Chapitre Second

Nuit passionée


Ce n'était pas exactement passionné…

Non, il s'agissait plutôt de l'expression de leur désespoir et du manque qui s'était accumulés après une vingtaine d'années de séparation. Leurs gestes tremblants trahissaient l'incapacité des deux hommes au contrôle de leur corps et de leurs émotions respectives. Ils s'aimaient et ressentaient l'irrépressible besoin de l'exprimer. Et pour ce faire, quoi de mieux que l'union de ces deux corps qui n'avaient plus goûté au plaisir de la chaire des années durant ?

Ils ne pouvaient se contrôler et encore moins résister au désir qui embrasaient leurs reins.

Enfin, ils pouvaient s'aimaient avec tout l'amour, tout le désespoir, toute la passion qui les animaient réellement.

Gellert s'était toujours montré très expressif dès lors qu'il s'agissait d'amour. Il s'était dès le début montré démonstratif, pressant et, finalement, brutal et cru.

Albus était un incontestable romantique, avec son lot de douceur et de tendresse. Réservé et d'une timidité certaine, il avait appris à aimer la passion violente dont faisait preuve sa quasi-âme-soeur.

Pourtant fondamentalement différents, les deux sorciers parvenaient à s'adapter aisément aux besoins et habitudes de l'autre.

Albus subissait les morsures et les coups de hanches brutes de son amant avec un plaisir dévorant, et en réponse, il parsemait le corps de l'être aimé de caresses et de baisers aussi doux et sucrés qu'une friandise. Cela ne rendait Gellert que plus fou encore.

Durant cette nuit, ils s'aimèrent sans entrave et sans contrôle.

Albus, le dos arqué, ne pouvait s'empêcher d'exprimer l'impétueux plaisir qu'il recevait du mage noir par des cris. Quelques fois, il s'agissait de murmures, où il prononçait avec presque désespoir le nom de Gellert.

Gellert était de son côté plus mesuré.

Ses râles rauques s'échouaient sur la peau qu'il prenait plaisir à marquer de ses dents, quand il ne s'agissait pas de suçons rougeâtres et violacés.

Les orgasmes s'enchaînaient, les corps se tordaient, s'unissaient, sépuisaient lentement. L'expression de leur amour en devenait presque terrifiante. Et il n'était pas si étonnant que les deux amants se retrouvent sur le sol.

Quand ils atteignirent le summum, l'apothéose du plaisir charnel, l'ultime orgasme, leur corps tremblant, les muscles frémissants, ils se lovèrent l'un contre l'autre.

Ils sombrèrent dans un sommeil profond, dénué de rêve.


Note : L'univers et ses personnages ne m'appartiennent pas. L'histoire en revanche...

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