Bonsoir,
Et de trois. Cette semaine trois chapitres de postés. Ça fait sans doute un peu beaucoup. Un nouveau la semaine prochaine. A moins que ... :-p
Enseignaticide, un mot évidemment inventé puisque ça n'existe pas. J'aime bien inventer. ;)
Je vous souhaite d'avoir une nouvelle semaine agréable et à bientôt.
Thanks to Alexander Old for adding the story in the list of favorite and as well for adding me in list favorite author.
P.S: Lecteurs silencieux vous pouvez toujours répondre au sondage sur mon profil si vous le voulez. :)
A 17h30 les enseignant entrent dans la salle des professeurs, celle-ci arrangée différemment à l'occasion de la réunion, chaises en surplus. Café, thé qui sont versés un peu après dans des tasses, celles-ci entassées au fil des trois, quatre années dans un placard. Et il y en a pour tous les profs. Le temps de laisser tiédir, la discussion au sujet de ce premier mois de rentrée débute ainsi que pour la suite, à propos des matières, de leurs premières impressions, des élèves... Quelques minutes plus tard, une gorgée de boisson chaude bue pour certains puis une heure après, les cupcakes sont proposés pendant la pause. Dès la mise en bouche du premier morceau, les enseignants affichent leur épatement, surpris que cette classe de terminal ait réussi à faire de bons petits gâteaux.
Patrick Jane reçoit alors les félicitations de ses confrères dont Kristina Frye et une Hightower par ailleurs stupéfaite.
-Ils se sont vraiment surpassés. Vous avez eu raison de demander de l'aide à Summer Edgecombe et Teresa Lisbon.
-Je pense aussi. C'était une bonne idée et très utile. Mais les garçons ont su s'appliquer et s'impliquer.
-C'est ce que je constate.
La directrice élève alors le cupcake, liant la preuve, l'expression très satisfaite.
-Je me demande si le cours de cuisine n'aurait pas dû rester dans les matières officiellement. C'est dommage.
Elle s'éloigne ensuite tandis que le jeune professeur demande à sa collègue si son gâteau est à son goût.
-C'est un régal. Par contre, c'est curieux mais il y a comme un goût légèrement amer en arrière couche.
-Je n'ai pas encore croqué dans le mien. Peut-être que vous êtes tombée sur un cupcake moins bien réussi. Il y en a qui en ont réalisé trois, quatre, seuls. Vous comprenez ce que je veux dire.
-Ah! D'accord. Très bien oui. répondant, souriante sans se montrer moqueuse ou méprisante.
Quand on débute, ce n'est jamais parfait surtout lorsqu'on est moyennement doué. Avec de la pratique, peut-être si on s'y intéresse.
-Peut-être qu'il y a eu une surdose de levure, non?
-Ça n'a pas un goût de levure. Je ne saurais pas dire ce que c'est.
-Vous n'êtes pas obligée de finir. Il y a assez de cobayes comme ça. L'assemblée des enseignants désignée.
Un sourire magnifiquement malicieux s'étire sur les lèvres de Patrick Jane, amusant celles de mademoiselle Frye qui se ressert de nouveau du café tandis que l'espiègle prof mord à son tour dans son cupcake. Il semble prometteur en saveur ce qui s'avère juste jusqu'à la deuxième bouchée avant que la seconde couche amère ne s'imprègne sur la langue du testeur, grimaçant. L'amertume étant prononcée, le petit gâteau est immédiatement laissé de côte pour en reprendre un autre, un qui l'a même fait lui-même.
Malheureusement, dès la première bouchée, cette fois-ci, cette amertume indéfinissable est plus que prononcée comparé au précédent cupcake. L'expression grimacière s'accentue à ce moment, n'étant le seul. Alors qu'il se retourne vers ses confrères machinalement, Patrick Jane remarque que parmi eux, la grimace s'est presque transformée en épidémie générale, identique à la sienne. Mais d'où peut provenir ce goût amer ?
Au fur et à mesure que certains dégustent leur cupcake, la mauvaise surprise qui s'ajoute est une agression de leur palais, très sensible à cette très désagréable amertume au point que les quelques petits gâteaux choisis sont reposés de suite également sur l'une des tables. Les enseignants ne s'aventurent toutefois pas, par contre à en manger un nouveau de crainte que ce ne soit une mauvaise pioche. Thé, café sont consommés une nouvelle fois afin d'essayer de se débarrasser de cet affreux goût sur la langue des professeurs. Il y en plus de la moitié. Si il n'y avait encore que ce désagrément. Le symptôme qui s'enclenche vite par la suite est un gargouillement de l'estomac qui s'installe sans tarder sur le colon, prédisposé à devenir irritable.
Ah! Les petits gâteaux de fée! De véritables pochettes surprises!
La plupart commencent à cet instant à ressentir des crampes, suivi de maux de ventre. L'ingrédient secret du très vilain magicien fait de son effet, il n'y a pas de doute, écourtant ainsi la réunion bien sabotée, gâchée. Tout est à cette seconde laissé en plan, plus de la moitié des enseignants quittant précipitamment la salle ainsi que l'établissement dans l'espoir d'arriver chez eux à temps. Mais pas pour tout le monde. Quelques-uns se dirigent quant à eux à la rapidité de l'éclair aux toilettes. Les deux seuls, les moins contaminés sont Patrick Jane et Kristina Frye qui ont mis de côté leur cupcake, le nouveau prof quant à lui ayant recraché le premier morceau du second. Ils y ont échappé belle!
Le besoin urgent de courir vers les W.C n'ont pas eu raison des estomacs des autres par malchance ainsi que de leurs intestins. Un des enseignants même crié auparavant à l'empoisonnement, se demandant ce qui leur arrivait. Pas jusqu'à commettre un enseignanticide... Mister Ruskin n'était pas un agité du bocal à ce point. Et en venir à soupçonner monsieur Jane comme souhaité, ça n'est même pas venu à l'esprit de quiconque. Non. Pour eux, cette tentative de rendre malade était l'oeuvre d'un des élèves. But toutefois atteint mais heureusement légèrement pour avoir provoqué des dérangements intestinaux et brûlures, remontées gastriques qui allaient durer durant cinq, six jours pour certains.
Vouloir causer du tort s'avérait être un véritable fiasco. Qu'un nouveau professeur s'amuse à ça en engendrant des conséquences perturbatrices, il aurait réellement fallu être frappé.
Voyant les enseignants filer, Patrick Jane demanda à sa collègue si elle se sentait bien, le cas apparemment, répondant qu'elle souffrait uniquement de crampes, leur inquiétude néanmoins minimisée.
-Et vous?
-Ça va. Juste encore cette amertume dans la bouche.
-Quelqu'un du cours qui a fait ça?
-Ça m'en a tout l'air.
-Je n'aime pas accuser aussi facilement mais je le soupçonne aussi.
-Si la personne a voulu plaisanter, c'est loupé.
-En effet. Ce n'est pas du tout drôle comme farce.
Le prof d'histoire, de littérature, n'employa néanmoins de mécontentement, se montrant cependant peu ravie, déçue par ce qui fut concocté par un des garçons, croyant qu'ils étaient moins stupides mais à l'étant hélas à grand niveau dans ce cas. Il se peut que le lendemain le mécontentement ne se réveille à échelle supérieure. Et à la première heure en ce jour d'après, la classe ayant littérature, le couperet tombe par le proviseur au visage fermé qui ne s'est pas remis de ses crampes à l'estomac. Bras croisés, le regard en mode mitrailleur qui fulmine, le sang-froid toutefois maîtrisé. Les élèves se questionnent à cet instant vis-à-vis de l'hostilité, rigueur ambiante qui semblent être dirigées vers eux. On a rien fait pourtant. Enfin... Normalement.
Ils commencent alors à suspecter les plus aptes à avoir fait des siennes. Mais est-ce à propos de ça ? En parlant de suspicion, une personne a sa petite idée.
-Comme vous le savez, hier s'est déroulée la réunion des professeurs. Et pendant la pause, je dois dire que vos cupcakes ont fait sensation. Un délice à se tordre de douleur.
Le sens est bien sûr saisi d'une manière sarcastique dû à l'expression de la directrice.
-La plupart des professeurs ont été malades et je prends cette plaisanterie très au sérieux.
Kimball lève à cette seconde le bras afin de demander ce qui prouve que les cupcakes ont été modifiés, très étonné par ailleurs que ça ait pu arriver. Pourquoi faire une telle connerie? Qu'est-ce que ça apporte? Rien comme espoir escompté.
-Pour l'instant rien mais ils ont été envoyés dans un laboratoire d'analyse pour savoir ce qu'il y avait dedans.
-On se croirait dans Columbo.
-Ça vous amuse, Clarck?!
-Euh? Non madame. C'est pas ça.
Kristina Frye prend le relais ensuite tandis que le jeune homme hausse les épaules, se sentant penaud.
-Ce qui s'est produit n'est quand même pas anodin.
-Vous avez été malade, mademoiselle? questionne Grace à son tour, soucieuse.
-Un petit peu.
-Mais c'est pas trop grave au moins ?
-Non Summer. Autrement nous ne serions pas présents aujourd'hui.
Une minuscule note de plaisanterie est émise plus ou moins involontairement sans pour autant débloquer un petit sourire en coin. Frye regarde peu après le proviseur, celle-ci reprenant la parole. Les demoiselles ne sont pas uniquement inquiètes pour leur professeur mais également pour leur proviseur, en général. Il faut vraiment être taré. Miss Edgecombe a raison.
-Pendant l'interclasse, je commencerai donc à interroger certains d'entre vous, Clarck se murmurant que c'est une enquête pour Columbo vraisemblablement, et en appellerai d'autres lors du déjeuner puis à la fin des cours. Sachez que je ne tolère ce genre de blague complètement inconsciente et imbécile.
Le ricanement du jeune homme récidive mais cette fois-ci sans se faire repérer, en silence. L'humeur à blaguer n'est pas l'humour du jour.
Le ton de la directrice se hausse un peu, Danny mesurant à ce moment l'ampleur que ça prend, en réalisant que sa vendetta pâtissière s'est retournée contre ses camarades, quelques-uns suspectés plus que d'autres. C'était prévisible. Remords, vous avez dit remords ?
Avant de partir, Madeleine Hightower en désignent dix pour commencer, rendant très nerveux le coupable qui ne se dénonce pas. Cependant, plus tard, durant les cours de la matinée, Houdini ne se montre pas des plus disposé à la concentration quant à lui. Qui l'aurait cru ? Une conscience qui le taraude étant donné que les enseignants ont été touchés non comme il l'aurait pensé.
Demander si monsieur Jane avait été malade aussi, aurait éveillé davantage les soupçons. Soit pas con vu les proportions que ça a pris. Va te dénoncer. Ah ! La petite voix qui vient s'en mêler. La faire taire. …. Elle harcèle l'esprit pour avoir le fautif à l'usure. Finalement, avant que la sonnerie de l'interclasse ne retentisse, mister Ruskin réclame la permission au prof de maths de sortir du cours, prétextant un besoin naturel très urgent qui lui est accordée. Il joue d'une manière convaincante la comédie ! Mais une fois dans le couloir, la porte fermée, l'ado futé se baisse, changeant de direction, fermement résolu à se présenter au bureau du proviseur.
Si parmi les bons conseils avisés que sa sœur lui a donné mais également Tamzin, c'est d'assumer ces fautes, un jour ou l'autre. Malgré les sévères sanctions auxquels Danny s'attend, il ne se rétracte pas bien que ça le démange, se retrouvant quelques secondes plus tard face à la porte de Hightower.
Toc, toc, toc.
-Oui. Entrez !
