Chapitre 14 – Une Pièce

Quelque part, au large d'une petite île tropicale...

Donald : Résumons... En fouillant au fond d'une île déserte et à travers un dédale de galeries sous-marines, on est tombés sur un bateau prisonnier d'une grotte et dans un état calamiteux. Sora l'a acheté contre un peu de son sang et littéralement le prix d'un paquet de bonbons.

Dingo : Jusque-là, c'est juste.

Donald : Ensuite, il a décidé de libérer le passage en tirant dans la paroi rocheuse. Tir qui a effectivement fait s'effondrer un pan de la grotte ainsi que toute une partie du navire à cause d'un canon en sale état.

Sora : L'important, c'est qu'on soit dehors, non ?

Donald : PUIS avec un bateau qui prend l'eau, on a commencé à voguer tout en faisant couler les vaisseaux Sans-cœurs qu'on rencontrait à grands coups de proue dans la coque.

Sora : C'était ça ou tirer d'autres boulets...

Donald : ENSUITE, on a croisé la route de ce barbu de l'Organisation XIII qui nous a défié dans une course vers Port Royal, à quelques lieues d'ici.

Luyord : Oh ! On parle de moi, té ! Coucou les copaings !

Donald : Et nous voilà donc à avancer au ralenti, au gré du courant, lui avec un équipage composé de lui-même, nous avec un bateau plus vétuste encore que notre ancien radeau. Et ça fait maintenant trois heures qu'on avance.

Dingo : C'est plutôt bien résumé.

Donald : Je voulais être sûr d'avoir bien compris.

Sora : Pourquoi la quasi-totalité des décisions que tu critiques sont les miennes ?

Donald : Parce que la quasi-totalité des décisions que tu prends sont catastrophiques ?

Sora : C'est méchant ! Exact, mais méchant !

Luyord : Ha ha ha ! Je vous ai dépassé, les minots !

Dingo : Oui, mais tu as un récif devant toi, lapin.

Luyord : OH PUTAING CON !

Sora : Je te trouve étrangement silencieux, Jack.

Jack : Mmh ? Oh, je réléchissais...

Donald : À comment nous plumer encore davantage, j'imagine ?

Sora : Je trouve qu'on s'en sort bien, moi.

Donald : Le fait d'avoir accepté de payer fût-ce un munny pour ce tas de planche moisi me fait penser au contraire.

Luyord : Ah ! Vous m'avez dépassé, mais vous payez rien pour attendre, cagoles !

Dingo : Quelqu'un sait ce que ce type nous veut, au juste ?

Sora : Ne me demande pas à moi, je viens seulement de me souvenir de qui c'était.

Donald : Luyord, un amateur de pastis, à ce qu'il me semble. Il s'occupait déjà de ce monde pour l'Organisation XIII à notre première venue.

Dingo : Encore un autre qui n'apprend pas de ses erreurs...

Sora : Hé, regardez ! On approche de Port Royal !

Donald : Avec un peu de chance, on y sera avant demain soir.

Jack : J'ai peut-être quelque chose qui nous fera arriver plus vite.

Dingo : Comment ça ?

Jack : Disons, une petite aide...

Sora : Formulé comme ça, on dirait de la triche.

Donald : Sans parler du prix qu'il faudrait payer pour tes combines.

Jack : Juste deux ou trois gouttes de sang, rien de méchant.

Donald : Et depuis quand les gentils prennent le sang des gens ?

Jack : Depuis que le don du sang existe.

Donald : Euh... certes...

Dingo : Attention ! Des navires Sans-cœurs sont apparus droit devant !

Sora : C'est encore un coup de ce salaud de Luyo...

Luyord : DÉGAGEZ BANDE DE MATELOTS EN BOIS C'EST MA COURSE !

Donald : Dans tous les cas, ces trois bateaux restent un sacré obstacle.

Jack : Ahem.

Dingo : Oh et puis zut ! Si ça peut nous aider, je vais le donner, moi, ce sang !

Jack le recueillit aussitôt – un petit crabe traversa au même moment la largeur du pont incognito – et quelques secondes après, l'eau sous le navire se mit à bouillonner.

Sora : Euh... Qu'est-ce qu'il se passe, au juste ?

Donald : Je sens qu'on va regretter d'avoir aaaaAAAAH !

Leur moyen de transport s'éleva dans les airs, soulevé par un puissant geyser., puis franchit une bonne distance hors de l'eau avant de retomber lourdement au milieu des coques adverses, les submergeant du même coup.

Donald : R... rien de cassé, tout le monde ?

Dingo : Moi ça va, mais Sora fait une drôle de tête.

Sora : J'ai... vomi un peu dans ma bouche...

Donald : Luyord est loin derrière, maintenant. Il est en train de sauter sur son pont en hurlant des trucs, mais impossible de l'entendre à cette distance.

Dingo : Soit j'ai la berlue, soit il est en train de manger un cordage qui traînait sur le pont pour passer ses nerfs...

Sora : Euh... quoi ?

Dingo : Et là il est en train de s'étouffer.

Sora : Je le pensais pas si mauvais perdant.

Dingo : Et... il vient d'invoquer une bouteille de sauce pour faire passer le chanvre...

Donald : Ce type est fou.

Dingo : Ah ! Il invoque un portail sombre ! Il ne va sûrement pas tarder à...

Dingo fut interrompu par l'irruption sur le pont d'un Luyord rouge écarlate, et pas seulement à cause de la colère.

Luyord : Vous avez triché, bande de petites cagoles !

Donald : L'apparition de Sans-cœurs n'était pas spécialement prévue.

Luyord : Ouais, ben votre geyser de cul non plus ! Vous êtes disqualifié et j'ai gagné notre défi !

Sora : D'accord, si tu veux.

Luyord : Ha ! ... Hé mais attendez un peu... On avait pas décidé de l'enjeu !

Donald : C'est-à-dire que t'avais même pas attendu qu'on acc...

Luyord : Si je gagne, vous vous suicidez et si je perds, c'est moi qui me tue ! Voilà ! Oh bé ! J'ai gagné, dites !

Sora : Il est sérieux, là ?

Dingo : Çe doit être le pire parieur du monde.

Donald : Faut dire que pour miser – pas une, mais deux fois – sur l'Organisation XIII, il faut déjà un certain non-niveau.

Luyord : Oh bé je fais ce que je peux, hein ? Vous savez pas à quel point c'est dur de se trouver une personnalité, une arme et une boisson dans ce groupe à la mords-moi-le-cul ! Moi, j'aime bien les lances et le whisky, mais Yaldin avait fait preum's sur l'hast et tout le monde disait que Layaeus avait le look pour aimer le whisky. "Prends les cartes et le pastis", qu'y disaient. "Tu pourras faire le parieur mystérieux et prendre un accent marseillais", qu'y disaient. Des conneries ! Je déteste la pétanque ! Et vous avez déjà essayé de vous battre avec des cartes ?

Sora : Ben oui. J'enfermais Donald et Dingo dedans et je les envoyais sur tes potes. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit, moi j'ai oublié.

Donald : Ça a dû être un des moments les plus humiliants de ma vie.

Luyord : Le pire, c'est que Leyaeus boit MÊME PAS DU BON WHISKY !

Dingo : D'accord, Luyord, ta vie n'est pas très chouette, mais qu'est-ce que ça a à voir avec nous ?

Luyord : Une fois, juste UNE fois, j'aimerais qu'on soit correct avec moi.

Donald : Oh, si ce n'est que ça, pas de souci. On va se suicider de ce pas.

Luyord : Répondez au moins à ma question : y a quoi dans la Boîte ?

Sora : Quelle boîte ?

Jack : Vous parlez de celle qui contient le cœur de Davy Jones ?

Donald : Bravo, Jack. Non seulement tu t'es fait avoir comme un bleu, mais t'as raté une sacrée occasion de monnayer une information.

Jack : Zut.

Dingo : On lui doit bien ça, à ce pauvre homme malmené par la vie.

Luyord : HA HA ! Je vous ai bien eus, peuchère ! J'ai fait exprès de dire que ma vie était naze !

Dingo : Je crois bien que j'ai encore plus pitié de toi, maintenant...

Luyord : Quoi ? Euh... Bref ! À plus, bougre de cons !

Un portail sombre plus tard, le membre de la Néo-Organisation XIII était parti, laissant nos héros dans un navire plus délabré. Quand celui-ci , au terme de sa dérive, accosta finalement à un ponton de Port Royal, il menaçait de couler à tout moment.

Sora : C'est quoi le plan, maintenant ?

Jack : Il faudrait réparer cette vieille coque de noix.

Donald : Ça risque de coûter une fortune, mais je suppose que tu as de quoi payer, non ?

Jack : Ce ne sera pas nécessaire, l'ami. Ramène-moi 100 crabes et l'affaire sera réglée.

Sora : Quoi ?

Donald : J'ai... dû mal comprendre. On aurait cru que tu nous demandais...

Jack : De m'apporter 100 crabes, tout à fait. Vous les reconnaîtrez facilement, ils sont petits, blancs et un peu fourbes.

Dingo : Comme... euh... celui qui est en train de sortir discrètement de ton pantalon... ?

Jack : Bravo, vous en avez trouvé un ! Plus que 99, au boulot !

Sora : Et comment ça marche, exactement ?

Jack : Eh bien vous me rapportez 100 crabes, et votre bateau est réparé.

Donald : J'imagine qu'on n'a rien de mieux à faire.

Dingo : Séparons-nous, ça ira plus vite !

D'un commun accord, et sans même chercher à comprendre le pourquoi du comment – l'habitude, sans doute – chacun s'activa donc à chercher les petits crustacés disséminés çà et là sur l'île. Pour commencer, Sora s'occupa à fouiller le petit hameau de pêcheurs qui jouxtait l'embarcadère.

Sora : Petits craaabes ? Petits craaaabes ! Où êtes-vous ?

Vendeuse de marché : Petits craaabes à vendre ! Petits craaabes à vendre ! Demandez votre petit crabe blanc et fourbe !

Sora : Bonjour !

Vendeuse de marché : Un p'tit crabe ?

Sora : C'est pas d'refus, mais vous les avez dégotés où ? Y en a au moins une trentaine, sur votre étal !

Vendeuse de marché : Oh, ils traînent partout depuis des semaines. Des vraies teignes. Le gouverneur de l'île paie une petite fortune pour s'en débarrasser.

Sora : Pourquoi vous les vendez au lieu de profiter de la prime, alors ?

Vendeuse de marché : Ben il en faut un sacré paquet et ce sont de vraies horreurs à attraper ! Deux de mes fils sont morts pour collecter tout ça, alors je les vends pour financer leurs obsèques.

Sora : Ah, d'accord. Mes condoléances. Dites, vous acceptez les paiements en sang ?

De son côté, Dingo s'était dirigé vers la forteresse dominant la falaise. Plusieurs hommes en armes étaient affairés au niveau de l'entrée.

Dingo : Qu'est-ce qu'il se passe, par ici ?

Soldat : Je vous prie de reculer, monsieur. Les crabes ont envahi cet endroit et menacent la souveraineté de cette île.

Dingo : Des crabes ? Du genre... petits et blancs ?

Soldat : Oui ! Des fieffées saloperies, si vous voulez mon avis. Une trentaine d'entre elles se sont barricadées là-dedans et projettent une attaque de grande ampleur. C'est la guerre, monsieur. Elles n'attendent que d'en sortir pour piller nos femmes et violer nos fermes.

Dingo : Vous permettez que j'entre là-dedans pour les chasser ?

Soldat : Ah, j'imagine que vous en avez après la prime du gouverneur. Entrez à vos risques et périls, il ne faudra pas venir pleurer si vous y perdez un membre.

Dingo : Oh, ça ne peut pas être si dangereux...

Quant à Donald, il avait fait le choix d'arpenter les rues de la ville à la recherche des crabes qui s'y cachaient. Il se heurta très vite à la concurrence locale.

Brigand : ...

Donald : Je peux savoir ce que tu regardes ?

Brigand : Un poulet qui s'trouve sur mon territoire.

Donald : Oh, désolé ! La prochaine fois, promis, j'en aurai quelque chose à foutre. Maintenant écarte-toi, j'ai des crabes à ramasser.

Brigand : Y a plus de crabe ici ! Mon ancien gang a tout ramassé pour avoir la prime et j'ai profité qu'ils soient tous mourants pour filer avec leur butin de crustacés...

Donald : Une prime, hein ? Et j'imagine que ces crabes se trouvent dans le paquet que tu tiens ?

Brigand : Y en a qu'une trentaine là-dedans, mais je peux bien en sacrifier un pour m'faire un ragoût de crabe. Je parie que ça serait bon avec du poulet. Euh... Pourquoi tu sors un bâton ?

Donald : Pour rien. Merci de me rendre la tâche aussi moralement facile.

Cinq minutes plus tard, les trois compères se retrouvaient face à Jack, chacun muni d'un sac rempli à ras-bord. Et de divers stigmates.

Jack : Ah, vous revoilà !

Donald : Ouaip. Dites-donc, vous avez l'air salement amochés, vous autres.

Sora : J'ai... j'ai perdu la moitié de mon sang... Je pensais pas que c'était... si cher...

Donald : Dur. Et toi, Dingo ? Dingo ?

Mais Dingo ne l'écoutait pas. Son esprit était toujours "là-bas", dans les ténèbres et la terreur, le tourbillon de sang et de larmes. Son teint vitreux et ses yeux vides étaient ceux d'un homme qui avait vu l'enfer. Disons, d'un homme-chien qui avait vu l'enfer.

Donald : Tout va bien, Dingo ?

Dingo : Hyuck ?

Sora : On... on t'apporte les crabes, Jack...

Donald : J'imagine que l'idée est de les amener au gouverneur pour toucher la prime et réparer le bateau avec, non ?

Jack : Du tout. Observez donc.

Il vida les trois sacs remplis d'une centaine de crabes sur le pont – laissant échapper un glapissement à Dingo – et ces derniers s'éparpillèrent sur le navire pour se placer aux parties endommagées. Puis, par magie, ils laissèrent échapper un scintillement et toutes les parties en question furent réparées. Les crabes, eux, avaient disparu.

Sora : Ouah ! Incroyable !

Donald : Il... Il y a forcément une explications ! CE SONT DES BLOCS GUMMI ! Des blocs Gummi primitifs propres à ce monde ! Voilà ! Ha ha ha ! Je savais bien qu'il y avait une explication !

Jack : Maintenant, il est temps pour moi de disparaître.

Sora : Comment ça, disparaître... ?

Jack : Je ne suis qu'un émissaire de la Déesse de la Mer. À présent, vous devez venir en aide au véritable Jack et à son équipe, aux prises avec les forces de l'amiral Beckett, loin au nord-ouest d'ici.

Donald : C'est une blague ?

Pour seule réponse, Jack se mit à son tour à briller. L'instant d'après, son corps se morcelait en une multitude de petits crabes blancs, qui s'enfuirent aussitôt.

Sora : Je... que... Vous avez vu ce qui vient de se passer ?! Dingo, t'as vu ?

Dingo resta silencieux, le visage figé dans une terreur sans nom.

Sora : Et toi, Donald ?

Donald, lui, s'était absenté quelques minutes pour plonger dans l'eau et y hurler son incompréhension.

Sora : Oh. Hum... Je crois que... j'ai perdu... un peu trop de sang... Ooh...

Lorsque Sora, tombé dans les vappes, rouvrit les yeux, il se trouvait à bord du Pourfendeur des Mères miraculeusement retapé. À ses côtés, Donald agitait les cordages et gonflait les voiles d'une main molle, l'esprit absent, tandis que Dingo maniait la barre la mort dans l'âme.

Sora : Aïe, mon crâne... J'ai l'impression que quelqu'un m'a traîné par les pieds sur le bateau en me laissant me cogner la tête sur tout le chemin...

Donald : Mmh...

Sora : Et... on dirait qu'il y a une traînée de cheveux bruns jusqu'à ma position.

Donald : C'est possible...

Sora : Et d'où vient cette plume blanche ? Donald, est-ce que tu...

Donald : Oui, oui, c'est moi. Je suis désolé.

Sora : Euh... Quoi ?

Donald : Je te demande pardon.

Sora : Mais... Comment ça, "désolé" et "pardon"? Qui êtes-vous et Qu'avez-vous fait de Donald Duck ?

Dingo : Oh, terre.

Sora : Et toi Dingo, où est passé ton entrain légendaire ?!

Dingo : Chais pas.

Sora : BON ! Ça suffit ! Je me fous que ce soit pas notre destination, accostons sur cette île et vivons des aventures ! Je vois que ça pour nous requinquer.

Donald : Oui, t'as sûrement raison.

Dingo : Mouais. Peut-être, on verra bien.

Sora : AAaah ! Ça urge ! Venez !

Sitôt le pied posé sur l'île, nos amis tout mous s'enfoncent dans une forêt, avec le désagréable sentiment d'être observés.

Sora : Il va se passer un truc... MAINTENANT !

Soudain, sans crier gare, un squelette accompagné d'un minuscule renne bipède surgirent des buissons.

Sora : Un SQUELETTE !

? : Hé ! C'est pas un simple squelette, c'est Brook, notre musicien !

Brook : Yohoho !

Sora : Un RAGONDIN QUI PARLE !

? : J'ai un nom ! C'est Chopper ! Et je vois pas ce qui t'étonne ! Tes amis ont mangé des Fruits du démon aussi, non ? Celui du canard sans pantalon et celui de l'homme-chien, si je ne me trompe pas.

Donald : Je m'appelle Donald.

Sora : Aaah ! Tu vas me rendre fou, toi ! Qu'est ce que vous faites sur cette île ?

Chopper : Oh ben là, on était en train d'échapper à un dinosaure géant.

Sora : Woah ! Un dinosaure géant ?! Ça me rappelle celui, dans mes rêves, que je caress...

Brook : Ho ho ! Le voilà justement !

Sora : Un DINOSAURE GÉANT ! AAAAH !

Il n'eut pas l'occasion de s'enfuir, pas plus que le saurien n'eut d'occasion de les attaquer car un bras sorti d'on ne sait-où surgit et s'étendit pour le frapper dans son abdomen écailleux. Il s'effondra en écrasant trois arbres et un jeune homme au chapeau de paille émergea de la forêt.

? : Ah, vous voilà !

Chopper : Luffy !

Sora : C'est votre pote, cet espèce de mutant surpuissant ?

Chopper : Ouaip, c'est Luffy. Notre capitaine.

Luffy : Et le futur roi des pirates !

Sora : Quoi ? On m'avait pas prévenu qu'il y avait une monarchie ! On a des taxes à payer, et tout ?

Brook : Yohoho ! Ne t'occupe pas de ça, c'est juste que plus il le dit, plus il s'approche de son but !

Luffy : Vous êtes qui, au fait ?

Sora : Sora ! Futur... euh... multi-millionnaire !

Dingo : Dingo, futur cadavre.

Sora : Hé !

Dingo : On meurt tous un jour.

Brook : Sauf moi ! Ho Ho ! Ho ho... ho...

Donald : Et moi Donald. Futur mage royal à la retraite.

Sora : Vous m'aidez vraiment pas, les gars.

À ce moment émergèrent de la forêt deux autres inconnus..

? : Puisque je te dis que c'est pas par là, cuistot débile !

? : Dans ce cas explique-moi comment on vient de les retrouver, sabreur à la noix !

Luffy : Sanji ! Zoro ! Vous v'là !

Zoro : 'Lut. Z'êtes qui ?

Sora : Moi c'est Sora, lui c'est Donald et ça, c'est... euh...

Mais Dingo ne l'écoutait pas. Dingo était en pâmoison.

Dingo : Ils sont si beaux !

Sora : Bon, ben on en a au moins un de guéri.

Luffy : Hé ! Vous voulez rejoindre mon équipage ?

Sora : Sans façons, faut qu'on prenne le large, mais à plus dans le bus !

Sanji : Il faut vraiment que t'arrêtes de recruter tout ce qui bouge, Luffy.

Luffy : Pourquoi ?

Sanji : Parce qu'à cause de toi, on a maintenant douze petits crabes tueurs dans l'équipage, et que j'ai même pas le droit d'en faire du ragoût alors qu'Usop pisse le sang.

Luffy : Pas touche aux petits nouveaux !

De leur côté, Sora, Donald et Dingo avaient repris la mer en quête d'une nouvelle destination... qui ne tarda pas à poindre à l'horizon.

Dingo : Terre, les amis !

Sora : Ravi de t'avoir de nouveau à bord, Dingo !

Sitôt débarqués, le trio fut frappé par l'avancement technologique des lieux. À commencer par la présence d'un haut-parleur perché en haut d'un poteau.

Sora : À quoi ça sert, ce truc, à votre avis ?

Dingo : Je ne dis pas ça parce que c'est phallique, mais il faut peut-être le toucher pour l'activer ?

Haut-parleur : *Pssrhrhrsht... Bonjour, ici Juanito pour vous signaler qu'il ne vous reste plus que quelques heures pour élire le nouveau chef de l'île de Tropico !*

Sora : Quoi ?

Haut-parleur : *Je vous rappelle les principaux candidats en lice : El Presidente... et c'est tout ! Bonne journée et votez bien !*

Sora : C'est bizarre, on dirait qu'il n'y a qu'un seul cand...

? : Halte !

Plusieurs soldats surgirent des buissons, le fusil pointé en direction des intrus.

Soldat : Buenos dias, señores. Quien es usted ?

Sora : Holà, en la casa ! Despacito, si ?

Soldat : Yé vais vous demander de venir avec moi, messieurs. C'est pour un... contrôle.

Dingo : Qu'est-ce que vous allez contrôler ?

Soldat : Votre identité, señores, et aussi si vous êtes des réfougiés politiques à la recherche d'oune paradis socialiste ou des espions envoyés par les porcs capitalistes. Es importante.

Donald : Attendez une seconde... Paradis socialiste ? Vous... vous vivez selon la doctrine de Karl Marx, sur cette île ?

Soldat : Ah, yé vois que vous avez oune connaisseur parmi vous. Bueno, yé vais vous faire la visita.

Les intrus furent conduits vers le cœur de l'île par une escorte discrète, mais néanmoins armée.

Soldat : Sur votre derecha, nos prisonniers politiques récoltent du tabaco sous un soleil de plomb pour les pounir d'avoir osé s'opposer à l'outopie d'El Presidente.

Dingo : Derecha, ça veut dire gauche, c'est bien ça ?

Soldat : Para nada, amigo. Ça veut dire droite. À gauche, vous pouvez voir nos fiers citoyens récolter dou maïs pour nourrir le peuple et contribuer à la grandeur de l'économie de Tropico.

Dingo : Ah oui, tiens. J'aurais pourtant cru que... enfin j'imagine que ce n'est pas la même chose.

Sora : On dirait un jeu des sept différences où la seule chose qui change, c'est ce qu'ils tiennent dans les mains.

Soldat : Et puis vous arrivez au bon moment ! Hoy, on vote pour El Presidente.

Donald : Pour élire le président, vous voulez dire ?

Soldat : No, on vote pour El Presidente. Pour qu'il soit élou.

Donald : Et les autres candidats ?

Soldat : On est passés devant toute à l'heure.

Dingo : Laissez-moi deviner... ils étaient à notre droite ?

Soldat : Si. Vous savez ce qu'on en fait, de ceux qui votent pour les gens à droite.

Donald : Mais... la solidarité entre les travailleurs, le partage des ressources... Vous en faites quoi, au juste ?

Soldat : Ben c'est dans le programme d'El Presidente. Yé l'ai sur moi, si vous voulez.

Donald : Et une fois qu'il est élou… enfin, élu ?

Soldat : Diriger oune pays, c'est compliqué, vous savez.

Donald : Mmh...

Soldat : Écoutez, on n'a pas toute la journée, alors laissez-moi vous condouire au poste d'interrogatoire et on verra sous la tortoure si vous êtes des espions ou pas. Ça ne sera vraiment pas long, señores.

Donald : Sora ? Dingo ? Quand je crierai "Foudre", vous feriez mieux de vous mettre à courir.

Sora : Vers le bateau, j'imagine ?

Donald : Non, vers un bureau de vote, crétin.

Soldat : Qu'est-ce que...

Donald : FOUDRE !

L'instant qui suivit, nos héros couraient sous une pluie de balles qui, par un habile et ancestral procédé narratif, leur passaient à côté.

Haut-parleur : *Re-bonjour, ici Juanito ! On nous signale des yankees en fuite au sud de l'île.*

Dingo : Les nouvelles vont vite, on dirait !

Haut-parleur : *D'après la police, ce serait eux qui auraient introduit sur l'île ces petits crabes blancs qui sont en train d'anéantir l'écosys... pour lesquels la situation est tout à fait sous contrôle, lis-je dans une autre feuille que je viens de trouver.*

Donald : Mouais, pas les bonnes en tout cas.

Quelques minutes de fuite éperdues plus tard, nos héros voguaient à nouveau sur l'immensité bleue. Et Sora, à la barre, avait une idée fixe en tête.

Sora : Il faut qu'on se trouve une troisième île.

Donald : Pourquoi ? Je pense qu'on a assez perdu de temps comme ça.

Sora : Mais tu te rends pas compte ! On a visité que deux îles ! Deux ! C'est un chiffre nul ! Il en faut trois, comme... la trinité ! Ou notre trio ! C'est symbolique !

Dingo : Comme les Trois mousquetaires ?

Donald : Ne parle pas de ça, il va encore nous raconter la fois où il a rêvé de nos sosies mousquetaires.

Sora : Hé ! On avait quand même fui un T-Rex qui nous crachait des boules de feu à la gueule !

Donald : C'était avant ou après que tu te mettes à le caresser ?

Dingo : Pour clore le débat, je vous propose de débarquer sur cette plage.

Donald : Adjugé vendu.

Cette île était très différente des deux précédentes. Ni sauvage comme la première, ni aussi habitée que la seconde, elle s'ornait çà et là de ruines aux effigies simiesques.

Sora : Pourquoi est-ce qu'il y a des singes partout ?

Dingo : Attention, voilà quelqu'un !

? : Bonjour !

Le nouveau-venu avait l'air aussi quelconque qu'inoffensif.

? : Je m'appelle Guybrush Threepwood !

Dingo : Moi, c'est Dingo. Et voici Sora et Donald.

Donald : Qu'est-ce que tu fais sur cette î... euh... Qu'est-ce que tu fais tout court, au juste ?

Guybrush : J'essaie mes différents objets sur vous.

Sora : Aaah ! Mais pourquoi tu frottes un ôte-agrafes sur mon visage ?! Mais arrête !

Guybrush : Mmh, on dirait que ça ne fait rien.

Dingo : Et... pourquoi est-ce que tu te promènes avec un poulet en caoutchouc orné d'une poulie au milieu ?

Donald : Je suis plus intrigué par l'épée qu'il a réussi à faire tenir son sac.

Guybrush : Ah ! Je vois que tu veux te battre !

Donald : Quoi ? Non, pas spécialem...

Guybrush : En garde ! Tu te bats comme un fermier !

Sora : Mais qu'est-ce qui va pas, chez ce type ?

Guybrush : Noon ! Vous êtes censés répondre par une insulte incisive et spirituelle à la hauteur de votre répartie ! On recommence. Tu me donnes envie de vomir !

Donald : Euh... On dirait que ta brosse à chiottes qui te sert de chevelure a servi à nettoyer les sanitaires de la moitié des Caraïbes. Et vu l'haleine, t'as probablement fini l'autre moitié avec ta langue. Ça va, comme ça ?

Guybrush : ...

Donald : Ben quoi ?

Guybrush : Mais vous êtes HORRIBLE ! J'abandonne !

Dingo : J'ai la désagréable sensation qu'on perd notre temps, ici.

Sora : Bien d'accord ! Puisque vous avez retrouvé vos esprits et qu'on a visité nos trois îles, tirons-nous d'ici.

Leur étrange interlocuteur les regarda rejoindre à la nage leur navire, avant de prendre le large.

Guybrush : Leur fuite a sûrement débloqué quelque chose sur l'Île aux Singes™.

De retour à bord du Pourfendeur de Mères, nos héros restèrent quelques instants silencieux avant de se livrer à un amer constat.

Donald : Je crois qu'on a suffisamment traîné. Allons rejoindre le Black Pearl, qu'on en finisse.

Dingo : Bien d'accord, en route !

Le Black Pearl était en pleine perdition au milieu d'un épais brouillard. Will et Elizabeth ne furent pas loin de sursauter lorsque le Pourfendeur de Mères se glissa à ses côtés.

Dingo : Ça a pas l'air d'aller, où est Jack ? Et Tia Dalma ?

Will : Jack est... il a été emmené par Davy Jones à bord du Hollandais Volant.

Elizabeth : Pour le sauver, on a essayé de libérer la déesse de la mer Calypso – qui avait la forme de Tia Dalma – mais ça n'a pas marché.

Sora : J'hallucine ! Ils ont l'air d'avoir passé des meilleures aventures que nous !

Will : Quand Calypso s'est éveillée, elle nous a prévenus qu'on allait bientôt voir le retour de Celui Qui Est Coiffé N'Importe Comment, Celui Qui S'Énerve Tout Le Temps et Celui Qui Fait Des Choses Malpropres Avec Son Phallus.

Sora : Ils ont quoi, mes cheveux ?

Donald : C'est plutôt... adéquat.

Dingo : Quoi ?! Non ! Pourquoi est-ce qu'on me définit tout le temps par ma vie sexuelle ?! C'est lassant, à la fin !

Sora : Non mais sérieusement, qu'est-ce qu'elle a, ma coiffure ?

Donald : Tu préférerais quoi ? "Celui Qui fait "Hyuck" Avec Une Voix de Débile" ?

Dingo : Peut-être bien, oui ! Euh… Non, attends…

Sora : Je pensais que c'était tendance, moi !

Donald : La ferme, Sora !

Gibbs : Au début, on n'avait pas trop compris ce qu'elle voulait dire, mais vous voilà !

Barbossa : Désolé pour l'abandon. Sans rancune, hein ?

Elizabeth : En tout cas, nous sommes maintenant coincés. Impossible de s'attaquer à Davy Jones, nos forces sont complètement dépassées et il a le soutien de l'amiral Cutler Beckett.

Sora : Oui, mais nous on a le pouvoir de nos cœurs et on va les battre !

Donald : Ah, voilà un bon moment pour lancer un discours de motivation.

Sora : C'était mon discours de motivation !

Donald : Quoi ?

Gibbs : OUAIS ! IL A RAISON !

Elizabeth : Oui !

WIll : Allons-y !

Barbossa : D'accord.

À mesure que les deux navires approchaient du Hollandais volant, une tempête d'une force inouïe se levait. Un maëlstrom se forma même devant eux, dans lequel ils commencèrent à dériver, tandis qu'une apparition, dans leur dos, les fit sursauter.

Donald : Luyord !

Luyord : AH !

Dingo : Tu es venu nous provoquer, c'est ça ?!

Luyord : C'est... pas mon bateau ça. Foutre de cong ! Je me suis planté de bateau !

Sora : Tu veux pas nous filer un coup de main pour libérer Jack, tant que t'y es ?

Luyord : Ah non, té ! Moi, je vais vous laisser dans votre cacagne et chercher la petite boîte ! D'ailleurs, j'ai la diversion parfaite pour ça !

Il claqua des doigts, et le Black Pearl dans lequel se trouvaient leurs compagnons fut soulevé des flots par un gigantesque kraken.

Sora : Le Saint Poulpe !

Donald : Comment tu fais ça, bordel ?!

Luyord : JE SAIS PAS C'ÉTAIT PAS MOI QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA ?!

Dingo : Ce doit être Davy Jones, vu que ce n'est ni un Sans-cœur, ni un Simili !

Luyord : IL SE PASSE TROP DE TRUCS ICI MOI J'ME CASSE, TÉ !

Donald : Au moins, on a toute latitude pour pilonner ce mollusque géant.

Sora : C'est du blasphème ! Tu touches pas à mon dieu !

Donald : Ah ouais ? On parie ?

Donald s'empara des commandes centrales de canons (comment le navire serait-il capable de tirer dans toutes les directions avec trois personnes à bord, sinon ?) et envoya une pluie de boulets en direction du Kraken. Tandis que Dingo, à la barre, s'efforçait de se tirer du tourbillon, il parvint à la fois à éloigner le Hollandais volant qui émergeait parfois des eaux à leur hauteur, et à vaincre le monstre marin.

Donald : Comme dirait l'ami Nietzsche, ton dieu est mort.

Sora : Pfff... C'est bien la dernière fois que je crois en quelque chose, même pour rigoler.

Dingo : Je vais essayer de nous approcher du Hollandais volant, accrochez-vous !

Et à bord dudit Néerlandais, justement, Jack essayait de se faire la malle.. Littéralement, même, puisqu'il essayait de quitter le navire avec le coffre sous le bras. Le maître des lieux, un homme-pieuvre à la barbe tentaculaire, lui barra la route l'air féroce.

Davy Jones : Bloub... bloup ?

Jack : AH, Dave, mon p'tit Dave. Je peux tout expliquer.

Davy Jones : Bloub !

L'équipage au complet du Pourfendeur des Mères arriva soudain à l'abordage.

Sora : C'est fini pour toi, Davy Crockett !

Davy Jones : Bloub bloub !

Jack : Ah, la cavalerie est arrivée ! Pour 150 munnies, je partage la gloire et le butin de cette victoire avec vous, ça vous va ?

Sora : On est fauchés, mais j'vais quand même... euh... Donald ? Qu'est-ce que tu fais ?

Donald : Je m'assois.

Sora : Ça, je le vois bien, mais pourquoi ?

Donald : Parce que je suis fatigué et que je soupçonne nos petits amis de ce monde-ci de pouvoir très bien se débrouiller sans nous.

Dingo : C'est vrai que j'en ai un peu marre de jouer les intrus à tout bout de champ.

Sora : C'est pas très héroïque, comme attitude.

Donald : C'est quand, la dernière fois qu'on a fait preuve d'héroïsme en se mêlant des histoires des gens ? Entre les conflits œdipiens de l'une, l'amour incestueux des deux autres ou les soucis internes d'un fournisseur d'énergie, j'en ai ma claque.

Sora : Oh.

Jack : Euh... les copains ? Si vous voulez, je baisse le tarif à 75 munnies.

Sora : J'ai quelques jeux sur mon Gummiphone, si vous voulez.

Et tandis que Jack Sparrow combattait soudain Davy Jones au sommet d'un mat (ne me demandez pas pourquoi ni comment) dans un duel dantesque au sabre, que Will et Elizabeth arrivaient sur le pont délavé par des torrents de pluie, que les éléments se déchaînaient dans une orgie météorologique de foudre et de vent, le tout autour d'un maelstrom dont on ne voyait pas le fond, Sora, Donald et Dingo jouaient à tour de rôle au golf sur leur petit appareil.

Dingo : Comment est-ce qu'on augmente la luminosité ?

De retour sur le pont, Jack et Davy Jones poursuivirent leur lutte acharnée, bientôt rejoints par Will et Elizabeth, aisément vaincus et jetés au sol. Le capitaine du Hollandais volant était prêt à porter le coup fatal au bellâtre, sous les cris de sa chère et tendre, lorsque Jack attira son attention, un coffre ouvert dans la main.

Jack : Hé, Davie ! Tu la vois, la pointe de mon poignard sur ton cœur ?

Davy Jones : Bloub bloub !

Jack : Bien sûr, que j'oserais. J'ose à peu près tout, si je n'ai pas un petit tas de munnies pour m'ordonner le contraire.

Davy Jones : Bloub... BLOUB !

D'un mouvement furieux, il enfonça sa lame dans la poitrine de Will.

Elizabeth : Nooooon !

Davy Jones : Bloub, bloub bloub !

Sora : Ouah, Dingo ! T'as battu mon meilleur score !

Davy Jones : Bloub ?

Sora : Désolé, je parlais à Dingo. Continuez ce que vous êtiez en train de faire.

Elizabeth : Bouhouhou... Will... Mon Will...

Jack : Je dois admettre que c'était un bel acte de cruauté gratuite. Idiot, mais gratuit.

Davy Jones : Bloub ?

Jack : Pour cette raison précise.

Il enfonça sa lame dans le coffre.

Davy Jones : BLOUUUUUUB !

Le capitaine céphalopode tituba en arrière, le visage tordu par la douleur, avant de sombrer par-dessus bord. Le navire menaçait alors de sombrer au cœur du tourbillon, mais nos héros – parmi lesquels Sora, Donald et Dingo qui eurent le temps de sauvegarder leur partie – se hâtèrent de retourner sur le Black Pearl, à bord duquel attendaient Gibbs, Barbossa et la dizaine de matelots anonymes qui partageaient le même modèle 3D.

Elizabeth : Will...

Jack : J'ai peut-être une idée qui peut te réconforter, mais...

Elizabeth : Je te préviens. S'il est question de te payer pour savoir comment le ramener à la vie alors qu'il est venu te sauver, je te promets de te DÉMEMBRER ET DE TE FAIRE MANGER TES PROPRES ENTRAILLES, GNIHIHIHI !

Jack : Un argument convaincant. Je me disais seulement qu'en devenant le nouveau capitaine du Hollandais volant, il est probablement devenu immortel. Et maudit, aussi.

Elizabeth : C'est vrai ?

Gibbs : Euh... dites-voir, les copains. La tempête s'est levée et tout, mais ça va pas nous débarrasser de l'armada de l'amiral qui se trouve maintenant devant nous.

Barbossa : C'est vraiment trop pas juste.

Pendant ce temps, dans l'immense HMS Endeavour, l'amiral Cutler Beckett savourait une tasse de thé.

Cutler Beckett : Ho ho ho, je suis un amiral propre sur moi avec l'accent british face à des pirates tout sales, il ne peut rien m'arriver !

Gibbs : Attendez... Il se passe quelque chose...

Vigie : Deus ex machina à bâbord !

Le Hollandais volant surgit soudain des flots, avec un Will Turner des grands jours à la barre. Sans même avoir à se concerter, son navire et celui de Jack s'alignèrent pour se diriger vers l'Endeavour – bêtement placé à l'avant de son armada – et se placer de part et d'autre de ses flancs.

Jack : Feu !

Will : Feu !

Mousse : Amiral, notre vaisseau est mis en pièces par ces satanés pirates ! Que faisons-nous ?!

Cutler Beckett : Je suis un aristocrate, dear. Laissez-moi donc prendre mon air le plus dramatic.

Ce furent les derniers mots de Cutler Beckett. Ou du moins ceux que l'histoire retiendra, car personne n'a envie de se souvenir du moment, où il hurla, peu après, "GOD DAMNaaargh" au moment où un bout de mât lui transperçait le torse.

Donald : Plus de batterie, on dirait.

Dingo : J'irai le recharger dans le vaisseau Gummi.

Gibbs : In... incroyable, on a gagné...

Sora : C'est fini ? On a tué Davy Bloub ?

Donald : Super ! On peut enfin partir de ce monde !

Jack : Merci pour tout, les amis.

Sora : Ouah ! Je te trouve bien solennel, toi. Tu vas quand même pas nous faire payer tes adieux ?

Jack : Ne sois pas ridicule. J'en ai fini avec tout ça. Je suis enfin libéré de Davy Jones, de Cutler Beckett, et de tous ces gens. Je peux enfin disparaître.

Sora : Comment ça, disp...

Jack se mit soudain à briller... et l'instant d'après, son corps se morcelait en une multitude de petites pièces de munnies.

Donald : ...

Sora : ...

Dingo : ...

Donald : Je reviens, 'faut que j'aille hurler au fond de l'eau.

Gibbs : Quoi ? Mais on est au milieu de l'océ...

Dingo : REVIENS, DONALD !

Pendant ce temps, à quelques lieues nautiques de là.

Luyord : Ha ha ! Grâce à ma diversion, j'ai la voie libre pour trouver le coffre !

Will : Qu'est-ce que tu fais sur mon bateau, toi ?

Luyord : MAIS C'EST DÉJÀ FINI ?!

Toujours pendant le même temps, à des années-lumières de là, dans une forêt enchantée.

Kairi : Ah, je savais que je te trouverais là, Lea !

Lea : Mmh ? Je savais aussi que tu me trouverais là, oui...

Kairi : Qu'est-ce qui se passe ? C'est la prochaine vidéo qui te fait peur ? Je sais que tu n'es pas fan des cupcakes maison, mais on a presque franchi la barre du million d'abonnés. Encore un petit effort !

Lea : Non, c'est juste... Je viens de me souvenir qu'on était ici pour s'entraîner, à la base...

Kairi : Je sais. C'était avant que Merlin parte faire des courses et nous oublie. Il faut bien qu'on s'occupe, non ?

Lea : J'imagine. Hé, tu sais quoi ? J'ai repensé à ce type, que j'avais rencontré étant jeune. Un petit gars bizarre mais sympathique, qui aurait été capable de demander à un lampadaire d'être son ami. Ventus, qu'il s'appelait. C'est un des anciens porteurs de Keyblade qu'on cherche, et accessoirement, le sosie parfait de Roxas. Ça me rend nostalgique, de penser à tout ça.

Kairi : Je comprends. Parfois, je pense à Naminé, et à l'existence si brève qu'elle a mené. Et ça me donne envie de me faire une teinture. Tu crois que ça marcherait, auprès de notre audience ?

Lea : Je... allons faire ces foutus cupcakes.

Enfin, dernier et sempiternel arrêt, le bureau du Dr. Leuleu, dans lequel venait de pénétrer le jeune Billy .

Billy : M'sieur Leuleu... ? Vous êtes là ?

Dr. Leuleu : Bonjour, Billy.

Billy : AH ! 'Faut pas surgir de derrière votre bureau comme ça, m'sieur Leuleu ! Et pourquoi vous ouvrez pas les volets ?

Dr. Leuleu : Palabres que tout ceci ! M'apportez-vous le récit d'un nouveau jeu ?

Billy : Ben... oui, mais je m'inquiète pour v...

Dr. Leuleu : Racontez-le moi ! IL LE FAUT !

Billy : D'a... d'accord ! Alors... euh... celui là se passe entre Beurf Baille Slip et le premier jeu, du coup, ils l'ont appelé Zero Point Deux, mais c'est bizarre parce que le chiffre entre 0 et 1, normalement, c'est plutôt 0.5 du coup peut-être qu'ils ont prévu une sui...

Dr. Leuleu : Vous n'êtes pas venu faire des mathématiques, Billy !

Billy : Z'avez raison, m'sieur Leuleu, en plus j'aime pas les maths. Du coup dans ce jeu on contrôle la waifu aux cheveux bleus qui s'est perdue dans le monde des ténèbres, et elle est triste et tout alors qu'elle a un tout nouveau modèle HD et qu'elle devrait plutôt être contente. Même qu'elle traverse trois mondes de son jeu à elle mais en mode tout déglingué et en fait le jeu il est hyper court mais au moins on peut gagner des chapeaux. Et à la fin elle va pour aider le meilleur pote du type au moment où il referme la porte, vous vous souvenez de la porte ? Mais elle se fait attaquer par un ver de terre géant rempli de cafards noirs qui se transforme en tornade et c'est épique mais quand on se rend compte que c'était le boss de fin c'est un peu dommage mais au moins on peut recommencer le jeu pour gagner d'autres chapeaux.

Dr. Leuleu : Mmh...

Billy : Vous m'écoutez, m'sieur Leuleu ?

Dr. Leuleu : Oui, bien sûr... Je... savourais, voilà tout.

Billy : Z'êtes flippant, m'sieur Leuleu.

Dr. Leuleu : Et tu es un misérable petit personnage, Billy. Mais tu as encore un jeu à me raconter, il me semble...

Billy : Oui, oui... euh... surement... Faut que j'aille payer, maintenant, c'est ça ?

Dr. Leuleu : Comment ? Oui... oui... peut-être... Va donc faire ça. J'attendrai ta prochaine venue...