Chapitre Quatre

Apparition


Harry se balançait à un rythme lent, assis sur une balançoire qui tenait il ne savait trop comment. Il se trouvait dans un vieux parc, où généralement peu d'enfants venaient s'aventurer.

Il y trouvait un calme réconfortant, en quelque sorte. Il se complaisait dans cette solitude que lui avait imposé Dumbledore.

Personne ne lui avait écrit en l'espace d'un mois, durant les vacances d'été. Il n'était pas bien difficile de deviner que le vieux mage l'avait isolé, mis à l'écart. Il en souffrait, assurément, mais le courageux Gryffondor qu'il était ne s'en sortait finalement pas si mal. Les Dursley l'ignoraient et il passait la journée à errer à l'extérieur.

C'était somme toute plutôt reposant.

Bien sûr, il y avait toujours cette ombre qui planait au dessus de sa tête. Voldemort était plus puissant que jamais et le monde sorcier britannique avait de nouveau basculé dans les ténèbres. Le mage noir gagnait du terrain.

Perdu dans ses pensées, il ne vit pas Dudley et ses amis l'approcher. Il ne pouvait cependant pas ignorer les rires moqueurs et les insultes lancées à son encontre.

Le garçon leva les yeux vers son cousin, las et fatigué par ses bêtises, son arrogance et sa malveillance.

Ce ne fut que lorsqu'il mentionna Cédric et sa mort qu'Harry sortit de ses gonds. Il se leva et plaça la pointe de sa baguette contre la gorge de Dudley. Sa main tremblait et son regard était brillant de vengeance et de haine.

Il n'eut cependant pas le temps d'émettre le moindre sort, ou même d'entendre la plainte de son cousin : le ciel se couvrit brusquement.

Un éclair zébra le ciel et un détraqueur apparut. Le sang du jeune sorcier ne fit qu'un tour, son coeur cessa de battre l'espace de quelques secondes. Il n'y en avait pas qu'un seul, mais une armée entière. Les combattre aurait été de la folie pure… ou un suicide. Ils étaient perdus. Harry était mort. Aussi puissant fût-il, il ne pouvait, en l'état, faire usage de la magie.

De fait, avant que le jeune héro n'ait eu le temps de réagir, un homme l'enlaça et un autre pointa les êtres cauchemardesques de sa baguette. Et pas n'importe quelle baguette… Il s'agissait de la baguette de son mentor et Directeur, Albus Dumbledore.

— Expecto patronum ! cria un sorcier à la chevelure blanche.

Un Phoenix s'échappa de sa baguette, gigantesque et rayonnant de puissance. Harry en était bouche-bée. Il était subjugué par l'incroyable spectacle qu'offrait ce mage inconnu.

Quand il se retourna, ce n'était pas lui qu'il regarda d'abord, mais plutôt l'homme dans son dos. Il leva alors la tête et rencontra le regard bienveillant d'un homme.

— Mon garçon, tu as eu de la chance, n'est-ce pas ? lui lança-t-il étonnamment gaiement.

Harry ne sut quoi répondre, mais à peine Dudley eut-il ouvert la bouche qu'il baissa la tête, un sentiment de honte l'étreignant.

— Voilà un goret fort désagréable si tu veux mon avis, Albus.

Grindelwald venait de les rejoindre, son regard hétérochromique fixé sur le moldu effrayé.

— Ce n'est qu'un enfant effrayé, Gellert.

— Un stupide moldue qui harcelait ce pauvre sorcier avant tout. Il ne mérite ni pitié ni sympathie de ma part.

Albus secoua la tête, arborant toujours ce même sourire rassurant.

Harry, quant à lui, était à la fois perdu et sous le choc.

"Albus Dumbledore ? Gellert…. Grindelwald ?" pensa-t-il avec effarement.

— Ces détraqueurs sont bien loin d'Azkaban cela dit, ça ne m'étonnerait pas qu'ils aient été envoyé là pour attaquer le gamin.

— C'est ce que je me suis également dit, lui répondit Albus.

Après que Dudley eut été pétrifié par un sortilège, lancé par le dénommé Grindelwald, Albus prit le survivant par les épaules. Les deux mages lui demandèrent des explications.

Harry ne savait pas par où commencer. C'était là une histoire compliquée, qui avait débutée des décennies auparavant. Et même lui ne savait pas tout.

Ils le comprirent et prirent la décision d'emmener l'enfant avec eux.

Gellert les fit transplaner, abandonnant là le moldu pétrifié.

Le ministère de la magique était en panique.

Le directeur de Poudlard, Dumbledore, avait disparu. Evidemment, ça les aurait grandement arrangé si en revanche, les registres magiques ne s'étaient pas d'eux-même modifiés pour officialiser les soi-disantes fiançailles d'Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald.

Il s'agissait là d'un non-sens.

C'était impossible ! Grindelwald était en prison depuis si longtemps, en Allemagne, et Dumbledore directeur de Poudlard, au Royaume-Unis. Il était de ce fait improbable qu'en l'espace d'une nuit les deux vieils hommes aient décidé de se marier après des décennies de séparation.

Évidemment, une tripotée d'aurors fût immédiatement envoyés en Europe, dans la prison de Nurmengard où devait se trouver enfermé le célèbre mage noir.

Il ne leur fallut pas longtemps pour découvrir l'absence de vie dans sa cellule.

Gellert et Albus avaient disparu.

Et ils s'étaient fiancés.

Ça devait forcément signer la fin du monde sorcier. L'alerte fut donnée à peu près partout autour du globe : retrouver les deux sorciers les plus puissants de ce siècle était absolument prioritaire.


Note : L'univers et ses personnages ne m'appartiennent pas. L'histoire en revanche...

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