Réponses aux reviews :
Swangranger : ça va être un p'tit peu plus compliqué que ça ;) et comme tu dis, tu verras :D j'espère que la suite te plaira !
Soyann : Merci pour ton retour :D c'est très encourageant de lire des messages comme ça ! j'ai beaucoup aimé lire toutes tes hypothèses ^^ tu me diras ce que tu penses de la suite ;)
Plume pourpre : hahaha ! je comprends ton désarrois et en effet il y a quelque chose de plus gros (si tu lis mon autre fiction déjà terminée, tu verras que j'ai tendance à bien cacher le fin mot de l'histoire :D ) en tout cas, merci pour le compliment, ça me fait plaisir que tu trouves mon histoire bien écrite :D et merci pour ton commentaire qui vas m'aider à construire mon histoire pour avoir quelque chose de bien ficelé ;)
Tous les autres : merci beaucoup ! j'espère que vous aimerez la suite :D
Bonne lecture !
Chapitre 3 : Gringotts
Draco était resté éveillé jusqu'à l'aube. Il avait été incapable de se rendormir en sachant sa femme dehors. Il avait fini par s'habiller, et avait quitté l'appartement. Il avait réfléchi à l'endroit où se rendre, et avait commencé par le meilleur ami d'Hermione : Harry Potter.
Il arriva devant l'appartement, et malgré l'heure matinale, frappa à la porte. Il posa l'oreille contre la porte pour écouter l'intérieur de l'appartement. Rien. Il frappa de nouveau, plus fort cette fois. Il entendit alors des pas dans l'appartement et une voix féminine lança :
- Qui est-ce ?
- C'est Draco, je dois voir Harry c'est important !
Le verrou de la porte se fit entendre et la porte pivota. Ginny Weasley apparu dans l'embrasure de la porte et regarda Draco d'un air mauvais :
- Tu sais quelle heure il est ? C'est samedi en plus !
Draco l'écarta et entra dans l'appartement sans demander son reste.
- Hermione n'est pas rentrée cette nuit ! Elle est ici ? demanda-t-il.
- Euh … commença Ginny. Non pas que je sache.
Harry entra alors dans la pièce et serra la main de Draco. Il avait l'air endormi et paraissait plus mécontent que surpris :
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-il.
- Hermione a disparu ! répondit Draco de plus en plus inquiet.
Harry eu soudain l'air parfaitement réveillé :
- Comment ça disparu ?
- J'ai trouvé un mot dans la cuisine vers 5h dans lequel elle disait qu'elle avait besoin d'aller faire un tour et qu'elle rentrerait vers 2h. Il est plus de 7h mais elle n'a pas donné signe de vie. Je commence à m'inquiéter !
- Pourquoi a-t-elle eu besoin de prendre l'air ? demanda Ginny.
- Elle a appris quelque chose hier, elle était bouleversée. Répondit Draco, évasif.
- Quoi ? insista Ginny.
- Je ne peux pas vous le dire… je ne sais pas si elle serait d'accord.
- Draco, si tu nous dis qu'elle a disparu, et que c'est suite à ce qu'elle a appris hier, il y a surement un lien ! Donc dis-nous de quoi il s'agit !
Draco hésita, puis se dit qu'Hermione ne lui en voudrait pas, car c'était dans le but de la retrouver.
- La mère d'Hermione lui a dit hier qu'elle avait été adoptée… commença Draco.
Il raconta toute la journée d'Hermione, jusqu'au repas du soir.
- C'est étrange la réaction de ta mère… commenta Ginny.
- Oui j'irais la voir aujourd'hui pour lui en parler, répondit Draco.
- Ce n'est pas la question, intervint Harry. Nous devons aller au bureau des aurors et signaler sa disparition.
- Allons-y tout de suite ! répondit Draco.
Harry et Ginny s'habillèrent en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, et tous les trois se rendirent au ministère. Les couloirs étaient vides en ce samedi matin, et ils ne trouvèrent qu'un seul auror sur place, August Dens.
- Dens ! interpella Draco, j'ai besoin de toi ! Personne d'autre n'est là ce matin ?
- On est samedi Malefoy, tout le monde est en week-end, pourquoi ?
- Hermione Granger a disparu, on doit lancer des recherches.
- Disparu ? Comment ça ?
Pour la deuxième fois, Draco raconta toute l'histoire, en passant très rapidement sur l'adoption d'Hermione. En vérité, Dens n'avait même pas du comprendre pourquoi Hermione avait dû voir ses parents.
- Bien, répondit Dens. On va commencer les recherches immédiatement. On va commencer par les endroits habituels : chez vos amis, chez ses parents, au chaudron baveur, les boutiques du chemin de traverse, Sainte Mangouste, et Gringots. Si elle n'est pas là, on lancera un avis officiel de disparition. Je vais envoyer un hibou à deux des aurors de garde, ils ne seront pas de trop pour aller vérifier partout.
- Je vais passer à son bureau, coupa Draco, elle y est peut-être.
- Très bien ! répondit Dens. Si jamais l'un de nous la trouve, faites chauffer une de ces pièces et on se retrouve ici.
Dens mit dans la main de Draco, Ginny et Harry une pièce en argent, qui ressemblait quelque peu aux faux gallions qu'Hermione avait fabriqué du temps de l'armée de Dumbledore.
Tous quittèrent le bureau et se séparèrent pour se rendre dans les différents lieux où Hermione pouvait se trouver. Draco fonça au département de l'étude des potions, et n'y trouva qu'un vieux sorcier qui parlait tout seul au-dessus de son grimoire. Il fit le tour des bureaux, mais n'y trouva personne d'autre. Il quitta donc le ministère, et comme convenu avec les autres, fila au premier lieu de la liste : Gringots.
Il entra sur le chemin de traverse et parcouru les 100 mètres qui le séparaient de la banque des sorciers. Il jetait des coups d'œil à tous les passants et dans tous les recoins de la rue, en espérant y trouver Hermione. Mais il fut bientôt arrivé sur les marches de la banque, et il n'avait reconnu personne. Il monta les marches et passa sous l'arche de marbre. Il traversa le hall et se présenta au premier gobelin qu'il trouva :
- Bonjour ! avez-vous vu cette jeune femme aujourd'hui ?
Il planta devant le nez du gobelin une photo d'Hermione, qui souriait devant l'objectif. Le gobelin leva le nez de son livre de compte, regarda Draco, et lui dit d'un ton mielleux :
- Mr Malefoy ! Quel plaisir de vous voir ! Que puis-je faire pour vous ?
- Avez-vous vu cette jeune femme ? insista Draco en haussant le ton.
Le gobelin regarda la photo et ouvrit de grands yeux :
- C'est Hermione Granger ! L'héroïne de guerre !
- Merci je suis au courant ! s'impatienta Draco. L'avez-vous vue ce matin ?
- Non je ne me souviens pas, répondit le gobelin d'un air songeur. Mais je ne lève que très peu les yeux de mon registre et je ne suis pas au guichet des renseignements ni des retraits, il y a donc peu de chance que je l'ai vue.
Les retraits ! Draco se dirigea vers un second guichet au-dessus duquel était noté sur un panneau doré
« Retraits ».
- Bonjour, répéta-il. Avez-vous vu cette jeune femme ce matin ?
- Bonjour Mr Malefoy, dit le gobelin en observant la photo que Draco avait de nouveau planté devant son nez.
Il observa une seconde la photo et fixa Draco d'un air étrange :
- Non, mais de l'argent a été retiré de son coffre très tôt ce matin.
- Comment ça ? demanda Draco interloqué.
- Quelqu'un est venu avec la clé de Miss Granger, et a demandé à retirer de l'argent de son coffre. Comme la clé a ouvert le coffre, cela signifie que Miss Granger lui a donné volontairement, ou alors qu'elle est décédée.
- Décédée ? murmura Draco.
- Oui, continua le gobelin comme si de rien était. Les clés des coffres de Gringotts sont enchantées pour qu'elles n'ouvrent leur coffre que si c'est le propriétaire qui vient retirer de l'argent, ou si celui-ci a donné volontairement la clé à une tierce personne. La clé ouvre également le coffre en cas de décès du propriétaire. Cela permet des facilités en cas de décès soudain et de succession difficile.
Mais Draco n'écoutait déjà plus. Hermione… morte ? Non, ce n'était pas possible !
- Qui était-ce ?
- Je vous demande pardon ? demanda le gobelin.
- La personne qui est venu retirer de l'argent dans le coffre de Miss Granger : qui était-ce ?
- Je ne l'avais jamais vu. Un jeune homme blond, de forte corpulence, très sympathique.
- Vous ne lui avez pas demandé son nom ? s'indigna Draco.
- Non, par soucis de discrétion, nous demandons le numéro du coffre et la clé qui lui correspond. Si celle-ci ouvre le coffre, nous ne posons pas plus de question.
- Combien a-t-il retiré ? coupa Draco.
- Oh, je ne sais pas Monsieur. Je sors du coffre dès que je l'ai ouvert et je laisse les sorciers faire leurs affaires à l'intérieur. Quand ils ont fini, je referme le coffre et remonte dans le wagon avec eux.
- Avez-vous, au moins, une idée de la somme retirée ?
- Et bien petite j'imagine. En tout cas les pièces tenaient dans un petit sac en perle que l'homme avait avec lui. Très étrange quand j'y repense. C'était plutôt un sac de femme.
Draco n'écouta pas la fin de l'histoire et quitta en trombe la banque des sorciers. Il transplana au ministère et fit chauffer la pièce d'argent pour prévenir les autres de sa découverte. Bientôt, Harry, Ginny, Dens et les deux aurors venus prêter main forte s'engouffrèrent dans le bureau où attendait Draco.
- Tu l'as trouvé ? demanda Harry en voyant Draco assis sur un bureau.
- Non, mais j'ai découvert quelque chose…
Sa voix était éteinte, et il fallait tendre l'oreille pour l'entendre.
- Quoi ? demanda Ginny.
- Je pense qu'Hermione a été kidnappée…
Il leur raconta ses échanges avec les gobelins, et attendit leur réaction. Ce fut Harry qui parla en premier :
- Draco, commença-t-il. Je ne pense pas qu'Hermione ait été kidnappée. Si on l'avait enlevée pour son argent, la clé ne se serait pas ouverte, car on lui aurait prise contre son gré.
Il fit une pause qui fit baisser la température de la pièce. Un frisson parcouru Draco.
- Non, continua Harry. Si on lui a fait du mal pour son argent, et que le coffre s'est ouvert… c'est qu'elle a été assassinée.
A suivre...
