Hey, salut ! Devinez quoi ? Je suis pas morte !
Je suis désolée de la brusque disparition (un an, sérieusement, Fée ?) Ben oui, que voulez-vous. J'ai arrêté d'écrire pendant presque un an parce que je n'y arrivais plus, j'étais complètement bloquée, j'avais l'impression que rien de ce que j'écrivais n'avais de sens, et je passais mon temps à tout effacer pour tout réécrire, avant d'effacer à nouveau, puis de réécrire, puis d'effacer, etc... Alors j'ai abandonné.
Mais, je viens de recevoir une review, il y a 40 minutes, à peu près, et je me suis dit, pourquoi pas ? Alors j'ai bricolé un chapitre rapidement, sans aucun soucis d'inspiration ni de découragement ! Et bon sang, ça fait du bien ! Je vais essayer de continuer à écrire (j'ai le temps, de toute façon...) et poster. Merci à la revieweuse (ce mot n'existe pas, je sais, mais je viens de l'inventer pour toi) !
Allez, on s'en fiche un peu de ma vie, non ? Place à l'histoire !
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Paxa, an 957
Il était aux environs de midi. Ils avaient longtemps parlé, il lui avait raconté leur vie, elle lui avait raconté son monde.
Et le battement dans la tête de Takanohane était plus fort à chaque mot.
Et la déesse ressentait des émotions de plus en plus humaines.
-Roy… Tu as parlé d'une chose, tout à l'heure. Tu as parlé de… d'« armée » et de « guerre ».
-Oui ?
-Qu'est-ce que c'est ?
Roy lui lança un regard stupéfait avant de réaliser que ces concepts n'existaient pas dans le monde purement pacifique de Paxa. Il lui expliqua avec difficultés, tentant de lui faire comprendre l'horreur et l'absurdité de la guerre tout en lui cachant certaines choses que son esprit qui ne savait rien de mauvais n'aurait sans doute pas supportées.
-Et… Riza et toi… avez… fait la guerre ? Et… pris des vies ?
Il resta silencieux un moment. Il était toujours perturbé par le fait de l'entendre parler d'elle-même à ma troisième personne.
-Oui.
La lèvre inférieure de Takanohane se mit à trembler tandis que le battement s'intensifiait pour lui donner l'impression de prendre une série de coups.
-Wow wow wow, ok !
Roy fit soudain un bond en arrière et leva les deux mains devant lui dans un signe d'apaisement, les yeux écarquillés. La déesse le regarda, surprise.
-T'as commencé à clignoter, c'est normal ou pas ? demanda le général d'un air inquiet.
Takanohane inspira profondément, se sentant étrangement ailleurs. Roy la rattrapa juste avant qu'elle ne touche le sol. La déesse créatrice venait de tourner de l'œil.
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Lorsqu'elle se réveilla, elle était allongée sur la fine paillasse où elle avait placé Roy des heures plus tôt. Elle se redressa et constata avec une pointe d'agacement que, s'il n'était plus aussi fort, le battement était toujours là.
-Je ne savais pas qu'une déesse pouvait s'évanouir.
Takanohane tourna la tête vers Roy, assis près d'elle, qui la fixait de ses yeux de jais.
-Moi non plus, marmonna-t-elle en détournant le regard.
Elle se sentait gênée de voir sa science infuse mise à mal devant cet homme et cela la troublait. Elle ferma les yeux et serra les poings. Une lueur d'inquiétude teinta le regard de Mustang et, tendant la main, il écarta doucement la frange de la déesse et embrassa son front. Takanohane bondit sur ses pieds et recula comme s'il l'avait brûlée (Heu… Expression mal choisie, je crois XD). Elle agrippa son pendentif.
-Comment… Comment as-tu… Qu'est-ce que…
Roy se morigéna et prit un air embarrassé.
-Ah… Désolé. C'était… une habitude, avec Riza… Depuis petits, c'est ce que j'ai toujours fait pour la réconforter. Ç'a été instinctif, navré.
Takanohane n'en revenait pas. Le fait que ce geste qu'il venait de faire était si similaire à la sensation que lui apportait le pendentif était-il vraiment une coïncidence ? Décidément, la présence de cet homme apportait son lot d'étrangetés… La déesse ne pouvait pas être cette Riza que le général recherchait, mais elles semblaient tellement… pareilles… Roy fronçait les sourcils et Takanohane finit par le remarquer et s'en inquiéter.
-Tout va bien ?
-Ton collier… C'est moi qui ai fait ce collier… Je l'ai transmuté et offert à Riza… La pierre est une œil-de-faucon…
Mustang tendit la main et saisit le collier. Le battement dans la tête de Takanohane devint intolérablement fort, au point qu'elle chancela. Roy tira sur la chaine jusqu'à la rompre et s'agenouilla sur le sol pour tracer des cercles aux motifs entrelacés dans la poussière. Il posa le collier au centre, modifia quelques détails du cercle et claqua ses mains. Un éclair de lumière aveugla le général (… Bref…) et la déesse.
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Ils se trouvaient soudain dans un large espace circulaire d'un blanc immaculé, à l'exception d'une boule noire flottante au milieu de la sorte de pièce. Roy plissa les yeux, gêné par la lumière émanant de cette blancheur. Il fit quelques pas, son entraînement militaire le poussant à scanner chaque centimètre de cette pièce, hors de question de rester dans un terrain totalement inconnu. Mais il ne voyait rien. Les murs, le sol et le plafond se confondait, donnant une étrange impression d'infinité. Pourtant, Roy sentit la dureté de la pierre sous ses doigts en effleurant le mur. Il se tourna vers Takanohane, comptant lui demander quel était cet endroit, mais il la trouva agenouillée, le front sur le sol, prise de convulsions. Il se précipita vers elle mais ne sut quoi faire une fois accroupi à ses côtés. La respiration laborieuse, bruyante, la déesse semblait éprouver une grande douleur. Roy posa une main hésitante sur son dos et elle cria. Il retira aussitôt sa main. Takanohane leva une main tremblante à son dos et y planta ses ongles, comme si elle tentait de s'arracher la peau. Le général lui saisit le poignet et écarta son bras de son dos.
Elle essaya de résister, mais la forcer fut étonnamment facile. Elle semblait ne plus avoir une force de déesse mais d'humaine. Cessant de lutter contre Roy, elle leva son autre main et se griffa le dos en hurlant. Il voulut l'en empêcher encore, mais elle s'agrippa fermement à sa robe, si bien qu'elle finit par en arracher une partie. Roy se figea une seconde puis cria à son tour. Il connaissait ce tatouage.
