Hello à tous,
Voici la suite où on explore un peu plus sur les rapports des uns et des autres et en particulier entre Lisbon et ses frères, la nature de son père ainsi que sur Craig O' Laughlin et Grace et Teresa et Kimball. Et si on dansait avec son prof... Ce n'est pas ce que vous pensez mais vous êtes sur la bonne voie. Pas longtemps à attendre. More than words...;) Allez, bonne lecture.
Je remercie aussi la personne qui a eu la gentillesse de répondre au sondage ainsi que Mammar1998. :)
Durant la soirée seventies, Riverdale avait passé une excellente soirée, tous s'amusant en dansant sur la piste. C'est ce soir-là d'ailleurs que Teresa et Cho commencèrent à se plaire, au-delà de leur récente amitié. Ils ne se l'avouèrent pas à haute voix, attendant un petit moment avant d'en être sûrs. Leur regard fut seulement éloquent pour chacun, n'ayant pas besoin de formuler de mots. Pour preuve. La main de Kimball s'était posée sur sa jolie chevelure brune après que les émeraudes de sa future petite amie finement maquillée par un mélange vert kaki et d'un gris foncé, se mirent à scintiller.
Ses lèvres légèrement rosées s'étirèrent avec pudeur, ses pommettes un tantinet plus roses à ce moment comparé à l' œuvre de Summer qui avait signé ce maquillage, lui proposant ses services lors de la pause déjeuner, comme ça.
Teresa avait hésité, préférant le naturel. Mais pour une soirée spéciale comme celle-ci, la jeune fille devait lui faire honneur, l'argument avancé par cette miss pleine d'assurance qui réussit à la convaincre. La raison également fut vis-à-vis de papa Lisbon vu sa sévérité. Hors de question que sa fille se mette en valeur telle une femme, craignant la réaction paternelle. D'autant plus qu'à cet instant, Teresa était dans l'attente de la réponse de son père, se demandant si il lui donnerait la permission. Le soir même, pourtant, avant qu'il n'aille prendre son service à la caserne, elle fut très surprise que son père lui autorise cette sortie. Pourquoi? Se déroulant dans l'enceinte d'un lycée, il s'était d'abord bien renseigné sur la surveillance, le déroulement de cet événement.
Ayant eu affaire directement à la directrice par téléphone, il fut quelque peu rassuré, se décidant. Néanmoins à une seule condition; Couvre-feu à 23h00. C'était à prendre ou à laisser. Son père n'était pas systématiquement de garde la nuit et cela tomba bien. Si il avait été, à la date de cette soirée, cela aurait été impossible pour Teresa de s'y rendre. Qui aurait veillé sur ses frères, alors?
Ce fut une véritable aubaine.
Le groupe d'amis non au complet n'aurait pas été pareil en plus de ça. Et sans cet événement, les deux ados se seraient-ils déclarés par la suite? A une occasion tardive …. Fort probable quand même. Quand ça doit se produire, ça se produit. Cette soirée avait été des plus fantastiques pour tout le monde et le couvre-feu respecté. Il valait mieux.
Durant celle-ci, Craig était venu à la rencontre de Grace afin de l'inviter à danser sur; How Long Has Then Been Going On, de Kiss, connu davantage par les parents en cette année 1975. Un bon slow en tout cas que chacun avait pensé. Wayne qui se trouvait à ce moment-là près du buffet en train de picorer, sentit son moral dégringoler. Ça y est ! C'était fichu. Soupir !
Les deux jeunes gens s'étaient déjà plus ou moins croisés du regard auparavant lors d'un entraînement de football. Alors que l'adolescente passait par ici, le charmant garçon la remarqua, lui lançant un sourire amical. Le sourire fut rendu et alors qu'elle s'éloignait du terrain en le contournant après la fin des cours, sa tête se baissa, souriant de plus belle, charmée.
Lors de cette soirée dansante, pendant qu'ils dansaient, O'Laughlin lui demanda avec désinvolture s'ils ne s'étaient pas déjà vus, le sachant très bien. Une sorte d'entrée en matière pour briser le silence. Grace étira un sourire franc, répondant que oui.
-Ça sonne un peu faux, non de demander ça?
-Un peu.
-Il fallait bien trouver quelque chose à dire.
-Oui.
Elle le prit avec le sourire, encore, comprenant que ce n'était pas toujours évident de prendre ce genre d'initiative. Ça l'avait amusé, séduite par la même occasion. Et la suite coula de source. Pauvre, pauvre Wayne !
Cependant, si on peut dire, son lot de consolation fut d'inviter Kristina Frye à danser en lui proposant avec un petit fond de timidité sans trop bafouiller. Le professeur qui s'était trouvé au buffet à peu près en même temps pour se servir à boire, du soda dans un gobelet, sincèrement, d'une manière impulsive, le jeune homme l'invita à danser sur cette musique, celle-ci acceptant volontiers. Ça avait fait plaisir à chacun. Rien n'interdit de danser avec un enseignant.
Concernant le couvre-feu, et pour cause qu'il avait été respecté, papa Lisbon avait pris l'initiative de venir la chercher par conscience de sécurité. Prendre le bus, il n'en n'avait pas été question, père et fille d'accord sur ce point. Toutefois, celui de Grace s'était porté volontaire pour raccompagner l'amie de sa fille mais le père de Teresa s'était imposé fermement en disant que ça serait lui qui la ramènerait. S'y opposer sûrement pas!
Par exemple, à table presque personne ne ronchonnait. Se tenir à carreau pour la sécurité des enfants. Il impressionnait. Et par ailleurs pour le maquillage, la consigne qui avait été transmise à Summer était que celui-ci soit léger, par préférence déjà, son père qui ne trouva rien à redire lorsqu'il la vit, jugeant que le résultat convenait à une jeune fille de 16 ans et demi, par rapport à sa propre vision, qui par chance se rapprochait de celle de la mise en beauté de Teresa. Oui. 16 ans et demi malgré que Teresa préférait opter pour les 17. Etant née le 10 décembre 1978, ce futur âge officiel relayerait celui actuel dans un tout petit peu plus de deux mois. Sa copine n'avait pas ce problème. Mais en était-ce vraiment un finalement ? Peut-être quand on couche, considérant que cela fait sans doute jeune lorsqu'on se devine comment réagirait son père. Qui sait ?
Summer était venue après les cours afin que toutes deux soient tranquilles pour que les compétences en tant que maquilleuse puissent s'exprimer sur le joli minois de Teresa. Ses frères pouvaient rentrer comme des grands, ayant cependant comme responsabilité d'aller chercher le plus jeune. Lorsqu'ils arrivèrent, comme tous les jeunes frères, ils les embêtèrent un peu, leur aînée les envoyant alors gentiment balader avant de leur lancer un coussin en leur direction, fermant ensuite la porte de la chambre de la grande sœur.
Miss Edgecombe la regarda en souriant sans se gêner d'émettre sa pensée.
- Les frères c'est chiant.
-Je ne dirais pas le contraire.
-Ferme l'autre paupière pour que j'applique le fard.
-Ok.
Puis quelques secondes plus tard, calmement, le modèle se mit à la place de l'apprentie maquilleuse douée.
- Ça doit être bien de vivre seule des fois.
-Tu comprends maintenant.
-Je crois que oui.
Les Demoiselles agrandirent leur bouche, toutes deux assises sur le lit, l'une en face de l'autre. La fenêtre située derrière l'été, accueillit dans la pièce la lumière dorée du soleil. C'était en prévision d'un bon signe.
La miss repartit après avoir accompli son chef-d'œuvre afin de pouvoir se préparer à l'entrepôt, à son tour. Et voyant la personnalité de l'amie qui se serait bien conduite de toute manière, rien qu'à sa mèche rose, pas sûr que le père de Teresa aurait approuvé la fréquentation de sa fille. Idées préconçues non légitime dans ce cas. Il aurait jugé également qu'elle aurait pu avoir une mauvaise influence.
S'abstenir de rapporter ses problèmes avec la drogue... Oh! Malheur! L'interdiction de la fréquenter aurait été immédiate. Racontant comment était son père dans ce cas, Summer se montra compréhensive, devinant de toute manière ce qu'il penserait d'elle. Toutefois, les frères de Teresa auraient très bien pu parler du physique de la copine de leur sœur. Non. Craignant le père, la communication n'était pas aisée en temps normal même pour blaguer. Une seule remarque fut de la part de Tommy après le départ de son amie, en faisant allusion à la mèche rose.
- Si tu le répètes à papa. ..
-T'inquiète pas. On voudrait juste lui dire pour t'embêter. De toute façon il répondrait comme à chaque fois qu'il rentre; Pas maintenant, je veux du calme.
Le jeune frère haussa les épaules innocemment face à l'expression désolée de la bienveillante sœur dû au comportement de leur papa. L'attention envers les garçons laissait à désirer par rapport à la complicité qui aurait pu se nouer. Les activités ensemble s'avéreraient quasiment inexistantes, monsieur Lisbon n'ayant plus tellement le cœur à vouloir faire des efforts depuis la mort de leur mère, celui-ci tant replié sur son affliction, si atteint moralement.
Teresa ne réagit pas, suivant du regard son frère qui alla s'asseoir sur le canapé pour regarder la télé. Elle monta par la suite, impuissante, afin de faire ses devoirs puis se prépara un peu plus tard. Quelques minutes après, Stan frappa à la porte de sa chambre afin de lui demander si elle mangerait avec eux, après avoir obtenu la permission d'entrer.
- Oui.
-Tant mieux. Seuls avec papa c'est pas la joie.
Teresa se tourna en sa direction tandis qu'il se mit à la complimenter ce qui la surprit. Le jeune homme n'était pas vraiment du genre à flatter sa grande sœur.
- Ça te va bien. T'es belle, Teresa.
La jeune fille ne put à ce moment qu'en être touchée. Un élan affectueux se présenta alors spontanément en lui tendant les bras vers lesquels l'un des jeunes frères ne se fit pas prier pour s'y blottir.
-C'est gentil de me dire ça.
-Tu me fais penser à maman. Et tu sesn bon. Elle me manque tu sais.
-Je sais. Moi aussi elle me manque.
Émue par ce moment partagé d'une manière chaleureuse avec Stan, la jeune fille se força à dominer ses émotions, prenant la défense de leur père en bonne fille qu'elle était.
- Tu sais, c'est pas facile mais on doit faire notre possible pour que ça s'améliore. D'accord ?
Le petit frère hocha la tête avant que Teresa rajoute ce fait.
-Il est aussi triste que nous. Maman lui manque énormément aussi.
Stan se dégagea de l'étreinte fraternelle, tête baissée, se dirigeant ensuite vers la porte de la chambre. Sa sœur fut légèrement déroutée ainsi que peinée par la réaction là, de son frère dont celle-ci fut très éloquente. Malgré tout, il s'arrêta dans l'embrasure, se tourna vers Teresa et s'extériorisa.
- Je le sais bien mais on a l'impression qu'il veut l'oublier.
Un peu abasourdie par ces mots qu'elle comprit, trouvant que ses frères n'étaient pas que des affreux jojo des fois, plus matures qu'elle n'aurait pensé, son regard se fixa vers lui, celui-ci attristé qui conservait néanmoins sa douceur.
- Non.
-Ouais.
Le gamin repartit, non tellement persuadé par cette réponse pourtant vrai, laissant sa sœur chagrinée par ce qui avait été confié avant de se ressaisir face à sa glace, continuant de se coiffer. La demoiselle ne voulait pas se laisser envahir par la tristesse, sollicitant sa force intérieure.
Ses frères possèdent également une certaine pudeur, un caractère qui confèrent cette liberté à dire ce qu'ils pensent au contact de leur sœur, se défoulant lorsque ces joyeux lurons quand même, jouent ensemble sans trop de dégâts entre eux. De petites bagarres qui se sont atténuées grâce à leur médiatrice favorite.
Ah! Les frères! ... Oui.
