Hello,

Chapitre moins long que le précédent qui révèle entre autre, le plus, l'art de l'usurpation. Elles s'amusent bien!

Je ne vais pas trop insister, ça sera la dernière fois concernant cette fanfiction. A l'attention des lecteurs timides: A nouveau, si vraiment ça vous dit de réagir, lancez-vous. Ou encore, participer au sondage toujours sur ma page de profil.

Je remercie comme toujours Mammar pour sa fidélité. La moindre des choses mais tu le sais. ;)

Je vous laisse et bonne fin de journée. :)


Bras enroulé ensuite autour de l'épaule de sa petite bombe, Teresa Lisbon, Kimball la prévient qu'il a entraînement de base-ball après les cours, lui proposant alors de venir y assister si elle veut ou le peut. Vu le tempérament, l'autorité qu'exerce le père de sa petite amie, sa liberté reste néanmoins restreinte.

- Oui. Je veux bien venir.

- C'est vrai? s'étonne-t-il, agréablement surpris. Comme je te l'ai déjà proposé et que tu ne pouvais pas. Je reconnais que le sport pour les gars n'est pas passionnant pour les filles.

- C'est vrai. lui avoue-t-elle avec le sourire d'une manière taquine. Mais j'aimerais bien te regarder pendant que tu t'entraînes. Et j'ai dit à mon père qu'on avait une heure de cours en plus exceptionnellement.

- Qu'est-ce qu'il t'a répondu?

- Que d'avoir en tout deux heures de cours de mécanique ne ferait pas de mal si un jour je dois me débrouiller toute seule. Comme je n'ai pas précisé à quelle heure et si cétait le matin ou l'après-midi. Il ne m'a rien demandé. J'ai même été étonnée. Mais tant mieux.

- Oui et tu mens bien.

- Je pense aussi. Mais j'avoue que ça ne me met pas à l'aise. Mais j'étouffe par moment.

- Je comprends

- Tant que ce n'est pas pour une mauvaise cause.

Kimball acquiesce, la tête néanmoins légèrement baissée avant de relever son regard vers elle pour lui adresser un petit sourire timide. S'en suit un baiser rapide, chaste sur la bouche avant que là, les cours ne reprennent ainsi qu'une envie soudaine.

- Finalement une barre de chocolat ce serait pas de refus.

-Je t'apporte ça.

-Non. Je viens avec toi. Il y en a quatre sortes depuis une semaine qui ont été ajoutées. Je préfère choisir. Sans vouloir jouer la copine chiante et exigeante.

Il en sourit simplement, davantage, la rassurant qu'elle ne l'est pas, lui retournant en large et due forme. Bras dessus, bras dessous, les tourtereaux se lèvent, allant droit jusqu'au distributeur.

- Ils font des progrès.

-Oui en effet!

Au moins au sein du lycée, en dehors quand même, Teresa profite d'être avec son petit copain. Il faut dire que papa Lisbon veille avec sévérité sur sa fille unique dont celle-ci trouve de petites inventivités parfois afin de s'en libérer même momentanément.

Raconter que sa virginité à été dégagée de ses obligations depuis six mois, lui vaudrait un retour dans son école privée catholique. Après la mort de sa mère, une fois à Sacramento, son père voulut la remettre dans le même genre d'institut scolaire. Après s'être montrée convaincante en lui disant qu'elle déprimerait car elle ne s'y ferait plus, tellement affectée par l'absence de sa mère, état sincère transparaissant sur son visage, ne désirant la brusquer, il accepta de prendre en compte son désir d'entrer dans un lycée public. Malgré que son père ait vu d'un mauvais œil que Teresa veuille faire sa rentrée à Riverdale, pour voir ce qu'il se passait à l'extérieur et ne plus éprouver cette sensation d'isolement, il prit sur lui et ne s'y opposa pas trop. Après ce que ses enfants avaient vécu, il valait mieux ne pas bousculer. Et la mort de leur mère avait provoqué chez l'adolescente un rejet.

Responsable, mature depuis ce décès, l'ayant remplacé au foyer en s'occupant de ses jeunes frères en bonne petite maman de substitution, respirer est essentiel pour se réoxygéner. Toutefois, heureusement, la demoiselle préserve son âme de 17 ans.

Avant d'explorer sa première expérience sexuelle avec Kimball, ne l'ayant été pour lui, une brève idylle vécue avec précocité au temps du gang; Pas la meilleure selon ses dits mais on pouvait le croire, la petite dame avait pris rendez-vous au planning familial afin de prendre ses précautions de son côté et son amoureux du sien. Une double protection en vaut une ! Aucun risque à courir de cette manière. A leur âge... . Et chez les Lisbon ce serait Hiroshima si son père le savait. Ce serait terrible ! Mais sa petite fille a grandi et grandit.


En fin de journée comme prévu, Teresa se montre présente à l'entraînement de base-ball, son petit ami fier qu'elle le suive attentivement, assise sur le banc au loin, mais surtout heureux que la journée puisse se prolonger ainsi, en profitant un peu plus encore de sa petite copine. Pendant ce temps chez Summer, plus précisément chez sa tante qui s'avère être la propriétaire d'un lieu très atypique. Une sorte de hangar, d'entrepôt, réaménagé en loft où la jeune fille indépendante habite et où son idée prend forme.

Ne s'entendant plus vraiment avec ses parents, ceux-ci ont convenu avec elle de lui laisser son autonomie grâce à cet endroit dont la tante, sœur de monsieur Edgecombe, a accepté que la jeune nièce de 17 ans y emménage, y habitant déjà depuis six mois. Très délicat voire inconscient de laisser partir une adolescente du nid familiale surtout dû aux antécédents de la nouvelle locataire, liés à sa consommation de drogue. Sans surveillance constante, ses parents craignent encore plus, toujours le pire, qu'elle ne replonge. Une peur permanente. Alors pourquoi lui accorder son indépendance?

Car suivi depuis cette expérience avec la Marie-Jeanne, des comptes doivent être rendus d'une manière quotidienne à ses parents et mensuellement à une assistante sociale. Pas de demande d'émancipation et de toute façon n'étant pas majeure, au moindre faux pas, sça leur retomberait dessus. Inutile. Non, un simple marché a été conclu entre enfant et parents. Téléphoner tous les soirs et ne pas sortir. Le dernier coup de fil parental a lieu à 23h00. Et il y a intérêt à répondre!

Habitant à quarante-deux, quarante-trois minutes du lieu original d'habitation, ils n'hésiteraient sûrement pas à se déplacer. Alors mieux vaut se tenir à carreaux. Et tante Lynda habite quant à elle à trente-huit minutes d'ici. Deux valent mieux qu'un au cas où et lorsqu'on est débiteur d'un passif, mieux vaut ne pas tenter le diable en filant le contrat.

Avec l'aide de Tamzin, la loufoquerie de Summer s'ébauche, étant bien décidée d'éviter vraiment les cours de mécanique. Concernant le prochain cours de cuisine, la pâtisserie principalement, sera mise en vedette mais non encore dévoilé par Patrick Jane. Malgré que l'ado soit douée en ce domaine, surtout les cupcakes, étrangement elle ne se sent pas la fibre pâtissière pour sincèrement s'y engager, sans doute contradictoire, attirée seulement par le cuisinier chef. Sa seule motivation pour intégrer le cours. Madeleine Hightower l'a bien perçu.

- Ca va marcher au moins? T'es sûr?

- Si tu me l'as demandé c'est que de toute façon tu me fais confiance, non? Alors ne t'inquiète pas, Summer. Je sais très bien ce que je fais. On n'y verra que du feu. lui certifie la talentueuse jeune sorcière habile, très confiante dans l'art de confectionner un déguisement masculin.

-Finalement, il n'y a que moi qui soit… Excentrique.

Summer en sourit nerveusement, ne pouvant qu'acquiescer, amusée mais aussi flattée. Être vue de cette manière ne lui déplaît pas, trouvant cette remarque distrayante.

- C'est pour ça qu'on est copines, alors.

Tamzin la fixe, l'expression légèrement neutre malgré le regard qui décèle un peu d'étonnement, sourcils furtivement mais non brusquement haussés.

- Copines? Ah! Bon?

-Oh! Tu sais ce que je veux dire. On s'entend bien en général, non?

- Pas au début, si tu te souviens. Tu m'appelai la barrée, Carabosse.

Le pinceau de maquillage se tient alors en suspens, le regard de la loyale membre des wicca se fixe sur une Summer grimacière qui n'a le choix que de le reconnaître.

- Ok. C'était pas sympa et je m'en excuse.

- C'est que je voulais.

Son attitude précieuse, forcée, engagée sciemment, provoque un mince élargissement de bouche de miss Edgecombe, yeux levés aux poutres apparentes de couleur brun vieilli causé surtout par leur état de décrépitude non trop sérieusement. Sans rancune!

Le pinceau se remet à l'ouvrage avant que cette déclaration de camaraderie ne soit exprimée de la part de l'ex-barrée Carabosse.

- Maintenant, nous pouvons dire que nous sommes copines.

-Oh! Que d'honneur!

La façon de s'exclamer dans les grandes tonalités vocales les font sourire avec une plus grande largesse toutes les deux réellement complices à cette minute ainsi que pour ce projet personnel vraiment fantasque avant que la discussion ne dévie.

- Tu reparles à Danny?

- Non.

- Honnêtement, tant mieux. Je ne voudrais pas qu'il sache ce qu'on prépare.

- Même si je lui parlais, je ne le mettrais pas au courant. Je sais garder un secret. mais comme il devait se racheter pour s'être permis d'avoir jugé mais spécialement de s'être moqué, il me devait bien un service.

A son tour, Summer fronce les sourcils, interrogative.

- Je suis paumée, là.

- Disons que je suis revenue sur ma décision. Je suis allée le voir à la fin des cours simplement pour que l'on discute. Il a saisi sa chance. S'il veut se faire pardonner...

- Tu n'as pas l'air comme ça mais tu sais te faire comprendre avec les garçons. ton à la fois sincère et un tantinet taquin.

- Il a commis une faute, il doit la réparer.

-C'est pas un peu dur?

- Peut-être. C'est comme ça.

Puis subitement, Summer cogite rapidement.

- Tu lui as tout dit alors?!

-Oui. Et il a accepté de jouer le jeu en prenant ta place. Comme ça ni vu ni connu. ajoutant ensuite tranquillement, comme si de rien n'était; Demain, je viendrai ici à 6h00 du matin pour te refaire le maquillage. Là, tu verras juste ce que ça donne.

- Il va prendre ma place?!

-Oui.

- Alors il me tarde de voir ça! se montrant à cet instant enthousiaste, presque au bord de l'hilarité en l'imaginant.

- Moi aussi.

Les deux copines en sourient davantage puis quelques secondes après, la future usurpatrice donne son accord pour cette heure si matinale.

- Ca fait tôt mais ça vaut le coup.

- Par contre, je viendrai avec Danny. Je ne peux pas être à deux endroits à la fois.

- Ca ne me dérange pas, au contraire. C'est encore mieux comme ça. De cette façon, je pourrai voir le résultat de suite. Mais au fait! Je croyais que tu étais une sorcière et que tu pouvais justement.

- Je devrais t'appeler chipie Summer.

-Eh! C'est poli.

- Je sais. J'ai juste voulu dire ce que je pensais de toi au début et que je n'ai pas fait.

- Tu es plus redoutable que je ne le pensais.

- Mais je reste une gentille sorcière.

-J'te crois.

Simple taquinerie entre filles malgré ce petit compte verbale réglé du tout mal pris par la chipie amusée.

- Au fait! Je suis curieuse de voir la touche qu'aura Danny en fille. Et dans ma peau en plus. Ca va être à hurler de rire.

- Je ne vais pas le ridiculiser. Mais c'est certain que ça risque d'être hilarant. Vous ferez illusion de toute manière.

- Je te fais confiance.

- Ca va marcher du feu de dieu.

Miss Edgecombe esquisse un nouveau sourire, d'un, de par cette expression émise dans la bouche de Tamzin et de l'autre, heureuse de cette aide amicale, de cet instant partagé sans oublier et surtout, toute excitée de la création de cette supercherie. Ils leur tardent vraiment demain.


Tamzin a réellement fait du très bon travail en tant que créatrice amatrice. L'oeuvre humaine la plus crédible revient davantage à l'évadée du cours; Comment réparer une auto? celle-ci prénommée à présent; Sammy. Effacer cette féminité voyante n'était pas du tout cuit. Quant au Houdini junior, la transformation s'avère quand même bluffante, lui-même en étant stupéfait. Propres mots de mister Ruskin.

-Waouh! C'est bluffant et stupéfiant!

Désirant faire chacun leur atelier de travaux pas très pratiques, échanger leur peau va faire la rigolade de tous lorsque leurs camarades découvriront la tromperie. Pas dans l'immédiat bien sûr!

- Arrête, Danny .Tu vas nous attirer la poisse. Faut pas se faire remarquer.

-Ok. puis expire avant de tourner une brève attention vers sa pote, épaté.

-Summer. Regarde-moi!

- Quoi? Tu vas faire un malheur!

-J'espère bien ! Mais je suis certaine que toi aussi.

-Faut espérer aussi. Je croise els doigts.

Les filles ont davantage d'assurance, d'audace, de courage quand il s'agait de prendre des initiatives mais surtout de ne pas avoir la motivation qui flanche contrairement aux garçon et particulièrement Danny à cette seconde. On ne fait plus le fanfaron, là ! Cependant, pas question de ne pas aller jusqu'au bout.

Jean serré dans lequel il a pu entrer, celui-ci emprunter à sa cousine, t-shirt gris imprimé, sur lequel une bouche rouge écarlate à séquin scintille, emprunté également à celle-ci qui a deux ans de moins que lui, blouson en cuir lui appartenant aussi, une perruque platine pas chère achetée là par contre dans une boutique de déguisement. Quant aux chaussures, des tennis neufs font l'affaire. Si on ne remarque pas la taille des pieds, ça passera, inquiet par rapport à ce détail envers lequel sa complice le rassure.

- Personne ne regarde les pieds. On ne remarquera rien, t'inquiète.

-J'espère.

-Mais oui. T'es très mignon tu sais!

- Avec la longue mèche dans les yeux, peut-être. J'suis un peu nerveux.

Summer, toute guillerette par contre, non la boule au ventre, le prend alors par l'épaule, le rassurant à nouveau.

- Faut pas. Tout ira bien.

Ils entrent ensuite tous les trois dans l'enceinte du lycée, Tamzin bien sûr comprise, très satisfaite du résultat de ses deux créations. Des regards, des sourires en coin de lèvres, sont alors adressés envers les deux élèves à l'identité usurpée mais dont nombreux se montrent intrigués, interrogatifs plus que moqueurs. Et pour cause, ils ne les ont pas reconnu. Conclusion; Plus que réussi, faisant plus qu'illusion auprès des lycéens de Riverdale.

Arrivés exprès à une minute de la sonnerie afin de courir tout droit vers leur salle. Perruque de teinte qui se rapproche des cheveux de Danny, artificiels évidemment, qui ont été rafraîchis par les soins adroits de mademoiselle Dove, ceci réalisé la veille grâce à une photo de son petit ami non déchirée.

Pour les habits, prêtés par son propriétaire, mister Ruskin bien sûr. Eh, oui! Il ne faut pas négliger le maquillage du visage qui a été assez bien maîtrisé. Important ! Le ridicule de toute manière ne tue pas et le culot peut ne pas faire défaut. L'optimisme de Summer à le don de l''inspirer.