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Corvus Black-Lestrange pour vous servir !

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NdA: Youhouuuuu ! Les geeeeeennns ! Chapitre 2 en approche ! XD Bon, je dois avouer qu'il est léééégèrement en retard (trois jours, ça paaaaasse), mais j'ai une excuse ! J'étais en stage immersion avec des handicapés, dans le cadre de ma formation de prof de judo, et en rentrant chez moi (hier), je n'avais qu'une idée en tête, rejoindre mon amant ! Oui, mon lit, bien sûr, pourquoi cette question ? Des fois vous avez de ces idées, franchement... Enfin bon ! Si vous avez le chapitre maintenant, c'est aussi que j'ai complètement harcelé ma SB (Super Bêta) Lia9749 alors qu'elle est en pleine révisions de bac ! :S Elle a presque tout fait hier soir alors remerciez-la chaudement ! Et je finis par remercier mes 15 revieweur/ses quand même ! J'vous aime ;)

Couple(s): Bah, pour l'instant n'a pas, mais peut-être bien plus tard, à voir, ptet selon vos désidérata et propositions ;)

Discleamer: Ne faisons point de fioritures, le monde de Harry Potter est, et restera, toujours à JKR.

Bêta: Lia9749 (merci pour tes corrections !)

Rep aux reviews anonymes:

adenoide: Hello ! Oui, Bellatrix et Lucius ne s'aiment pas et Corvus et Draco non plus, mais je trouve ça bien drôle ahaha XD Je vais en jouer durant pas mal de temps, mais tkt il n'y aura pas que ça ;)

bellovettrix: Hey ! Merci de ta review, ça fait plaisir d'avoir des lecteurs étrangers hihihi x) Et ouais, Corvus se laisse pas faire ! J'l'aime bien mon bébé Corvus moi :3

Guest(du 24/03): Salut ! Et ben je suis super contente que mon procès t'est convaincue ! :D Et davantage si tu aimes mes personnages, parce que je les adore et j'aime trop les faire réagir comme ça x) Merci pour ta review longue et constructive, ça fait plaisir ! Au plaisir de te voir sur les chapitres suivants ! Et mets un petit surnom ;)

Guest(du 25/03): Héhéhé ! Et oui, il a dut caractère mon petit Corvus ! Les prof vont en baver mouahahahahah XD

Guest(du 05/04): Merci de ta review ! Contente que ça te plaise ! x)

Mamy 83: Hey ! Tu adore cette histoire ? Youpiiiii C'est mon but ! Que les gens l'adore ! XD Héhéhé, ça va chauffer à Poudlard hinhinhinhinhin...

Sur ce, bonne lecture !

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Chapitre 2 : Anniversaire (re), lettre et langue fourchue

18 juillet 1991

Bilan des courses, Corvus avait été enfermé dans sa chambre plus d'un mois entier, avec pour seule visite celle des elfes de maison qui lui apportaient à manger et une fois de temps en temps celle, silencieuse, de son père, ou de sa mère. Il s'était d'abord enfermé dans un silence buté pendant une semaine, refusant de leur adresser la parole. Bon, d'accord, il était totalement en tord, mais ce n'était pas une raison pour l'enfermer comme un vulgaire prisonnier ! En fait, si sa punition avait été aussi longue, ça avait été principalement à cause de son entêtement à ne pas vouloir s'excuser.

Mais son père était complètement fou ! Il voulait qu'il formule des excuses à Draco ! Et devant témoins ! Il n'y avait pas plus humiliant ! Et puis cet idiot de blond aurait fait la même chose s'il en avait eu l'occasion, il en était persuadé !

En revenant du manoir Malfoy, son père avait brusquement pris Corvus par le bras sous l'oeil étonné de sa mère et l'avait traîné dans sa chambre, malgré ses cris de protestation. Au départ, Bellatrix avait voulu s'interposer, mais Rodolphus lui avait signifié d'un regard froid de ne pas s'en mêler.

- Mais lâche-moi, papa ! avait hurlé Corvus. Tu me fais mal ! Lâche-moi !

Sans un mot, son père avait continué son chemin et avait propulsé son fils dans sa chambre. Puis il s'était assis sur son lit et avait mis son fils en travers de ses genoux. Corvus avait reçu cinq fessées.

- Tu ne peux pas faire ça ! s'était exclamé Corvus avec frayeur alors qu'il avait réalisé ce qui l'attendait. Je ne suis plus un bébé ! Arrête !

Mais, toujours silencieux, Rodolphus ne l'avait pas écouté et avait assené sa punition. Corvus, remerciait encore Merlin qu'il ne lui ait pas ôté sa robe, sinon aucun doute qu'il aurait encore mal actuellement.

Puis Rodolphus s'était relevé, alors que Corvus s'était effondré par terre en pleurant de honte et de douleur.

- Tu n'es plus un bébé ? avait fait la voix froide de son père et Corvus s'était arrêté un instant de pleurer. Tes agissements de cet après-midi n'étaient pas ceux d'un bébé, peut-être ?

- C'était une blague ! Une blague !

- Il ne s'agit pas que de ça, Corvus, avait asséné durement son père en se mettant à sa hauteur. Même s'il est ton cousin, Draco est, tout comme toi, un Lord en devenir, et la manière dont tu as agis est la pire des offenses, tu saisis ?

Corvus avait reniflé avant de fusiller son père d'un regard bravache. Son père s'était ensuite relevé et l'avait toisé de toute sa hauteur.

- Tu ne sortiras de cette chambre que lorsque tu seras disposé à faire des excuses publiques à ton cousin. Il est temps que tu réalises que tu n'es plus dans un monde d'enfants, Corvus. Tu auras bientôt onze ans, et je refuse tout simplement que mon fils se comporte de cette manière à Poudlard, est-ce bien clair ?

Corvus n'avait pas répondu et avait même haussé les épaules avec insolence. Puis son père était sorti, revenant uniquement tous les deux-trois jours pour vérifier si son fils avait changé d'avis. Corvus avait tenu bon un mois et dix jours, puis sa mère, qui au début le soutenait, lui avait tout simplement administré une gifle magistrale lorsqu'il avait déclaré que Draco le méritait et qu'il n'irait jamais s'excuser (avec des mots légèrement plus imagés, c'était peut-être d'ailleurs pour les mots en question qu'il avait reçu une gifle). Le lendemain midi, il y avait des cafards dans l'assiette que lui avaient apporté les elfes. Il s'était donc dit que, peut-être, éventuellement, il pourrait envisager de possibles excuses.

Voilà pourquoi il se retrouvait face à son cousin, dans un des salons du manoir Malfoy, entouré de Lucius, Narcissa, sa mère et son père. Lorsque son père lui avait dit « excuses publiques » il avait cru à un véritable tribunal. S'il avait su, il se serait excusé plus tôt.

- J'm'excuse…, marmonna-t-il du bout des lèvres, les yeux fixés sur un point au-dessus de la tête de Narcissa.

- Pardon ? Je n'ai pas bien entendu, fit Draco en penchant la tête sur le côté, faussement intrigué.

Corvus le fusilla du regard et le blond lui envoya un sourire torve.

- Et bien tu devrais peut-être envisager de te laver les oreilles un jour, siffla Corvus.

- Corvus ! le réprimanda son père.

- Oui, oui, grommela Corvus. Je-m'ex-cuse-pour-t'avoir-o-ffert-des-ca-fards, reprit-il plus clairement en détachant bien les syllabes et mimant par des gestes comme s'il parlait à un débile.

Le visage de Draco se plissa de colère, mais il se reprit et sourit de nouveau, bien qu'il sembla un peu coincé.

- Oh, et pour avoir détruit mon gâteau d'anniversaire, alors ?

Corvus réprima un grognement. Grogner était indigne d'un Black.

- Rêve pas, tu es tout aussi en tord que moi pour le gâteau, je m'excuse juste pour les cafards.

Draco sembla sur le point de se jeter sur lui et Corvus lui sourit d'un air narquois.

- Bien, serrez-vous la main à présent, fit Narcissa tout sourire.

- Quoi ?! s'exclamèrent simultanément les deux enfants horrifiés.

Bellatrix cacha un ricanement. Corvus plissa les yeux en direction de sa mère, il la soupçonnait de trouver la situation hilarante.

- Allez, les pressa gentiment Narcissa.

Étrangement, ce fut Draco qui fit le premier pas et tendit la main à son cousin. Lequel considéra un instant la main tendue avant de s'approcher à son tour, un air constipé sur le visage. Tous deux se serrèrent la main, un faux sourire crispé aux lèvres, alors qu'ils essayaient simultanément de se broyer les phalanges.

- Leurs sourires font peur, tu ne trouves pas ? dit Rodolphus en se penchant vers Lucius.

Celui-ci eut un rictus amusé.

- Ils peuvent s'améliorer encore, je pense.

Les deux enfants se séparèrent et essuyèrent d'un même geste leur main sur leur pantalon d'un air dégoûté.

- T'as les mains moites, dit Draco.

- T'as un cafard dans les cheveux, répliqua Corvus.

Draco blanchit et se passa frénétiquement la main dans les cheveux avant de se rendre compte que Corvus se fichait de lui. Il lui donna un coup-de-poing à l'épaule. Corvus s'effondra par terre en criant :

- Aïe ! Il m'a frappé !

Il aurait dû faire acteur.

- Draco ! le réprimanda Lucius sous le sourire goguenard de Corvus.

- Mais c'est lui qui…

- Mais vous veniez de faire la paix, se lamenta Narcissa qui avait presque les larmes aux yeux.

Toutes les personnes présentes dans la pièce la fixèrent, blasées.

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3 août 1991

Finalement, en plus de s'être excusé auprès de Draco, Corvus avait été contraint d'inviter son cousin à sa fête d'anniversaire, début août. Corvus avait protesté, supplié, pleurniché (ce qui, en passant, lui avait valu une remontrance de sa mère qui lui disait que « les Black ne pleurnichent pas pour obtenir quelque chose » (enfin, supplient non plus)), mais ses parents avaient été inflexibles. La seule chose qui l'avait ravi, avait été d'apprendre que son oncle Rabastan viendrait à sa fête.

Il ne l'avait pas vu depuis au moins deux ans, puisque son oncle passait son temps à voyager. D'ailleurs, son père disait en grommelant que son frère n'arrêtait pas de dilapider l'argent familial en femmes et en oisivetés. Il fallait dire que Rabastan, malgré ses trente-et-un ans, n'était toujours pas marié (chez les Sang-Pur, on se mariait assez tôt pour être certain d'une descendance) et était un véritable coureur de jupons (une expression de sa mère). Bref, Rabastan dénotait assez dans le milieu Sang-Pur et aimait choquer. Mais Corvus le trouvait bien plus drôle que la plupart des adultes. Sa mère le qualifiait d'irresponsable, mais Corvus n'était pas d'accord.

Bon, il était vrai qu'il avait une fois failli faire brûler le domaine entier quand Corvus avait réclamé des chamalows grillés… Ou bien cette fois où il avait creusé un trou béant dans le jardin décrétant qu'il manquait une piscine à la demeure. Ou encore quand il avait prêté sa baguette à un Corvus âgé de cinq ans avant d'aller faire une sieste tout en laissant l'enfant livré à lui-même armé d'une baguette. Corvus se souvint de s'être beaucoup amusé ce jour-là (même si les pauvres elfes ne s'en étaient toujours pas remis (le wingardium leviosa était décidément un chouette sortilège)). Il y avait aussi la fois, bien plus récente (même si elle datait de deux ans), où il était rentré complètement bourré avec des femmes pendues à ses bras dans le même état que lui. Corvus les avait retrouvés tous les trois fort dévêtus dans le salon le lendemain matin avant que Kooky n'intervienne et ne lui cache les yeux en couinant que « maîtresse Bella n'allait pas être contente, oh non ». En effet, elle n'avait pas été contente, c'était le moins qu'on ne puisse dire.

Corvus regarda par la fenêtre de sa chambre en direction du portail avec une excitation grandissante pour voir ses invités arriver. Il descendit au bas de la petite corniche de la fenêtre et se précipita en bas en criant :

- Oncle Rabastan est arrivé, maman !

- Oui Corvus, je sais, répondit sa mère en levant les yeux au ciel quand il passa en trombe devant elle.

Elle ne reprit pas son fils en disant qu'un Black ne courrait pas, pensant avec affection que c'était son anniversaire qu'il avait bien le droit de se détendre un peu.

Dès qu'il vit son oncle sur le pas de la porte d'entrée du manoir, Corvus lui sauta dans les bras.

- Oncle Rabastan ! s'exclama-t-il un grand sourire aux lèvres.

- Heeey, fit l'homme en réceptionnant tant bien que mal le jeune garçon dans ses bras. Ma parole, mais tu as encore grossi, toi !

Il redéposa Corvus au sol et lui ébouriffa joyeusement les cheveux en riant.

- Je n'ai pas grossi, répliqua Corvus en se recoiffant avec une moue boudeuse, j'ai grandi. C'est différent.

L'homme prit alors une expression soucieuse et fit semblant d'examiner son neveu sous toutes les coutures.

- Tu es sûr ? dit-il. J'ai plutôt l'impression que ton tour de taille a rattrapé ta hauteur…

- N'importe quoi !

Rabastan éclata de rire devant l'air scandalisé de Corvus.

- Je te taquine, le tranquillisa-t-il avec un clin d'oeil. Toujours aussi mignon.

- Je ne suis PAS mignon !

- Et si tu arrêtais de critiquer mon fils, Rabastan, fit la voix de son père dans leur dos.

Rabastan se redressa tout sourire vers son frère aîné qui les regardait, un sourcil levé.

- Rodo ! Ça fait longtemps, frérot !

Rodolphus grimaça au surnom plus qu'hideux, son frère ne s'arrangeait décidément pas avec l'âge. Il leva les yeux au ciel.

- Oui, deux ans, répondit-il. Si tu n'avais pas décidé de rester en Roumanie pour, je cite : « découvrir une nouvelle culture, les femmes dragonniers sont pleines de ressources et ont beaucoup à m'apprendre ».

Rabastan eut la bonne idée de paraître contrit.

- Ah bon ? J'ai dit ça, moi ?

Rodolphus soupira sans pour autant s'empêcher de sourire. Finalement, il attira son frère dans une étreinte que ce dernier lui rendit. Les deux hommes se ressemblaient beaucoup physiquement, il aurait été impossible de ne pas les prendre pour des frères. Même mâchoire carrée, même carrure, même cheveux bruns… Rabastan avait raconté à Corvus que lorsqu'ils étaient petits, il aimait faire croire qu'ils étaient jumeaux, et que cela énervait beaucoup son frère (Corvus le soupçonnait d'ailleurs de le faire uniquement pour cela). La seule différence notable entre les deux frangins étaient les cheveux que Rabastan avait décidé de laisser pousser et d'attacher en queue de cheval lâche.

- Tiens ! Môsieur Rabstan nous fait l'honneur de sa présence !

Corvus se tourna vers sa mère qui venait d'arriver dans la pièce, un rictus ironique aux lèvres. Rabastan se tourna vers sa belle-sœur en souriant.

- Bellatrix ! Quelle joie de te revoir ! C'est fou comme tu es aussi resplendissante que la dernière fois que je t'ai vue !

Bellatrix haussa un sourcil élégant et s'approcha, levant les yeux au ciel quand Rabastan se pencha pour lui faire un baise-main tout en lui envoyant une oeillade séductrice. Rodolphus lui donna une taloche derrière la tête en sifflant : « c'est ma femme ».

- Juste un peu plus de rides avec l'âge, continua Rabastan sans faire attention à son frère. Aïeeeuuux !

Bellatrix venait de lui envoyer un maléfice cuisant. Rabastan se frotta la cuisse en grimaçant. Corvus dissimula un gloussement derrière sa main. Un Black ne gloussait pas, il ricanait à la limite.

- Par contre tes maléfices cuisants n'ont rien perdu de leur intensité…, grommela Rabastan.

- Tu apprendras, très cher beau-frère, fit Bellatrix en faisant tournoyer sa baguette, qu'on ne parle pas de son âge à une femme. Et si tu recommences…, continua-t-elle en plissant dangereusement les yeux, sache que c'est bien plus qu'un maléfice cuisant qui t'attend…

Rabastan déglutit et se tourna vers Corvus, un air grave sur le visage :

- Les femmes sont diaboliques, mon p'tit neveu… Fais comme moi et reste célibataire, ça vaut mieux.

- Si c'est pour être un débauché dans ton genre, il n'en est pas question ! répliqua Bellatrix en dardant un regard soupçonneux vers Corvus.

Corvus écarquilla les yeux. Il avait seulement onze ans enfin ! Il n'allait pas penser aux filles maintenant ! De toute façon, si elles étaient toutes comme Pansy, pas question… Et puis cette idiote n'avait d'yeux que pour son stupide cousin. Qui se ressemble s'assemble dit-on, pensa-t-il avec un sourire en coin.

- Les Malfoy ne vont pas tarder à arriver, dit alors son père.

Corvus se renfrogna.

- Oh ? fit Rabastan avec intérêt. Les blondies' family viennent ?

Bellatrix ricana alors que Rodolphus soupirait :

- Arrête de les appeler comme ça…

Rabastan haussa les épaules. Corvus grommela :

- On était vraiment obligés de l'inviter lui ?

Sa mère roula des yeux et son père fronça les sourcils.

- Oui, Corvus, dit-il. D'une part, il t'a invité à son propre anniversaire, et d'autre part… suis-je obligé de te le rappeler ?

- Non, non, c'est bon…, admit Corvus de mauvaise grâce.

Évidemment, Corvus n'eut pas le temps de beaucoup profiter de la présence de son oncle que les Malfoy arrivèrent par cheminette. Corvus dissimula un ricanement en voyant Draco s'étouffer avec la suie. Narcissa eut une petite moue dégoûtée.

- Bella, tu devrais dire à tes elfes de nettoyer un peu ta cheminée…

- Merci Cissy, fit sa mère avec un sourire pincé, je sais encore dire quoi faire à mes elfes.

Puis Rodolphus les mena tous jusqu'au salon pour prendre un apéritif, sous les commentaires de Rabastan : « Ah, Luc' tes cheveux ont l'air plus blanc que blond, c'est la vieillesse tu crois ? ».

Au début, les conversations incluaient les enfants, mais petit à petit, les adultes se mirent à discuter de sujets plus… adultes. Corvus souffla avec exaspération en entendant son père critiquer le ministre Fudge et Lucius se moquer de « cet incompétent si crédule ».

- Bon, laissons les vieux croutons discuter entre eux, fit soudainement Rabastan et se tournant vers Corvus et Draco. Alors, Poudlard cette année ?

Les deux enfants lui répondirent par un grand sourire, néanmoins soulagés.

- Oui, répondit Corvus en se redressant sur son siège. J'ai vraiment hâte.

- Moi aussi, fit Draco à son tour sans visiblement se rendre compte qu'il était d'accord avec son cousin. Il paraît qu'il y a plein de passages secrets dans le château !

Rabastan eut un petit rire et leur fit un clin d'oeil.

- Ah, ah, en effet, mais ne comptez pas sur moi pour vous les donner, vous les découvrirez tous seuls ! ajouta-t-il alors que les deux enfants le regardaient avec espoir.

- Tu me donnes un indice et je fais en sorte que Maman ne s'aperçoive pas que tu prends une part de gâteau en plus, dit Corvus.

- Si tu me prends par les sentiments…, commença Rabastan avec une expression innocente.

Il se pencha pour dire quelque chose à l'oreille du garçon.

- Hé ! protesta Draco. J'exige de savoir aussi !

Corvus lui lança un regard moqueur.

- Tu n'as rien proposé en échange. Une information c'est toujours donnant-donnant. Tu es vraiment idiot si tu ne sais même pas ça, ajouta Corvus en ricanant avec supériorité.

Le blond serra les poings, l'air énervé, et Corvus se retint de lui tirer la langue. Ce serait trop immature de sa part.

- Qu'as-tu à me proposer en échange, petit Malfoy ? demanda alors Rabastan avec un ton conspirateur en se penchant vers Draco. Je t'avouerais que je ne serais pas contre des places VIP pour le prochain match de Quidditch…

Draco ouvrit la bouche pour répondre mais fut coupé par la voix de son père :

- Dis-moi, Rabastan, j'espère pour toi que tu n'essayes pas de soudoyer mon fils ?

Rabastan se retourna, en levant les mains d'un air plein d'innocence.

- Moi ? Absolument pas, mon cher Lucius, ce n'est pas mon genre de faire ça, enfin…

Corvus cacha son rire derrière sa main, mais ne put empêcher ses yeux de briller d'amusement. Avant que Lucius n'ait pu dire une réplique bien sentie de son cru à Rabastan, Bellatrix se leva et annonça :

- Je pense qu'il est largement l'heure d'aller prendre ce déjeuner d'anniversaire, allons dans la serre, le déjeuner sera servi là-bas.

Corvus sauta sur ses pieds, contenant son excitation. Pas qu'il ait extrêmement faim mais il savait qu'après venaient les cadeaux. Draco eut un ricanement moqueur et se leva à sa suite.

- Et bien, cousin, dit-il. Mon idée de manger dans les jardins était si bonne que tu n'as pas pu t'empêcher de me copier ? Aucune originalité…

Draco fit semblant d'être dépité et Corvus le fusilla du regard. Puis il détourna sèchement la tête et répliqua :

- Bien sûr que non, c'est juste que tu es né en premier, j'ai eu l'idée bien avant, dit-il en totale mauvaise foi, mon père a dû en parler au tien. C'est donc toi qui m'a copié, cher cousin.

Draco plissa les yeux, essayant visiblement de déterminer la véracité des dires de Corvus. Ce dernier émit un petit ricanement moqueur et se dirigea à la suite des adultes en direction des jardins.

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En soi, le déjeuner ne se passa pas trop mal. Comprenez par là que Draco et Corvus ne tentèrent de s'étrangler mutuellement que deux fois. De plus, Rabastan s'amusait à les divertir en faisant des pitreries, se récoltant souvent le regard noir de Bellatrix, condescendant de Lucius, attendri de Narcissa et blasé de son frère.

À un moment, alors que Lucius lui tournait le dos, Rabastan commença à singer exagérément les manières de l'aristocrate. Et Corvus ne pouvait s'empêcher de sourire, même si la victime était son oncle admiré. Même Draco réprimait difficilement un rictus. Cependant Bellatrix aperçu ce manège et fut très amusée par la scène, si bien qu'elle ricana, attirant l'attention de Lucius sur Rabastan.

Lucius se retourna et regarda sans un mot Rabastan toujours en train de l'imiter. Au bout de quelques secondes, Rabastan s'aperçu du regard fixe que le blond portait sur lui et se figea en plein mouvement, dans une pose des plus comique. Corvus avait mal aux mâchoires à force de se retenir de rire.

- Belle journée, n'est-ce pas ? fit Rabastan d'un ton plein d'assurance en se redressant et passant sa main dans ses cheveux.

Lucius le regarda avec une telle incompréhension que Corvus et Draco éclatèrent de rire. Ils rirent encore un moment et se jetèrent un regard amusé avant de se reprendre et de se fusiller mutuellement du regard, légèrement dégoûtés d'avoir partagé leur hilarité, ne fût-ce que quelques secondes.

Narcissa poussa un petit soupir fluet puis s'exclama, l'air radieux :

- C'est l'heure des cadeaux !

Bellatrix leva les yeux au ciel devant l'excitation de sa sœur. On aurait dit que c'était elle qui recevait des présents. Corvus regarda ses parents avec espoir. Son père lui sourit et sa mère hocha la tête. Le jeune garçon se trémoussa presque sur sa chaise (un Black ne se trémoussait pas), attendant donc qu'on lui indique où étaient ses cadeaux.

- Derrière les magnolias, Corvus, fit son père avec un sourire attendri.

Corvus, malgré tous les préceptes que lui avaient inculqué ses parents depuis son jeune âge, sauta au bas de sa chaise et se dirigea presque en courant dans la direction indiquée par son père. Il y avait là plusieurs paquets. Mais Corvus n'y prêta pas beaucoup d'attention et se mit en quête ce qu'il cherchait. Il poussa un cri de pure joie quand il la trouva enfin.

Une enveloppe parcheminée avec son nom et son adresse écrites à l'encre verte émeraude et fermée d'un sceau. Le sceau représentait un blason où figuraient un lion, un serpent, un blaireau et un aigle.

Sa lettre de Poudlard.

Il caressa doucement le papier avant de l'ouvrir précautionneusement. Il savait qu'elle était arrivée il y avait quelques jours, puisque Draco avait reçu la sienne une semaine plus tôt, mais ses parents avaient intercepté la sienne pour qu'il la reçoive à son anniversaire.

La lettre qu'il sortit était écrite avec la même encre verte que celle qui se trouvait sur l'enveloppe :

COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE

Directeur : Albus Dumbledore

Commandeur du Grand-Ordre de Merlin

Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et des Sorciers

Cher Mr Black-Lestrange,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficier dès à présent d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

La rentrée étant fixée au 1erseptembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.

Veuillez croire, cher Mr Black-Lestrange, en l'expression de nos sentiments distingués.

Minerva McGonagall

Directrice adjointe

Corvus releva brusquement les yeux vers ses parents avec angoisse. Le 31 juillet ? Mais…

- Nous avons déjà répondu à ta place, l'informa doucement sa mère comme si elle avait lu dans ses pensées.

Corvus lui fit un grand sourire soulagé et retourna à l'ouverture de ses cadeaux. Lucius lui avait offert un beau carnet ensorcelé pour qu'il ait un nombre indéfini de pages mais reste fin, ce qui pouvait s'avérer très pratique. Et Narcissa, un jeune chaton plutôt mignon au pelage blanc et brun clair. Corvus se demandait parfois si sa tante ne le prenait pas pour une fille… Un chaton, franchement…

- Alors, comment vas-tu l'appeler ? demanda Narcissa tout sourire.

On aurait dit que c'était elle qui venait de recevoir le chaton.

- Heeeuuuu…

Corvus fusilla du regard Draco qui se marrait silencieusement dans son coin.

- Pourquoi pas Cannelle ? fit alors le blond. Ce serait par-fait pour Corvus, non ?

Corvus faillit s'étouffer. Cannelle. Ça faisait beaucoup trop… fille !

- Qui te dit que ce n'est pas un mâle ? répliqua-t-il.

Draco haussa les épaules.

- L'un n'empêche pas l'autre.

- De toute façon c'est bien mieux que « Draco Malfoy troisième du nom », il me semble qu'un mignon petit lapin blanc porte encore ce nom…, dit Corvus d'un air songeur.

Il eut sa revanche en voyant Draco rougir de honte alors que Narcissa disait : « oh, oui, ce lapin, Draco l'adooore ». Puis il reporta son attention sur ses cadeaux en ricanant alors que le chaton jouait avec les morceaux de papier cadeau.

Son oncle Rabastan, lui, lui avait offert un couteau suisse, « rapporté d'un de mes voyages », ensorcelé lui aussi et qui pouvait déverrouiller toutes les portes. « Ne montre pas cette option à ton père », disait la carte qui l'accompagnait, « il te le confisquerait (et me jetterait un sort douloureux par la suite), mais je te fais confiance pour l'utiliser à des fins… honnêtes (selon ta définition de l'honnêteté bien sûr) ».

Sa mère lui avait offert un livre, accompagné d'un instrument de mesure, traitant sur l'astronomie, ce dont Corvus s'était pris de passion quelques mois plus tôt. Et quand il vit le paquet cadeau de son père il sauta de joie en criant (à l'indulgence des adultes) :

- Merci papa ! Trop bien ! Merci, merci !

En effet, même s'il ne l'avait pas encore ouvert, la forme du paquet ne laissait aucun doute à son contenant. Il le déballa avec frénésie envoyant le papier dans tous les sens. Quand il eut fini, il se retrouva face au tout nouveau balai, le meilleur actuellement sur le marché. Le Nimbus 2000. Ce cadeau, même s'il lui faisait énormément plaisir de par sa nature (il adorait voler), était avant tout symbolique. Son père n'aimait pas beaucoup le Quidditch, et aimait encore moins voir son fils faire des figures complexes et « d'une dangerosité extrême » dans les airs. Donc le fait qu'il lui offre un balai, considérait qu'il acceptait que son fils fasse du Quidditch.

Puis Corvus se tourna vers le dernier paquet, celui de Draco, avec méfiance. Mais il ne s'agissait que d'un simple stylo. Enfin non, « simple » ne convenait pas à la famille Malfoy, donc il s'agissait d'un stylo d'une marque fortement coûteuse. Corvus l'examina sous toutes les coutures, essayant de détecter s'il ne contenait pas un sortilège quelconque, mais rien. Il se promit cependant de le faire examiner par Rabastan avant de l'utiliser.

Puis ils poursuivirent le repas avec le gâteau, très bon, mais beaucoup moins impressionnant que celui de Draco. Et même si Corvus aimait les choses simples, il était un peu vexé. Surtout par le regard moqueur de Draco en réalité.

- Corvus ? fit son père à la fin du repas. Et si tu montais Cannelle…

- Son nom n'est pas Cannelle !

- … dans ta chambre avec Draco ?

- Draco est aussi un animal de compagnie ?

- Corvus !

- Oui, oui, pardon… J'y vais…

Corvus se leva et souleva le chaton blanc et brun par les aisselles avant de le caler dans ses bras. Le chaton ronronna avant de se blottir contre lui dans un attitude bien trop mignonne. Corvus esquissa une moue. Il n'allait pas faire comme les filles et se pâmer devant un chaton ! Même s'il était diablement mignon.

Le chaton leva ses yeux bleus vers lui en poussant un petit « mîîî ? » interrogatif. Aaarg ! Les chaton étaient indubitablement des serpentards dans l'âme !

- Bon, tu me suis, le Draco de compagnie ? fit Corvus en se tournant vers son cousin.

- Corvus ! le reprit encore son père.

- Oui, oui…

Draco se leva néanmoins puis rejoignit son cousin et le dépassa sans un mot, le menton levé en l'air. Personne ne le vit donc sortir quelque chose de sa poche et le laisser tomber devant les pieds de Corvus. Enfin si, le chaton s'en aperçu et poussa un cri perçant avant d'essayer d'échapper à Corvus qui se demandait pourquoi cet imbécile de chat se débattait ainsi alors qu'il ronronnait la seconde précédente.

- Aïeeeux ! s'exclama-t-il quand, de ses petites griffes, le chaton s'échappa.

Le chaton tomba à terre (sur ses pattes évidemment) et se mit à cracher en direction de l'herbe, le poil gonflé et la queue dressée en l'air. Se massant la main barrée d'un trait rouge, Corvus se demanda ce qui avait ainsi effrayé Cann… arg ! Le nom s'était imposé de lui-même, satané blond peroxydé !

Tout ce remue-ménage avait attiré les adultes qui s'approchèrent des enfants et du chat.

Corvus écarquilla les yeux quand il se rendit compte que la chose ayant effrayé son chaton était un serpent ! Un petit serpent, certes, mais qui faisait la même taille que le chaton, surtout dressé ainsi, prêt à attaquer. Soudain paniqué à l'idée que le serpent n'attaque son chaton, Corvus s'écria :

- Arrête ! Laisse-le tranquille !

Le silence se fit brusquement autour de lui, et même le serpent leva son regard vers Corvus. Il le regarda un instant de ses yeux jaunes avant de cligner des paupières comme pour lui donner son accord et se faufila dans l'herbe pour repartir hors de vue. Juste avant qu'il ne disparaisse, Corvus jurerait avoir entendu :

- Au revoir, jeune parleur, d'un ton sifflant.

Corvus ramassa le chaton tremblant et le serra dans ses bras. Bon, il n'était pas une fille, mais le chaton avait eu peur, il avait le droit d'avoir un câlin tout de même…

- Corvus ? fit alors la voix incertaine de son père.

- Oui ? fit Corvus de cette même étrange sonorité sifflante en se retournant.

Il vit l'intégralité des adultes présents frissonner et se jeter des regards de connivence, les yeux brillants. Puis Bellatrix se précipita sur lui et le prit dans ses bras, le figeant de stupeur. Cannelle (arg ! Il devait impérativement changer ce nom) couina, coincé entre les deux.

- Mon bébé ! s'écria-t-elle d'une voix stridente qui fit grimacer Corvus. Je suis tellement fière de toi !

Corvus regarda son père d'un air interrogatif. Que se passait-il au juste ? Rodolphus haussa les épaules avec un sourire en coin. Lucius avait l'air estomaqué et Narcissa avait une expression indéfinissable, comme si elle ne savait pas comment réagir et se cachait donc derrière un masque d'impassibilité.

- Un fourchelang dans la famille ! s'écriait encore sa mère lui brisant davantage les tympans. C'est un tel honneur ! Et plus c'est mon bébé ! Oh, je suis si fière de toi, mon Corvus chéri ! fit-elle en le couvrant de baisers.

L'attitude de sa mère avait de quoi décontenancer. Elle ne l'avait jamais, ô grand jamais, appelé « mon Corvus chéri » ou « mon bébé » en public depuis bieeeeen longtemps. Ni embrassé ainsi. Corvus sentit ses joues se colorer de gêne.

- Heu… maman ?

Puis l'information fit son chemin dans sa tête. Un fourchelang ? Qui ? Lui ? Alors… il avait vraiment parlé au serpent ? Et c'était bien lui qu'il avait entendu lui répondre ?

Finalement, Corvus laissa faire sa mère, il savait que de toute façon, même s'il le lui demandait, elle n'allait pas s'arrêter. Quant à Draco, il était furieux que sa farce n'ait pas eu l'effet escompté. Corvus se délecta du visage rouge de jalousie de l'héritier Malfoy.

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NdA: Et voilàààà, l'anniversaire de Corvus ! Qu'avez-vous pensé de la "réconciliation" des deux cousins ? De mon Rabastan ? (Heureusement que Lia9749 a fait des recherches pour moi, je lui donnais n'importe que âge XD) De la réaction de ses parents et des Malfoy au fait que Corvus soit fourchelang ? Alleeeeez, mon anniversaire est demain, alors vos reviews seront mon cadeau ! :3

Qq explications: Comme vous l'avez sûrement remarqué, j'ai décalé l'anniversaire de Corvus au 3 août. En effet, après discussion avec ma bêta, nous avons convenu qu'il était mieux pour ne pas attirer l'attention sur les Lestrange de ne pas laisser le 31 juillet comme date de naissance, beaucoup trop évident sinon ! XD Dumby allait faire le rapprochement immédiatement, l'est pas con l'bubus ! x)

IMPORTANT: Il n'y aura sûrement pas de chapitre le mois prochain /!\ Et oui, ma SB (Super Bêta) Lia9749 passe le bac ! Alors priorité aux études, tout de même ! XD Par contre, en échange, vous aurez peut-être deux chapitre pour le prix d'un le mois suivant. On verra si je suis de bonne humeur ;) MOUAHAHAHAHAHA !

Au prochain épisode... Chemin de Traverse, baguette et disparition ! (en juin donc)

À vos reviews !

Kiss

Pakalos