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Corvus Black-Lestrange pour vous servir !

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NdA: Et voilàààà ! ENFIN ce chapitre trois dans les starting blocks ! Bon, ben, j'ai pas grand chose à dire, hein, sinon que ça y est, Lia a passé son bac ! Youhou ! Vive les vacances ! À nous la plage, la mer, les maillots de bain et les beaux mecs à moitié à poils ! Ouééééé ! Bon allez, ne mourrez pas de chaleur, et pour votre bien, ne lisez pas trop de lemons, buvez des limonades à la place (même si c'est moins kiffant), ceci est un message du ministère de la santé. Personnellement, je suis réduite à l'état de légume ruisselant de sueur dans mon canapé.

Couple(s): Bah, pour l'instant n'a pas, mais peut-être bien plus tard, à voir, ptet selon vos désidérata et propositions ;) (pour l'instant un drarry a été proposé, enfin du coup ça serait plutôt un Dravus ahahaha XD pardon, petit craquage)

Discleamer: Ne faisons point de fioritures, le monde de Harry Potter est, et restera, toujours à JKR.

Bêta: Lia9749 (merci pour tes corrections et les commentaires ! XD)

Rep aux reviews anonymes:

adenoide: Hello ! Bah oui, mais Corvus et Draco amis, ça aurait été moins drôle, avoue-le x)

bellovettrix: Hey ! Merci de ta review, contente de te voir à chaque chapitre Kiss

Miss Granger: Salut ! Je comprend que tu te poses pas mal de questions x) Bref, pour répondre au fait que Pétunia n'ait pas averti Dumbledore est tout simplement dû au fait qu'elle n'en avait strictement rien à faire. Quelqu'un l'a débarrassée de l'anormalité, tant mieux. Et oui, je vais respecter l'intrigue des 7 tomes, du moins, tous les évènements extérieurs qui surviennent sans que Harry y soit pour quelque chose. Et quant à Voldychou... bah pour l'instant, il est sensé être mort ! Donc on verra ;)

Guest(du 29/04): Merci de ta review ! Contente que ça te plaise !

Mamy 83: Hey ! "Poudlard n'a qu'a bien se tenir" Ahaha trop drôle XD La relation entre Corvus et Draco va évoluer au bout d'un moment oui, mais comment, je ne sais pas encore, ce sont eux qui vont décider ! x)

Sur ce, bonne lecture !

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Chapitre 3 : Chemin de Traverse, baguette et disparition

4 août 1991

Le lendemain de son anniversaire, Corvus se retrouvait sur le Chemin de Traverse en compagnie de ses parents et, hélas, trois fois hélas, des Malfoy. Enfin, ce n'était pas tant Narcissa ou Lucius qui gênaient Corvus mais bien la réplique miniature de son oncle. Réplique miniature et odieusement insupportable qui se pavanait dans sa robe haute facture.

- Mamaaan, chouina-t-il presque (presque, parce qu'un Black ne chouine pas) en attirant sa mère à l'écart des quatre autres. On était vraiment obligé d'y aller avec eux ?

- Tiens-toi tranquille Corvus, répliqua Bellatrix en fronçant les sourcils l'air énervé. Dis-toi que moi aussi je suis obligée de supporter cet imbécile de Lucius.

Corvus jeta un regard aux trois adultes qui conversaient et à Draco qui hochait la tête d'un air fier à chaque fois que son père disait quelque chose.

- Pas juste…, marmonna-t-il en donnant un coup de pied dans un caillou.

- C'est comme ça, la vie n'est pas juste, Corvus. Maintenant, arrête de faire la tête et tiens-toi correctement, nous sommes en public, pas à la maison. Tu sais ce que ton père a dit sur la façon de se tenir en société ?

- Oui, répondit Corvus (même si c'était de mauvaise grâce) en se redressant et levant légèrement le menton.

- Pas trop, sourit sa mère en appuyant légèrement sur son menton. À moins que tu ne veuilles ressembler à Draco.

Corvus lui répondit par une grimace éloquente.

- C'est bien ce qu'il me semblait, ricana Bellatrix.

- Les enfants ! les appela alors Narcissa.

Corvus et Draco se tournèrent tous deux vers la blonde, Draco grommelant « qu'il n'était plus un enfant ». Celle-ci n'y prêta pas attention et continua :

- Et si vous alliez prendre les mesures de vos robes d'écoles pendant que nous allons chercher vos livres ? Nous perdrons moins de temps et nous pourrons aller prendre une glace, qu'en dites-vous ?

Les yeux de Corvus s'illuminèrent. Il s'empêcha néanmoins de répondre avec trop d'enthousiasme.

- D'accord.

Heum… Bon. Il avait peut-être un peu trop modéré son enthousiasme pour le coup.

- Oui mère, c'est une très bonne idée, fit Draco alors que Corvus levait les yeux au ciel devant le ton de son cousin.

Les deux enfants commencèrent alors à se diriger vers la boutique de Madame Guippure quand Rodolphus glissa aux trois autres adultes :

- Il faudrait peut-être que l'un d'entre nous aille les surveiller, ils seraient capables de provoquer un véritable carnage en cinq minutes. Et sans magie.

- Bonne idée, Rodolphus, fit Lucius qui avait pâli en imaginant les dégâts que pouvaient causer les deux bombes à retardement qui leur servaient d'enfant.

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- Dis, Corvus, commença nonchalamment Draco alors qu'ils étaient tous deux debout sur des tabourets les bras écartés.

- Oui ? répondit le concerné avec méfiance.

Non loin, Rodolphus, qui regardait quelques pièces de tissu, plissa les yeux en direction des enfants, espérant ne pas avoir à intervenir…

- Tu te prends pour une fille ? continua Draco.

- Quoi ?!

- Bah, les cheveux longs, tout ça…, lança Draco avec un sourire moqueur. Et puis tu es tout petit…

- Parce que tu crois que ta manie de passer trois heures dans la salle de bain ça fait pas fifille ? contra Corvus énervé qu'on le critique sur sa taille.

- Je prends soin de mon image, répondit Draco d'un ton dédaigneux en levant le nez en l'air.

- Ne te fatigue pas, y'a plus rien à faire quand on ressemble à un troll.

- Quoi ?! Répète un peu pour voir ?

- Tenez-vous un peu tranquille, jeunes hommes ! rouspéta Madame Guippure qui travaillait sur leurs robes.

Les deux garçons lui lancèrent un regard noir qui n'eut aucun effet sur la couturière, sûrement déjà habituée aux clients récalcitrants. De son côté, Rodolphus s'empêcha de ricaner. Corvus et Draco se tortillaient pour échapper aux aiguilles piquées dans leurs robes tout en essayant de se filer, plus ou moins discrètement, des coups. Entreprise difficile.

Finalement, Madame Guippure dut les menacer de leur lancer le maléfice du saucisson pour qu'ils arrêtent de bouger. Bien qu'ils maugréèrent pour la forme, Draco disant : « Mon père en entendra parler, je vous le dis ! » et la couturière de lui répondre : « Mais oui, mais oui, votre bras plus haut, jeune homme. » le laissant outré. Quant à Rodolphus, il s'était réfugié derrière un rayon pour laisser libre cours à son hilarité. Peut-être devait-il songer à engager cette femme pour mater un peu ces deux petits démons ?

Ils sortirent finalement de la boutique une heure plus tard, Draco ayant exigé une garde-robe supplémentaire (il n'allait tout de même pas vider son dressing du Manoir pour l'emporter à Poudlard, il lui en fallait donc obligatoirement une seconde). Lorsqu'ils passèrent la porte, Corvus soupira de soulagement. Le shopping n'était vraiment pas son activité préférée… Surtout pour rester une bonne heure debout les bras levés à vous faire manipuler par une vieille mégère et ses mètres mesureurs.

Ils rejoignirent assez rapidement Narcissa, Bellatrix et Lucius qui les attendaient dans la boutique de Fleury et Bott. Enfin… Narcissa regardait d'un air désemparé son mari et sa sœur se fusiller mutuellement du regard avec un inquiétant sourire aux lèvres. Chacun avait une main sur le même livre, tentant visiblement de l'arracher à l'autre, en témoignaient leurs phalanges crispées sur la couverture.

- Ce livre est pour mon fils, persiffla Lucius.

- Je l'ai attrapé en premier, crétin, répliqua Bellatrix sans cesser de sourire.

Les gens aux alentours commençaient à jeter des coups d'oeil intrigués au duo. On voyait presque des étincelles crépiter entre eux.

- Lâche ça, répéta Bellatrix son visage ne changeant pas d'expression. C'est pour mon fils.

- Non, répondit Lucius avec le même sourire froid, c'est pour le mien, tu n'avais qu'à être vigilante.

Rodolphus se rapprocha de Narcissa et glissa :

- Ils sont comme ça depuis combien de temps ?

La blonde eut un soupir de désespoir puis répondit :

- Au moins une demie-heure, je commence à me demander si nous ne devrions pas les laisser ici et revenir quand nous aurons fini d'acheter les fournitures, peut-être qu'entre-temps ils n'auront pas encore eu l'occasion de détruire le magasin…

- En effet, souffla Rodolphus d'un ton las.

Corvus entendit alors Draco dire, à côté de lui :

- Allez, papa ! en chuchotant avec conviction.

Corvus le fusilla du regard avant d'ouvrir la bouche pour encourager sa mère à son tour avant de la refermer, déconfit. Il ne pouvait pas se positionner trop évidemment contre son oncle Lucius, n'est-ce pas ? Son oncle allait lui en vouloir et peut-être même ne lui parlerait plus… Mais il ne pouvait pas non plus se dresser contre sa mère ou la laisser sans soutien de sa part ! Draco lui envoya un sourire moqueur, conscient du dilemme de son cousin. Sans cesser de fixer Corvus, il répéta, plus fort :

- Allez, papa !

Corvus serra les poings en lui envoyant le regard le plus noir qu'il pouvait, espérant presque faire un trou dans la boîte crânienne du blond qui lui sourit innocemment.

- Tu as entendu mon fils, fit alors Lucius sans quitter Bellatrix du regard. Donne-moi ce livre.

Les yeux de Bellatrix se plissèrent, alors que son sourire ne quittait pas ses lèvres, la température de la pièce semblant subitement perdre quelques degrés.

- C'est bien, tu l'as bien éduqué comme le bon fi-fils à son papa. Maintenant, lâche immédiatement ce bouquin avant que je ne m'énerve.

- C'est que tu ferais presque peur, se moqua Lucius.

- Ah oui ?

Les deux adultes se turent, se contentant de se fusiller mutuellement du regard. Puis, dans un même ensemble, ils posèrent brusquement le livre sur l'étagère à côté d'eux avant de sortir d'un mouvement fluide leur baguette, de sa manche pour Bellatrix et de sa canne pour Lucius. Il y eut des exclamations de stupeur autour d'eux, alors que Rodolphus et Narcissa se lançaient un regard de pur désespoir.

Corvus décida qu'il ne pouvait décidément pas laisser sa mère se battre sans l'encourager.

- Vas-y, maman ! s'écria-t-il. T'es la plus forte !

- Ce n'est pas vrai ! renchérit Draco. Allez, papa !

Les deux adultes eurent un rictus, un sortilège sur le bout des lèvres, quand soudain… une jeune fille, qui devait avoir le même âge que Corvus et Draco, se glissa entre eux et se saisit DU livre tout en soupirant de soulagement :

- Ouf, c'était le dernier…

Bellatrix et Lucius en oublièrent presque leur adversaire respectif, éberlués par le comportement désinvolte de la jeune fille. Devant la stupeur générale, la fille se retourna et les regarda à tour de rôle avant de rougir brusquement et de balbutier :

- Je-je… comme vous n'aviez pas l'air de vouloir le prendre, je… il n'en restait qu'un… alors… désolée !

Et elle décampa en serrant le livre contre sa poitrine comme s'il était un précieux trésor. Corvus échangea un regard stupéfait avec Draco avant de le reporter sur la fille aux cheveux bruns touffus. Corvus se demanda s'il la reverrait dans son année à Poudlard. Elle avait un sacré culot, ça pourrait être amusant.

- Voilà une jeune fille qui ne perd pas le nord, nota Lucius en rangeant sa baguette dans sa canne.

- De toute façon, ce livre n'était pas intéressant, dit Bellatrix tout en dissimulant la sienne dans sa manche.

Lucius haussa un sourcil et ouvrit la bouche pour répliquer. Mais avant qu'il n'ait pu le faire, sa femme lui écrasa affectueusement le pied en désignant du menton les curieux qui s'étaient amassés autour d'eux. Lucius grimaça (pour le public et feu ses orteils, bien sûr).

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Une fois débarrassé des gêneurs, les Malfoy et les Lestrange sortirent de Fleury et Bott, les livres scolaires seraient envoyés par hibou à leurs manoirs respectifs. C'était bien plus pratique que de les porter durant leurs courses. Corvus en avait profité pour faire l'acquisition de Sorts et contre-sorts (ensorcelez vos amis et stupéfiez vos ennemis avec les sortilèges de Crâne chauve, Jambencoton, Langue de plomb et bien d'autres encore) par le professeur Vindictus Viridian, se disant que ce serait amusant de les tester sur Draco une fois à Poudlard.

Puis, les deux familles continuèrent leurs achats avec des chaudrons en étain, d'un télescope en cuivre pliable pour Corvus et d'une balance nécessaire à la composition des potions pour chacun. Les adultes (Rodolphus et Narcissa) tentèrent le maximum pour éviter l'incident diplomatique en prenant des fournitures rigoureusement identiques.

Ils allèrent ensuite chez l'apothicaire qui fascina Corvus malgré l'odeur pestilentielle qui y régnait, un mélange d'oeufs pourris et de choux avariés. En y réfléchissant bien, il lui semblait que le shampooing de Severus était quasiment le même…

Corvus repéra alors des gros tonneaux contenant des substances gluantes non-identifiables.

- Hé, Draco ! appela-t-il, un grand sourire aux lèvres.

Méfiant, son cousin s'approcha.

- Celui qui arrive à attraper le plus de ce truc et à le lancer le plus loin a gagné.

Draco lui fit une grimace de dégoût.

- Beurk ! Peut-être ça t'amuse de plonger ta main là-dedans, moi je n'en ai aucune envie.

Corvus se renfrogna.

- T'as peur ? le nargua-t-il.

Draco plissa les yeux.

- Bien sûr que non, répliqua-t-il avec dédain. Tu as peut-être l'habitude de te rouler dans la boue, mais pas moi, et il est hors de question que je touche cette chose gluante !

Corvus fronça les sourcils à l'insulte, mais se reprit et lança un grand sourire à son cousin.

- T'es vraiment qu'une poule mouillée, dit-il en se saisissant à pleine main l'étrange substance.

« Beurk, beurk, beurk, beurk ! » pensa-t-il sans pour autant montrer son dégoût. Il n'avait au début pas prévu de la toucher, mais juste de pousser Draco à le faire. Hum… est-ce que ça pourrait faire office de gel ? se demanda-t-il en fixant les cheveux plaqués en arrière du blond. Blond qui écarquilla les yeux en avisant le regard calculateur de son cousin.

- Dracooo…, susurra Corvus en s'approchant lentement du blond qui recula d'un pas, effrayé.

- Qu'est-ce que…. qu'est-ce que tu fais ?

Les yeux de Corvus brillèrent à la manière de ceux de sa mère.

- Oh, juste une petite expérience… Petit, petit, petit ! Viens par là, dracounet…

Il soupesa la chose gluante qu'il avait dans la main sans quitter Draco du regard, un grand sourire aux lèvres. Draco recula davantage. Puis, vif comme l'éclair, Corvus bondit en avant et se saisit du bras de Draco pour l'empêcher de fuir. Draco hurla au même moment où Corvus étalait THE substance gluante sur ses cheveux avec un petit air sadique.

- Yaaaaaa ! Arrêêêêête !

- Corvus et Draco ! tonna une voix, Lucius apparemment. Je peux savoir ce que vous fabriquez ?

Corvus arrêta de shampouiner son cousin qui se débattait en ayant presque les larmes aux yeux (nan mais ses cheveux, quoi!), puis leva le regard vers son oncle qui les regardait tous deux avec sévérité. Lucius avisa les cheveux de son fils et la main de son neveu, recouverts de la même substance.

- Vous ne pouvez pas rester tranquilles une seconde ? déclara-t-il d'un ton froid.

Piteux, les deux garçons baissèrent la tête. Draco ne tenta même pas de dire que c'était de la faute de Corvus. D'un coup de baguette, Lucius fit disparaître les traces les incriminant (sans pour autant enlever l'odeur) et leur pointa du doigt la sortie sans un mot. Ils obéirent sans protester et sortirent du magasin. Ils étaient encore dehors à regarder leurs chaussures (à une bonne longueur de distance, il ne fallait pas abuser non plus), quand les adultes sortirent à leur tour de chez l'apothicaire. Et ils ne se criaient pas dessus. Un exploit à marquer d'une pierre blanche.

Histoire de détendre l'atmosphère, un tantinet électrique (mais un tantinet seulement), Narcissa proposa avec entrain :

- Et si nous allions prendre une glace maintenant ? Il est seize heures trente passée.

Corvus releva la tête si vite qu'il entendit presque ses vertèbres craquer. Tout le monde acquiesça à la proposition et ils se dirigèrent vers Florian Fortarôme. Corvus s'obligea à ne pas provoquer son cousin, et celui-ci sembla tenir le même code de conduite, pour ne pas s'attirer les foudres des adultes qui conversaient tranquillement. Tout en dégustant tranquillement sa glace (chocolat-fraise aux noisettes), Corvus écouta distraitement Lucius raconter avoir croisé un demi-géant à Gringotts un peu plus tôt dans l'après-midi.

- Je suis certain qu'il s'agissait de ce lourdaud d'Hagrid, dit-il avec mépris.

Rodolphus haussa un sourcil.

- Qu'est-ce qu'il faisait à Gringotts ? Certainement pas remplir son coffre de galions ! se moqua-t-il.

- À supposer qu'il en ait un ! ricana Lucius.

- Ou bien, il est rempli de peaux de bêtes, proposa Bellatrix.

Lucius haussa les épaules.

- Toujours est-il qu'il n'a pas évolué d'un iota. Toujours à s'exprimer d'une manière farfelue…

- Oh ? s'étonna Narcissa. Pourquoi, qu'a-t-il dit ?

Lucius se tourna vers sa femme, l'air choqué.

- Pourquoi tu me demandes ça ?

- Cela peut toujours s'avérer utile de savoir ce que ce vieux fou prépare…, répondit-elle en glissant un rapide regard vers Bellatrix.

Corvus vit sa mère froncer les sourcils face au regard de sa sœur et il sut, en voyant le soupçon dans les yeux de la brune, que les deux femmes en parleraient plus tard, seules.

- Il a demandé à aller dans le coffre 713, ce qui est passablement étrange quand on sait que seules les Anciennes Familles ont des coffres aussi loin dans Gringotts, « au sujet », je cite, « de Vous-Savez-Quoi » accompagné d'une lettre de Dumbledore.

Rodolphus plissa les yeux.

- Dumbledore aurait confié une mission à cet imbécile ? S'il voulait être discret, il s'y est pris comme un manche. Hagrid comme postier, et puis quoi encore ? Ce sauvage se remarque à une demi-lieu à la ronde !

Lucius eut un geste négligent de la main.

- Que veux-tu, il est fou, et il devient de plus en plus sénile avec l'âge.

- Vous avez fini vos glaces, les enfants ? fit alors Narcissa coupant court à la conversation.

Corvus et Draco acquiescèrent et la petite troupe se mit alors en marche vers leur dernière étape : l'achat des baguettes magiques. En passant devant une enseigne indiquant : « Au Royaume du Hibou – hulottes, chouettes effraies, grands ducs, chouettes lapones », Draco arrêta ses parents et demanda un hibou. Lucius et Narcissa, tout d'abord réticents, craquèrent quand leur héritier adoré leur fit une petite moue suppliante et ils entrèrent tous trois dans le magasin alors que Corvus et Bellatrix levaient les yeux au ciel.

- Bon, et bien allons chercher ta baguette, dit son père.

Corvus se retint de sauter d'excitation (ce serait indigne d'un Black, et surtout en public), et suivit son père vers la fameuse boutique du Chemin de Traverse. Intrigué, Corvus fixa la devanture. Elle était plutôt étroite et délabrée, ne donnant pas vraiment envie d'y entrer. C'était ça, THE vendeur de baguettes en Angleterre ? Pourtant, au-dessus de la porte, les lettres d'or (bien écaillées) indiquaient bel et bien : « Ollivander – Fabriquant de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C. », et puis, histoire de guider les analphabètes, dans la vitrine poussiéreuse, une simple baguette de bois était exposée sur un coussin pourpre un peu râpé (bonjour la confiance!).

Quand ils entrèrent, une clochette retentit au fond de la boutique. L'intérieur était minuscule. Heureusement qu'ils n'étaient pas venus en même temps que les Malfoy, se dit Corvus. Il y avait des milliers de boîtes étroites qui s'entassaient jusqu'au plafond.

- C'est encore plus poussiéreux que lorsque je suis venue acheter ma baguette, ronchonna Bellatrix.

- Bonjour, dit alors une voix douce.

Corvus sursauta, il ne l'avait pas entendu arriver. Un vieil homme se tenait devant eux. Ses grands yeux pâles brillaient comme deux lunes dans la pénombre de la boutique.

- Bonjour, répondit Rodolphus avant de poser une main sur l'épaule de son fils. Nous sommes là pour sa première baguette.

Les yeux de l'homme semblèrent s'illuminer.

- Oh, oui. Bien sûr, bien sûr.

Mr Ollivander s'approcha de Corvus.

- Corvus Black-Lestrange… Vous avez beaucoup fait parlé de vous il y a neuf ans, continua l'homme. Un héritier que personne n'attendait, ce n'est pas commun… Surtout lorsque personne n'a entendu parler de vous avant votre deuxième anniversaire.

- Ce n'est pas le sujet, coupa sèchement Bellatrix.

Mr Ollivander était si près de Corvus à présent que leurs nez se touchaient presque. Corvus avait la désagréable impression d'être une bête curieuse que le vieil homme observait sous toutes les coutures.

- Vous avez là une bien étrange cicatrice…, murmura soudainement Mr Ollivander en désignant le front de Corvus.

Corvus se recula brusquement en plaquant sa frange sur son front d'un geste compulsif.

- Un accident, marmonna-t-il.

Il sentit son père se placer devant lui et toiser Mr Ollivander de toute sa hauteur.

- Nous sommes ici pour acheter une baguette, monsieur, déclara-t-il d'une voix sèche. Pas pour discuter de la naissance ou des cicatrices de mon fils.

Mr Ollivander se redressa, toisant l'homme de ses yeux clairs un instant avant de déclarer avec un sourire doux :

- Oui. Bien sûr, bien sûr. Alors…

Il sortit de sa poche un mètre ruban avec des marques en argent puis se tourna vers Corvus.

- De quelle main tenez-vous votre baguette ?

- Je suis droitier, répondit Corvus en se redressant (il n'allait pas se laisser déstabiliser par ce vieillard, non mais!).

- Tendez le bras. Voilà.

Il mesura le bras de Corvus, de l'épaule jusqu'au bout des doigts, puis du poignet jusqu'au coude, puis la hauteur de l'épaule jusqu'aux pieds, puis du genou à l'aisselle et enfin prit son tour de tête. Corvus commençait sérieusement à douter de la compétence de ce vieil olibrius et tourna un regard circonspect vers ses parents.

- Chaque baguette de chez Ollivander renferme des substances magiques très puissantes, Mr Black-Lestrange, dit alors ledit olibrius toujours de cette même voix douce. Nous utilisons des poils de licorne, des plumes de phénix ou des ventricules de coeur de dragon. Et de même qu'on ne trouve pas deux licornes, deux dragons ou deux phénix exactement semblables, il n'existe pas deux baguettes de chez Ollivander qui soient identiques. J'ajoute, bien entendu, qu'aucune autre baguette magique ne vous donnera des résultats aussi satisfaisants que les nôtres.

Et blablabla, et blablabla…, pensa Corvus en levant les yeux au ciel. Et mes baguettes sont les meilleures et gnagnagna… Pfff, il commençait à s'ennuyer (mesurer l'écartement des narines était vraiment nécessaire?).

- Ça ira comme ça, dit l'homme, et le mètre ruban tomba en petits tas sur le sol. Essayez donc celle-ci, Mr Black-Lestrange. Elle est en bois de hêtre et contient du ventricule de dragon, 22,5 centimètres. Très flexible, agréable à tenir en main. Prenez-la et agitez-la un peu.

Corvus prit la baguette avec un petit air de dédain et l'agita dans le vide. Mais Mr Ollivander la lui arracha presque immédiatement des mains et lui en fit essayer une autre.

- Bois d'érable et plume de phénix, 17,5 centimètres, très flexible. Essayez…

Corvus l'essaya mais à peine avait-il levé la baguette que Mr Ollivander la lui arracha également des mains.

- Non, plutôt celle-ci, bois d'ébène et crin de licorne, 21,25 centimètres, très souple. Allez-y, essayez.

Corvus l'essaya, puis encore une autre. Il avait l'impression d'être pris dans une séance shopping avec sa tante Narcissa. Bientôt, il y eut un monceau de baguettes magiques posées sur la chaise en bois mince, mais aucune ne convenait. Corvus jeta un regard à ses parents. Sa mère avait les bras croisés sur la poitrine et dardait sur Mr Ollivander un regard sévère, prête à intervenir à la moindre parole déplacée. Son père, lui, regardait d'un œil absent les étagères, l'air de passablement s'ennuyer. Corvus croisa son regard un instant et Rodolphus lui fit un petit sourire d'encouragement.

- Un client difficile, commenta Ollivander d'un air satisfait (vraiment cinglé le bonhomme, pensa Corvus avec défaitisme). Mais nous finirons bien par trouver celle qui vous convient. Voyons celle-ci. Une combinaison originale : bois de houx et plume de phénix, 27,5 centimètres. Facile à manier, très souple.

Corvus prit la baguette avec un énième soupir et sentit aussitôt une étrange chaleur se répandre dans ses doigts. Il la leva au-dessus de sa tête, puis l'abaissa en la faisant siffler dans l'air, émerveillé. Une gerbe d'étincelles bleue et or jaillit alors de l'extrémité de la baguette, projetant des ombres sur les murs des lueurs mouvantes. Son père lui fit un grand sourire fier alors que sa mère soupirait exagérément « enfin! ».

- Bravo ! s'écria Mr Ollivander (et Corvus ne saurait dire si c'était à son attention ou s'il se félicitait lui-même). Très bien, vraiment très bien. Étrange… très étrange…

Il reprit la baguette et la remit dans sa boîte qu'il enveloppa de papier kraft en continuant de marmonner : « Étrange… vraiment étrange... » en jetant des coups d'oeil à ses parents.

- Qu'est-ce qui est étrange ? demanda Corvus qui commençait à en avoir marre des manières bizarres du vieil homme.

- Ça suffit, coupa Bellatrix, les lèvres pincées, en s'approchant du comptoir. Combien nous vous devons ?

Mr Ollivander la dévisagea un instant avant d'annoncer le prix, sept Gallions, puis raccompagna la famille à la porte de sa boutique. Au moment où Corvus passait la porte, Mr Ollivander le retint par le bras.

- Prenez garde avec cette baguette, Mr Black-Lestrange, murmura-t-il au garçon. Elle renferme une grande puissance, à l'instar de sa si terrible jumelle, prenez garde à ne pas vous laisser séduire par les Ténèbres…

Interloqué, Corvus dévisagea le vieil homme qui avait pour la première fois revêtu un masque d'inquiétude. Mais la poigne de son père sur son épaule le détourna avant qu'il n'ait pu répondre et demander de plus amples explications au vendeur de baguettes.

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Dans un grand château, un vieil homme à la longue barbe blanche étudiait, assis à son bureau, une liasse de parchemin derrière ses lunettes en forme de demi-lune. Dans la pièce, se trouvaient toutes sortes d'objets, tous plus farfelus les uns que les autres, de tailles et de couleurs différentes.

Soudain, on toqua à la porte et l'homme releva les yeux du parchemin.

- Entrez ! invita-t-il.

Un homme (ou du moins il en avait l'apparence, bien qu'il fasse presque trois mètres de hauteur, et au moins deux de large) entra alors, l'air gêné et triturant les bords de sa veste élimée.

- B'jour Mr Dumbledore…

- Hagrid, mon ami ! s'exclama Dumbledore en souriant d'un air jovial. Que me vaut l'honneur de votre visite ?

Il se leva pour aller à la rencontre du géant.

- Mais asseyez-vous donc, dit-il en désignant un fauteuil près du bureau. Un peu de thé ?

Hagrid s'assit sur le fauteuil qui grinça fortement sous son poids.

- Oh, heu… merci, accepta-t-il poliment la tasse alors que Dumbledore s'asseyait en face de lui.

Dumbledore le scruta alors de ses yeux bleus pétillants, tout en dégustant tranquillement son thé.

- Y a-t-il un problème ? demanda-t-il alors en fronçant légèrement les sourcils.

Hagrid se tortilla dans son fauteuil, renversant un peu de thé sur la moquette.

- Hé, bien… Je… J'ai fait ce que vous l'avez demandé, M'sieur Dumbledore. Tenez, la voici.

Hagrid fouilla un instant dans son énorme manteau aux multiples poches avant d'en sortir un petit paquet enveloppé dans du papier kraft.

- Je ne l'ai pas ouvert, précisa-t-il en le posant sur le bureau.

- Merci Hagrid, le remercia Dumbledore en se saisissant du paquet.

- C'est vraiment… ?

Le visage de Dumbledore prit une expression plus sérieuse.

- Oui, c'est vraiment elle, confirma-t-il.

- Oh, souffla Hagrid impressionné.

Ils restèrent silencieux quelques instants, sirotant doucement leur thé.

- Et pour ce qui est du petit Harry ? demanda alors Dumbledore en souriant à nouveau.

- Oh, ça…, commença Hagrid en recommençant à se tortiller.

Chose difficile puisque le fauteuil était trop petit pour lui et ne lui permettait pas l'espace nécessaire.

- Oui ? l'encouragea Dumbledore alors que son visage devenait plus soucieux.

- Il… il a disparu, avoua Hagrid penaud.

- Pardon ?

Hagrid hocha tristement la tête.

- Oui, déclara-t-il. Ou plutôt, ces gens chez qui vous m'avez envoyé n'ont jamais vu Harry Potter.

- Vous avez bien été chez Mr et Mrs Dursley domiciliés au 4, Privet Drive ?

- Oui, oui, ce sont eux…

Dumbledore posa sa tasse et croisa ses doigts sous son long nez aquilin.

- Ils n'ont jamais vu Harry Potter, vous dites ?

- C'est cela, confirma Hagrid alors que des larmes lui venaient aux yeux. Ils… ils ont dit qu'ils ne connaissaient pas de Harry Potter et que de toute façon, ils ne voulaient pas entendre parler des Potter… Ils les ont traités de… de… ils les ont traités de monstres ! D'anormaux ! Lily et James, des anormaux…, sanglotait à présent Hagrid. Et maintenant le petit Harry qui a disparu…

De grosses larmes venaient s'écraser sur ses genoux et chutaient lourdement sur le sol du bureau.

- Je savais que Pétunia avait des problèmes relationnels avec sa sœur, mais… je pensais qu'accueillir le petit orphelin de sa soeur chez elle ne lui poserait pas de problème, soupira Dumbledore après un long silence où l'on entendait plus que les sanglots de Hagrid. De toute évidence, je me suis trompé…

Hagrid leva le regard vers le vieux directeur qui semblait avoir pris vingt ans supplémentaires.

- Va-t-on… va-t-on le retrouver, Professeur ?

Dumbledore sourit avec douceur et posa une main paternelle sur l'épaule du géant.

- Cela fait longtemps que je ne suis plus votre professeur, Rubeus, dit-il d'une voix douce. Mais nous le retrouverons, je vous assure. Pétunia a dû le déposer dans un orphelinat, il ne sera pas trop compliqué de le retrouver.

- Je l'espère, professeur, je l'espère vraiment, renifla Hagrid en se mouchant dans sa manche.

Un quart d'heure plus tard, Hagrid quittait le bureau de Dumbledore, laissant le vieux mage soucieux et inquiet. Dumbledore ôta ses lunettes en forme de demi-lune pour se masser l'arrête du nez et ferma les yeux en soupirant.

Avait-il fait une erreur en plaçant le jeune Harry chez sa tante ? Pourtant, il était sûr que la protection du sang était un acte de magie puissant, il l'avait déjà vu à l'oeuvre… Mais visiblement, sans amour, le sort n'était pas suffisamment puissant.

Le vieil homme regarda avec une certaine lassitude son phénix qui poussa une petite trille triste.

- Je crois que tout ceci n'est plus de mon âge, mon beau Fumseck… Il serait temps de laisser place à la jeune génération…

Le phénix darda sur son maître un regard intelligent, ses yeux d'or reflétant la peine qui abritait l'homme à cet instant. Il s'envola puis se posa doucement sur son épaule pour tenter de lui apporter un peu de réconfort.

Encouragé par le soutien de son phénix, Dumbledore se secoua. Il extirpa un parchemin vierge de dessous une pile et se saisit d'une plume. Il la trempa dans son encre verte attitrée puis écrivit :

« Mon cher Severus,

J'aurais besoin de votre aide…

.

Les commentaires de Lia (qui n'sont pas piqués des hannetons):

- Bah, les cheveux longs, tout ça…, lança Draco avec un sourire moqueur. Et puis t'es tout petit… Lia: Tu es car je vois mal Draco Malefoy sang-pur de son état avaler des mots ou parler comme ça ô mon dieu un sang de bourbe! clin, clin, double clin d'œil

Lucius haussa un sourcil et ouvrit la bouche pour répliquer. Mais avant qu'il n'ait pu le faire, sa femme lui écrasa affectueusement le pied en désignant du menton les curieux qui s'étaient amassés autour d'eux. Lucius grimaça (pour le public et feu ses orteils, bien sûr). Lia: Feu ses orteils si tu savais à quel point j'ai ris quand j'ai lu ça la première fois

C'était ça, THE vendeur de baguettes en Angleterre ? Pourtant, au-dessus de la porte, les lettres d'or (bien écaillées) indiquaient bel et bien : « Ollivander – Fabriquant de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C. », et puis, histoire de guider les analphabètes, dans la vitrine poussiéreuse, une simple baguette de bois était exposée sur un coussin pourpre un peu râpé (bonjour la confiance!). Lia: Je ne te le fais pas dire

- Corvus Black-Lestrange… Vous avez beaucoup fait parlé de vous il y a neuf ans, continua l'homme. Un héritier que personne n'attendait, ce n'est pas commun… Surtout lorsque personne n'a entendu parler de vous avant votre deuxième anniversaire. Lia: non mais de quoi je me mêle c'est pas ton problème !

- Vous avez là une bien étrange cicatrice…, murmura soudainement Mr Ollivander en désignant le front de Corvus. Lia: je vais me répéter mais de quoi je me mêle mais il m'énerve !

Dumbledore ôta ses lunettes en forme de demi-lune pour se masser l'arrête du nez et ferma les yeux en soupirant. Avait-il fait une erreur en plaçant le jeune Harry chez sa tante ? Lia: non vraiment tu crois ?

NdA: Et voilà ! Le plus long chapitre a ce jour ! Héhéhé, ça se met doucement en place, n'est-ce pas ? Les choses vont un peu se corser dorénavant, mais pour qui ? Hin, hin, hin, hin, hin... (rire à la Fantomas). J'ai hâte de savoir ce que vous penser de ce chapitre et de la réaction des personnages !

Qq explications: Alors, il y a plusieurs choses à dire. Tout d'abord, à propos des courses au chemin de Traverse, j'ai repris pas mal de choses qui sont dans le canon et l'ordre dans lequel se sont déroulé les "courses" (sauf la glace qui normalement se situe après la visite chez Madame Guippure et Hedwige qu'on ne voit pas ici). Par exemple, le parfum de la glace est le même qu'a choisi Harry dans le canon; le livre que Corvus achète à Fleury et Botts est véritablement lu par Harry dans la boutique; tout comme Corvus ici, Harry achète un télescope en cuivre pliable; de même que lorsqu'il entre chez l'apothicaire, il est écrit dans le canon que Harry est fasciné, malgré l'odeur, et les tonneaux avec la "substance gluante non identifiable" y sont présents aussi, bien que je l'ai plus exploitée ici XD; et quant à l'achat de la baguette chez Ollivander, j'ai quasiment reprit le canon, en adaptant, bien sûr, on en rajoutant des choses qui siéraient plus au personnage de Corvus... ;). Voilà, et deuxième chose que je tiens absolument à préciser: ce n'est PAS un bashing ! Je ne suis vraiment pas adepte de ce genre, tout simplement parce que j'aime beaucoup Dumbledore, même si je dois humblement avouer qu'il a une "légère" tendance à manipuler son monde. Bref, je crois que c'est à peu près tout !

Au prochain épisode... Poudlard Express, vautour et Weasley !

À vos reviews !

Kiss

Pakalos