Enjoy !


En ce doux après-midi, Bailey m'avait organisé une séance d'éducation sexuelle dans la salle de conférence. Elle avait en effet invité des lycéens des différents établissement de Seattle. Elle me briefa une heure avant.

« Sur ce cours, vous serez avec le docteur DeLuca

-L'interne ?

-Non la gynécologue.

-Ce sera une conférence mixte ?

-Comme vous voulez

-Je préfère, ça va permettre de dédramatiser le sexe.

-Carina DeLuca vous attend dans son bureau »

Je m'y rendis alors aussi tôt. Je n'avais jamais rencontré la seconde docteur DeLuca et je ne fus pas déçue. C'était une très belle femme d'une trentaine d'année. Elle est d'origine italienne mais son accent est beaucoup plus marqué que celui de son frère cadet.

« Docteur Frederic, je suis heureuse de vous rencontrer

-Moi de même

-Vos cheveux roux vous précédent dans l'hôpital. C'est votre couleur naturelle ?

-Oui tout à fait

-Vous êtes sexologue c'est ça ?

-Oui

-Je vous propose de vous occuper de la partie pour mettre les jeunes en confiance puis j'interviendrais pour de ce qui est pratique. »

Je dois avouer que cette femme me déstabiliser. D'habitude, je n'ai pas de problème lors de ce type de réunion. J'en perdis mes mots. Elle remarqua les effets qu'elle avait sur moi et en joua énormément. Je n'ose même pas vous raconter comment nous avons fini sur le canapé de mes consultations.

Cela a commencé durant la présentation des préservatifs. Elle a voulu montrer aux adolescents que mettre un préservatif peut être sexy. Je vous donne la réponse, elle a réussi. Tous les jeunes hommes étaient bouche bée mais moi aussi. Juste après cela, elle me redonna la parole.

« Euh … Merci docteur DeLuca pour cette démonstration qui euh … montre que vous êtes sexy … qu'on peut rester sexy »

Il y eut un grand blanc jusqu'à ce que j'annonce la diapositive suivante.

Fière d'elle, Carina est venue me voir après la séance d'éducation sexuelle.

« Comme ça je suis sexy ?

-Ne faites pas comme si vous ne le saviez pas !

-Je ne suis pas psy mais je pense que vous n'avez pas confiance en vous car vous êtes la femme la plus belle que je n'ai jamais vu.

-J'en doute fort. Toutes les femmes de cet hôpital sont beaucoup plus belles que moi. Je n'ai pas besoin de thérapie docteur DeLuca.

Elle s'avança vers moi. J'étais assise sur le rebord de mon bureau. Elle me prit une main et posa l'autre sur ma joue.

-Vous avez de très jolis traits de visage. Et vos yeux, ils sont sombres, vous ne pensez pas que les gens peuvent les lire mais j'y arrive très bien. Vous avez été abandonnée et vous vous relevez en apportant de l'aide à ceux comme vous.

Elle me tira jusqu'au canapé et me fit allongée et posée ma tête sur ses cuisses

-Fermée les yeux.

J'obéis. Elle déposa alors un léger baiser sur mon front avant de me chantonner une chanson en italien. Lorsque je me réveillai, Carina avait disparu. Il y avait seulement un papier sur mon bureau.

Une de mes patientes va accoucher alors je pars même si j'aurais adoré rester te voir dormir. J'ai pris le soin d'annuler tes patients de ce soir afin que tu puisses te reposer. Voici mon numéro. Si tu as besoin d'un peu de compagnie, je suis disponible.

Il était 21h et j'avais passé 3h de mon après-midi à dormir. Je retirai ma blouse, la remplaçai par mon manteau, attrapai mon sac et descendis au parking.

J'allais monter dans ma voiture quant je vis Carina arriver au loin. Je sortis une cigarette et attendis qu'elle soit suffisamment proche pour l'interpeler. J'allais me dégonfler quand, d'un coup, j'eus à peine le temps de dire « Carina » que je l'embrassai fougueusement. Comme si de rien n'était, on se sépara et je montai dans ma voiture. Je restai comme figée dans le temps jusqu'à ce qu'elle me rejoigne sur le siège passager.


Ahh quel suspense ! La suite arrive bientôt !