-PETER-

Lorsque Peter se leva ce matin-là, il était sur excité. Tony l'avait invité à pique-niquer au parc pas loin de chez lui. En soi, ce n'était pas extraordinaire pour le fanboy qu'était l'adolescent, c'était génial. Dès qu'il fut debout, il commença à se préparer. Il n'avait pas besoin d'être bien habillé mais il prit tout de même soin de mettre une chemise bien repassée et un jean sans tâche.

Il câlina brièvement sa tante avant de sortir et de se diriger vers le lieu de rendez-vous. Le milliardaire était censé apporter la nourriture. Pour le remercier de ça, le lycéen s'arrêta en route pour lui acheter une délicieuse tasse de café.

Le trajet fut relativement court. En moins d'une demi-heure, il avait atteint le parc et cherchait son mentor parmi les autres personnes présentes. Ce ne fut pas compliqué de le repérer il était le seul homme à venir dans cet endroit en costard. Un autre détail intrigua le jeune homme : Pourquoi porter des lunettes de soleil alors qu'il n'y a presque pas de lumière ?

-Bonjour monsieur Stark ! S'exclama-t-il en se rapprochant. Je suis content de vous voir.

-Bonjour gamin, dit plus calmement l'adulte. On va s'installer ?

Peter était surpris que Tony soit aussi pressé mais il acquiesça tout de même en souriant. Peut être il avait beaucoup marché et il voulait simplement s'asseoir ? Sa théorie fut vite réfutée lorsque l'homme se pencha de manière presque douloureuse pour se mettre en tailleur au sol. Il étendit la couverture d'un geste bref, quasiment expert, et sorti la glacière.

Ne connaissant pas les goûts précis de l'enfant, le génie avait simplement fait des sandwichs de toutes sortes et prit des sodas diverses. Ce n'était pas très recherché mais ça convenait très bien au lycéen qui se jeta pratiquement sur une pauvre canette de coca, en tendant son présent pour le play-boy.

- Je vous ai pris du café. Un des meilleurs du quartier !

Ce qui avait été de la curiosité jusqu'ici se transforma en inquiétude quand il vit Tony grimacer à la vue de liquide brûlant. Même à l'article de la mort, l'homme serait prêt à tout pour une simple tasse. Pour cette soudaine répulsion ? Il allait poser des questions mais il s'interrompit lorsqu'il vit l'autre prendre prudemment deux gorgées. Il fit un sourire qui sonna faux aux yeux de Peter.

- Merci beaucoup, il est délicieux. Bon, comment vont les cours sinon ?

- Oh ! Eh bien il s'est passé des tas de truc !

Le plus jeune commença à décrire sa semaine avec vitalité. Malgré ses histoires, il continuait tout de même de vérifier comment aller son mentor. L'araignée était connue pour bien des choses mais vraiment pas pour son sang-froid. Alors, quand Tony se pencha brusquement, presque violemment, il paniqua légèrement. Très légèrement.

-M-Monsieur Stark ?! Tout va bien ?! Vous voulez que j'appelle une ambulance ? Ou alors un des Avengers, le bombarda-t-il tout de suite de question.

-Pas la peine, rétorqua l'autre en serrant les dents. C'est juste…un petit mal de tête.

La légende raconte que l'ampoule qui s'alluma dans la tête de Peter était visible de tous. En décodant les mots « petit mal de tête », on comprenait immédiatement que le philanthrope avait une migraine. Le lycéen bondit sur ses pieds et obligea l'autre homme à se lever aussi.

- Vous auriez dû le dire dès le début ! s'écria-t-il avant de baisser le ton en voyant la petit grimace de Tony. Sortir avec une migraine, c'est la pire idée ! Y'a trop de bruit, trop de lumière et en plus il faut se déplacer.

- J'avais remarqué, grogna le milliardaire.

- Vous avez votre voiture ?

- Garé devant le parc.

Ça lui prit quelques instants mais Peter fini par convaincre son mentor de retourner à la tour. Le plus jeune proposa même de conduire mais le regard méprisant qu'il reçut en retour effaça la question. Cela ne leur prit que quelques minutes avant d'arriver. Sans attendre d'instruction, JARVIS leur ouvrit l'ascenseur et les conduits à l'étage où se trouvait la chambre de son créateur.

- On y est, avertit Peter en aidant Tony à s'asseoir sur son lit.

Le playboy ne semblait même plus conscient de son environnement. Il gardait ses paumes appuyées contre ses yeux pour éviter que ne serait-ce qu'un rayon de lumière atteigne ses rétines. Il marmonnait beaucoup chose ressemblant plus ou moins à 'Je gère gamin, rentre chez toi' mais il était hors de question pour l'araignée de laisser un proche dans cet état.

- JARVIS, ferme les stores et éteints toutes les lumières, demanda-t-il en forçant l'autre à retirer sa veste et sa chemise, dévoilant ainsi le réacteur qui continuait de brillait d'une jolie couleur bleue. Il enleva ensuite les chaussures du milliardaire avant de se lever et d'attraper un t-shirt noir dans l'armoire. Grâce à sa vision développé, il arriva sans mal à se retrouver dans l'espace clos de la chambre.

Ce fut plus compliqué de faire enfiler le vêtement à Tony mais ce dernier n'était pas au mieux de sa forme et il fini donc par se laisser faire. Puis, la voix douce et apaisante du gamin, qui continuait de répéter que tout allait bien, l'aider à se détendre dans tout le désordre de la situation.

Une fois habillé en ce qui s'apparentait à un pyjama, le milliardaire s'allongea de lui-même sur son matelas tandis que l'adolescent le recouvrait délicatement d'une couverture. Précautionneusement, il en profita pour retirer les lunettes de soleil qui n'avaient jusqu'ici pas bougé, et il s'assit sur le fauteuil près du lit en souriant plus posément car il était rassuré.

- Désolé d'avoir gâché notre sortie gamin, murmura le philanthrope.

- Vous n'avez pas à vous inquiéter de ça. La prochaine fois, ne vous forcez pas à venir, reposez-vous.

- Si on ressort et que je suis de souffrant, tu t'en occuperas ? Demanda-t-il d'une voix incertaine.

- Evidemment Monsieur Stark !