Hey Guys !

Heureuse de vous retrouver aujourd'hui avec le chapitre 9, je suis vraiment désolée pour ce retard mais je n'ai pas eu le temps de le poster hier.

Je vous remercie pour tous vos commentaires, mise en follows et favs qui sont toujours plus nombreux au fil des chapitres. Ça me fait vraiment plaisir et m'encourage à écrire toujours plus.

Les personnages de The 100 ne m'appartiennent pas.

Bonne lecture à tous ! On se retrouve en bas.

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Chapitre 9 :

Elles se retournèrent, se retrouvant l'une en face de l'autre, elles se jaugèrent quelques secondes comme si elles se découvraient pour la première fois. Clarke, voyant que Lexa ne semblait pas vouloir prendre la parole et se retournait pour partir, se décida à tenter d'établir un dialogue.

- Lexa... je... débuta Clarke, hésitante avant de s'arrêter quand le regard dur de Lexa croisa le sien.

Lexa haussa un sourcil, attendant la suite, tout un gardant un visage impassible. Clarke l'observa, pétrifiée, elle avait oublié ce qu'elle voulait dire et ne se sentait plus capable d'articuler un seul mot. À ce moment, la présidente était plus qu'impressionante.

- Je t'attends demain dans mon bureau à 8 heures, ne sois pas en retard ordonna t'elle suite au silence prolongé de la jeune femme.

Clarke fut alors sortie de sa léthargie pour voir Lexa monter les escaliers et sortir. Elle jura, se maudissant de n'avoir pas réussi à s'exprimer. Elle tentera à nouveau demain, la présidente allait l'écouter d'une façon ou d'une autre, elle le devait pour maintenir leur couverture.

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Anya fixait les portes battantes du bâtiment et leur mouvement incessant suite au passage régulier du personnel et des patients. À chaque ouverture, elle se rapprochait imperceptiblement mais elle pouvait avouer qu'à ce rythme, elle ne rentrerait jamais avant midi. Des cernes couvraient son visage, témoignant de sa nuit agitée. Elle avait pu imaginer de nombreux scénarios durant ses nombreuses heures d'insomnie et aucun ne l'encourageait à franchir ses portes. Elle était pétrifiée, elle se sentait stupide de rester là mais en même temps elle ne trouvait pas le courage de franchir le pas. Une nouvelle fois la porte s'ouvrit mais cette fois ci elle ne se rabattit pas, l'homme la retenant semblait l'inviter à entrer. Ne voulant pas le faire attendre, elle s'avança et le remercia d'un signe de tête poli.

- Rendez vous au terrain tout à l'heure dit il en lui faisant un clin d'œil.

La jeune femme le regarda incrédule, elle ne l'avait jamais vu, avant d'acquiescer. Il s'éloigna ensuite après son accord, la laissant seule dans le hall d'entrée. Elle devait avouer que l'environnement était chaleureux, on se sentait bien, entourée de ces peintures colorées, ces plantes fleuries dispersées dans la pièce et les sourires accrochés au visage de chaque personne présente.

Ayant retrouvé un peu de courage et laissant son stress et sa peur de côté, elle s'avança vers la réception.

- Aria ! S'exclama une des jeunes femmes à l'accueil, voulant attirer son attention. Qu'est ce que tu fais dans cette tenue ? Dit la réceptionniste incrédule en regardant le tailleur pantalon de la jeune femme.

- Vous devez faire erreur sur la personne, je m'appelle Anya.

La jeune femme l'observa alors plus longuement avant qu'un sourire ne se répande sur son visage.

- La ressemblance est frappante dit elle en la détaillant de son regard,... en même temps j'aurais du m'en douter, Aria en tailleur aurait été un événement ! ...Excusez moi, j'en oublie toute politesse, je suis la belle sœur d'Aria, Jessica dit elle en lui tendant sa main.

- Anya,... sa sœur dit elle après une légère hésitation tout en serrant la main de la jeune femme.

- Je pense savoir où la trouver, vous me suivez dit elle, accompagnée d'un sourire chaleureux, souhaitant rassurée la jeune femme devant elle qui semblait anxieuse.

Elle lui emboîta le pas, s'enfonçant dans le bâtiment au côté de la réceptionniste. Après quelques secondes de silence, les deux jeunes femmes étant perdues dans leur pensée, Jessica se décida à entamer la conversation.

- Votre anxiété est légitime mais elle n'a pas lieu d'être, Aria est impatiente de vous rencontrer et c'est une femme formidable vous verrez. Elle a reçu la lettre il y a deux jours et depuis cet instant elle n'a que votre prénom à la bouche.

Anya la remercia d'un sourire, ne faisant pas confiance à sa voix en cet instant.

- Elle doit être au terrain de basket, elle aime commencer sa journée par quelques paniers, dit elle en ouvrant la porte sur l'extérieur et montrant le terrain de sa main libre.

On pouvait voir au loin une personne s'élancer vers le panier, s'arrêter, shooter puis le ballon rebondir sur le centre du panneau et finir sa course à travers l'anneau.

- Je vous laisse dit elle dans un sourire rassurant en refermant la porte derrière elle.

Anya détourna à nouveau le regard pour le poser sur sa sœur jumelle qui répétait le même mouvement qu'elle avait vu à son arrivée.

Elle se rapprocha, se laissant porter par son désir de la voir de plus près, de la découvrir, d'observer son visage dans les détails, de contempler son reflet dans le miroir.

Elle n'était plus qu'à quelques mètres, elle ne l'avait toujours pas remarqué, elle semblait dans son monde le ballon à la main. Aria s'élança à nouveau vers le panier, prenant entièrement appui sur sa jambe gauche, elle fut alors déséquilibrée, la prothèse ne pouvant supporter tout le poids de son corps, elle posa alors un genou à terre pour éviter la chute.

- Besoin d'aide ? Demanda Anya qui s'était avancée, tendant sa main à la jeune femme pour qu'elle se relève.

Celle ci la saisit, elles se retrouvèrent alors à la même hauteur, à quelques centimètres l'une de l'autre. Aria ayant relevé le regard pour observer le visage de l'inconnue pour la première fois.

Qu'elle ne fut pas son étonnement en découvrant sous ses yeux un visage familier, le sien.

- Anya... laissa t'elle échapper dans un souffle avant de rapprocher la jeune femme d'elle à l'aide de sa main liée à la sienne pour la prendre dans ses bras.

Les deux jumelles soufflèrent de soulagement, entrelacées, elle semblait compléter la partie manquante dans leur cœur qui n'avait jamais pu être remplie malgré les années, sa place leur étant respectivement réservé. Un lien venait de se créer entre les deux sœurs, unies à nouveau.

Elles se reculèrent, gardant comme contact leur main lié, de peur de perdre ce qu'elle venait de retrouver pour leur plus grand bonheur.

- Tu veux rester ? Lui demanda Aria timidement car malgré leur lien, elle ne se connaissait pas.

- Oui bien sûr répondit Anya rapidement, comme une évidence.

- Basket ? Lui demanda Aria en reprenant le ballon à ses pieds.

- Pourquoi pas, mais je n'ai pas la tenue adéquat.

- Voilà pourquoi je ne met jamais de tailleur avec des talons, on ne peux pas faire face à l'imprévu.

- J'y penserais la prochaine fois dit elle dans un sourire qui lui fut rendue, chacune se promettant alors de ne plus se quitter.

- J'ai ce qu'il faut aux vestiaires, suis moi.

Une fois changée, Anya retrouva Aria qui l'attendait à la sortie du vestiaire, le ballon à la main, son regard perdu dans le vague. Aria sortit de ses pensées en voyant sa sœur approcher.

- Prête ?

- Prête ! Répondit Anya en attranapant le ballon que venait de lui lancer sa sœur.

Elle dribla sous l'œil d'Aria, retrouvant les sensations de son enfance lorsque elle s'échappait de l'orphelinat pour aller jouer sur le terrain de basket à proximité, souvent seule au début puis avec la sœur de Lexa plus tard.

Elle stabilisa le ballon dans sa main droite, une idée venait de lui traverser l'esprit en repensant à une discussion qu'elle avait eu avec Lexa au sujet du dîner qu'elle avait partagé avec Clarke.

- Un match, celle qui perd paye le déjeuné et à chaque panier marqué, on a le droit de poser une question personnelle à l'autre ce midi. Qu'en dis tu ?

- J'accepte, répondit Aria sans hésitation toujours prête à relever un défi. J'espère que tu as de quoi payer le repas du midi sur toi.

- Si le basket m'a appris une chose c'est qu'il ne faut jamais sous estimé son adversaire dit elle en lui lançant un clin d'œil.

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8 h 30 : départ de la Maison Blanche.

9 h 30 : Arrivée à l'hôpital Johns Hopkins

9 h 35 : Accueil réalisé par le directeur de l'hôpital en compagnie du chef de la chirurgie, le docteur Marcus Kane ainsi que le chef du service d'oncologie, le docteur Abbigail Kane.

9 h 45 : visite de l'hôpital : les urgences, les différents services...

10 h 30 : rencontre avec les patients

12 h 30 : Discours réalisé dans le parc à proximité de l'hôpital.

13 h : départ de l'hôpital.

Le programme était comme à son habitude très chargé, millilitré à la minute. Anya avait réalisé un travail impressionnant en une journée, tout était prévu et avait été installé pour son arrivée dans la soirée à l'hôpital. Anya n'avait même pas attendu son approbation pour prendre des initiatives, ce qui devenait assez récurent ces derniers temps.

Elle relisait encore une fois le discours qu'elle venait d'écrire, changeant quelques tournures de phrase par ci par là pour mettre toujours plus de poids dans ces mots quand un léger coup porté contre la porte de son bureau retentit.

- Désolée de vous déranger madame mais Mlle Griffin est là informa Gaïa.

Lexa, surprise regarda l'heure sur son bureau, ne pensant pas avoir passé un aussi long moment sur son discours. 7 h 30, elle avait trente minutes d'avance.

- Laissez la rentrer dit Lexa en soufflant légèrement, elle voulait certainement lui parler comme elle avait tenté de la faire hier soir.

Gaïa se décala invitant Clarke qui attendait derrière la porte à entrer.

- Si vous avez besoin de quoi que ce soit...

- Merci Gaïa dit elle tout en se levant, contournant son bureau pour se placer devant Clarke.

En observant Clarke, elle put remarquer que la jeune actrice avait l'air plus déterminé que la veille.

- Je pense qu'on a des choses à se dire, d'où mon avance.

- Je t'écoute l'invita à commencer Lexa, le visage neutre ne laissant rien paraître.

- Je suis désolée... Je sais que je n'ai pas été honnête avec toi, tu t'es confiée à moi durant ses derniers jours et j'ai caché l'existence de mon fils, le personne la plus importante dans ma vie...J'ai raté les premiers pas de mon fils, son premier jour d'école, ses premiers mots... je n'ai pas réussi à être présenté pou lui et c'est mon plus grand regret. La vérité, c'est que j'ai toujours eu honte de n'avoir pas pu être une mère pour mon fils. J'en ai jamais parlé ni à toi en quelques jours ni à Raven malgré des années de peur que le regard des personnes que j'apprécie change.

Elle n'avait pas lâcher, elle avait soutenu le regard de Lexa durant tout le discours. Devant le silence de Lexa, elle poursuivit.

- Je sais que tu n'accordes pas de seconde chance que tu as été forcé de le faire par Anya mais sache que je te promet de ne plus rien te cacher. Ce qui veux dire que je dois te prévenir, les patients que tu vas rencontrer aujourd'hui... ainsi que mon fils risquent de te perturber, ce qu'il traverse est une malédiction pour eux ainsi que pour la famille. On ne ressort jamais dans le même état d'esprit qu'à notre arrivée la première fois. Je serais là avec toi durant toute la matinée si tu as besoin. C'est un monde que je connais très bien malheureusement dit elle une lueur de tristesse dans le regard... J'espère que tu arrivera à me faire confiance un jour en attendant on peut essayer d'être amie ? proposa ensuite Clarke en lui tendant la main, souhaitant faire réagir Lexa, son silence devenant pesant.

- Amie confirma la présidente malgré une légère réserve en serrant la main tendue, elle était heureuse d'avoir entendu la jeune femme s'excuser et se confier mais elle n'avait jamais eu le pardon facile.

Clarke laissa échapper un large sourire, heureuse de ne pas avoir tout gâché entre elles à cause de ses secrets, elle avait déjà trop perdu pour eux. Elle détourna le regard pour le poser sur le bureau de la jeune femme.

- C'est le programme de la journée ? demanda t'elle en le montrant du doigt.

- Oui, tu devrais le consulter avant de partir dit elle en lui tendant, tout en saisissant son discours pour finir sa relecture.

- Et qu'en est t'il de nous ? Demanda Clarke qui venait de finir sa lecture.

- Nous ? Interrogea Lexa, perplexe en relevant le regard pour fixer la jeune femme.

- Je sais pas, on se tient la main, on s'embrasse...énuméra t'elle tout en voyant l'expression de Lexa se figer d'horreur.

- On est sensées être en couple Lexa, rappelle t'elle, amusée.

- Pas de bisous dit Lexa catégorique.

- Pas de bisous ? Reprit en elle en arborant une mine triste, même sur la joue ? demanda elle avec une moue enfantine.

Lexa leva les yeux au ciel, ne répondit pas et se détourna. Elle fit le tour de son bureau pour prendre ses affaires pour la journée et sa veste avant de revenir sur ses pas. Elle fut stoppée par Clarke dans sa lancée qui était à quelques centimètres d'elle. Elle se recula légèrement pour retrouver son espace personnel.

- Tu es sensée te réjouir de ma proximité, pas la fuir et ta mine horrifiée à chaque fois que je suis proche de toi est à éviter, ça fera moins jolie sur les photos dit-elle avec un sourire goguenard.

Lexa souffle imperceptiblement et se gratte la nuque, inconfortable.

- Je suis pas très à l'aise avec les contacts physiques dit elle en détournant son regard des yeux saphirs qui la fixent.

- hey, Lexa... dit Clarke tout en lui saisissant la main pour attirer son attention. On ira à ton rythme, si tu n'es pas à l'aise, je n'insisterai pas. Je ne ferais jamais rien dont tu ne m'as pas donné l'accord auparavant.

- Merci répond Lexa reconnaissante, pressant légèrement la main liée à la sienne.

- Je peux avoir mon bisous sur la joue demanda elle tout en tirant Lexa vers la sortie.

- Non répondit Lexa avec un faux air autoritaire.

- Pas grave, je tenterais à nouveau dit elle avec un clin d'œil.

Elle ouvrit la porte à Lexa, laissant passer la présidente avant elle. Elles sont accueillies par deux gardes du corps de la jeune femme, attendant à la porte, prêts à partir. Que la comédie commence pensa elle tout en saisissant la main de la présidente, lui adressant un sourire lumineux sous les yeux des deux hommes.

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Le cortège présidentiel roulait à vive allure sur la 295 en direction de Baltimore pour rejoindre l'hôpital où les deux jeunes femmes étaient attendues. Clarke fixait l'horizon à travers la vitre, le regard triste pensant à son petit garçon qu'elle allait bientôt retrouver sur son lit d'hôpital. Elle aimait y aller en moto habituellement, concentrée sur la route, elle arrivait à penser à autre chose. Aujourd'hui, dans le silence de l'habitacle, elle n'avait que lui en tête, son teint blafard, son petit corps tremblant, ses yeux tristes, son sourire malade. Elle avait tellement hâte que la chimiothérapie prenne fin, que son petit bonhomme retrouve des couleurs. Sa mère l'avait prévenu de bonne heure ce matin, qu'elle devait faire passer des examens à Aden pour savoir combien de séances il devait encore faire. Elle espérait de tout cœur qu'il en soit bientôt débarrassé.

Lexa observait Clarke depuis quelques secondes, la jeune femme plutôt bavarde habituellement s'était muée dans le silence depuis leur départ de la Maison Blanche. La jeune actrice semblait de plus en plus triste à mesure que leur destination se rapprochait. Ses yeux était un mélange de joie, certainement à l'idée de voir son fils mais la tristesse était très largement dominante. Clarke lui avait promit d'être là toute la journée auprès d'elle mais elle semblait aussi avoir besoin de soutien.

- Clarke l'appela t'elle, la sortant de sa torpeur.

Au moment où la jeune femme tourna son regard dans sa direction, elle ouvrit ses bras l'invitant implicitement à se rapprocher. Même si elle n'appréciait pas les contacts physiques, elle se força en voyant que Clarke en avait besoin à ce moment. Clarke vint alors poser sa tête sur l'épaule de la jeune femme, acceptant avec plaisir cette étreinte réconfortante que lui offrait la présidente. Les deux jeunes femmes restèrent dans cette position jusqu'à leur arrivée, Lexa se surprenant même à apprécier cette étreinte, elle fut alors légèrement déçue à leur arrivée.

Clarke se détacha avec regret de l'étreinte une fois le véhicule à l'arrêt, plus apaisée. Elle était prête à affronter la journée maintenant.

Les véhicules étaient à l'arrêt devant l'hôpital, la rue ayant été bloquée pour l'occasion. On entendait dans l'habitacle, les bruits de la foule à l'extérieur. Les nombreux photographes prenaient les voitures en photo, attendant la sortie de la présidente, les journalistes avaient également leur caméra braquée sur la voiture située au milieu du convoi, elles semblaient très attendues.

Lexa grimaça en voyant l'ampleur du rassemblement, l'information ayant été révélé par Anya dans la nuit après le réunion de crise, elle était alors surprise de voir autant de monde. Elle repensa alors aussi à l'article qui venait d'être publiée le matin même avec les photos de Clarke avec son fils au parc et des photos d'elles deux durant le footing, c'était une publicité supplémentaire bien que peu appréciée et leur première visite officielle en tant que couple attirait les curieux, inévitablement.

Lexa se tourna alors vers Clarke, attendant son accord pour sortir du véhicule. Une fois sorites, elles auraient tous les regards et les objectifs braqués sur elles, Clarke devait être prête à affronter cela.

Comprenant sa demande siliencieuse Clarke acquiesça, prête à jouer la comédie devant tous, à leur faire croire à cette mascarade.

Lexa frappa alors contre la vitre, signalant à Octavia et Lincoln, postés devant celle ci qu'ils pouvaient ouvrir. La portière s'ouvrit alors doucement sous les cris de la foule, Lexa posa alors un pied sur le troitoir avant de sortir complètement du véhicule. Elle fut rapidement éblouie par les flashs et préféra détourner le regard pour aider Clarke à

sortir en lui tendant sa main. Clarke la saisit et s'extirpa à son tour du véhicule, les flashs redoublèrent alors d'intensité.

- Ils veulent nous aveuglé ! se plaignit elle en se tournant vers la présidente. La jeune femme ne semblait pas perturbée, elle devait être habituée à ce type d'accueil.

Lexa pressa légèrement sa main dans la sienne, souriant au commentaire de la jeune femme.

- Merci souffla Clarke à l'oreille de Lexa.

- Je suis aussi là pour toi Clarke dit elle en lui adressant un sourire réconfortant tout en la tirant légèrement vers l'avant.

Les deux jeunes femmes s'avancèrent vers le trio qui les attendait aux portes de l'hopital. Des barrières avaient été placé sur leur chemin, empêchant la foule de les approcher. Lincoln et Octavia les entourait scannant la foule d'un regard méfiant tandis que les autres gardes du corps étaient espacés à proximité des barrières sur le chemin.

Arrivés a leur hauteur, Clarke prit les devant pour faire les présentations.

- Lexa, je te présente Derek Hamilton, le directeur de l'hôpital dit elle en désignant l'homme de sa main gauche.

- C'est un honneur, madame la présidente. Clarke dit il en saluant les deux jeunes femmes chacune leur tour.

- Le docteur Abbigail Kane, chef du service d'oncologie et accessoirement ma mère dit elle en adressant un sourire moqueur à sa mère.

- C'est un plaisir de vous rencontrer enfin, ma fille m'a beaucoup parlé de vous dit elle en ironisant la dernière partie en lançant un regard appuyé à Clarke.

- Tout le plaisir est pour moi, docteur Kane dit elle en serrant la main de la mère de Clarke.

- Et pour finir, chérie, je te présente...débuta Clarke sous le regard surpris de tous, avant que chacun se tourne vers la présidente qui adressait un regard tendre et un sourire à la jeune actrice.

Lexa s'était reprise rapidement bien que très surprise par le " chérie " qu'avait utilisé Clarke. Elle s'était tournée vers Clarke, faisant de son mieux pour sourire tendrement en espérant que cela ne ressemblait pas trop à une grimace.

- Marcus, contente de te revoir dit elle en adressant un sourire chaleureux à l'homme qui avait été une fois son docteur, surprenant les personnes qui les entouraient, celle ci ne sachant pas que les deux anciens militaires se connaissaient.

- Moi aussi Lexa dit il en lui rendant son sourire.

- J'ai été surprise d'apprendre que tu avais quitté l'armée.

- Je l'ai fait il y'a un peu plus de 6 ans, je n'arrivais plus à soigner des soldats revenant toujours plus amochés de la guerre dit il en croisant le regard de la jeune femme qui le ramena alors six années en arrière.

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Flashback

Il versa la boisson salvatrice dans son mug, prenant immédiatement quelques gorgées. Les gardes de nuit étaient les plus difficiles, il ne lui restait plus quelques heures avant de retrouver le confort de son appartement qu'il n'avait pas regagné depuis plus d'une journée maintenant. On frappa contre la porte de son bureau où il s'était réfugié quelques minutes loin des soldats rapatriés au pays après avoir subit les horreurs de la guerre.

- Entrez !

- Excusez moi de vous déranger Major mais votre nouvelle patiente vient d'arriver dit il après l'avoir salué avec tout le respect que représentait son grade.

- Je vous suis soldat dit il en prenant son café avec lui, il en aurait certainement besoin, la nuit n'était pas finit et sa nouvelle patiente allait le tenir occupé encore quelques heures.

- Vous pouvez me récapituler rapidement son dossier, Campbell.

- Capitaine de l'US Army Lexa Woods, 20 ans, son équipe a été prise en embuscade alors qu'elle traversait un village abandonné en Somalie à la recherche de plusieurs camps islamistes d'Al-Shabaab que le Pentagone suppose être liés à Al-Qaïda. Touché au genou gravement par une grenade et à l'épaule droite par une balle, ils l'ont stabilisé avant de la rapatrier au pays pour plus de soin. Sur place, il préconisait l'amputation mais ils n'ont rien fait et ont préfèré la rapatrier et l'envoyer dans votre service pour voir si il y avait encore un espoir de sauver sa jambe.

- Merci Campbel, nous allons voir cela tout de suite dit il en pénétrant dans la chambre où avait été installé le capitaine Woods.

Il repéra la jeune femme, couchée sur le matelas, le haut de son corps légèrement surélevé grâce aux fonctions du lit d'hôpital.

- Capitaine, enchanté je suis le Major Kane, je suis le médecin qui va prendre en charge votre dossier de votre arrivée à votre sortie après la rééducation.

- Enchantée Major dit elle en essayant de se redresser sur son lit, en retenant difficilement un gémissement de douleur.

- Restez coucher Capitaine, pas la peine de vous épuiser en efforts inutiles dit il en plaçant sa main sur l'épaule gauche de la jeune femme.

Il croisa pour la première fois son regard et ce qu'il vit lui tirailla à nouveau le cœur, sa patiente avait des yeux verts très expressifs qui reflétaient que douleurs et souffrances. C'était une nouvelle patiente qui revenait avec plus que des blessures physiques du combat mais des blessures psychologiques qui ne pourraient jamais vraiment disparaître. Elle semblait tellement fatiguée, pas de ses blessures mais de la vie tout simplement. Il se promit alors de tout faire pour sauver la jambe de sa patiente, le combat ne pouvait pas lui retirer davantage que ce qu'elle semblait déjà avoir perdu.

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Ce regard avait changé, il ne reflétait plus que tristesse et souffrance bien que si on l'observait attentivement, des traces étaient encore présentes. Lexa ne pourrait jamais guérir complètement de ce qu'elle avait vécu là bas, personne ne pourrait.

Ils partagèrent un long regard sous les yeux perplexes des personnes présentes à leur côté, par ce simple regard ils se comprenaient.

- Je suis ravie de voir que tu as trouvé ta voie ici dit elle avec un sourire compréhensif à son adresse. Tu te rappelles de Lincoln dit elle en présentant son garde du corps.

- Lieutenant, c'est un plaisir de vous revoir.

- Le plaisir est partagé Major répondit il en serrant la main du médecin.

- Maintenant que les présentations sont faites, je vous invite à me suivre pour la visite de l'hôpital enchaîna le directeur.

- On vous suit dit elle en attrapant la main de Clarke.

La jeune femme lui lança un regard interrogateur, ayant certainement des questions sur le fait qu'elle connaissait son beau père. Elle se pencha alors à son oreille.

- Je t'expliquerais plus tard, peut être lui murmura t'elle pour que seule Clarke l'entende.

Elle détourna son regard pour observer les alentours, depuis son séjour dans l'hôpital militaire, elle n'était vraiment pas à l'aise dans ses lieux. Ses murs lui rappelaient trop de mauvais souvenirs, des souvenirs qui malgré les années étaient toujours présents.

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Elle avait fait le tour de l'hôpital en compagnie du directeur qui lui expliquait le rôle de chaque service, les machines présentes pour aider les médecins dans leur diagnostic, il lui avait présenté le personnel médical... Clarke était restée à ses côtés durant toute la visite, leurs mains entrelacées, elle apportait parfois des précisions au discours du directeur. Ils se retrouvaient maintenant dans le secteur réservé à l'oncologie pour qu'elle fasse connaissance avec quelques patients. Le sourire de Clarke avait disparut et elle semblait beaucoup plus tendue. Elle pressa sa main pour rassurer la jeune femme, celle ci lui répondit par un léger sourire bien qu'elle ne semblait pas plus apaisée.

- Je vous laisse avec le docteur Kane pour la suite, je vous retrouve à 12 heures pour votre discours dit il en s'éloignant pour reprendre son travail.

Elles retrouvèrent alors la mère de Clarke qui avait pris congé plus tôt lors de la visite pour s'occuper de ses patients.

- Nous avons placé tous les patients qui pouvaient être déplacés dans la grande salle au bout du couloir. Si vous voulez bien me suivre. Dit elle en s'adressant à Lexa.

Elle se trouvait dans cette salle depuis bientôt une heure, échangeant avec les patients et leur famille. Clarke était restée à ses côtés mais la jeune femme intervenait peu, elle était ailleurs, son esprit devait être à quelques chambres de la salle, là où son fils se reposait après ses examens matinaux. Plusieurs fois, elle l'avait encouragé à la laisser pour le retrouver mais elle n'avait jamais voulu, ne souhaitant pas rompre sa promesse.

Durant cette heure, elle leur avait apporté son soutien et même si elle voyait à quel point il semblait satisfait de sa présence et de ses paroles, elle sentait que ce n'était pas assez. Elle pouvait faire mieux, plus pour eux et c'est avec cette certitude qu'elle quitta la salle après les avoir salué pour aller voir un dernier patient.

Octavia et Lincoln les avaient rejoint alors qu'il se dirigeait vers la chambre du fils de Clarke. Elle ordonna à ses deux gardes de l'attendre à l'entrée, ne souhaitant pas perturbé l'enfant avec la présence de trop d'inconnus dans sa chambre. La mère de Clarke entra en premier, Clarke la suivit après avoir prit une grande inspiration, cachant sa souffrance derrière un masque de joie pour faire face à son fils. Elles les suivit à l'intérieur lentement, prenant le temps de découvrir l'environnent du jeune garçon, une chambre austère, grisâtre, sans vie. Clarke lâcha sa main, se rapprochant de son fils, son contact lui manqua immédiatement, elle lui avait apporté sécurité tout au long de la visite dans cet environnent qu'elle n'affectionnait pas particulièrement. Elle la suivit alors du regard, la jeune actrice se pencha au dessus du lit d'hôpital et apposa ses lèvres sur le front du jeune garçon qu'elle vit pour la première fois. Anya avait raison, ils partageaient de nombreux traits communs et c'est quand Aden ouvrit les yeux, après que Clarke se soit éloignée, qu'elle découvrit de petits yeux bleus, identiques à ceux de sa maman.

- Bonjour mon ange dit Clarke tout en caressant les cheveux de son fils.

- Maman dit le jeune garçon en levant les bras, souhaitant un câlin.

Après quelques secondes, les bras frêles d'Aden lâchèrent le cou de Clarke pour la laisser partir.

- Mamie m'a dit que tu avais été très courageux ce matin pour les examens dit la jeune femme en adressant un sourire fier à son fils.

- Je suis un grand garçon maintenant dit il en se redressant un petit peu dans son lit pour voir qui se trouvait derrière sa maman.

Clarke le remarquant, se déplaça sur le côté et fit signe à Lexa de se rapprocher. Aden qui l'avait reconnu immédiatement se recroquevilla un peu dans son lit, légèrement intimidé.

- On dirait qu'un grand garçon a perdu sa langue dit Lexa en lui adressant un grand sourire, tentant de rassurer le jeune homme.

- Alors Aden, tu ne dis pas bonjour dit Clarke à son fils alors qu'il s'était caché derrière elle.

- Bon... Bonjour Madame bégaya t'il timidement.

- Bonjour Aden, Tu peux m'appeler Lexa, mon grand dit elle, amusée.

Le jeune garçon, hocha timidement la tête.

- Je vais parler un peu avec maman de tes examens.

Le jeune garçon hocha à nouveau la tête, lâchant Clarke pour la laisser partir.

- Pas de bêtises ! Je reviens vite dit elle en lui embrassant le front.

Elle passa ensuite à côté de la présidente, appliqua une légère pression sur sa main ballante avant de quitter la pièce en lui adressant un sourire encourageant.

Elle suivit ensuite sa mère jusqu'à son bureau, appréhendant les résultats, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment à chaque fois, s'attendant au pire. Elle se rendit compte qu'elles étaient arrivés quand sa mère s'avança pour ouvrir la porte à l'entrée de l'aile réservée à l'oncologie. Elle lui désigna le siège devant son bureau et alla rejoindre le sien de l'autre côté sans un mot, accentuant la peur de la jeune actrice.

- Alors ? Laissa échappa Clarke difficilement, ne pouvant plus patienter pour avoir des réponses.

- Beaucoup de cellules cancéreuses ont disparus durant les dernières chimiothérapies. Bien que je n'ai pas pu réséquer beaucoup le cancer durant la dernière opération, moins que je l'espérais à vrai dire. J'ai pu constaté que les zones touchées ont diminué, le foie semble hors d'atteinte pour le moment par exemple. L'opération et la chimiothérapie cumulée semble mener Aden vers la guérison dit elle en adressant un sourire à sa fille.

- Mais... débuta Clarke sachant que ce n'était pas leur seul problème.

- Mais son déficit en globules rouges est toujours très inquiétant, on a déjà parlé des options avec Finn il y a deux semaines.

- Tu comptes faire la greffe de moelle osseuse quand ?

- Dans la semaine après les dernières séances de chimiothérapie. Les chances de rejet sont malheureusement très hautes avec cette option continua sa mère.

- Je sais... dit Clarke en baissant la tête et en se triturant les mains nerveusement. As tu demandé que les manipulations soient réalisés ? s'enquit elle.

- C'est notre meilleure option Clarke et tu le sais dit il en tendant la main vers sa fille avec un regard compatissant.

- La présidente est au courant ? Face à l'absence de réponse de sa fille, elle déduit facilement la réponse. Tu devrais lui en parler, même si votre relation est récente, elle est concernée maintenant.

- J'ai besoin de réfléchir dit elle en se levant pour quitter la pièce précipitamment.

- Clarke l'appella t'elle pour la retenir mais la jeune femme avait déjà quitté la pièce, claquant la porte sur son passage.

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La porte se referma derrière Clarke, laissant Lexa seul face à Aden. La jeune femme détourna son regard de la porte pour le poser sur le petit garçon qui la fixait. Elle resta immobile et muette sous son regard ne sachant pas comment l'aborder.

- Tu veux bien m'aider à compléter la feuille, demanda t'il timidement à Lexa en lui tendant un dépliant.

- Oui bien sûr dit elle en lisant rapidement les informations présentes.

Le dépliant venait d'une association : " rêves d'enfant ". D'après ce qu'elle pouvait lire, elle permettait aux enfant atteint de maladies graves de choisir parmi plusieurs propositions ce qu'il rêverait de faire. C'est l'occasion de faire plaisir aux enfants et de les sortir de l'environnement hospitalier le temps d'une journée de bonheur.

- Qu'est ce que tu préfères entre un tour dans une voiture de course et une baignade avec les dauphins ? Demanda Lexa en lisant les premières propositions.

- La voiture de course ! répondit le jeune garçon sans hésiter avec un enthousiasme non dissimulé.

Ils reproduisent l'expérience pour les autres propositions jusqu'à la fin du formulaire.

- Voilà, nous avons terminé conclut le présidente en cochant la dernière case.

- Merci, Lexa dit il en récupérant le dépliant.

- J'aimerais savoir, sans penser à ce qu'on vient de remplir, quel est ton plus grand rêve ou souhait ? Interrogea Lexa, curieuse d'en apprendre plus sur le fils de Clarke.

-... Je voudrais que ma maman soit heureuse répondit le jeune garçon après quelques secondes d'hésitation.

Lexa le regarda, incrédule face à sa réponse, avant de se ressaisir pour essayer d'en apprendre plus sur la jeune actrice à l'aide de son fils.

- Ta maman n'est pas heureuse ?

- Non... je ne l'ai jamais vu vraiment heureuse. Quand elle est avec moi, je la sens triste malgré son bonheur...elle pense au fait qu'elle n'est pas présente assez dans ma vie. Mais j'ai toujours su qu'elle s'était battue pour qu'on puisse passer plus de temps ensemble, je ne lui en veux pas. C'est ma maman, ...et même les mamans peuvent faire des petites erreurs mais je l'aimerais toujours dit il plein de conviction.

- Elle a de la chance ta maman d'avoir un grand garçon comme toi dit elle impressionné par les propose du jeune homme.

- Tu peux me promettre que tu vas rendre ma maman heureuse,...c'est ta mission en tant qu'amoureuse demanda Aden.

- Je te le promet ne put que dire Lexa face au ton plein d'espoir du garçon.

Abby pénétra alors dans la pièce à ce moment, la mine soucieuse bien qu'elle se ressaisit vite, ne voulant certainement pas alerter le jeune garçon.

- Où est Clarke ? Interrogea Lexa, ayant un mauvais pressentiment quant à son absence.

- Elle ne devrait pas tarder, elle avait quelques papiers à remplir pour la greffe.

- D'accord répondit Lexa, peu convaincue par ses explications. Je reviens, je dois passer un coup de fil important dit elle en quittant la pièce en adressant un signe de la main à Aden.

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Le match était très serré, les deux jeunes femmes enchaînaient les paniers, ne se laissant jamais distancer l'une comme l'autre. Leur partie avait attiré des curieux qui s'étaient installés dans les estrades, observant les deux sœurs se disputer la victoire. Jessica les interpela après trente minutes de jeu, la secrétaire était revenue plus tard pour voir comment se passait la rencontre et les avait retrouvé sur le terrain. Elle se rapprocha avec un téléphone, collé à l'oreille.

- Qui est ce que j'annonce à Anya ?... demanda t'elle, à quelques mètres... Lexa Woods comme Lexa Woods la présidente des États Unis s'interrogea t'elle alors qu'elle avait arrêté d'avancer, arquant un sourcil... Mais bien sûr, ne vous moquez pas de moi voulez vous...

- Jess, tu devrais passer le téléphone à Anya recommanda Aria, sachant qu'Anya connaissait la présidente, travaillant pour elle.

Anya tendit sa main, il valait mieux arrêter Jessica avant qu'elle dise des choses qu'elle pourrait regretter en connaissant l'identité de son interlocuteur. Elle le récupéra alors, grâce à Aria qui pressait la jeune secrétaire.

- Lexa ? ... C'est une longue histoire je te raconterais plus tard. Pourquoi tu m'appelles ? tu ne peux pas te passer de moi, je prends une seule journée de congé et après à peine trois heures tu as déjà besoin de moi... tu veux faire quoi ?!... Si c'est possible ? Tout es possible mais tu es sûre de toi ?... Ok, tu sembles décidée et quoique je dise, ça ne changera rien... On dirait que je vais avoir du travail à mon retour, merci Lexa !... À tout à l'heure, on se retrouve à la Maison Blanche, pas de bêtise et embrasse Clarke pour moi raccrocha elle en souriant.

- C'est bon la pause est finit ! Prête à prendre une bonne raclée l'interpella Aria.

- Dois je te rappeler que je mène dit elle, le ballon à la main.

- Pas pour longtemps répondit sa soeur en lui prenant, s'élançant déjà vers le panier.

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- Anya !... Arg.. elle m'exaspère dit elle entendant la sonnerie de fin d'appel. Rangeant son téléphone dans sa poche, elle découvrit Clarke s'avançant dans le couloir, semblant très agitée.

- Clarke l'interpella t'elle.

La jeune actrice ne releva pas le regard, ayant à peine sourcillé comme ci elle ne l'avait pas entendu, plongé dans son monde. Elle se rapprocha, se positionnant sur son passage, elle arrêta la jeune femme en posant ses deux mains sur ses épaules. Clarke releva alors son visage baissé sur deux océans en pleine tempête. Un tumulte d'émotions était présent dans ses yeux : peur, tristesse, colère... Elle semblait complètement démunie, au bord de l'implosion. Voyant son état, Lexa ne réfléchit pas longtemps avant de prendre Clarke dans ses bras, voulant lui montrer son soutien. La jeune actrice ne réagit pas au départ, restant mollement dans ses bras. Elle commença à exercer des mouvements circulaires apaisants dans son dos, les premières larmes commençaient alors à se ressentir sur son épaule alors qu'elle s'accrocha désespérément à sa veste. Lexa prit alors peur pour Aden, elle venait de parler à sa mère et son état du moment n'augurait rien de bon. Elle poursuivit l'étreinte pendant quelques temps, lui murmurant parfois des paroles réconfortantes pour apaiser son chagrin. Une fois que les larmes s'estomperent, Clarke se décala, essuyant ses joues pour effacer son chagrin aux yeux de son fils qu'elles allaient retrouvé.

- Merci Lexa dit elle avec un sourire, tu es un amour continua elle en apposant ses lèvres contre sa joue sous le regard attendri de quelques infirmières qui passaient dans les couloirs.

Lexa resta interdite quelques secondes face au contact des douces lèvres de Clarke sur sa peau avant de se ressaisir et d'esquisser un léger sourire à son adresse. La jeune actrice s'amusait à la prendre par surprise avec des contacts physiques ou des mots tendres, elle espérait réussir à cacher son trouble à chacun d'eux pour ne pas éveiller les soupçons.

- Ton discours est dans 10 minutes, je crois qu'on va être en retard à cause de moi dit elle en baissant les yeux, coupable.

- Ce n'est pas grave Clarke, je suis là dans les moments difficiles, même avant un discours, pendant un sommet ou en plein milieu d'une réunion de crise.

- Ce n'est pas très sérieux cela, on va bientôt dire que j'ai une mauvaise influence sur toi dit elle en lui tapotant légèrement l'épaule.

- On devrait se presser de rentrer à l'intérieur pour que tu puisses passer encore quelques minutes avec ton fils dit elle en se rapprochant de la porte pour saisir la poignée.

Elle l'ouvrit et laissa passer la jeune femme avant elle.

- Je pourrais m'y habituer tu sais ! Dit elle avec un clin d'œil.

- J'y compte bien ! Répondit elle sur le même ton.

Les deux occupants de la chambre regardèrent l'échange avec attention, l'une surprise de retrouver sa fille de si bonne humeur après son départ précipité et l'autre content de voir sa mère enfin heureuse.

Clarke se rapprocha rapidement de son fils, profitant de ses derniers instants de la journée avec lui. Lexa resta à l'écart, regardant la petite famille interagir.

Du haut de ses 27 ans, elle n'avait jamais pensé à avoir sa famille, une femme et des enfants, trop submergée par son travail et ses responsabilités. Mais en les voyant discuter tous les trois et étant témoin de tout l'amour qui transparaît dans leur regard les uns pour les autres, elle se prit à rêver d'un jour faire partie d'une famille comme la leur. Elle fut sortie de ses pensées par Aden qui l'appelait, lui intimant de se rapprocher. Il écarta ses bras, lui demandant implicitement une étreinte, qu'elle ne refusa pas de lui accorder, au contraire elle était plus que ravie que le jeune garçon l'apprécie.

- Merci de tenir ta promesse lui souffla il a l'oreille en observant le sourire lumineux de Clarke qui observait l'étreinte.

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- Allez c'est à toi, tu vas les éblouir comme d'habitude lui souffla Clarke à l'oreille.

- ... Et voici celle que vous attendez tous, Madame la présidente termina le directeur, lui laissant la place au micro.

Lexa s'approcha alors du pupitre pour s'exprimer devant la foule : journalistes, médecins, patients ou encore des passants qui s'étaient réunis devant l'estrade. Derrière elle, sur l'estrade, Clarke, Abbigail, Marcus et le directeur étaient présents, faisant office de soutien ou pour prendre la parole.

- Bonjour tout le monde, tout d'abord je tenais à remercier le directeur et son équipe pour leur merveilleux accueil...J'avais préparé quelque chose ce matin mais après cette visite tout a été remis en cause. Ma compagne, Clarke, dit elle tout en se tournant légèrement pour lui lancer un sourire, m'avait prévenu que la première fois qu'on entre dans le service d'oncologie, on ne ressort pas dans le même état d'esprit, je crains de ne pas y avoir échappé. Cette visite ma permit de reconsidérer tout notre système de santé, en effet nous sommes le pays où les frais médicaux sont les plus chers du monde, nous sommes les premiers mais ici ce n'est pas un record dont on peut être fière. J'ai rencontré de nombreuses familles qui ont du mal à joindre les deux bouts, enchaînant différents travails pour récolter de l'argent et passer l'autre partie de leur temps à l'hôpital, ce n'est pas une vie, c'est un cauchemar pour le malade et ses proches. Des mesures sociales vont être mises en place et le système de santé va être complètement réformé très prochainement, mon gouvernement se concentrera sur cela jusqu'à trouver une solution car cette situation ne peux plus durer. Les personnes que j'ai rencontré aujourd'hui étaient honorées de me voir mais c'est moi qui a été honoré de rencontrer des personnes avec un tel courage. La maladie est un ennemi invisible et incontrôlable, le courage dont ils font preuve est inégalable. Malheureusement, je ne peux récompenser ce courage autant que je le souhaiterais à l'heure d'aujourd'hui mais je ne resterais pas sans rien faire pour autant. Cette annonce, je l'espère marquera ma volonté de changer les choses. J'ai eu cette idée grâce à Aden, le fils de Clarke, atteint d'une leucémie. Il m'a demandé de l'aider à compléter une liste de rêves. En effet, une formidable association leur distribue un dépliant où ils cochent ce qu'il aimerait faire durant une journée. Une journée hors de l'hôpital pour oublier la maladie l'espace d'un instant, une journée où ils peuvent profiter de l'enfance joyeuse qu'ils leur ont été arraché. Mais le plus grand rêve de ses enfants ne fait pas partie de cette liste. Il ne souhaite qu'une chose lorsqu'ils sont au fond de leur lit souffrant d'une énième chimiothérapie, c'est guérir. Pour qu'il guérisse, nous avons besoin d'augmenter les recherches pour comprendre comment mieux éradiquer le cancer. Mais il faut aussi que les patients puissent accéder à ces soins, qu'ils aient les moyens de participer à des essais cliniques ou plus simplement obtenir un traitement. C'est pourquoi j'ai décidé d'organiser un gala à la Maison Blanche, tout ce que nous récolteront durant cette soirée sera reversée à la recherche ou viendra en aide aux familles des malades. Je trouverais cela hypocrite de ma part de vous encourager à faire des dons sans moi même le faire alors que j'en ai les moyens. J'ai donc effectuer il y a une heure deux virements d'un montant de 50000 dollars chacun pour la recherche et pour une association qui vient en aide aux familles des malades. C'est une petite contribution qui permettra je l'espère d'aider dans l'attente d'une vraie solution. Merci pour votre attention termina t'elle en souriant et en saluant la foule.

Elle repéra beaucoup de sourires et de bonheur sur le visage de son auditoire quand elle embrassa la foule de son regard, elle fut alors plus que satisfaite de son annonce.

Elle se retourna ensuite vers le directeur qui venait à sa rencontre, lui offrant une poignée de main reconnaissante. Il s'éloigna après avoir fait un signe de la main à quelqu'un qui se trouvait derrière elle. Elle eu à peine le temps de se retourner que deux bras l'emprisonèrent dans une forte étreinte.

- Je ne sais pas comment te remercier lui souffla Clarke à l'oreille.

Lexa se détendit en reconnaissant Clarke et repondit à son étreinte. Voyant tous les regards tournés vers elle, Lexa proposa, mettant de côté ses réticences.

- Embrasses moi lui murmura t'elle à son tour.

Clarke s'éloigna d'elle, ne sachant pas si elle avait bien entendu ce que venait de lui demander Lexa. Quand la jeune femme lui fit un léger signe de tête et un sourire timide, elle comprit qu'elle ne s'était pas trompée.

Elle saisit son visage en coupe et posa ses lèvres sur celles de la présidente. Cette fois Lexa répondit au baiser, entourant ses bras autour de sa taille, approfondissant davantage leur échange. Clarke essaya de faire transparaître au mieux la joie qu'elle avait ressenti au fur et à mesure du discours de la présidente, prolongeant leur baiser.

Après quelques secondes, elles s'éloignèrent, collant leur front et reprenant difficilement leur souffle. Clarke posa une dernière fois ses lèvres sur celles de Lexa pour un baiser aérien amoureux avant de se coller contre elle. Elle espérait avoir été assez convaincante, avoir réussi à cacher son trouble, reproduisant au mieux les actions de couple qu'elle réalisait à l'écran avec ses partenaires. Elle sourit quand Lexa entoura sa taille, se sentant étrangement bien, encerclée par ses bras protecteurs.

Lexa, quant à elle, tentait de se reprendre après ce baiser qui lui a procuré de nombreux frissons et un tourbillon d'émotion qu'elle n'avait pas connu depuis des années.

Elle se maudit intérieurement, la tâche était assez difficile, ajouter des sentiments à l'équation n'arrangerait en rien ses affaires. Elle les oublia pour le moment, se concentrant sur le moment présent, elle aurait le temps d'y réfléchir plus tard au calme.

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- La défaite n'est pas trop difficile, petite sœur.

- Petite sœur ? Demanda Aria, intriguée par l'information en allongeant sa jambe sous la table de restaurant pour la soulager.

- Oui j'ai eu accès à nos certificats de naissance et tu es naît 10 minutes après moi.

- Comment ? Puis avant qu'Anya puisse s'expliquer elle repondit à sa place. Je suppose que travailler pour la présidente à ses avantages.

- Effectivement, dit elle avec un petit sourire, tout à fait épanouie dans son travail.

- Je suppose que tu en as appris plus sur notre mère biologique demanda Aria, partagée, ne sachant pas si elle voulait vraiment en savoir plus.

- Pas grand chose en fait, j'ai appris qu'elle vit en Angleterre depuis maintenant 20 ans où elle est la directrice des communications d'une grosse entreprise...Mais je compte demander à un ami qui travaille au FBI des informations complémentaires, leur base de donnée étant beaucoup plus importante que la nôtre ... tu ne trouves pas ça bizarre qu'elle réapparaisse après 29 ans ? Demanda Anya, intéressée par l'opinion de sa sœur.

- Elle nous cache des choses c'est certain, de nombreux passages dans sa lettre sont confus : les raisons de sa fuite en Europe, notre séparation à l'orphelinat, notre géniteur...

- Je sens que son histoire est beaucoup plus complexe qu'on peut se l'imaginer déclara Anya, pensive.

- Je ne suis pas sûr de vouloir m'impliquer davantage, ma vie me convient amplement, je préfère éviter les problèmes qu'elle pourrait m'apporter.

- Tu ne souhaites pas connaître tes origines ou savoir pourquoi tu as été abandonné à quelques semaines aux portes d'un orphelinat.

- Je pense qu'apprendre la vérité sera pire que l'ignorer, certaines vérités sont faites pour ne jamais être déterrées.

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J'espère que ce chapitre vous a plu, j'aime à croire que Lexa a su se faire pardonner dans vos cœurs.

Prochain chapitre : un personnage fait son apparition, événement à la Maison Blanche, révélations...

Place à la mauvaise nouvelle, je ne suis pas vraiment sûr de poster le prochain chapitre dans deux semaines, il faudra peut être attendre l'arrivée des vacances scolaires car le chapitre 10 est en cours d'écriture.

Bye ! À bientôt pour la suite !

P.s : je répondrais au review demain, j'ai pensé que vous préfériez avoir le chapitre ce soir plutôt que d'attendre davantage.