Très tardivement voici la suite. Mammar, je vais encore te laisser sur ta faim, désolé! ;)

Bonne lecture.


-Trêve de plaisanterie. Concentrez-vous sur votre copie et ne perdez pas de temps. leur conseillant, bras croisés, en surveillante attentive avant d'aller s'asseoir.

Lorsque les quarante-cinq minutes sont écoulées, Madeleine Hightower leur demande de rester assis, ayant une annonce à faire.

- Dès la semaine prochaine, lundi plus exactement…

-Avant la réunion des profs? fait remarqué Danny, quelque peu insolent, le sourire sournois auquel personne ne fait attention.

- Oui. Et à cette occasion, nous pourrons goûter les cupcakes que vous avez fait. Il me tarde de voir de quoi vous avez été capables. ajoute-t-elle avec amabilité, sincèrement.

-Je pense que l'on s'est bien débrouillés, m'dame.

-Je n'en doute pas Danny. Vous avez d'ailleurs l'air d'en être satisfait.

- Assez, ouais. Et grâce aux filles.

Teresa et Summer se tournent en sa direction à ce moment, le remerciant, le sourire taquin, se méfiant de son égard porté envers elles. Son attitude est inhabituelle. Curieux! Néanmoins, aucun ne peut suspecter son ingrédient mystère qui va faire danser les petits gâteaux. Mais pas que.

- Oui d'ailleurs, vous faites bien d'en parler. C'est très gentil de votre part d'avoir contribué à cette aide.

Les jeunes filles hochent la tête, miss Edgecombe lançant juste un; Y a pas de quoi! L'expression transpirant un semblant de modestie, rajoutant quant à elle que les professeurs risquent d'apprécier.

-Ça, ils vont!

L'adolescente se retourne de nouveau vers le jeune magicien de mauvais goût, lui répondant sur un ton non austère que ce n'est pas la peine d'être désagréable.

-Eh! Toi aussi tu as participé. Alors si c'est pas bon, ça ne sera pas de notre faute.

Un sourire grimacier est échangé entre eux, bon enfant encore avant que la demoiselle ne reprenne sa position initiale.

-Vous inquiétez pas, m'dame. On plaisante. Je suis sûr que vous aimerez.

- Moi aussi. plaisantant à son tour avant, là, de poursuivre. Je verrai ça de toute façon mardi prochain. Pour l'instant, je voudrais vous dire qu'en première heure lundi donc, ce sera monsieur Jane qui me remplacera.

Presque la classe entière s'en étonne, se questionnant sur ce changement qui intervient soudainement. Toutefois, ça en réjouit certaines, excepté mister Ruskin qui s'empresse de réagir en levant la main.

- Mais pourquoi? Il est professeur de cuisine. Sa punition est terminée?

- Justement.

Le regard légèrement réprobateur du proviseur pointe l'impertinence du jeune homme qui lui fait passer ce message, baissant quant à lui le sien, sans trop le prendre au sérieux.

-Le cours de cuisine va être conservé en tant que matière facultative. Le ministère de l'Éducation a décrété que c'était plus ou moins utile.

Son regard vise alors les garçons, allant de son commentaire non rancunier.

- Vous devriez être contents.

-Bof!

Les plus proches copines du râleur girouette tournent leur tête vers celui-ci, le trouvant gonflé, extériorisant leurs pensées.

- T'es chiant, Danny! rétorque Michelle. non trop avec véhémence, étant en cours.

-Ben, on y gagne quoi?

Ses amies lèvent les yeux au ciel, sourire nerveux qui s'étire. Evidemment, Summer y répond sans détour, voyant personnellement ce qu'elle y gagne.

- Le prof de cuisine.

-Ouais. Et ben, je m'en serais passé, moi.

La miss, petitement chipie sur les bords, hausse les épaules, ajoutant que l'on ne peut pas tout avoir et qu'il faut s'adapter.

- Bien sûr! Ça t'arrange. C'est qui qui n'est pas gonflé maintenant?

Summer en vient à cette seconde à lui tirer la langue, recevant le sourire moqueur de son ex-allié.

-C'est vachement mature de ta part.

- Ecoutez-moi, s'il vous plaît! Vous avez fini vos papotages?

- Oui madame, m'dame!

Après s'être imposée de nouveau en haussant la voix, le calme ne met pas longtemps à revenir, se tournant immédiatement en direction de Hightower qui termine cette nouvelle pour le plaisir majoritaire des jeunes filles bien sûr.

-Bien! Lundi, ma place sera cédée à monsieur Jane. De toute façon, il était prévu qu'un enseignant le fasse.

- C'est parce que vous passez titulaire madame?

- Les bruits de couloir vont vite. Oui, Clarck. En partie. Disons que le cours de mécanique va être officiellement intégré au programme en fin de semaine prochaine si tout va bien. Entre mes responsabilités de proviseur, directrice, ce que ça implique et le cours de mécanique que je vais par contre continuer, mener de front trois activités m'est impossible. Donc la responsabilité d'enseigner les sciences est léguée à monsieur Jane. Le ministère de l'éducation a révisé son statut et celui de professeur de sciences/chimie lui a été restitué après avoir statué en sa faveur. Il a prouvé qu'il était digne de confiance depuis quelques temps avant son arrivée ici.

- C'est génial.

Quelques hochements de tête s'accompagnent à la réaction murmurée de Summer qui dénote de la joie détectée par l'adjudant chef de l'établissement, non pas par les compléments d'informations fournis mais par l'annonce qu'il prendra la place de Hightower.

- En tout cas, je suis ravie de constater que ça fasse plaisir à certains d'entre vous que monsieur Jane soit mon remplaçant. Nombreuses même.

Les filles n'en rougissent pas, s'abstenant toutefois de s'enjouer à plein poumons, restant sobres, un peu gênées que leur futur ex-professeur de sciences l'ait fait remarquer élégamment cependant. Mais la plupart ont deviné qui était désigné. Par ailleurs, les élèves prennent alors la parole en témoignant à cet instant propice l'estime ressenti envers le proviseur, lui déclarant qu'elle va leur manquer.

Les lèvres de Madeleine Hightower soulignent un léger sourire, le prenant plus ou moins Au sérieux.

- Je vous crois …. Aussi. Puisqu'il semble que je vais vous manquer, maintenant ce petit élargissement, je vous rappelle que nous continuerons à nous voir en dehors de mon bureau à présent. plaisantant un peu encore, s'adressant aux demoiselles qui grimacent dus au cours de mécanique seulement.

Quelle guigne! Eh! Oui! On a jamais ce que l'on espérerait.

Les garçons ont été exemptés des cours de cuisine heureux comme tout, et les filles…. Bien sûr, Danny ne s'en prive pas, interpellant à voix basse son ancienne complice, le timbre glorieux.

- Tu as raison. On ne peut pas avoir tout ce que l'on veut. Ah! Dommage, hein?

Summer souffle uniquement, main sur le front, coude posée sur le bureau en guise de soutien.

Quelle corvée, oui!

La sonnerie retentit quelques secondes plus tard, tous se levant sans mollesse, copies en main qui sont remises chacune à leur tour au proviseur. Lorsque la demoiselle remet la sienne après un Rigsby encore un peu morose, l'expression de celle-ci continue à transparaître sa joie retombée.

- Vous n'êtes pas satisfaite de votre travail, Summer?

-Si, si. répond-t-elle, la voix monocorde.

Le proviseur sait très bien à quoi est dû sa lassitude soudaine.

- Les cours de mécanique ne seront que d'une heure par semaine seulement. Je me doute que vous préférez les sciences.

Cette allusion exprimée, à nouveau élégante, fait retrouver sur la bouche de la jeune fille, la mécanique non tatouée sur la peau, un léger élargissement, tête baissée, répondant par un ouais timide. A la fois surprise que la directrice ce soit permise cette fantaisie verbale, bien qu'à demi-mots et relativisant en apprenant qu'elle se coltinera la corvée une fois par semaine. Pas tellement la mer à boire ! L'overdose serait frisée autrement.

Le cours de monsieur Jane sera son réconfort ainsi que son plaisir. Et étant plutôt bonne dans cette matière, la satisfaction n'en sera que doublée. Quant à Danny, il demanda s'il pouvait changer le cours de science contre celui du salissant.

- Non .

- C'était bien de tenter.

-Oui. Mais que l'envie ne vous reprenne plus de changer votre place. À mon avis, je ne crois pas que quelqu'un d'autre voudra jouer ce jeu avec vous.

-À moins que je paye la personne. plaisantant évidemment.

-Je pense qu'en soudoyant quelqu'un c'est fort possible. Mais je vous le déconseille.

Un trait s'esquissa sur les lèvres de celle qui représente l'emblème du pouvoir de l'autorité, de la punition. Le message avait été reçu.

- Je rigolais bien sûr.

-Oh! Je vous crois.

Elle sut à ce moment que l'intrépide ne courrait pas le risque. Pourquoi provoquer les conséquences? Si pour Summer la mécanique était une contrainte, les sciences pour son copain ne l'enchantait guère plus car passer une heure avec le remplaçant …. Le calvaire! Mais dans cette situation, il ne serait plus question en effet de conclure un nouveau pacte. Miss Edgecombe n'avait pas à se plaindre. Danny allait devoir également composé. A moins de se faire porter absent ce qui n'aurait pas été une excellente idée. La directrice y veillerait.

Quelques minutes après, durant l'interclasse, dans la salle des professeurs, Kristina Frye affiche une fiche de taille moyenne sur le tableau d'affichage tandis que Patrick Jane tasse de thé dans la main, le sirotant, s'approche de sa collègue. A la vue de la feuille, son regard se montre charmé ainsi que épaté.

- Vous organisez une soirée sixty?! Waouh!

-Vous semblez être étonné?

Le prof de littérature, d'histoire se retourne, souriante, avant d'avoir affaire à la franchise de son confrère.

- Je le suis, oui. Mais j'admire aussi. Je suppose que l'attirail vestimentaire doit aller de pair?

-Tenue 60's exigée.

-Ooooh! Les élèves vont pouvoir parader.

-Mais nous également.

- Les professeurs sont autorisés?!

- C'est même obligatoire.

Le futur, à nouveau, enseignant de sciences, étire ses lèvres malicieuses, boit ensuite une autre gorgée, étant conscient qu'une surveillance reste indispensable.

-Je vous taquinais.

- J'avais deviné par votre air espiègle et votre ton un tantinet ironique.

- C'est ainsi que dieu m'a fait !

Kristina Frye en sourit davantage, venant à lui demander par la suite si il accepterait de faire partie des volontaires pour la décoration du gymnase, les préparations générales plus importantes aussi.

- Vous êtes maline, dites-moi!

- Oui.

Bouche de chacun grandement étirée à renvoi de paroles, répondant positivement ensuite.

- Je ne serais pas contre pour me porter bénévole. Même si je suis tout nouveau.

- Vous pourriez de cette façon faire vos preuves et rejoindre le cercle des professeurs officiellement.

- Vous me mettez à l'épreuve? Voyons! Réfléchissons, réfléchissons! doigt tapotant le coin des lèvres, yeux levés au plafond blanc repeint pendant les grandes vacances.

Bon simulateur!

Sa tête se rebaisse, reboit une troisième gorgée, lui souriant une nouvelle fois.

- C'est d'accord. Juste une question.

-Oui.

- Vous saviez que vous aviez ce point commun avec le proviseur de ce lycée?

- Elle a voulu vous tester aussi?

-Oui. Avouez! C'est une sorte de bizutage, non?

- Ça se pourrait.

- Parfait! J'adore les défis. Je serai votre homme.

- Très bien.

Cette réflexion l'amuse sans aucun esprit mal tourné. Juste la manière de le dire venant de lui. Impayable! Pense-t-elle.

-Vous avez une idée pour votre tenue sixties? demande mister Jane, sérieusement, intéressé.

- Et bien…. Peut-être une idée mais je ne suis pas encore certaine. Et vous? Comment aimeriez-vous vous habiller?

-Alors, là! Il faudra que j'y pense.

Elle regarde alors, dans la foulée sa montre qui indique qu'il ne reste pas beaucoup de temps avant que les cours ne reprennent, écourtant la conversation. Cependant…

-Oh! Excusez-moi. Je dois aller afficher l'annonce de cette soirée dans le couloir principal avant que ça sonne.

-Ce n'est pas grave. Allez-y.

- Tenez-moi au courant quand même sur le futur choix de votre tenue. Je serais curieuse de le savoir.

- Je le ferai.

La main de Patrick Jane se lève, le geste comparable à un salut alors que Kristina Frye ressent qu'elle n'est pas indifférente envers son confrère, voyant en lui un possible copain/collègue, l'appréciant sincèrement.