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Corvus Black-Lestrange pour vous servir !
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NdA: Et bonjour à tous ! Alala, j'avais tellement hâte de vous livrer ce chapitre ! XD J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi (oui, je ris de mes blague toute seule) parce que... wesh... les gars... 17 reviews juste pour mon prologue ?! J'en revenais pas ! J'espère être à la hauteur pour la suite alors !
Couple(s): Bah, pour l'instant n'a pas, mais peut-être bien plus tard, à voir, ptet selon vos désidérata et propositions ;)
Discleamer: Ne faisons point de fioritures, le monde de Harry Potter est, et restera, toujours à JKR.
Bêta: Lia9749 (merci pour tes corrections !)
Rep aux reviews anonymes:
ana: Merci pour ta review ! Que de points d'exclamation ! Et bien, voici la suite pour voir ce que tu en penses x)
Dia: Hé ben ! "Magique", vraiment ? XD Et ben je suis contente, alors ! Voici la suite !
adenoide: Hey ! En fait, la Marque n'a pas vraiment disparu, je sens que je n'ai pas été très claire dans mes explications... En fait, comme lors de la fin de la première guerre, elle s'est atténuée jusqu'à PRESQUE disparaître (à cause de l'état de demi-fantôme de Voldychou) et c'est donc comme ça que les Malfoy, que Bellatrix et tout le tralala s'en est sortit. Du coup, vous verrez sûrement réapparaître ce cher Voldingue...
Guest(du 27/02): Merci de ta review, pense à mettre un petit pseudo la prochaine fois que je vous distingue ! ;)
Guest(du 28/02): Merci de ta review ! (pareil que ton autre pote Guest ahah XD)
Sur ce, bonne lecture !
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Chapitre 1 : Anniversaire, gâteau et cafards
5 juin 1991
- Corvus Black-Lestrange ! Si tu n'es pas dans le salon dans les cinq minutes, j'envoie Kroky te tirer du lit ! Et tu sais ce que ça signifie !
Corvus grimaça en entendant la voix, ô combien aimante, de sa mère depuis sa chambre. Fallait pas dire, mais elle avait la voix qui portait ! D'ailleurs, Corvus s'en serait bien passé certaines nuits où ses parents avaient la folle idée d'essayer de lui faire un petit frère…
Repoussant les couvertures, Corvus se leva du lit à baldaquin dans lequel il était paresseusement allongé. Non pas qu'il soit encore endormi, mais Corvus aimait rester dans son lit, sous les couvertures, jusqu'à ce que son ventre crie au scandale et ne le décide à se lever prendre le petit-déjeuner que les elfes avaient préparé. Enfin, vu l'allure du ciel à travers la grande fenêtre de sa chambre, il serait plutôt proche de midi…
Corvus bailla en retirant le pyjama de soie verte qu'il laissa tomber négligemment au sol. Bah, ça n'était pas comme si un elfe n'allait pas le ramasser de toute façon. Il prit une douche rapide dans la salle de bain attenante à sa chambre qui le réveilla un peu plus. Puis il se dirigea vers la penderie et prit mécaniquement le premier caleçon qui lui tombait sous la main. Il allait prendre ses habits de tous les jours, quand la raison pour laquelle sa mère l'avait si gentiment réveillé, se rappela à lui.
L'anniversaire de son cousin.
Mer… credi.
Un elfe apparu soudain à ses côtés, un vêtement sur les bras.
- Maîtresse Bellatrix a demandé à vous porter ceci, jeune Maître, fit-il d'une voix couinante en s'inclinant son nez touchant presque le sol.
Corvus prit le vêtement, remerciant l'elfe d'un vague « hum », et le déplia. Il s'agissait d'une robe sorcière haute facture verte et noire, dont la matière était indéniablement de la soie. Soupirant, Corvus l'enfila, laçant comme il le fallait les cordons dans son dos. Une fois fait, il se regarda dans le miroir.
- Tout compte fait, maman a plutôt bien choisi ! dit-il, satisfait, avec un sourire en coin.
Les manches étaient plutôt évasées, s'arrêtant à ses poignets, et la coupe semblait faite sur-mesure. Ce qui était probablement le cas. Le vêtement était noir avec des pans de tissu vert le long de la robe et sur le torse.
Oui, superbe.
Corvus jeta alors un regard à son visage.
Heu… moins superbe. Surtout la trace de l'oreiller sur la joue gauche.
Jurant et pestant, Corvus se dirigea vers la salle de bain et se saisit d'une brosse à cheveux, s'acharnant dessus jusqu'à lisser convenablement sa tignasse désordonnée. Il les avait longs jusqu'en dessous des épaules, et qui semblaient partir dans tous les sens. Et encore, c'était moins pire que lorsqu'il les avait courts. Il les noua en un catogan lâche, imitant parfaitement la coiffure de son oncle, avec un ruban du même vert que sa robe. Son oncle avait la classe. Même si sa mère ne l'aimait pas.
Corvus jeta un dernier coup d'oeil dans le miroir avant de sortir en trombe de sa chambre et de se précipiter en bas, ses longs cheveux noirs volant derrière lui. Il avait hérité de la chevelure sombre de sa mère, même si elle restait lisse (du moins, quand ses cheveux ne jouaient pas les rebelles) contrairement à elle qui les avait bouclés, et des yeux bleus foncés de son père, au grand dam de sa mère, qui se lamentait qu'il n'ait pas les yeux gris des Black.
Les époux Lestranges l'avaient adopté lorsqu'il avait deux ans et il ne s'en souvenait donc pas vraiment, mais il savait qu'ils avaient réalisé une adoption par le sang, un ancien rituel soit disant perdu depuis des siècles (mais rien n'était impossible pour la famille Black bien sûr), et ils étaient donc devenus ses « vrais » parents, de chair et de sang. Bien sûr, Corvus connaissait son histoire, avant cela, il était Harry Potter, LE Harry Potter. Mais il ne se plaignait absolument pas d'avoir changé d'identité, au moins, il avait des parents, ce qui n'aurait pas été le cas s'il était resté Harry Potter.
Sa mère l'avait une fois emmené voir le quartier moldu (pouah!) dans lequel il aurait dû vivre. Il en avait été profondément dégoûté et horrifié. Horrifié de voir qu'il aurait pu devenir aussi laid et gros que ce Dudley Dursley si sa mère n'était pas passée là, par hasard. Et ces gens semblaient si… peu réceptif à toute forme de magie ou d'étrange quel qu'il soit, que samère avait été certaine qu'il aurait vécu un enfer s'il été resté ici. Et Corvus la croyait, elle lui avait en effet raconté comment elle l'avait récupéré et, même s'il ne s'en souvenait pas vraiment, il en avait gardé une légère claustrophobie et une étrange peur des placards fermés à clef.
De son ancienne apparence, il ne lui restait que cette étrange cicatrice en forme d'éclair, que ses parents n'avaient pas su faire disparaître à l'aide de la magie pour une raison qu'ils ignoraient. Sa mère avait alors pris le parti de la modifier afin d'écarter les doutes. Il avait donc à présent une légère cicatrice formant une sorte d'étoile qu'il cachait sous sa frange de cheveux noirs.
- Corvus ! le réprimanda sa mère alors qu'il déboulait à toute vitesse dans le salon. Un Black reste digne et ne court pas !
- Oui, maman, répondit le jeune garçon en mesurant son allure.
Le visage de Bellatrix s'adoucit à la vue de son fils. Elle lui adressa un sourire et lui caressa la joue.
- Cette robe te va très bien, dit-elle d'un ton fier le regard brillant.
- Merci maman, répondit Corvus avec un sourire d'ange. Toi aussi tu es très jolie aujourd'hui, cette robe te va à ravir.
Bellatrix rit et se redressa.
- Vil flatteur, dit-elle avec un sourire en coin. Voilà qui promet pour tes années à Poudlard…
Corvus lui adressa un sourire innocent qui ne trompait personne. Cependant, il ne mentait pas. Sa mère était vraiment superbe. Malgré ses quarante ans passés, elle était encore une jeune femme plantureuse. Elle portait actuellement une robe noir et bleu style victorien, avec une sorte de corset au niveau de la taille, l'affinant davantage. Les manches étaient amples et vaporeuses, d'un voile noir aux reflets bleutés presque transparent. La jupe se composait de voiles noirs et bleus qui se mêlaient dans une harmonie désordonnée. Elle avait laissé ses longs cheveux noirs aux boucles souples lâchés dans son dos, ondulant selon ses mouvements.
- Dis-donc jeune homme, fit une voix dans le dos de Corvus, j'ai à peine le dos tourné que tu en profites pour courtiser ma femme ?
Une main se posa sur sa tête et ébouriffa joyeusement ses cheveux.
- Hééé ! Arrête papa ! J'ai passé une éternité à me coiffer ! protesta Corvus en chassant la main de son père sous le rire de ce dernier.
Corvus se recoiffa en boudant. Rodolphus se tourna vers Bellatrix et son visage s'illumina.
- Tu es magnifique, souffla-t-il les yeux brillants.
Bellatrix leva les yeux au ciel, mais Corvus vit ses pommettes prendre une très légère teinte rose quasi-indiscernable.
- Évidemment, répliqua Bellatrix d'un ton désinvolte avec un geste de la main comme si cet état de fait coulait de source.
Rodolphus ne répondit pas, sinon par un rictus amusé. Corvus détailla son père. L'homme s'était aussi bien apprêté. Il portait une robe beige, avec des broderies couleur or aux manches et sur les pans de devant, à la coupe droite très masculine et ses courts cheveux bruns étaient impeccablement coiffés en arrière.
- Vous aussi vous n'êtes plutôt pas mal, mon cher, dit alors Bellatrix à son mari avec un sourire en coin.
Rodolphus arqua un sourcil et s'approcha de sa femme pour la prendre dans ses bras.
- Serait-ce de la flatterie, Madame Lestrange ? dit-il, taquin.
- Prenez-le comme vous voudrez, répliqua sa femme sans pour autant se soustraire à l'étreinte de l'homme.
Rodolphus se pencha et embrassa Bellatrix sur les lèvres, qui entoura son coude ses bras.
- Beurk ! Prenez une chambre ! s'indigna Corvus à renfort de grands cris outrés.
Les deux adultes se séparèrent en ricanant devant la mine dégoûtée de leur fils.
- Bon, reprit Rodolphus. Il serait peut-être temps d'y aller, ta sœur et son mari doivent nous attendre, dit-il à sa femme.
Celle-ci se redressa et souffla dédaigneusement.
- Ils nous attendront, ce n'est pas comme si le déjeuner allait s'envoler.
Corvus eut une grimace en se dirigeant à la suite de ses parents vers la cheminée. Il n'avait aucune hâte de voir son cousin… Cet espèce de petit prétentieux était juste insupportable ! Et Corvus ne pouvait, justement, pas le supporter. Cependant, il avait faim de ne cracherait pas sur un bon déjeuner. Mine de rien, il n'avait pas pris de petit-déjeuner à cause de son heure de lever tardive. D'habitude sa mère l'obligeait à se lever, mais peut-être avait-elle cette fois-ci compté sur son estomac pour l'appâter… Peut-être même que les elfes étaient dans le coup, pensa Corvus en jetant un regard suspicieux à Kooky qui détourna le regard, l'air coupable. Ha ! Il le savait ! Saleté…
- Corvus ! appela sa mère déjà dans la cheminée. Dépêche-toi !
- Je croyais qu'ils allaient nous attendre de toute façon, ronchonna Corvus en traînant des pieds.
Sa mère roula des yeux avant de jeter un regard noirà son mari qui riait de la remarque de son fils. Tout le monde savait que Corvus et son cousin entretenaient une espèce de rivalité et se querellaient souvent l'un l'autre, jusqu'à, parfois, en venir aux mains comme de vulgaires moldus, et pourtant, à chaque fois, ils les obligeaient à se côtoyer. Pfff, injustice totale.
Finalement, Corvus prit place entre ses deux parents dans la cheminée et son père lâcha la poudre de cheminette dans l'âtre avant de donner leur destination d'une voix forte :
- Manoir Malfoy !
Corvus se sentit décoller et compressé et ferma les yeux avant de, de nouveau, sentir la terre ferme sous ses pieds. Beeuuh… il détestait voyager par cheminette… Enfin, ça n'était pas pire que le transplanage. La mieux restait encore le balai volant. Même si son père avait failli avoir une crise cardiaque quand sa mère avait tenu à lui apprendre les rudiments du vol. À quatre ans.
Corvus rouvrit les yeux et sortit de la cheminée à la suite de ses parents en s'époussetant discrètement, pour atterrir dans le luxueux salon des Malfoy. Debout devant eux, la famille au grand complet, soit Lucius, Narcissa et Draco, les attendaient, droits comme des « i », Draco dans une pathétique imitation de son père. Corvus dissimula son ricanement devant le ridicule du jeune blond. Il avait l'air d'avoir un balai coincé dans le cul. Et pas un balai de première classe vu sa tête de constipé.
- Bella ! s'écria joyeusement Narcissa en s'avançant vers sa sœur, les bras ouverts.
Bellatrix sourit et rendit son étreinte à la blonde.
- Cissy, fit-elle, ne fais pas comme si nous ne nous étions pas vues depuis une éternité…
Narcissa leva les yeux au ciel et se tourna vers le mari de sa sœur.
- Rodolphus, le salua-t-elle d'un sourire.
L'homme lui répondit d'un sourire amical, il s'avança ensuite vers Lucius à qui il serra la main formellement, bien qu'un léger sourire orne les lèvres de l'aristocrate. Les salutations entre Bellatrix et Lucius furent bien plus froides et pincées. Bellatrix détestait Lucius et celui-ci le lui retournait bien, cependant ils faisaient un effort par égard pour Narcissa.
Corvus s'avança à son tour vers son oncle, un peu intimidé. L'homme était grand et impressionnant. Il respirait la classe, le pouvoir et la prestance, et Corvus l'admirait (c'était d'ailleurs le deuxième grand désespoir de sa mère, après ses yeux). Il avait laissé pousser ses cheveux pour imiter sa coiffure, se disant que peut-être ainsi il serait aussi classe que son oncle.
- Bonjour mon oncle, dit-il en essayant de ne pas rendre sa voix trop tremblante.
Corvus ignora le ricanement de Draco, les yeux rivés sur Lucius. Ce dernier eut un véritable sourire et posa une main sur la tête de Corvus d'un geste affectueux.
- Bonjour jeune homme, dit-il d'une voix profonde.
Draco s'étrangla avec sa salive (de jalousie supposa Corvus) et Corvus lui envoya un regard moqueur. Le petit blond le fusilla du regard, et les deux cousins s'affrontèrent silencieusement avant que Narcissa n'intervienne.
- Allons, saluez-vous les enfants.
Draco renifla dédaigneusement.
- Nous ne sommes plus des enfants, mère. Enfin… dans mon cas seulement, fit-il avec une oeillade moqueuse envers Corvus.
Ce dernier souffla d'un air excédé avant de faire une révérence plus qu'obséquieuse devant le blond.
- Je vous salue, Ô grand bébé de onze ans.
- Espèce de…
- Draco ! le coupa Narcissa.
- Mais maman…, commença Draco d'un ton plaintif.
Corvus poussa une exclamation faussement étonnée.
- Oh ! Mais où sont passés les « mère » si complaisants ? Serais-tu finalement qu'un bébé, Draco ?
- Corvus, ça suffit, fit Rodolphus sévèrement en posant une main ferme sur l'épaule de son fils.
Corvus détourna le regard en croisant les bras, indigné. Les adultes finirent de se saluer et d'échanger des banalités, avant que la maîtresse de maison ne les invite à la suivre à l'extérieur, dans les jardins, où ils allaient déjeuner. Il faisait assez chaud en cette journée du mois de juin, et les Malfoy, sous l'insistance de Draco, avaient décidé que le déjeuner d'anniversaire de leur fils se passerait dans les jardins. Évidemment, Draco ne put s'empêcher de se pavaner en montrant les paons albinos, récente acquisition de son père. Ce à quoi Corvus répondit qu'ils ressemblaient assez à Draco, ils avaient l'air tout aussi stupides. Heureusement, leurs parents intervinrent avant que cela ne dégénère.
Quand les plats, tous plus somptueux les uns que les autres apparurent sur la table, Corvus se mit à saliver et s'empêcha de sauter dessus, ce serait vraiment indigne de lui, sans parler qu'il se ferait proprement enguirlander par sa mère. Il n'avait aucune envie de donner ce plaisir à Draco assis en face de lui.
Le déjeuner se passa plutôt bien, les adultes conversant de choses que Corvus et Draco jugeaient sans intérêt. Corvus ricana quand son cousin se fit reprendre alors qu'il avait le coude sur la table, un air d'ennui profond marqué sur le visage. Draco le fusilla du regard et Corvus se cacha derrière sa serviette pour masquer son hilarité. Malheureusement pour lui son père le surprit et lui asséna une taloche derrière la tête. Corvus grimaça en se frottant la tête sous le regard supérieur et moqueur de Draco.
Corvus regarda les plats encore présents sur la table. Il avait encore faim, mais il voulait garder une place pour le dessert qu'il savait être un superbe et immense gâteau d'anniversaire. Les Malfoy ne faisaient jamais les choses à moitié.
Pour passer le temps, il se mit à donner des coups de pied à Draco sous la table. Coups que ce dernier lui rendit affectueusement.
Enfin le dessert arriva au grand bonheur des deux enfants. Il s'agissait d'une magnifique pièce montée où un château en sucre glace à l'effigie de Poudlard était disposé au sommet. Ah oui, se souvint Corvus, son stupide cousin avait désormais l'âge d'aller à Poudlard.
- Bon, tu les souffles tes bougies ? râla Corvus (non, il n'était pas jaloux). Ou est-ce que tu comptes imiter la carpe jusqu'à demain ? Parce que là t'es bien parti…
- Corvus ! fit Rodolphus.
- T'inquiète, cousin, je vais les souffler mes bougies, répondit Draco.
Corvus n'aima pas du tout son sourire. Vraiment pas. Et il eut raison. Draco prit une grande inspiration et souffla de toutes ses forces, non pas sur les bougies, bien qu'elles se furent éteinte en même temps, mais en direction de Corvus et celui-ci se retrouva avec le visage totalement recouvert de sucre glace. Corvus se recula dans un cri et se mit à tousser, du sucre glace étant rentré dans sa bouche.
- Draco ! s'écria Narcissa.
Draco lui fit un sourire innocent, l'air vaguement contrit.
- Je suis désolé, je n'ai pas mesuré la force de mon souffle.
Corvus le fusilla du regard alors que sa mère lui essuyait le visage avec une serviette. Il avait envie de lui faire ravaler son air satisfait et suffisant à ce blond peroxydé ! Il avança la main vers le gâteau et vit Draco plisser les yeux. Il se saisit à pleine main de crème et l'envoya s'écraser sur la figure de son cousin, un peu échoua même sur ses cheveux (auxquels Draco apportaient un plus grand soin) pour son plus grand bonheur.
Il y eut un instant de silence autour de la table avant que Draco ne pousse un cri de rage et lui retourne la pareille.
- Ma robe ! protesta Corvus alors qu'un morceau de gâteau s'écrasait sur son vêtement.
- Ça c'est pour mes cheveux !
- Les garçons ça suffit ! tonna Bellatrix.
Cependant Corvus n'y fit pas grand cas et monta carrément sur la table pour se jeter sur son cousin qui tomba de sa chaise et le tartiner de crème de la tête aux pieds. Draco poussa un hurlement strident comme si Corvus était en train de l'assassiner et Corvus en profita pour lui enfourner de la crème dans le gosier. Peut-être que comme ça il allait s'étouffer.
Satisfait, Corvus vit Draco prendre une intéressante couleur bleue. Mais tout à sa contemplation du visage bleuit de son cousin, il ne s'attendit pas au violent coup de genou qui l'atteignit aux côtes. Le souffle coupé, il tomba sur le côté et se retrouva à son tour en position de faiblesse, Draco assis sur lui le tartinant allègrement de crème mélangée à des morceaux de gâteau.
- Levicorpus !
Corvus et Draco poussèrent un cri de surprise et de peur (même s'ils ne le montrèrent pas) mêlées quand ils décolèrent au-dessus du sol soulevés en l'air par la cheville.
- Et bien, et bien… fit une nouvelle voix d'un ton sarcastique. C'est animé par ici…
- Severus ! s'exclama Narcissa.
- Relâche mon fils immédiatement ! s'égosilla Bellatrix. Sale sang-mêlé !
Severus leva un regard ennuyé vers les deux formes gigotantes couvertes de crème et de gâteau qui tentaient toujours de se frapper même suspendues dans les airs.
- Oh, cette chose est ton fils ? Je suppose donc que l'autre est Draco.
Lucius soupira.
- Finite, fit Severus d'un ton légèrement méprisant.
Les deux enfants retombèrent lourdement sur le sol et Rodolphus et Narcissa saisirent chacun leur fils respectif avant qu'ils ne se remettent à se battre. Les deux adultes se jetèrent un regard blasé, se demandant ce que ça allait donner à Poudlard lorsqu'ils auraient leur baguette magique. L'école n'allait pas s'en remettre, ils plaignaient d'avance les professeurs.
Bellatrix, quant à elle, agressa Severus.
- Qu'est-ce que tu fiches ici ?
Celui-ci prit le temps de s'asseoir sur une chaise avant de lui répondre faisant bouillir la femme de rage.
- Et bien j'ai été invité à l'anniversaire de mon filleul, il est donc logique que je sois présent non ?
- Le repas est terminé depuis longtemps !
Severus ne répondit pas à Bellatrix, se contentant de se servir une part de gâteau. Ou du moins de ce qu'il restait du gâteau.
- Intéressante présentation, Narcissa, dit-il en direction du monticule de crème qui fut autrefois une superbe pièce montée.
Narcissa envoya un regard noir à Draco qui déglutit et se tassa sur sa chaise. Sa mère l'avait débarrassé du gros de la crème même si un peu de gâteau restait dans ses cheveux. Ce qui faisait jubiler Corvus qui voulait absolument être présent quand son cousin passerait devant un miroir et s'en rendrait compte. Cependant, il ne pouvait pas vraiment faire le malin puisque son père avait, lui, refusé de le nettoyer, lui disant que rester ainsi serait sa punition. Ce qui était suffisamment honteux pour qu'il n'en rajoute pas une couche.
Finalement, Corvus se servit une part de gâteau. Il était bon et il regretta presque que la moitié se soit retrouvée par terre ou sur lui et son cousin. Presque. Merlin, la tête de Draco quand il découvrirait la crème dans ses cheveux serait trop hilarante ! Il essaya de camoufler son ricanement, mais son père le vit lui envoya un regard sévère qui le fit se ratatiner sur place. Aïe, il avait comme l'impression que le retour à la maison ne serait pas joyeux.
- Je peux ouvrir mes cadeaux ? demanda alors Draco d'un ton plein d'innocence.
- Oui, bien sûr mon chéri, répondit sa mère affectueusement.
Draco poussa un cri de joie et se dirigea en courant avant de mesurer son pas et de lever le menton d'un air digne (pour lui, car selon Corvus il était plutôt ridicule), jusqu'au monticule de paquets cadeaux. Corvus se mit à paniquer et jeta un coup d'oeil à son père, le « cadeau » qu'il avait fait à Draco…
- À mon avis, vous le gâtez trop, dit Bellatrix en reniflant dédaigneusement.
- Tu trouves ? répondit Narcissa d'un ton préoccupé abandonnant son regard doux en direction de son fils pour se tourner vers sa sœur, l'air soucieuse.
- Nous élevons notre fils comme le Malfoy qu'il doit être, répliqua Lucius en prenant une gorgée de vin.
- C'est exactement ce que je viens de dire, fit Bellatrix sarcastiquement.
Lucius fronça les sourcils.
- Il est sûr que tes méthodes d'éducation sont bien meilleures, répondit-il d'un air hautain en montrant le gâteau.
Bellatrix se leva brusquement alors que Rodolphus grimaçait.
- Tu m'cherches le blondinet ?! cracha-t-elle.
- Qu'est-ce que je disais…, soupira Lucius.
- Arg !
Severus sortit sa baguette et la fit tournoyer négligemment dans sa main.
- Si jamais vous avez besoin, dit-il en direction de Narcissa qui avait soupiré de lassitude. Levicorpus est efficace dans ce genre de situation.
- Toi, le sang-mêlé, tu me touches, je t'éventre !
- Tellement aimable.
- Severus, ne te mêle pas de ça, fit Lucius en se levant à son tour sans quitter Bellatrix du regard.
Un cri strident retentit soudain derrière eux. Ah, grimaça Corvus, Draco avait dû ouvrir son cadeau. Corvus se tassa dans son siège avec le secret espoir de disparaître sous la table.
- Des cafards ! Des cafards ! Des cafaaaards ! hurlait le digne héritier Malfoy en gesticulant dans tous les sens.
Rodolphus darda un regard perçant sur son fils alors que Narcissa et Lucius volaient au secours de leur progéniture chérie. Oups.
- Corvus…, fit Rodolphus d'une voix dangereusement calme.
- Heu… je suppose que dire que je suis innocent serait inutile ? fit Corvus d'une petite voix.
- Finement raisonné, gronda son père en plissant les yeux.
Corvus baissa la tête alors que les cris de Draco résonnaient encore dans le jardin.
- Ouiiin ! Mamaaaan !
- Oui mon chéri, ne bouge pas, maman est là !
Malgré la scène qui aurait pu être hautement comique, le ventre de Corvus se serra d'angoisse. Autant, les colères de sa mère étaient plutôt explosives et meurtrières (pour le mobilier du manoir, RIP Edgar le buffet 7e du nom), autant celles de son père étaient froides et terriblement sévères. Et il était totalement inutile de l'amadouer comme il y parvenait parfois avec sa mère. Corvus craignait plus que tout le retour à la maison…
- Ces fêtes sont décidément de plus en plus divertissantes, nota Severus en avalant une bouchée de gâteau.
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NdA: Alors ? Qu'avez-vous pensé de mon petit Corvus chéri ? De Bellatrix et Rodolphus ? Des Malfoy ?
Qq explications: J'ai pris le parti de faire en sorte que Corvus sache pour sa "véritable" identité, parce que je ne voulais pas qu'il se retourne ensuite contre ses parents de lui avoir caché la vérité. Et puis, quant aux aspirations mangemortesques de Bellatrix et Rodolphus, il ne voient tout simplement pas pourquoi ils en parleraient à leur fils de ONZE ans. Deuxième chose importante: l'explication pour avoir eu un fils de deux ans sortant de nulle part viendra plus tard (Walburga Black aura notamment son rôle à jouer dedans), mais sachez que deux-trois sorts de confusion, et le tour est joué... Bon, c'est tout il me semble... Ah oui ! Et puis, vous avez vu que Bellatrix insulte Severus, en le traitant de "sale sang-mêlé", alors que (remarque judicieusement faite par ma bêta Lia9749) son fils lui-même est à la base un sang-mêlé. Et bien disons qu'avec l'adoption par le sang, elle considère que Corvus est devenu un véritable Sang-pur (et plus rien à voir avec ces immondes moldus, non mais!), donc voilà !
Au prochain épisode... Anniversaire (re), lettre et langue fourchue !
À vos reviews !
Kiss
Pakalos
