jusqu'à ce qu'elle soupire son besoin de plus. Avec un sourire taquin, la kunoichi retourna aux activités interrompues au cinéma, ses lèvres effleurant à nouveau le cou d'Hitomi.
— Oh…
Le son, entre soupir et gémissement, franchit ses lèvres avant qu'elle ait la moindre chance de l'intercepter. Sa peau était particulièrement sensible à cet endroit, et Temari semblait l'avoir remarqué par hasard ou par magie. Elle taquinait, embrassait, pinçait même du bout des dents – ce geste força le corps d'Hitomi à se cambrer de manière incontrôlable contre celui de sa partenaire. Elle rougit jusqu'à la racine des cheveux quand leurs poitrines se touchèrent – la Princesse du Désert n'en rata rien.
— C'est ta première fois avec une fille, ou ta première fois tout court ? demanda-t-elle d'une voix légèrement rauque.
— T-tout court.
— Vraiment ? Je suis honorée. J'insiste : si quelque chose ne te plaît pas, dis-le moi et on arrête, d'accord ? Je veux que tu puisses associer ce moment à du positif, du positif uniquement.
— D-d'accord.
— Est-ce que ça te plaît quand je fais ça ? demanda-t-elle tout en caressant ses hanches, sous la chemise bleu pâle qu'elle portait ce jour-là, du bout des doigts.
— Ou-oui…
Temari sourit contre la peau de son cou, puis dirigea les attentions de ses lèvres juste un peu plus bas, le long du dessin délicat de sa clavicule. Tout était délicat chez Hitomi, sous cette apparence ou l'autre, comme si son corps faisait tout ce qui se trouvait en son pouvoir pour tromper alliés comme adversaires.
— Est-ce que je peux te retirer ça ? demanda-t-elle en tirant légèrement sur le col de sa chemise.
— Est-ce que je peux te retirer ta tunique ? s'enquit Hitomi en miroir.
Elles se dévêtirent l'une l'autre à l'aide de gestes prudents et respectueux, juste le haut d'abord. Les yeux d'Hitomi étaient brumeux, affamés, curieux aussi, et Temari s'exposa à son regard inquisiteur sans honte, peau bronzée par le soleil mouchetée de grains de beauté – un sous le sein gauche, un près du nombril, un sous la deuxième côte à droite et un juste entre ses clavicules – et de cicatrices. La jeune Yûhi ne tenta pas de lui enlever sa brassière tout d'abord. Elle voulait toucher ce que ses yeux voyaient. Tandis que sa partenaire lui enlevait son propre haut, elle découvrit la sensation de sa peau sous ses mains, chaude, douce, la réaction des muscles sous l'épiderme quand elle parvenait à un endroit particulièrement sensible.
— Curieuse, hum ?
— Bien entendu, sourit-elle en rougissant.
Bientôt, ce fut son tour de frémir et s'offrir aux découvertes de Temari, sa chemise négligemment oubliée au pied du lit. Elle avait l'impression qu'elle allait entrer en combustion spontanée si ce petit jeu continuait. Quand les lèvres de Temari rejoignirent ses doigts, elle émit un petit gémissement étranglé qui fit sourire la jeune blonde – elle le sentait contre sa peau.
— Ça a l'air serré, dit-elle en désignant la brassière noire qu'elle portait encore. Tu veux que je t'enlève ça maintenant ?
— La tienne aussi, souffla Hitomi d'une voix chargée de désir.
Temari rit à nouveau, un son léger, délicat, complice, puis s'exécuta. Hitomi soupira d'aise en sentant la peau de sa compagne contre la sienne, puis décida de défaire les élastiques qui maintenaient les cheveux de la jeune blonde attachés. Elle voulait les voir libérés sur ses épaules, connaître l'effet de leur couleur contre celle de sa peau.
— On va faire en sorte de se concentrer juste sur toi cette fois-ci, d'accord ? Moi, je peux attendre un peu plus longtemps.
— P-pourquoi ?
— Tu comprendras pourquoi quand ce sera fait, je t'assure. Et puis il faut comprendre ce qu'on ressent en recevant ce genre d'attentions pour mieux pouvoir les administrer.
Cela semblait logique dit comme ça, si bien qu'Hitomi marqua son approbation d'un nouveau hochement de tête. Les mains de Temari, fermes et sûres, glissèrent le long de son buste, s'arrêtèrent sur sa poitrine désormais découverte et entreprirent d'explorer ce nouveau terrain. Son instinct dictait à Hitomi de fermer les yeux, d'exacerber ainsi ses autres sens, mais elle voulait voir, il lui semblait qu'elle n'aurait jamais assez vu sa partenaire sous ce jour nouveau.
Elle laissa échapper un soupir lourd de désir quand elle sentit les lèvres de Temari se refermer sur un mamelon sensible et érigé. Des muscles jamais utilisés se contractèrent entre ses jambes, avides, frémissants comme tout le reste de son corps. Ses ongles s'enfoncèrent légèrement dans le dos nu de sa compagne mais elle prit garde à ne pas griffer – elle ne voulait pas lui faire mal. Surtout pas maintenant.
— Il est temps que je t'enlève ça, non ? demanda Temari en tirant négligemment sur la ceinture de son legging.
Les yeux brillants de fièvre et de désir à peine contenu, Hitomi acquiesça. Elle aida sa compagne à la débarrasser de ses derniers vêtements – après une seconde d'hésitation, elle emporta la culotte avec le reste, un signe que la Sunajin comprit immédiatement. Elle se sentit perdue pendant un instant, vulnérable même, puis les bras de la jeune blonde furent autour d'elle, ses lèvres sur les siennes, sa langue dans sa bouche, et les tressaillements nerveux de son cœur laissèrent la place à une autre sorte d'emportement, plus doux, plus passionné.
— Tu es splendide, murmura Temari avec ferveur à son oreille.
— Et toi glorieuse, soupira-t-elle en retour.
Hitomi s'offrit aux mains et baisers de sa compagne, la chambre s'emplissant bien vite de la mélodie formée par ses gémissements et soupirs. Les mains aventureuses effleurèrent son mont de Vénus, comme pour demander la permission. En ouvrant les cuisses, elle la lui donna, rougissant de s'exposer ainsi au regard d'une personne qui l'attirait. Le premier contact la fit presque sursauter de surprise et de plaisir mêlé. Ses paupières battirent contre sa volonté, ses hanches tressaillirent en direction de sa main – elle voulait plus qu'un simple toucher du bout des doigts.
Hitomi ne put s'empêcher de rougir à nouveau quand Temari suivit le chemin de son corps jusqu'à ce que son visage se trouve à hauteur de ses cuisses. Un rictus amusé se peignit sur les lèvres de la Sunajin, comme si cette réaction lui plaisir. Tant mieux. Elle voulait lui plaire, même au travers de ses expressions involontaires. Des mains habiles lui écartèrent un peu plus les jambes, elle sentit un souffle chaud contre sa chair sensible, puis ses yeux se fermèrent contre sa volonté et sa tête tomba sans force sur les oreillers. La bouche de Temari était sur elle, l'embrassait d'une tout autre manière.
La sensation était indescriptible mais lui tira un étrange gémissement brisé dont l'érotisme pur lui aurait fait honte dans d'autres circonstances. Temari redoubla d'ardeur entre ses jambes – elle avait l'impression de perdre la tête. Son corps se contractait et se détendait au rythme du plaisir qui parcourait son corps comme une onde. L'une des mains de sa partenaire saisit sa hanche et la maintint en place, une action ferme et décidée qui ne fit qu'exacerber son plaisir.
L'onde commença à se concentrer au creux de ses reins, s'amplifiant et s'alourdissant à chaque passage de la langue de Temari sur le nœud de nerfs dur qu'elle agaçait sans relâche. Le rythme, sa régularité parfaite et l'assurance qui s'en dégageait lui faisaient lentement lâcher prise. Elle sentit ses doigts se crisper sur les draps. Contre sa volonté, ses lèvres s'ouvrirent, ses gémissements et son souffle irrégulier s'échappant plus librement dans l'air immobile.
Finalement, Hitomi sentit un long doigt mince se frayer un chemin tout en délicatesse à l'intérieur d'elle. Quelques va-et-vient suffirent à la projeter dans un brouillard de plaisir si intense qu'une exclamation d'extase et de surprise mêlées résonna entre les murs. Son corps tout entier se contracta puis se relâcha à plusieurs reprises, encouragé par les attentions de la jeune blonde, qui ralentit le rythme mais ne s'arrêta que quand l'orgasme qu'elle avait provoqué se dissipa.
Elle retira son doigt, se redressa et s'allongea contre Hitomi, sa main encore réchauffée par le corps de son amante s'enroulant autour de sa taille. Elle fit un mouvement comme pour l'embrasser puis se figea – était-ce de l'hésitation qui brilla un instant dans ses yeux ? La jeune Yûhi laissa échapper un petit rire comblé puis effleura ses lèvres des siennes. Elle sentait sa propre odeur bien entendu, et la plus discrète trace de son propre goût, mais cela ne la dérangeait pas. Temari, rassurée, approfondit le baiser avant d'écarter son visage, scrutant son visage d'un regard attentif.
— Est-ce que… Hum. Est-ce que ça t'a plu ?
Hitomi aurait pu rire, taquiner gentiment la Princesse du Sable sur son assurance disparue, mais choisit plutôt de nicher sur ses lèvres un sourire paisible.
— Oui, ça m'a plu. Laisse-moi juste, hm, récupérer, puis je ferai de mon mieux pour te rendre la faveur.
— T-tu n'es pas obligée. Je l'ai fait parce que j'en avais envie, pas pour recevoir quelque chose en retour.
— Mais j'en ai envie aussi. J'ai envie de te faire ressentir ce que tu m'as fait ressentir, enfin, si toi aussi tu en as envie...
Un petit grognement amusé se forma dans la gorge de Temari, qui attira Hitomi vers elle pour l'étreindre plus fermement, pressant ses jambes, plus longues, tannées par le soleil, contre les siennes.
— Crois-moi, là, maintenant, je ne te refuserais rien au monde.
