Blabla de Leanora-Potter : Désolé d'avoir tardé à poster ce chapitre, mais j'ai eu beaucoup de mal à écrire la dernière partie de ce chapitre (c'est dur de se mettre dans la tête d'un garçon de 15 ans !). Je ne voulais pas que cela soit nian-nian. Bref, j'ai fini par retirer une bonne partie de ce que j'avais écrit !
Dans ce chapitre, pas de forme épistolaire, à la place, vous aurez le point de vue de 5 personnages différents, à vous de devinez quel personnage j'ai fait intervenir (Facile ^^).
Je vous avoue que pour ce nouveau chapitre, je me suis fortement inspirée du livre et du film « Si je reste ». J'ai aussi fait un clin d'oeil à un Disney (saurez-vous le retrouver ?). Réponses au prochain chapitre.
Je vous remercie d'être passé lire ce nouveau chapitre et de me suivre. Bonne lecture.
Note de l'auteur
L'univers et les personnages de cette histoire appartiennent à J.K Rowling, sauf Maiana McBain et sa famille, Eglantine Londubat, Myriam Dubois et sa famille qui sont nés de ma plume.
Cette histoire ne tient pas compte de la fin du Tome 7 d'Harry Potter. Elle fait suite à mes deux premières fanfics « les épreuves de la vie » et « Draco, Elanor et compagnie ». Cette nouvelle histoire est centrée sur Maiana McBain avec des échanges d'Hiboux et de messages sur le magicnet...
Chapitre V : Une vie en suspens
Aila, une journée déjà que vous n'êtes plus de ce monde.
Je regarde votre corps froid, endormie à jamais. Vous êtes toujours aussi belle même dans la mort et malgré les nombreux bandages qui recouvrent votre corps. J'écoute à peine le médecin légiste parlementer avec les représentants du ministère de la magie américain pour faire l'autopsie de votre corps. J'ai réussi à prévenir les autorités magiques pour que les Non-Maj' ne découvrent pas votre véritable nature de Mermaid, faisant de vous, l'une des épouses de l'Océan.
Si vous saviez comme je m'en veux ! J'aurais du vous écouter au lieu d'hurler après vous et de vous traiter de folle. J'aurais du vous retenir quand vous avez claqué la porte de mon bureau... Mais je ne l'ai pas fait, trop fier pour écouter vos mises en garde. Et le pire est arrivé !
Maiana vous a survécu, mais pour combien de temps. Son corps est brisée. Je me dis que peut-être il aurait mieux fallu qu'elle soit morte sur le coup comme vous. Les médecins nous donnent aucun espoir qu'elle passe la semaine. Cependant, je ne perd pas espoir, je prie tous mes Dieux pour qu'ils l'épargnent. C'est à mon fils que je pense, lui qui à toujours partagé sa vie. Je ne trouve pas les mots pour apaiser ses larmes. Sa douleur est la mienne.
Enfin le médecin légiste nous laisse emporter votre corps. Je confis votre dépouille aux pompes funèbres sorciers. Vos cendres nous seront rendus dans quelques jours. Quand nous en saurons plus sur l'état de Maiana, j'irais rendre vos cendres à l'Océan. Espérant que votre âme trouvera le repos et que vous me pardonnerez un jour...
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Maiana, cela fait deux jours que tu t'accroches à la vie. Deux jours que je retiens mon souffle à chaque fois qu'un médecin vient nous voir dans la salle d'attente, redoutant l'annonce de ta mort. Mais tu sembles déjouer tout leurs mauvais pronostiques, car tu es toujours parmi nous.
Aujourd'hui, c'est la première fois qu'on nous autorise à te voir. Juste quelques minutes, mais suffisant pour te dire à quel point je tiens à toi, ma meilleure amie, ma soeur. Comment pourrais-je te voir autrement alors que nous avons grandi ensemble, fait les mêmes bêtises, partagé les mêmes joies et les mêmes peines ?
Enfin, nous pouvons entrer dans ta chambre. Ton visage n'a presque aucune blessure, mais le reste de ton corps est brisé. Tu es si pâle sous les bandages qui recouvrent une partie de ton corps. Il parait que tu ne respires qu'à l'aide de cette machine qui ne cesse de biper à chacun de tes battements de coeur.
Je n'ose pas te toucher, comme si j'allais te briser plus que tu ne l'es déjà. Mais mon père m'encourage en retenant un sanglot. Alors je prends ta main qui n'est pas emprisonnée dans une attelle.
- Maiana si tu meurs, jamais je ne te le pardonnerai... Tu sais que tu es ma meilleure amie. Alors s'il te plaît, accroche-toi, reste avec nous. Je te promet de faire toutes les balades en forêt que tu voudras et sans me plaindre...
Je retiens un sanglot, mais je veux aller au bout de ce que j'ai sur le coeur. Au moins, je n'aurais pas de regrets.
-. Je sais que ce n'est pas facile pour toi. Mais j'ai besoin de toi ! May, je ne suis rien sans toi, à part un simple rat de Bibliothèque. Tu es celle qui m'ouvre aux autres, tu arrives à faire de moi une meilleure personne... May reste avec nous... Je t'en supplie !
Je sens les bras de mon père me serrer, essayant de me consoler. Je ne suis pas prêt à te laisser partir. S'il faut que je t'aide à respirer, alors je respirerais à ta place... et ainsi de suite pour chaque partie de ton corps brisé...
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Maiana, trois jours que ta vie est en suspend.
Dés qu'Eglantine a reçu l'hibou de Joshua, j'ai tout abandonné pour venir à ton chevet, laissant ton amie anéantie avec son père. Mais je ne pouvais pas l'emmener avec moi à quelques jours de la rentrée à Poudlard. Je suis donc partie dans la nuit pour Portland par Portoloin spécial.
Dés mon arrivée à l'hôpital, j'ai discuté avec Mr Vikal de ton état. Les nouvelles ne sont vraiment pas bonnes. Tu as eu de nombreux traumatismes. La liste est longue : plusieurs cotes cassés dont l'une a perforé ton poumon droit, hémorragie interne avec plusieurs organes touchés, traumatisme des vertèbres et de la moelle épinière, fracture ouverte de la jambe gauche et plusieurs factures à la jambe droite et bras droit cassé à plusieurs endroits. Il parait que tu as déjà subit deux opérations depuis ton accident. Les médecins attendent une évolution de ton état pour éventuellement opérer tes jambes et ton bras.
Mais ce matin, les médecins nous ont annoncé qu'après de nouveaux examens, tu serais dans un coma végétatif et qu'il n'y a aucune chance que tu te réveilles. Mr Vikal doit prendre la décision de te laisser sous respirateur ou te débrancher. Les médecins moldus ont baissé les bras. C'est injuste alors que tu es si jeune. Mr Vikal me demande d'aller te voir pour que je donne mon avis sur la décision à prendre.
Tout en me dirigeant vers ta chambre, je pense à ma fille, ta meilleure amie, j'aurais voulu qu'on se batte pour elle si elle avait été dans ton cas. Mais que puis-je faire ?
Je suis à ton chevet, je n'aime pas entendre cette machine biper qui respire pour toi. Tu es si pâle. Je me penche vers toi pour examiner tes blessures. Soudain, la réalité me frappe. La médecine moldu ne pourra pas te sauver car tu as reçu un puissant sort de magie noir, plongeant ton âme dans les Ténèbres. C'est pour cela que les moldus pensent que tu es dans un état végétatif.
Immédiatement, je cours rejoindre Mr Vikal, il semble perplexe de mes révélations. Nous en discutons de longues minutes. Puis, la décision est prise, nous allons te faire transférer en Angleterre. Mr Vikal est entrain de s'occuper de tout. Nous allons te rapatrier à Londres, à Ste Mangouste, en espérant que tu sois assez forte pour tenir le coup et rester avec nous.
Tant que nous n'aurons pas épuisé toutes les solutions, je ne me résignerai pas à te laisser partir...
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Joshua, cela fait quatre jours que tu dois vivre dans une angoisse sans nom.
Pendant que je te serre dans mes bras, tu essayes de m'expliquer ce qui s'est passé, mais tu n'y arrives pas. Cela n'est pas grave, je te rassure. Mon Amour, tu n'es plus seul, je suis à tes cotés, même si je sais que ce n'est que pour quelques jours. Je veux profiter de ta présence pour panser ton coeur inconsolable. Je suis autorisée à aller voir notre amie, mais tu n'as pas la force de m'accompagner.
Maman me conduit à la chambre de Maiana qui se trouve au rez-de-chaussée de Ste Mangouste. Les guérisseurs sont à son chevet, ainsi qu'un médecin moldu dont la fille est l'une des nôtres. Il a déjà travaillé avec nos guérisseurs sur plusieurs cas qui ont eu de bons résultats. Nous prions tous pour qu'il y ait aussi un miracle pour notre amie.
May, tu es si pâle, comme éteinte... où est passée la joyeuse et lumineuse Maiana. Je n'aime pas entendre le bip de cette machine qui t'aide à respirer. Maman me laisse quelques minutes pour que je te parle, mais je ne sais pas quoi te dire. Es-tu simplement encore là ?
Pourtant, je me penche vers ton visage et je te murmure quelques mots à l'oreille.
- May, si tu m'entends, je te demande de rester avec nous... Joshua serait anéanti si tu l'abandonnais... Tu dois comprendre que si tu meurs, j'aurais un vide dans ma vie... Si tu t'en vas sans avoir dit à qui tu sais tes sentiments, alors j'aurais espéré en vain. Tu mérites autant que moi d'avoir ton histoire d'amour... Alors s'il te plaît respire... Tu as pris une place importante dans mon coeur... S'il te plaît, Maiana respire !
C'était la première fois que j'affrontais la mort et je n'étais pas prête à la laisser gagner. J'ai éclaté en sanglot en serrant ta main qui n'était pas entravé par un plâtre.
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Maiana, déjà cinq jours que la vie s'est arrêtée brusquement pour nous.
Cinq jours que nous vivons au rythme des battements de ton coeur.
Cinq jours que chacun notre tour, nous venons à ton chevet pour te veiller.
Cinq jours que je ne peux oublier les sanglots d'Eglantine à l'annonce de ton accident.
Certaines de tes blessures commencent à se réparer grâce aux potions des guérisseurs. Mais les autres qui ont été causé par de la magie noire ne guérissent pas.
Maiana que s'est-il vraiment passé à ton retour à Portland ? Pourquoi ta tante s'est-elle enfuit avec toi ? Comment et qui t'a lancé ce sort de magie noir qui infecte ton corps ? Tant de questions et aucune réponse nous est apporté !
Je regarde avec tristesse ton bras droit couvert de bandages.
Je te revois si pleine de vie, me souriant en me montrant tes réalisations. Est-ce qu'un jour, tu pourras retenir un pinceau entre tes doigts ? Ou même auras-tu assez de force pour porter les pots de tes plantes ?
Je ne peux pas retenir un sanglot en repensant à ce que tu m'a dit avant ton départ. J'avais été touché que tu m'aies considéré comme ton mentor et que tu m'es parlé à cœur ouvert de cette peine de ne pas avoir eu de parents. Je comprenais tout à fait ce que cela faisait de grandir sans cette présence. Je m'étais reconnu dans chacun de tes mots.
- Tu sais Maiana, ce matin, j'ai regardé les dernières illustrations que tu avais déposé sur mon bureau avant ton départ... Comment pourrais-je continuer ce projet sans toi ? J'en aurais pas le courage ! Alors, j'ai mis mes recherches ainsi que tous tes dessins dans un carton. Puis j'ai fourré le tout dans un placard de mon bureau pour oublier que peut-être tu vas disparaître... Je veux me souvenir de toi pour ta passion et ton amour des plantes. Et non cette image d'un corps si pâle dans ce lit d'hôpital. Alors je te supplie de te battre, tu as encore toute la vie devant toi...
Notre dernier espoir pour te sauver était maintenant entre les mains d'Harry. J'espérais de tout mon coeur qu'il arriverait à convaincre l'un de ses hommes à utiliser son mystérieux pouvoir de guérison sur toi.
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- Il y a six jours, la jeune fille que vous avez aperçu lors de votre passage chez moi a eu un grave accident de voiture. Elle a aussi été touché par un sort de magie noire. Les Guérisseurs de Ste Mangouste ont tout essayé, mais elle ne répond à aucun sortilèges ou potions qu'ils lui ont donné. Je sais que je vous demande beaucoup Macdonald, mais j'aimerais que vous utilisiez votre don pour la soigner.
J'ai répondu à mon Commandant qu'il ne fallait pas attendre de moi une réponse positive, qu'il en serait de même que pour toutes les demandes précédentes, mais que j'allais quand même y réfléchir. Puis j'ai quitté son bureau pour aller au mien. Je me suis laissé tomber dans mon fauteuil.
Quelques mois plus tôt, lors d'une mission qui avait très mal tourné, j'avais sauvé mon meilleur ami grâce à mon don caché. Depuis, le commandant Potter m'avait demandé à plusieurs reprises d'utiliser mon don pour sauver d'autres personnes, mais à chaque fois, j'avais toujours répondu par la négative.
Pourquoi en saurait-il autrement aujourd'hui ?
Mon regard s'est perdu sur la photo de mes parents accroché sur le tableau au dessus de mon bureau. Cette photo était la dernière que Granny avait prise quelques jours avant leur mort. La grossesse de ma mère était très avancée, je me faisais une joie de la venue de cette petite soeur tant attendue. Mais tout avait basculé la nuit de sa naissance.
Les "Prêcheurs de Poséidon" étaient venus pour tuer la nouveau-née à cause d'une stupide prophétie. Mes parents étaient morts en essayant de nous protéger. Granny avait eu le temps de s'enfuir avec moi. Malheureusement, ma petite soeur avait disparu sans laisser aucune trace.
Granny a toujours pensait que ma petite soeur était morte cette nuit-là. Mais depuis 15 ans, mon coeur me disait le contraire. Alors quand je me suis retrouvé devant cette mystérieuse adolescente qui séjournait chez le Commandant Potter, j'ai été troublé. Notre ressemblance et le médaillon qu'elle portait au cou ne pouvait pas être un simple hasard. Pourtant, j'avais pris mes jambes à mon cou, terrifié à l'idée qu'elle ne soit pas celle que j'espérais.
- Angus, tu as l'esprit embrouillé ! S'est amusé mon coéquipier qui venait de me rejoindre.
J'ai tourné la tête vers mon meilleur ami, Teddy Lupin. Celui-ci s'était assis sur sa chaise à l'envers, il avait croisé les bras sur le dossier et posé sa tête sur eux. Teddy était de deux ans mon aîné, mais on était devenu comme des frères durant notre scolarité à Poudlard, dans la maison de Poufsouffle. Tout comme moi, il avait perdu ses parents très jeune et avait été élevé par sa grand-mère. Nous portions les mêmes blessures secrètes. Parfois il suffisait juste qu'on échange un regard pour savoir dans quel état d'esprit était l'autre. Cela nous avait sauvé de nombreuses fois la vie lors de nos missions pour le département des Aurors.
- Le commandant m'a parlé de ce qui est arrivé à la gamine... C'est pour cela que tu sembles si troublé ?
- Mon cœur sait ce que je dois faire, cependant mon cerveau refuse d'affronter mon passé...
Teddy m'a donné un coup sur la tête avec une pile de dossiers qui traînait sur son bureau.
- Aie ! Qu'est ce qui te prend !
- Tu oublieras vite, c'est du passé.
- Peut-être mais c'est douloureux !
- Et oui le passé c'est douloureux... Mais à mon sens, on peut soit le fuir, soit tout en apprendre ! C'est un vieux singe qui m'a appris cette leçon. A rit mon meilleur ami.
J'ai soupiré en maudissant Teddy et ses classiques moldus. Mais il n'avait pas tors, je devais arrêter de réfléchir et de me prendre la tête pour rien. Tout mon être me disait que cette jeune fille était ma soeur disparue et je ne pouvais pas la laisser mourir.
Je me suis remis sur mes pieds et je me suis dirigé vers le bureau du commandant Potter sous le regard moqueur de mon meilleur ami. Mon Chef a été surpris de me revoir aussi vite dans son antre. Je lui ai donné mon accord.
- Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis, alors que jusqu'à ce jour vous êtes resté inflexible ?
- Il y a parfois des arguments frappants. Il suffit de passer épreuves des bosses ! Ai-je répliqué un brin moqueur.
C'est ainsi qu'en fin de journée, je me suis retrouvé à suivre le Commandant Potter à travers l'hôpital. Nous sommes arrivés dans un couloir où plusieurs personnes discutaient avec animation devant la porte d'une chambre. Toutes se sont retournés à notre arrivée. Un homme d'origine indoux, âgé de 40-45 ans est venu à notre rencontre.
- Mr Vikal, voici l'Auror Angus Macdonald. M'a présenté le Commandant Potter.
L'homme m'a fixé quelques secondes avec intérêt avant de m'adresser la parole.
- Angus, vous ressemblez beaucoup à vos parents. Le petit garçon que j'ai rencontré il y a 16 ans a bien grandit. Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé à vos parents... et à votre soeur alors qu'elle était sous ma protection et celle Aila McBain.
Le vague souvenir d'un homme logeant chez mes parents durant quelques jours avec un nouveau-né était encore dans ma tête. C'était donc ce fameux Mr Vikal que Granny m'avait évoqué quelques fois.
A cet instant, je n'avais plus de doute, Maiana McBain était bien ma jeune soeur disparue.
- Je pense que vous avez de nombreuses questions et je me ferais un plaisir de vous éclairer. Mais avant, si vous en avez le pouvoir, vous devez l'aider.
L'homme m'a fait signe d'entrer dans la chambre. Devant mon hésitation, le Commandant Potter m'a poussé légèrement dans le dos. Puis on a refermé la porte derrière moi. Je leur fus reconnaissant de me laisser seul.
Avec émotion, je me suis avancé vers le lit où ma soeur était allongée inconsciente. Elle était si pâle. J'ai posé ma main sur son front, elle était si froide. Le mal qui était en elle semblait avoir remporté la victoire. Mais je n'avais pas encore dit mon dernier mot.
J'ai placé ma deuxième main sur son coeur et j'ai laissé mon pouvoir coulé en elle. Ma magie s'est infiltrée dans son organisme. Je sentais que le sort de magie noir qu'avait reçu ma cadette était extrêmement puissant. Cependant, il était hors de question que je laisse les Ténèbres l'emporter. Alors, j'ai fermé les yeux et j'ai mené le combat pour qu'elle reste dans la lumière.
J'ignorais combien de temps j'étais resté ainsi, mais j'avais vaincu les Ténèbres. Épuisé d'avoir utilisé si longtemps mon don, je me suis effondré sur le lit, à coté du corps de ma sœur. Son visage semblait déjà avoir repris quelques couleurs et sa peau était devenue chaude.
- Petite soeur, réveille-toi. Ta famille et tes amis t'attendent.
Puis, j'ai sombré dans un long sommeil réparateur.
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Maiana, sept jours que tu es plongé dans ce long sommeil et sept nuits que je ne rêve que de toi. Ce pourrait-il que ton âme essaye de communiquer avec moi ?
Depuis notre première rencontre, mon coeur n'a cessé de battre pour toi. J'ignore ce qui m'a attiré chez toi en premier : ton sourire, ta gentillesse ou encore ta maladresse ? Mais j'ai commis l'erreur de ne pas te révéler clairement ce que je ressentais durant l'été. Et aujourd'hui, alors que je pourrais te perdre à jamais, on me donne la chance de corriger mon erreur.
Là, immobile devant la porte de ta chambre, Maiana, si tu pouvais entendre le battement fou de mon coeur. Je me donne du courage pour franchir cette porte qui me sépare de toi.
J'ai fini par pousser cette maudite porte et je suis maintenant à ton chevet. Avec timidité, j'effleure tes longs cheveux noirs étendus sur l'oreiller. J'essaye d'ignorer cette machine qui t'aide à respirer, ainsi que le tube que tu as dans la bouche. Je prend avec délicatesse ta main qui n'est pas entravé par une attelle.
- May, je t'aime... Ai-je murmuré dans un sanglot.
La suite des mots reste bloqué dans ma gorge. Il y a tellement de chose que j'aimerais te dire. Comme par exemple qu'à chaque fois que je suis avec toi, j'ai des palpitations dans le coeur, des papillons dans le ventre et des étoiles plein les yeux. Je n'ai jamais ressenti cela pour personne. Tu es celle que j'attendais. Je ne peux pas te laisser partir, les Ténèbres ne peuvent t'emporter car tu es ma lumière... Sans toi mon existence ne serait qu'ombre et sans couleur.
J'arrive à ravaler mes sanglots, je respire un bon coup et je me lance.
- Me savoir sans toi, je ne peux me l'imaginer. May, si tu savais combien je t'aime...
J'ai hurlé presque ces derniers mots, comme pour faire fuir le mauvais sort. Puis, je me suis penché sur ton front où j'ai déposé un tendre baiser.
Soudain, j'ai senti ta main légèrement remuer entre mes doigts, j'ai regardé ta main si pâle, deux doigts ont bougé. J'ai tourné la tête vers ton visage, tes grands yeux verts étaient fixés sur moi. J'ignore si tu as tous tes souvenirs ni même si tu vas me reconnaître. Mais je te redis à nouveaux ces mots que j'ai mis trop longtemps à te dire.
- May, je t'aime !
