Voici une petite partie de la suite
« Je cherche ma fille, elle devait déjeuner à la maison et elle m'a envoyée un message me disant qu'elle restait au lycée.
-Comment s'appelle-t-elle madame ?
-Lily, Lily Bomer. Elle a 17 ans, elle est brune avec des mèches roses. Elle est partie avec une veste en jean ce matin.
-Madame Bomer, votre fille est en sécurité. Elle est légèrement blessée et sera transférée ici dans de très brefs délais, une fois que tous les blessés grave seront arrivés.
-Oh merci beaucoup jeune homme »
« Mon mari est enseignant, il s'appelle Johnny Corden, il a 52 ans.
-Je vais vérifier dans le registre… Venez avec moi, nous allons regarder. »
Le bénévole me fit un signe de la main afin que je m'approche. Il me tendit la tablette.
Mort. D'après des témoins en tentant de résonner le kamikaze.
« Madame Corden, je suis le docteur Frederic.
-Mon mari est-il … ? demanda-t-elle toute tremblante.
-Votre mari était bien sur le lieu de l'attentat, il a tenté de raisonner le kamikaze mais malheureusement, il n'y ait pas parvenu. Toutes mes condoléances madame Corden. Sachez que si vous avez besoin de parler, je suis à votre disposition (je remarquai qu'ils ont deux enfants). Votre mari était plus qu'un père et qu'un enseignant, c'est un héros qui a probablement permis à de jeunes gens de s'éloigner et d'être actuellement en vie. »
Je laissai la femme en pleurs avec le bénévole. Je glissai un petit mot à l'oreille d'une de mes collègues afin qu'elle fasse attention à cette dame.
Cette cellule était un concentré d'émotion. I la fois du stress, de la tristesse, de la colère, du soulagement et de l'incompréhension qui plane. Je sortis prendre l'air quelques instants.
Bailey attendait les ambulances dans la cour. Elle me rejoignit en compagnie du chef de la police. Il avait enfin le nom de l'auteur de l'attentat.
« Il s'agit d'un jeune homme de 18 ans nommé Franck Jackson, il avait été viré de son lycée pendant quelques jours pour possession d'armes blanches dans l'enceinte de l'établissement et il revenait aujourd'hui.
-Je fais passer le mot à mon équipe et dès que ses proches feront une demande pour consulter son état, il appelle l'un des vôtres. Je veux cependant qu'un psychologue soit présent car ce sera un choc pour les parents.
-Merci docteur
Il partit en me laissant seule avec Bailey
-Tous les blessés grave son arrivé ?
-Oui, je m'occupe des blessés mineurs. Je dois rester disponible pour les formalités. Comment ça se passe à l'intérieur ?
-C'est dur.
-Quelqu'un va prendre votre relais quelques heures car j'ai besoin de vous au près des patients. Certains sont très amochés, j'espère que vous n'allez pas tourner de l'œil.
-Ne vous inquiétez pas pour moi, je suis le cadet de vos soucis »
Une ambulance rentra dans la cour, je la laissai pour retourner à mes occupations le temps que mon remplaçant arrive. Il mit 1h.
Je rentrai dans les urgences. C'était la panique. Tout le monde courrait. J'aperçus le docteur Webber. C'était le seul que je connaissais.
« Docteur Webber, désolé de vous déranger mais je cherche le Dr Bailey. Je dois faire ces consultations psycho.
-Elle m'a laissé la liste des patients. Les premiers sont chez les grands brulés. La bombe a touché beaucoup d'élèves et ils sont majoritairement brulés.
-Et où est-ce ?
-Chirurgie plastique, 3ème étage
-Merci »
Je me dirigeai jusqu'au service. Un policier était présent. Des internes étaient en train de retirer les tissus abimés des patients. J'allais rentrer mais un médecin m'arrêta.
« La presse est interdite.
-Je suis psychologue, le docteur Bailey m'envoie pour parler aux premières victimes.
-Merci de vous être déplacer mais les patients sont encore en soin.
-Certains non alors je vous prierai de me laisser travailler Dr ?
-Dr Avery. »
Il s'écarta et me laissa passer jusqu'au premier patient. Je n'eus que quelques millisecondes pour me remettre du fait que je viens de m'énerver sur un Avery.
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