Note de l'auteure: Bons oir / Bon jour tout le monde! Voici le 17ème chapitre, je dois dire qu'il m'est venu assez facilement alors que d'habitude je suis souvent bloquée pour l'écriture d'un nouveau chapitre, mais celui-ci! J'en suis assez ravie, j'espère qu'il vous plaira!
Chapitre 17: Dina
Pendant que les assistants de Dina s'occupent d'interroger Saroush, Madeleine et Frollo la jeune femme s'est rendue chez le Capitaine de la garde qui l'a invité à entrer, reconnaissant vis-à-vis de la jeune femme.
Guidant Dina vers le salon, cette dernière y voit installés Esmeralda (Zephyr sur les genoux maternels), Ruben, Quasimodo et Esmeraldo, silencieux, une tasse fumante de chocolat chaud en mains, des questions pleins la tête devine-t-elle tournent la tête dans sa direction.
Invitant la bourreau à s'asseoir, Phebus lui propose une tasse qu'elle refuse poliment, s'asseyant sur l'accoudoir gauche du fauteuil de Ruben.
Lorsque la jeune femme qui l'a délivré avec son oncle de cœur des mains de Saroush et des autres, Zephyr ose prendre la parole en tournant la tête vers sa mère.
-Dis maman? Pourquoi as-tu appelé 'sieur Ruben «Papa»?
-Tout simplement parce qu'il est notre père. répond Esmeraldo. C'est bien ça grande sœur?
Agréablement surprise par la réponse de son petit frère, la femme de Phebus acquiesce avec un sourire aux lèvres.
-C'est ça. acquiesce-t-elle en direction de son fils. Ruben est notre père qui avait voulu retrouver Esmeraldo peu après la mort de notre mère par des soldats anglais.
Une couverture épaisse sur le dos et une troisième tasse de chocolat chaud dans les mains, Ruben ne peut retenir un frisson lui remonter le long de la colonne vertébrale. Ouvrant la bouche pour questionner sa fille, l'ancien prisonnier de Saroush la referme lorsque de drôle de bruits sort de ses lèvres.
Étonnées par le bruit émis par Ruben, tout le monde sauf Dina tourne la tête dans sa direction, mais ils n'ont pas le temps de lui poser la moindre question que Dina prend les devants.
-Ruben voudrait savoir comment vous avez fait pour revenir en France. traduit Dina tout en adressant un clin d'œil à Ruben. En prenant en compte que vous n'étiez qu'un bébé lorsque vous avez été enlevé.
Sentant ses joues rougir, Esmeraldo joue avec ses doigts, indécis. Avoir informer Phebus de son don est une chose, mais comment sa sœur, leur père, Dina et Quasimodo prendront-ils cette information?
-Eh ben…
Un silence s'installe, mais personne ne presse l'adolescent de questions. Après cinq minutes d'hésitation Esmeraldo se lance. Une heure plus tard Esmeraldo a la surprise d'être enlacé par des bras puissants, sa tête contre un torse inconnu.
-Excuse-moi, mon fils. murmure Ruben d'une voix émue et rocailleuse. Jamais je n'aurais du écouter Saroush par le passé.
Se blottissant contre le torse de son père, Esmeraldo ne peut retenir ses larmes comme il sent celles de Ruben s'écraser sur le haut de son crâne.
-C'est plutôt à moi de m'excuser, tu sais? chuchote-t-il. Plus d'une fois mes visions me montraient ta cage, mais je ne comprenais pas.
Devant ce tableau émouvant personne ne se montre insensible, même Dina qui essuie discrètement ses yeux.
Les trois heures suivantes permettent à Ruben d'expliquer à Phebus et Quasimodo que sa famille a toujours manifesté des dons étranges, mais qu'il arrivait que certains descendants naissaient sans le moindre don. Que son arrière-arrière-arrière-grand-mère possédait le pouvoir de se rendre invisible, que son grand-père savait manipuler l'eau comme bon lui semble, que lui-même tire ses pouvoirs du soleil, lui permettant de faire des tours entant que cracheur de feu, mais qu'il ignorait qu'il pouvait chauffer à blancs le métal.
-Les seules personnes qui savaient et qui n'auraient jamais trahi notre famille étaient les familles de Clopin et la mère de Dina.
Acquiesçant devant l'air étonné des autres, Dina explique que sa famille est tout ce qu'il y a plus banalement normale, mais pas sa mère. En cherchant très loin dans l'arbre généalogique de la famille de Ruben et la sienne il est possible de trouver un ancêtre commun. La mère de Dina avait la capacité de modeler le métal à sa guise et une vue exceptionnelle, lui permettant de voir à plus de dix kilomètres de sa position.
-Aucun de mes frères et moi-même n'avons hérité d'un quelconque pouvoir, mais cela n'a pas empêché mon père de rester fidèle à son épouse bien qu'il avait peur de ses dons. Heureusement qu'il était athée d'ailleurs!
-Mais cela n'explique pas pourquoi votre père vous a formé à prendre sa suite et non l'un de vos frères. fronce des sourcils Quasimodo puis incertain rajoute. Enfin ... je crois?
-Vous avez raison. sourit tristement Dina. Le métier de bourreau se transmet de père en fils, mais le malheur a frappé ma famille alors que je n'avais que 6 ans.
S'étant rassis, Ruben prend la main gauche de Dina dans sa main droite, lui transmettant silencieusement le courage de poursuivre. Tournant la tête vers le grand-père de Zephyr, Dina lui adresse un léger sourire tremblant, les yeux brillants de larmes retenues.
-Alors que mon père était au travail et moi-même chez une voisine pour apprendre à devenir une bonne épouse ma mère et mes frères ont attrapé la peste noire*. Ils sont morts vingt jours plus tard pour ma mère et mon frère aîné, mais seulement quatre pour mon petit frère qui n'avait que trois ans. Tous trois de la peste bubonique. C'est à partir de ce jour-là que mon père a prit la décision inhabituelle de me former à son métier. Après tout, j'étais la seule de ses enfants qui n'avait pas peur de lui rendre visite, il m'a appris à surmonter mon horreur de la vue du sang et pour ça je lui en serai à jamais reconnaissante.
Empêchant un sanglot de remonter, Dina essuye ses yeux tout en précisant qu'elle a terminé.
-Elle est trop triste votre histoire. murmure Zephyr. Heureusement que vous avez rencontré Grand-père!
Durant le monologue de Dina Zephyr est descendu des genoux de sa mère pour aller se blottir contre son grand-père, sa main gauche se pose sur celles des deux amis.
-Tu as raison, petit. sourit-elle. J'ai rencontré Ruben un soir de forte pluies où j'avais voulu rejoindre mon fiancé dans la mort. J'avais 20 ans.
-Je l'ai empêché de mettre fin à ses jours, lui précisant que son fiancé n'aurait pas été ravi de la revoir deux mois. Bien que j'ignorais qui était son fiancé à l'époque. s'explique Ruben.
-Il s'agissait de Gringoire **, un poète. sourit douloureusement la jeune femme habillé comme un homme.
Note de l'auteure: Alors? Qu'en avez-vous pensé? Le prochain chapitre parlera de la Merveilleuse! Sur ce, à vos claviers!
*Je ne sais plus à quelle époque la Peste Noire a fait son apparition en France, mais admettons qu'elle se soit manifestée à l'époque de Quasimodo et de ses amis!
* À la base j'avais eu l'idée de faire un frère à Clopin, mais ça aurait été étrange que Clopin ne reconnaisse pas Dina des années plus tard! Et puis ça permet de faire un clin d'œil au roman et à la comédie musicale de 1991!
