Oui, c'était rapide, mais ce chapitre est plus court que le précédent (je vais pas faire 7000 mots par chapitre x) ). Le prochain pourra prendre plus de temps à arriver.
Enjoy !
XxXxXxXxX
Thorin Oaken était ce qu'il considérait être un sorcier normal. Oh, bien sûr, peut-être un peu plus élevé que la moyenne ; après tout, on ne devenait pas Auror par simple volonté, mais également parce qu'on possédait assez de talents.
En lisant ces lignes, peut-être vous disiez vous que Thorin avait un certain culot. Lui vous aurait rétorqué que c'était faux. Il voyait la vérité là où elle était, voilà tout, même si elle ne lui plaisait pas. Il était quelqu'un qui allait droit au but. C'était ce qui faisait fuir beaucoup de gens, qui pensaient que le châtain pourrait les flatter dans le sens du poil, et qui faisait donc que les amis qu'il possédait n'étaient pas là pour autre chose de sa personne. En somme, Thorin Oaken était entouré d'amis fidèles. Et lui retournait cette loyauté.
C'est ainsi que, lorsqu'il reçut la visite d'un patronus en forme de chamois, il posa tout de suite la casserole pleine de pâtes qu'il tenait du bout des doigts.
(rien ne valait la bonne vieille cuisson à la moldue)
Le chamois était le patronus de James. Normalement puissant et fier, il tenait de son père et de son grand-père : après tout, toute sa famille du côté paternel avait un rapport particulier avec les créatures à cornes. Cependant, ce chamois-ci semblait incertain. Il regardait autour de lui comme si les couteaux allaient sortir des tiroirs, les yeux revenant toutes les deux secondes vers le sol comme si il tentait de se cacher. Les bras croisés par-dessus son tablier, Thorin regardait ce spectacle d'un oeil un peu étonné. Jamais n'avait-il entendu parler d'un patronus qui pouvait montrer de l'hésitation, mais sachant qu'il venait du même James qui arrivait à percer ses capes tous les trois transplanages, devait-il être étonné ?
Non, bien sûr que non.
C'est en baissant les yeux que l'Auror remarqua quelque chose... d'intéressant.
Les pattes du chamois semblaient inconsistantes, faites de fumée grise. On aurait dit que James n'avait pas réussi à former un animal entier, ou plutôt qu'il l'avait invoqué avec difficulté. Ennui ? Tristesse ? Le dîner était-il si horrible que ça ?
(en même temps, si Potter père était de la partie...)
« Thorin. », dit soudainement le chamois. Le châtain faillit en sursauter.
La voix qui sortait de la bouche de l'animal était indubitablement celle de son meilleur ami, mais elle sonnait rauque là où elle devait être claire. De plus, le message semblait mis sur pause, tandis que le patronus gardait sa bouche ouverte, comme pour prendre des respirations.
En tendant l'oreille, le châtain entendit des inspirations fébriles être prises, entrecoupées de... quelque chose, ces quelques choses eux-mêmes avortés pour laisser place à des expirations tremblantes.
Thorin fronça les sourcils. Il avait un mauvais pressentiment qui s'installait lentement mais sûrement dans son estomac, un instinct qu'il avait appris à ne jamais négliger au fil de sa carrière.
« Thorin, appela de nouveau le patronus de James. J'ai... J'ai besoin de toi. C'est... Godric's Ho... »
Et tout à coup, la voix éclata en sanglots hystériques.
Le chamois s'évapora.
Thorin regarda dans le vide, les sourcils froncés.
C'était James qui avait parlé, mais quelque chose ne tournait pas rond. Voir même, pas rond du tout. C'était une intonation qu'il n'avait jamais entendu chez son meilleur ami auparavant. Ici, le brun avait semblé le supplier, avant qu'il ne coupe son message sans prévenir. Si il ajoutait en plus l'apparence du patronus en lui-même et son attitude, l'ensemble était plus suspicieux que jamais.
Thorin soupira et éteignit rapidement le feu sous la casserole. James avait commencé à mentionner Godric's Hollows, avant que la communication ne coupe brusquement. L'Auror ne voyait pas ce que son meilleur ami faisait là-bas. Malgré ses connaissances limitées en matière de Weasley, il savait que Molly première du nom ne tolérait pas les retards. Et que Ginny Potter n'aimait pas que son fils débarque dans sa maison sans prévenir avant, même lorsqu'elle et son mari n'étaient pas là. Et James n'avait certainement pas prévu d'aller là-bas aujourd'hui.
Le sorcier vérifia autour de lui d'un coup d'oeil rapide. Le feu était éteint, la fenêtre fermée, sa baguette dans la poche de son tablier rose aux poches chiens et à priori, il n'y avait pas d'animaux qui traînaient chez lui.
Il prit une inspiration et ferma les yeux.
Lorsqu'il les rouvrit, il se tenait au milieu de la route, à Godric's Hollows. La sensation d'étouffement que lui procurait le transplanage se dissipa et il prit le temps d'inspirer avant de se tourner vers la maison Potter. Il avait réussi à atterrir pile en face et remerciait Merlin de ne pas lui avoir envoyé une voiture sur le corps pendant qu'il reprenait sa respiration.
La première chose que Thorin nota était que, malgré la nuit, la lumière n'était pas allumée. La seconde, c'était que la porte était ouverte. Ceci acheva de lui faire dresser les deux sourcils parce que, James, sérieusement ? Constance aurait déjà foncé sur le pauvre brun comme un taureau furieux pour lui hurler dessus pourquoi ce n'était pas raisonnable, et bla et bla et bla.
Mais en pensant cela, le noeud d'estomac lui revint, tout comme l'état dans lequel était apparemment James quand il avait envoyé son patronus le chercher. Thorin n'allait pas aller jusqu'à dire que Potter père avait enfermé son fils dans la chambre puis l'avait laissé en plan en coupant l'électricité parce que eh, il avait tout de même vingt-neuf ans, mais le châtain avait du mal à voir ce qu'il se passait.
Ce qui est la raison pour laquelle tu devrais rentrer, lui rappela très utilement son cerveau, et Thorin s'approuva lui-même en rejoignant le trottoir, puis poussant le petit portail en bois de la maison. Le jardin était bien entretenu, avec les parterres de fleurs rouges et blanches. Certaines étaient même d'un bleu dont l'origine avait tout l'air d'être magique. En avançant sur le chemin en gravier, l'Auror s'interrogea sur les voisins et ce que ces derniers devaient penser en voyant des fleurs bleu électrique, alors qu'ils étaient moldus.
« James ?, appela-t-il en s'avançant dans la maison. Tout va bien ? »
Question débile, vu qu'apparemment quelque chose n'allait pas, mais ça ne faisait pas de mal de la poser. On n'y voyait vraiment rien, la seule lumière provenant des lampadaires de la rue et qui éclairaient derrière lui, et une faible lueur sortant d'une embrasure de porte. Et cette lueur, qui dessinait les contours d'un petit corps...
En s'accroupissant, les sourcils froncés, Thorin palpa la masse inerte.
C'était un elfe de maison. Celui des Potter. Et ce qui le choqua et lui fit prendre sa baguette, c'était qu'il était froid et raide.
Mort.
L'Auror se redressa sans plus perdre de temps et, agrippant la porte la plus proche, l'ouvrit à la volée. Le bois claqua sur le mur mais en cet instant précis, il ne pouvait s'en soucier. À cause de la vue qui s'offrait à lui. Dans sa formation, tout l'avait paré pour savoir comment réagir dans ce type de situation, mais Thorin constatait à ses dépends, tandis qu'il se gelait sur place, incapable de bouger, qu'il y avait une différence entre l'entraînement et la réalité. Et voir le corps de son mentor, pour autant qu'il le haïssait de toute son âme, faisait remonter en lui un frisson d'horreur glacé. Les plumes leur donnaient, à lui et à sa femme, des allures d'anges tombés, et leurs mains presque jointes feraient sans nul doute la une de la Gazette du Sorcier le lendemain, sans doute avec une phrase comme «UN AMOUR ÉTERNEL», ou une autre accroche tout aussi dégoulinante de mièvrerie.
Thorin tourna la tête, sortant de sa transe momentanée. Il y avait des sanglots, à sa droite, et ils provenaient de James. Recroquevillé contre le mur, la baguette devant lui sur le sol, il regardait les cadavres de ses parents avec de grands yeux ouverts. Ce n'était pas des sanglots, juste des inspirations saccadées, mais Thorin reconnaissait une personne en état de choc quand il en voyait une. Et actuellement, rester dans la même pièce que ce qui causait cette panique n'était pas recommandé.
Il fallait qu'il le sorte de là.
« James, appela le châtain en s'agenouillant devant son meilleur ami. Est-ce que tu m'entends ? »
Avec précaution, Thorin posa une main sur l'épaule du brun. Ce dernier ne réagit pas. Il cillait à peine, les larmes s'écoulant de ses yeux, qui semblaient voir au travers de Thorin les formes allongées de Harry et Ginny Potter. Un peu plus fermement, l'Auror secoua James.
« Il faut qu'on bouge, James, tu ne peux pas rester ici. »
Pourquoi devait-il être le seul homme censé dans la pièce ? Pourquoi seulement lui ? Devait-il s'attendre à voir une Constance en furie débarquer ?
Avec un coup d'oeil inquiet vers le vestibule noir, Thorin se demanda ensuite si l'arrivée de la brune arrangerait vraiment les choses, ou si elle ficherait seulement l'autre par-dessus son épaule avant de transplaner.
Sa seconde considération fut de se dire que ce ne serait pas une si mauvaise idée. Il ne pouvait pas partir en laissant James là, mais il ne pouvait pas rester non plus. Vu l'état de son meilleur ami, il était clair qu'il n'avait appelé personne d'autres, et si il attendait que le brun sorte de son état de transe, il avait le temps de faire le tour de l'Angleterre en balai.
Prenant une inspiration, Thorin se saisit de leurs deux baguettes, qu'il éteignit avec un «Nox» inaudible. Celle de James clignota, comme pour montrer son mécontentement, avant de laisser la lumière se tarir. Celle qui filtrait de par la fenêtre donnait une autre dimension à la pièce et aux formes que l'on devinait au sol, plus inquiétant encore que lorsque le salon était éclairé par la lumière verdâtre des baguettes.
Thorin passa ses bras sous les aisselles de James avec difficulté, ferma les yeux et après une courte prière à Merlin, transplana.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, il avait de l'herbe sous les genoux et un rassemblement de roux et de bruns sous les yeux, quoique c'était eux qui le regardaient de haut, avec des yeux ronds qui l'auraient fait rire en d'autres circonstances. Lily, bénie soit cette sorcière, jeta purement et simplement le verre de jus de citrouille qu'elle avait à la main (un blond le rattrapa avant qu'il ne touche le sol et en temps normal, Thorin aurait applaudi) et se précipita aux côtés de son frère.
« Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui est arrivé ? », demanda-t-elle à son tour en dégageant l'Auror d'un coup d'épaule énergique. Thorin se leva et, silencieusement, se détourna de l'attroupement Weasley-Potter, préférant faire face au Terrier.
La figure de Molly Weasley l'accueillit. Elle avait un saladier flottant à ses côtés, un visage figé dans l'attente, et l'air de quelqu'un qui en avait trop vu. Bien malgré lui, le châtain sentit son coeur se serrer. La famille avait déjà connu des pertes durant la guerre contre Voldemort et maintenant, alors que le monde magique était relativement en paix, une mère avait perdu sa fille.
Les enfants n'étaient jamais censés partir avant leurs parents.
« Thorin, pourquoi est-ce qu'il ne répond pas ? Qu'est-ce qu'il a ? »
L'interpellé ferma les yeux une nouvelle fois et reprit une inspiration, plus fébrile.
Il ne pouvait pas faire ça. Il n'était pas formé pour ça, il ne pouvait pas dire à une mère que sa fille ne bougerait plus, il ne pouvait pas dire à des enfants qu'ils ne parleraient plus jamais à leurs parents, il ne pouvait pas dire à des amis que ceux qui avaient toujours été à leurs côtés n'étaient plus. Il ne pouvait pas, il n'avait pas les compétences requises.
D'autres les avaient, et il fallait qu'ils viennent.
Alors Thorin pensa, il pensa à quelqu'un, à son rire, à ses taches de rousseur, la manière dont son nez se plissait quand il riait, et il dit :
« Expecto Patronum. »
XxX
Dire que Constance s'ennuyait ferme était un euphémisme.
Elle ne savait pas ce qu'elle faisait là. Elle ne savait pas pourquoi elle avait accepté de venir là et de se coltiner ce repas, premièrement. Marie avait employé une technique (probablement celle des yeux doux, malheureusement redoutable et efficace) et le temps qu'elle comprenne ce à quoi elle avait agréé, il était trop tard, et elle se retrouvait maintenant à triturer du bout de la fourchette une omelette carbonisée.
La brune leva paresseusement les yeux de son assiette et les ficha droit dans ceux du sorcier en face de lui. Afin de lui montrer ce qu'elle pensait de cette soirée et de ce qu'il osait appeler «dîner». Ce qui aurait sans aucun doute eu plus d'effet si l'autre la regardait, ce qui n'était pas le cas. Il avait le regard d'un homme amoureux, celui qui venait de trouver le grand amour, la bonne personne, et ce grand amour était sa seconde, aka sa soeur, aka Marie. Qui elle-même n'était pas en reste.
Constance grogna intérieurement. Elle avait réfléchi à environ 30 moyens de répondre sèchement à ce type qui osait prétendre être assez bon pour sa soeur mais jusque là (jusqu'aux oeufs, donc), il avait été tout et surtout, exemplaire. Pas un pet de travers, poli, à peu près intéressant (donc pas du tout) bref, ce que tout le monde qualifierait d'hôte parfait. Malheureusement pour lui la brune, en bonne Auror, vivait d'aventures, d'action et de rebondissements. Et cette soirée était beaucoup trop calme à son goût. Elle avait besoin que quelque chose arrive, la fasse sortir de cette chaise certes très confortable mais qui la gardait prisonnière depuis une heure au moins (Marie roulerait des yeux et lui ferait remarquer que c'était à peine trente minutes, mais passons sur les détails, voulez-vous).
Ça, et si elle les voyait juste une fois de plus s'échanger ce regard qui hurlait «Je veux sexer» et qui s'entendait à trois kilomètres à la ronde, elle allait s'étouffer avec le sel.
À la place, et pour sauver le sel, elle avala son vin d'une traite. Pas horrible, nota-t-elle avec regret. Et elle s'y connaissait, elle était française pure souche, élevée parmi le fromage, le vin et la baguette.
« Je vous ressers, Constance ? », demanda l'homme de la table en tendant la bouteille avec un sourire Freedent impeccable. La brune ravala son orgueil et tendit son verre. Ce type était beaucoup moins assuré lorsqu'il lui rendait un rapport truffé de fautes toutes aussi idiotes les unes que les autres (Qui est le natif ici, bordel ?, se désolait-elle lorsqu'elle corrigeait les papiers d'un coup de baguette). Mais avec Marie à ses côtés (occupée à la foudroyer du regard alors qu'elle n'avait rien fait, merci bien), il devait se sentir pousser des ailes.
Ilyes Forress était un Auror banal au mieux, ennuyant au pire, et de dix ans leur cadet. Et Marie avait réussi à s'en enticher, d'abord un rendez-vous puis un deuxième, puis une scène assez mémorable dans leur appartement, avant qu'ils ne se mettent en couple. Pour Constance, qui avec sa jumelle atteignait le vénérable âge de 42 ans, le coup était rude. Certes, elle était mariée à son travail mais...
Certes.
Constance décida de noyer son célibat dans le vin. Après tout, ce n'était pas elle qui payait la bouteille.
Sous la table, Marie lui envoya son pied dans le tibia.
« De quoi parlions-nous, donc ?, grogna la brune dans un effort d'imagination. Travail ? Amour ?
- Nous... ne parlions pas. », nota prudemment Ilyes, le sourire plus hésitant.
Ouais, parce que vous vous regardez dans le blanc des yeux comme deux idiots, voulut dire Constance.
Ne dit pas Constance.
Elle voulait mourir sur place, pensa-t-elle en s'enfonçant un peu plus dans sa chaise avec un grognement. Ou alors, pouvoir partir sans qu'elle ne paraisse (trop) rude. Elle était sûre qu'elle pouvait s'arranger, d'une manière ou d'une autre.
Et le ciel voir Merlin, dut entendre son souhait, car son salut arriva sous le signe d'un cheval, qui traversa le mur du salon le plus tranquillement du monde et passa sa tête fantomatique par-dessus l'épaule d'Ilyes. Ce dernier poussa un glapissement de terreur qui eut le mérite de tirer un sourire à la sorcière brune. Jamais n'avait-elle été aussi heureuse de voir débarquer le Patronus de Thorin.
Pendant que l'autre Auror de pacotille, là, essayait de contrôler sa respiration tout en regardant le cheval comme si il était arrivé des Enfers, Constance posa ses coudes sur la table et regarda la bête dans les yeux.
« 187 à Godric's Hollows, maison des Potter. », retentit la voix calme de Thorin. Respiration fébrile puis :
« Oui, c'est bien ce que tu penses. J'ai besoin de renforts de toute urgence. Et rapidement. »
La brune, figée, regarda le cheval s'évanouir. Son cerveau vide de toute pensée.
Puis tout à coup, elle se leva. La serviette posée sur ses genoux tomba à terre. Son verre se renversa et tacha la nappe.
Marie lui envoya un Regard.
« Je dois y aller. »
Sa soeur hésita une demi-seconde avant de hocher la tête. Elle passait une main rassurante sur le dos de son compagnon pour le calmer, l'autre caressant le poing serré.
(voilàààà. Là, elle retrouvait l'Auror peureux qu'il était. Bien fait.
Crâneur.)
« Tu as besoin d'aide ?, demanda tout de même Marie.
- Je te laisse calmer Forress ici présent. Préviens le Ministère, l'Auror de garde, l'unité médico-légale. Et surtout, pas la presse. »
Constance traversa le salon, ouvrit la porte d'entrée tout en Acciosant vers elle son manteau puis, après quelques réflexions, se tourna avec un sourire en coin et conclut :
« Je me suis régalée. »
Le temps que sa soeur constate qu'elle n'avait rien touché puis qu'elle relève la tête pour lui envoyer un regard assassin, la brune était partie.
XxX
« J'ai envie de dire que tu sauves ma soirée, annonça Constance dès qu'elle posa un pied dans la rue principale de Godric's Hollows, mais je me doute au contraire qu'elle sera longue. »
Thorin, les mains derrière le dos, hocha sèchement la tête. Sa patronne avait enfilé des vêtements moldus, un col roulé noir et un jean tout à fait normal, et se retroussait maintenant les manches, baguette dans sa main droite. D'un petit geste machinal, elle remonta ses lunettes sur son nez, puis se tourna vers la maison des Potter. Le châtain la vit plisser le nez, semblant renâcler devant la tâche future.
« Un 187 ici, hein. Inattendu. »
Impossible, entendit-il. Malgré son air un peu désinvolte, Thorin savait que Constance prendrait un air très sérieux dès qu'elle poserait un pied dans l'entrée.
« Qui est-ce qui a trouvé qui ? », demanda la brune en s'échauffant (? Pourquoi ?) l'épaule.
Et c'est vrai qu'en se remémorant son Patronus envoyé à la va-vite, Thorin avoua qu'il aurait pu être plus précis. Enfin, le temps pressait, il n'allait pas regretter maintenant.
« James est tombé sur ses parents et l'elfe de maison.
- Merde. Les deux ? »
L'Auror hocha de nouveau la tête. Constance murmura de nouveau une injure, cette fois en français.
Et ils restèrent là, plantés comme deux poteaux au milieu d'un champ, sauf qu'ils étaient des humains en face d'une maison dans laquelle se trouvait une scène de crime, et Thorin n'avait vraiment pas envie d'y aller. Certes, il n'aimait pas le père Potter, mais voir un cadavre n'était jamais un moment agréable. Il ne voulait pas, bordel, à cet instant la meilleure chose qu'il pourrait faire était manger des pâtes (probablement foutue), regarder quelque chose de stupide à la télé et aller dormir pour se réveiller de bonne heure. Et voilà que ses plans étaient compromis, anéantis grâce à l'intervention d'un seul Patronus, résultant de l'intervention d'un seul type assez débile pour attaquer et tuer le Survivant et sa femme.
« La cavalerie arrive, nota Constance en arrêtant de faire des moulinets de bras. On y va. »
Et à nouveau, Thorin hocha la tête, et il suivit l'Auror dans la maison qui allait bientôt se transformer en champ de bataille.
« Et fermez-moi cette porte. »
Et juste comme ça, avec ce simple vouvoiement, le châtain sut que le travail venait de commencer.
XxXxXxXxX
187 (à prononcer "One-eight-seven") est le code utilisé par la police américaine pour signaler un meurtre. J'ai aussi lu quelque part qu'il était aussi employé par la police anglaise, alors pourquoi ne pas étendre le concept aux sorciers ? Ça m'étonnerait qu'ils hurlent "MEURTRE ! J'AI SIGNALÉ UN MEURTRE !" à leurs Patronus.
Oui, le Patronus de James est un chamois. J'aime les chamois.
Oh, et comme les sorciers sont un peu hautains, ils ne vont pas communiquer par talkie-walkie ou téléphone. Allez chercher leurs chouettes chez eux semblent trop longs. Et j'ai le souvenir que Kingsley avertissait l'arrivée des Mangemorts avec son Patronus, et j'avais bien aimé. Vous verrez donc de nouveau le chamois.
Pour les curieux, le tablier de Thorin était censé avoir un lien mais comme ne les lit pas, tapez "tablier rose chien", normalement c'est le deuxième.
Pour ceux qui craignent de lire/voir trop de PoV d'OCs, je vous rassure : je hais écrire celui de Thorin et Constance est certes très marrante mais pas principale. À priori, ce sera beaucoup du côté de James.
À la prochaine fois !
