Hello,
Un autre chapitre servi illico presto depuis dimanche. Cette partie concerne Rigsby et Van Pelt. Il ne faut pas faire de jaloux. :-p
Éternel merci à toi Mammar. :) Et merci aussi aux autres lecteurs qui lisent.
Bonne lecture.
- Dans l'idéal, il faudrait en faire au moins cinquante. Mais pour rester réaliste, on va essayer d'en réaliser au moins une trentaine.
- Monsieur! interpelle Summer, main levée, confiante vis-à-vis de la possibilité d'accroître le nombre de cupcakes. Entre moi et Teresa on avait déjà fait dix cupcakes et entre les garçons il y en a quatre. En tout quatorze. C'est faisable d'en faire un peu plus d'une trentaine.
-Vous êtes optimiste!
- Oui. Et je crois qu'on peut en faire vraiment davantage.
Malgré le scepticisme du jeune professeur et de son léger haussement d'épaules, il se montre encourageant, enfin.
- On peut toujours tenter l'impensable.
L'expression de Summer affiche un petit acquiescement, le prenant comme un défi dû à adrénaline qui commence à l'envahir mais surtout à l'handicap venant des garçons qui possèdent indubitablement deux mains gauches pour beaucoup d'entre eux. Seule la bonne volonté fera l'admiration.
En les regardant, moue qui se tord, mise en avant, elle en va de sa réflexion à voix basse.
-C'est sûr.
Grâce à l'expérience, l'habileté des demoiselles en particulier, le groupe réussit à réaliser en tout, trente-huit cupcakes. A deux près, Summer aurait cru qu'ils arriveraient à quarante. C'est quand même pas mal comme le dit Wayne, le ton égayé, ravi de ce nombre. Pour des débutant, il estime qu'ils se sont tous bien débrouillés toutefois ainsi que leur prof de cuisine, pensant que ce n'était vraiment pas gagné. Et un qui se démarque par la satisfaction d'accomplissement, le regard d'un diablotin, est celui de Danny. L'ingrédient incorporé dans ceux qu'a réalisé quant à lui l'enseignant, sept en totalité, à la saveur meilleur qu'auparavant, va provoquer la stupéfaction de ses confrères. Le jeune Houdini est un véritable magicien de la pâtisserie. Qui l'aurait pensé?
Parmi les gâteaux de fée, surtout ceux des filles, à la diversité succulente, on y trouve; Café/ noix de coco, cassis/ fraise, cannelle/caramel, un qui se démarque. Les yeux de Patrick Jane se sont attardés dessus, celui coiffé d'une rose. Il doit être délicieux. Et Teresa l'a réservé pour lui exclusivement, l'ayant décidé quelques minutes auparavant.
- Spécialement pour vous.
Cette attention particulière fut exprimée avec un charmant sourire, le timbre désinvolte, coloré de joyeuseté sans pour autant faire preuve d'attitude extravertie.
- Merci. C'est sympa. Très sympa. Et il m'a l'air très bon.
Un sourire mutuel fut échangé, ne s'attardent pas cette fois-ci sur le regard de et de l'autre. En toute bienséance, détachement. Rien d'anormal, un simple comportement innocent.
-Je vais me l'emporter.
Puis ses sourcils se froncèrent, simulant la méfiance.
- Ce n'est pas un cupcake farce et attrape au moins?
Les lèvres de la jeune fille s'élargirent, répondant que non.
-C'est juste un cupcake normal.
-Ouf! Je suis soulagé. Ça ferait mauvais genre sI déjà je devrais être porté absent.
-Ça serait dommage.
Tous deux se sourirent avant qu'ils ne quittent tous la salle de cours, la demoiselle rougissant un peu. Le professeur le remarqua sans lui en faire une réflexion taquine, de peur peut-être de la mettre dans l'embarras, n'étant seuls là. A cette seconde, il emmène alors le cupcake, les autres en attente d'être servis lors de la réunion des profs. Néanmoins, il n'y a pas uniquement Patrick Jane qui est reparti le petit gâteau dans la main. Wayne également, écoutant le conseil de Summer. Le cupcake, joli d'ailleurs, avec l'aide de son amie, a été décoré par une fleur violette, plantée au milieu, au parfum de chocolat simplement.
Le jeune homme ne pensait pas oser aller jusqu'au bout mais étant fier de la création assistée, l'idée de l'offrir à son tour, à Grace, l'exalte, impatient d'être à demain, n'étant le seul.
Ce matin donc, le cupcake de l'amitié, protégé dans une boîte en plastique, celle-ci empruntée à sa mère, Wayne, le sourire étiré, entre dans la cour du lycée, nerveux, heureux de le remettre. Malheureusement, il se rétracte lorsque celui-ci aperçoit six minutes plus tard l'élue de son cœur, au bras de O'Laughlin. A la vue de cette image, la joie subit une fulgurante chute, se sentant ridicule à ce moment avant de ranger la boîte dans son sac à dos.
Le jeune homme sursaute ensuite brusquement à l'écoute de la voix de son pote Kimball ainsi que juste par une simple tape sur l'épaule adressée.
- Alors. Tout va comme tu veux?
Wayne se retourne avec réactivité, sur la défense, peu à l'aise.
-Euh? Ouais. Pourquoi tu me demandes ça? Tout roule, oui.
- T'es bizarre, c'est tout.
-Euh! Non. J'vais bien.
- On dirait pas.
- Si, si.
- Comme tu veux.
-Bon. Ok.
Son ami revient sur ses minuscules pas, refaisant face à l'attitude étrange de son copain.
-Tu te moques pas au moins.
- Pourquoi je devrais? le questionne-t-il par une légère ironie.
- Hier avec l'aide de Summer, j'ai fait un cupcake et je voulais l'offrir à Grace. Mais.
- Mais quoi?
Kimball reste imperturbable, n'esquissant aucun trait moqueur pour une bonne raison qui se manifeste de nouveau auprès de son ami.
-Ben. Elle est arrivée avec Craig. Je me sens tout bête maintenant. Finalement, c'est stupide. Elle, avec un mec qui semble irréprochable. Qu'est-ce que tu veux que je lui donne ça? Je vais passer pour un débile.
- Ça se peut.
- Merci de ton soutien!
- Ce qui serait débile, c'est que tu ne fasses rien. Je serais à ta place, je lui offrirais. Attends juste qu'elle soit seule.
- Je sais pas. J'hésite.
- Dégonflé.
Kimball s'éloigne de son copain dont celui-ci reste muet suite à cette réflexion qui le laisse pensif, murmurant.
- Je suis pas un dégonflé. Dégonflé toi-même.
Il se tourne ensuite vers son copain, admettant quand même qu'il a raison.
-Eh! Attends! puis le rejoint, certainement pour obtenir un conseil éclairé de plus de sa part, son ami se trompant rarement.
Quelques secondes plus tard, Grace, libre de la présence de son petit ami, Wayne s'approche afin de se lancer. Mais une fois encore, au moment de, il recule, ne lui donnant pas. Le courage de son entrée et d'il y a quelques minutes est définitivement retombée, faisant demi-tour.
Lorsqu'il passe à côté de son meilleur copain, Wayne s'arrête, lui annonçant qu'il est effectivement un dégonflé.
- Tu ne lui a pas donné?!
- Non. Je crois que j'y arriverais pas. Ça ne sert à rien.
- Poule mouillée.
- Ouais. l'admet-t-il d'une manière très expressive.
La jolie déesse à la chevelure de braise, s'avance alors à cet instant pour adresser ses salutations. A ce moment, Kimball insiste à voix basse auprès de son copain.
- C'est l'occasion.
Le jeune homme bafouille, tête baissée, la gêne au cœur de l'esprit ainsi qu'un noeud à l'estomac qui s'est formé. Il réussit néanmoins à le convaincre, sortant la boîte maladroitement. A travers le plastique, il remarque une légère couche de crème un peu étalée dans un coin. Devinant de quoi il en retourne, le grand gaillard ouvre le couvercle, constatant alors que le joli, gourmand cupcake à pris un léger coup de chaud, négligemment présentable à présent.
- C'est quoi?
Un sourire pleine de grâce surgit à sa grande surprise, face à lui, ce qui provoque des paroles bredouillées, décousus, le visage transpirant à son tour l'embarras tel un enfant qui aurait raté ses travaux pratiques, craignant des critiques humiliantes.
-Ben….. C'est….. Euh!... Ça…. Je…. Enfin… Pas grand-chose.
Un son cohérent sort quant à là, d'une manière audible, qui fait redresser les sourcils de Van Pelt, interrogative. Plus besoin de décodeur. Allô la terre! J'ai tout capté!
-Tu me fais voir.
Étant exposé, on ne peut pas cacher. La bouche de Rigsby s'étire d'une façon légèrement nigaude, pas très à l'aise décidément et ne tenant pas à le montrer. Mais ça se voit. Malgré son état pas trop catastrophique quand même, elle jette un coup d'œil, ayant l'air de ne pas voir son imperfection mais plutôt de le trouver bon.
- Il est à quoi?
- Tu le veux?
Les épaules de l'objet de son amour se haussent avec souplesse sans perdre son charmant sourire juvénile, très tentée.
- Ouais. Je veux bien. trouvant le petit gâteau très intrigant.
Wayne lui offre alors après l'avoir sorti de la boîte, lui tend, puis la jeune fille mord dedans sans méfiance, essuyant ensuite un peu de crème qui s'est déposée sur sa lèvre supérieure. A son regard tout de suite, qui exprime sa délicieuse surprise, le jeune homme se réjouit qu'elle trouve le cupcake très à son goût.
-Mmmm! Wayne! C'est vachement bon! C'est toi qui l'a fait?
-Euh? Ouais. ses lèvres s'agrandissant, heureux. Mais Summer m'a aidé.
Étant un garçon quand même franc, il ne lui cache rien, surtout à elle, pour l'entraide reçue lors du cours de cuisine. La demoiselle en profite à cette seconde de faire allusion à leur ingénieuse amie qui s'était infiltrée auparavant ce qui a alimenté les discussions au moment de cette tromperie.
-Elle nous a bien eu en échangeant sa place avec Danny.
- C'est sûr!
A la fois un peu timide et épaté par ce petit tour d'entourloupe concocté par leurs copains, il la questionne à propos du cupcake afin d'en être certain, l'esprit troublé. Il faut dire qu'en la présence de Grace, l'ado perd souvent ses moyens par nervosité.
- Tu l'as vraiment trouvé bon? C'est vrai?
-Oui. Tu l'as bien réussi. Même grâce à Summer. Tiens! Je vais peut-être m'y habituer aux cupcakes.
- T'aimerais que je t'en refasses?
- Pourquoi pas? Mais vaut mieux que tu la gardes sous le coude. Les filles sont meilleurs, c'est prouvé.
Cette remarque le rend soudainement déçu, déstabilisé et légèrement contrarié avant que la belle ne l' éblouisse par un radiant sourire taquin.
- Je plaisante.
-Ah! Ok. souriant à son tour, soulagé.
- Mais on est quand même meilleures dans certains domaines.
- Comme la cuisine.
- C'est machiste.
Van Pelt fronce les sourcils sans pour autant le prendre mal, quelque peu interloquée cependant, la bouche légèrement béante. Pour de l'humour, c'est encore raté!
-Ben… Non. Euh? C'est pas. Enfin. Je me suis mal fait comprendre. Merde. marmonne-t-il, embarrassé une nouvelle fois par sa maladresse verbale.
- T'inquiètes. Je sais ce que tu as voulu dire.
Une petite tape adressée à l'épaule de Wayne, sans effacer son sourire, étonnant le géant, soulagé de nouveau.
-Ah! Bon? s'exclame-t-il.
- Les filles sont perspicaces.
La tête du jeune homme se baisse momentanément, acquiesçant, l'attitude légèrement empotée.
Le cupcake dans la main, elle aperçoit à cet instant son amoureux, l'étirement de la bouche redoublant avant de l'interpeller.
-Eh! Craig!
Celui-ci lui sourit, lui faisant signe de la main, s'excusant auprès d'eux avant de se précipiter vers O'Laughlin. L'amoureux éperdu la suit à cette seconde des yeux, assistant peu après à un chaste échange d'un baiser avant de lui faire goûter le cupcake sur une partie non mordue. A l'air du petit ami parfait, le petit gâteau semble le conquiert, devant le trouver très bon dû à son expression.
Cette complicité qui est observée à distance rend le moral de Wayne à plat, démotivé à nouveau, impossible pour lui de détourner le regard tandis qu'une seconde tape plus ferme mais tout aussi amicale et masculine s'adresse à son épaule.
- Pleure pas.
Rigsby se tourne alors vers son bon ami Kimball envers qui il se montre découragé.
- Au moins elle a aimé ton cupcake.
-Ouais, c'est ça. Y a pas qu'elle.
Une deuxième tape sur l'épaule puis les deux amis tournent leurs talons. Le soutien, la compassion d'un copain est toujours bon à prendre.
- Allez! On se presse un peu.
Les élèves entrent alors en traînant le pas parmi, les sciences n'étant pas la matière favorite. La fusion en physique ne provoque pas forcément l'alchimie. Le professeur de cette matière qui n'est autre que Madeleine Hightower, les observe également. Il faut être polyvalent dans ce lycée.
- Madame. C'est obligé ce contrôle? demande Danny, donnant l'impression de vouloir l'éviter.
- Ne me dites surtout pas que vous n'avez rien révisé?
- J'voudrais pas que vous vous mépreniez, m'dame.
- Non! Bien sûr. réponse ironisée exprimée, connaissant bien aussi le phénomène de classe.
-Non. J' vous assure. C'est juste que ça met la pression en première heure. On a pas la tête à ça le matin très tôt.
- Vous voudriez peut-être que l'on change de programme suivant votre humeur, Danny? poursuivant l'ironie, tout petit sourire étiré.
-Ah! C'est une bonne idée, m'dame.
Le dialogue entre le professeur de sciences humaines est respectueux, amical, pris d'un ton léger malgré la distance tenue entre un élève et un enseignant et particulièrement lorsqu'il s'agit de la directrice. Il est conseillé de peser encore plus ces mots. Cependant, l'ouverture d'esprit de Riverdale amène à la bonne disposition de communiquer sans se montrer trop formel.
Le perturbateur de service élargit alors un plein sourire insolent avant que Madeleine Hightower ne lui demande d'aller s'asseoir d'une voix posée, le lycéen obéissant, le sourire maintenu.
- J'suis dégoûté.
- Ça ne va pas,Wayne?
-Euh? Si, si, madame. Euh! c'est rien, je vous assure.
Une réponse est émise d'une manière penaude due à son effet de surprise en captant la question in-extremis à ce moment, étant plongé dans ses pensées. Le jeune homme se dirige à son tour vers sa chaise, l'esprit encore confus et contrarié. Attentes non escomptées en ayant offert ce cupcake d'amour. Pauvre Risgby! On peut compatir.
Une fois que tout ce petit monde s'est assis, le professeur distribue les feuilles de contrôle, les prévenant qu'ils n'ont que quarante-cinq minutes, ce qui fait toujours râler certains râleurs récurrents, contrairement à l'amoureux malheureux dont le regard empli d'abattement se fixe en direction de Grace, son bureau placé en diagonale du sien. Il aimerait tant que la situation soit autrement!
-Wayne.
-Euh? Oui.
- Ne rêvassez pas trop. Sinon vous risquez de vous endormir sur votre fiche de contrôle. Cela compte pour quarante pourcents de la moyenne.
-Euh! Oui, madame.
Le professeur repart ensuite dans le sens contraire vers mon bureau tout en avertissant la classe que le décompte commence.
-Allez! A vos stylos!
- Et si on n'en n'a pas, m'dame?
Hightower braque à ce moment son regard en direction de l'effronté après s'être retournée puis signale au plaisantin ce que ça engendrerait au cas où si il en serait réellement démuni.
- Un zéro pointé, si ça vous dit, Danny? répondant avec sérieux cette fois sans afficher sur son visage de sévérité.
Il grimace subitement, n'étant pas preneur tandis qu'elle le félicite par la suite encore ironiquement d'être muni en fin de compte d'un stylo, taquinant.
- Vous y échappez de peu.
- Je sais, m'dame. renvoyant l'appareil sans trop employer un ton familier à l'égard du proviseur contrairement à celui de Kristina Frye, un peu plus coulante.
Il y a une limite.
