Disclaimer : Ceci est une traduction de "Lions walk with wanderers", une fanfiction Dark Souls écrite par windsabove. Si vous lisez l'anglais, je vous invite à aller lire sa version, l'Originale, et à lui donner tout votre amour :3
Chapitre 3
Chroniques de Lige-Feu
- Tu n'es pas sérieuse.
Le sourire de Rowena s'élargit aux paroles d'Ornstein.
- Sentirais-je un soupçon de peur, Chasseur de Dragons ?
Il ne répondit pas. Elle retint un gloussement mais garda son large sourire. Qu'il était bon de créer un peu de malaise chez lui :
- Hmm, j'aurais pensé que quelqu'un dont le devoir est de tuer des dragons n'aurait aucune appréhension au sujet des marécages et de la pourriture.
- C'est la fosse de Lordran, répliqua-t-il, calme mais visiblement agacé. Franchement, je suis surpris que tu ne fasses pas partie de sa population de cadavres.
Le sourire de la guerrière s'effilocha.
- J'ai atteint la Cité des Seigneurs par mes propres moyens, dit-elle. Le Hameau du Crépuscule est peut-être une mare de souillures, mais ce n'est pas suffisant pour me défaire à jamais. Aucun de nous ne serait là si c'était le cas.
Elle croisa les bras, fière, et ajouta :
- Cependant, si tu souhaites renoncer à ton devoir, je ne te retiens pas.
Elle darda son regard sur Ornstein, assis en face d'elle, silencieux, alors qu'il refusait de lui répondre. Une partie d'elle priait les dieux pour qu'il se lève et parte sur l'instant pour ne jamais revenir. Mais l'autre partie avait la curiosité, et celle-ci avait une drôle de manière d'intervenir dans ses plans. Elle était sur le point de remettre quelques grains de sel lorsque le chevalier répondit enfin :
- Une belle tentative pour te débarrasser de moi. Encore un échec.
Rowena roula des yeux.
- Soit, soupira-t-elle. J'ai quelques personnes à voir avant de partir. La plupart se trouve ici, mais il y en a au moins un dans la Paroisse des Morts-Vivants.
Elle se redressa et s'épousseta machinalement.
- Et oui, je changerais d'équipement avant de quitter le Sanctuaire, puisque ça a l'air de te faire plaisir.
- Il faudra plus que ça pour me faire plaisir, grinça Ornstein.
La jeune femme agita la main en s'éloignant vers les arches.
- Puisque tu le dis…
Seul le silence lui répondit alors qu'elle s'engouffrait dans les escaliers, cette fois prenant le chemin de gauche vers l'arbre mort.
Quelle personne aimable, ce Laurentius, lui qui gardait toujours un peu de son temps pour lui enseigner la pyromancie ! Peu importait l'espace que Rowena mettait entre deux visites, il était toujours là, prêt à transmettre ses connaissances. Et puis il semblait toujours ravi de la voir. C'était sans doute pour la sombre raison qu'elle n'était pas une Carcasse et qu'il appréciait la compagnie de tout ce qui n'était pas complètement fou, mais elle aimait à croire que c'était parce qu'elle s'était toujours montrée courtoise avec lui. Quoiqu'il en soit réellement, c'était bien mieux que tout ce qu'elle pouvait dire de l'insensible chevalier avec qui elle devait à présent partager la route.
Rowena le salua d'un grand geste alors qu'elle venait vers lui.
- Oh, bonjour, répondit Laurentius avec un sourire. Rowena, c'est bien ça ?
Elle s'assit devant lui, rayonnante.
- Vous vous en êtes souvenu ! Faut-il que je fasse les choses comme il faut pour que les gens commencent à me connaître ?
- Eh bien, vous m'avez tout de même sauvé des griffes de ce boucher, balbutia le pyromancien, avant de s'éclaircir la gorge. En quoi puis-je vous aider ?
- Je pense que ma Flamme a besoin d'amélioration, dit-elle, si vous le permettez.
- Bien évidemment.
Rowena lui tendit sa Flamme de Pyromancie et Laurientius se pencha pour l'inspecter, comme d'habitude. Puisqu'il lui fallait attendre, elle se détendit et se mit à l'écoute de son environnement. Le Sanctuaire était calme. Mais il était toujours calme, seulement bercé par cette légère brise et ces discrets craquements de feu. C'était presque comme si elle n'avait jamais été à Anor Londo, comme si elle n'avait jamais commencé sa quête. Les seules indications de sa progression, mis à part l'évidente pollution visuelle installée au feu de camp, étaient les quelques personnes qui avaient migré dans cette zone. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'aller à leurs nouvelles de temps en temps. Elle devrait être fière d'elle, elle avait sauvé chacun d'entre eux d'un sort funeste. Mais elle ressentait de vifs pincements au cœur à la place.
- Puis-je vous demander quelque chose, Rowena ?
La voix de Laurentius la tira de ses pensées. Elle cilla et hocha la tête :
- Bien sûr. Que se passe-t-il ?
Il leva les yeux de la paume qu'il tenait entre ses mains, vérifia autour d'eux qu'il n'y avait aucun curieux, et poursuivit un ton plus bas :
- Eh bien, euh… Si vous me permettez cette question… Qui était ce chevalier qui vous suivait tout à l'heure ?
Elle prit une courte inspiration, puis relâcha un soupir encore plus bref. Il n'y avait aucune bonne façon d'expliquer ça.
- Je… ne pense pas que vous me croiriez si je vous le disait, commença-t-elle, mais j'imagine que je peux essayer tout de même.
Elle fit un pause, le temps de rassembler ses idées.
- Je suis allée à Anor Londo, séjour des Seigneurs. C'est un endroit magnifique, vraiment, mais… vide. Malgré la beauté de l'architecture et le soleil d'or, tout est empli de tristesse.
Rowena s'interrompit pour réfléchir. Jusqu'ici, elle n'avait jamais remarqué : tous ces halls évidés et ces trop longues promenades… personne n'était là pour en profiter. Il n'y avait qu'elle et les quelques âmes qu'elle parvenait à aider. Là où aurait dû se trouver de la joie, il n'y avait… rien.
- Bref, reprit-elle en se secouant, je devais retrouver cet objet important, mais il y avait deux êtres qui bloquaient la route entre lui et moi. Le chevalier que vous avez vu est l'un d'entre eux. Une fois que l'autre fut défait, j'ai décidé que j'en avais assez de me battre et… eh bien, aussi gênant que ça puisse être, j'ai demandé grâce. La femme qu'il protégeait me l'a accordée… et ensuite il fut décidé qu'il était mieux pour lui qu'il m'accompagne. Ce qui nous ramène à Lige-Feu.
Laurentius cligna lentement des yeux.
- Incroyable, souffla-t-il. Et vous n'avez… pas peur du tout ?
Encore une chose à laquelle elle n'avait pas prêté grande réflexion. Au début, pour sûr. La résurrection éternelle, ce n'était rien en comparaison de la Puissance des Seigneurs contenue dans un seul chevalier. Mais malgré le court laps de temps, ses émotions à propos d'Ornstein étaient… confuses.
- Peut-être un peu, finit-elle par dire en haussant les épaules. Je suis plus en colère qu'autre chose, je pense.
Le pyromancien lui jeta un regard perplexe.
- En colère ? Pourquoi ? Ça doit être une bonne chose d'avoir quelqu'un aussi puissant de son côté.
- Je n'irais pas jusqu'à le considérer comme un allié, tempéra-t-elle. Il ne fait que remplir son devoir et ses méthodes jusque là… ne sont pas les bienvenues. Mais aucun mal ne vous sera fait, ni à quiconque dans ce Sanctuaire. S'il s'en prend à vous, je le tuerais, comme j'aurais dû le faire à Anor Londo. J'espère que ça vous rassurera.
- D'une certaine manière, dit-il en tapotant sa main, lui faisant ainsi savoir que l'amélioration était terminée. J'espère que nous n'en arriverons pas là. Il y a assez de peine sans y ajouter plus de sang.
La guerrière éteignit sa Flamme et croisa les mains sur ses genoux.
- J'imagine que vous avez raison, dit-elle gravement avant de se relever. Merci encore, Laurentius. Je ne saurais pas comment affiner ma pyromancie sans votre aide.
- Ce n'est rien, vraiment. Et si ce chevalier vous pose le moindre problème, vous pourrez lui faire goûter un peu de vos flammes. Le Grand Marais apprend à plus d'un qu'il est parfois nécessaire de brûler…
Rowena laisse échapper un bref rire, un horrible rire, qu'elle s'empressa d'étouffer dans sa main. Elle était prise de gloussements convulsifs qu'elle ne parvenait que difficilement à retenir.
- Je, euh… balbutia-t-elle, je ne sais pas si ça fonctionnera sur lui, mais j'apprécie le conseil. Le meilleur que j'ai reçu jusqu'ici.
Elle était sur le point de partir lorsque la voix de Laurentius l'interrompit.
- Rowena.
Il avait la mine sombre et le regard déterminé.
- Vous n'avez pas intérêt à tourner Carcasse.
Elle inspira lourdement.
- Prenez soin de vous, répondit-elle.
Rowena dut forcer ses jambes à la porter sur le chemin inverse sous les arches. Elle se sentait comme la gardienne de ces lieux, responsable de sa quiétude et de sa beauté. L'herbe, verte et drue, crissaient sous ses semelles de métal – tout comme crissaient, de manière moins agréables, les épaulières de son Armure de Chevalier d'Argent, alors qu'ils pressaient douloureusement dans ses chairs. Pendant un instant, elle se demanda si être Morte-Vivante la rendait invulnérable aux bleus. Elle n'avait curieusement jamais eu l'occasion de vérifier.
Un faible écho de voix l'attira en dehors de son plan de route. Si elle ne se trompait pas, c'était par là qu'il fallait aller pour rejoindre l'ascenseur qui ramenait à la Paroisse des Morts-Vivants. Un groupe, des gardes pour la plupart, s'étaient installés dans un recoin juste avant qu'elle n'aille au Hameau du Crépuscule pour la première fois. Il y avait une jeune femme parmi eux, qui n'avait jamais voulu confier à Rowena quelles étaient ses intentions. Mais maintenant il n'y avait plus que Petrus dans sa robe bleue et quelques grosses amphores.
- Voilà qui est étrange, nota la guerrière en faisant sursauter Petrus. Où sont donc partis nos invités ?
- Oh, encore vous ?
- Oui, encore moi, confirma-t-elle en haussant un sourcil. Je vous ai entendu marmonner, est-ce que tout va bien ?
- Ben, euh… J'me suis retrouvé séparé d'ma Dame. J'ai fouillé partout, aucune trace d'elle…
Rowena fronça les sourcils.
- C'est terrible ! Vous n'avez pas la moindre idée d'où est-ce qu'ils peuvent être ?
- Non, répondit-il en secouant la tête. C'te région est si grande… C'est à peine si je me rappelle d'où est-ce qu'on était quand j'l'ai perdue de vue. Tout ce que je sais, c'est que c'était sombre et… effrayant.
- Hum, ça pourrait être beaucoup d'endroits, commenta la jeune femme en se mordant la lèvre. Je vais devoir voyager un peu, si vous le souhaitez je pourrais garder un œil ouvert à sa recherche ? Votre Dame est forcément quelque part. Est-ce que les autres sont avec ellle ?
- Aux dernières nouvelles, oui. Z'êtes certaine de vouloir vous embêter avec ça ?
- Ça ne m'embête pas, insista-t-elle. Quelqu'un qui vous est cher a disparu dans un endroit qui grouille de monstres. Vous semblez encaisser ça plutôt bien, mais tout de même. Laissez-moi les chercher. Je connais bien Lordran, à présent… ou assez, tout du moins. Et vous, vous restez là au cas où ils reviennent, d'accord ?
- D'accord, acquiesça-t-il sans hésiter. J'espère qu'ma Dame reviendra en bonne santé.
- Elle reviendra, l'assura Rowena.
Elle le laissa avec un dernier hochement de tête d'encouragement, avant de retourner au feu de camp. Elle soupira, ruminant de bien sombres pensées. Des gens qui disparaissaient, des Morts-Vivant qui tentaient désespérément de ne pas devenir des Carcasses… c'était tellement désolant. Malheureusement il n'y avait rien d'autre à faire que continuer à avancer.
- Alors, on fait quelques courses pour les âmes perdues ?
Rowena fusilla Ornstein du regard. Il n'avait pas bougé de là où il était, assis auprès du feu.
- Ils ne sont pas perdus, siffla-t-elle. Pas tant que je peux les aider.
- Bien que tes actions soient remarquables compte tenu de ton inaptitude, tu ne peux pas aider toutes les personnes que tu rencontres. Tu as ta propre quête à suivre.
- Ça ne veut pas dire que je dois abandonner les autres à leur souffrance.
Elle tourna les talons et s'éloigna à nouveau du feu, dans l'autre direction cette fois. Elle descendit le petit colimaçon en soufflant pour évacuer sa fureur naissante. Une fois en bas, elle serra les poings. Contempler l'espace vide près du muret effondré n'était pas pour calmer son humeur.
Le chevalier Lautrec, lorsqu'il était encore là, s'asseyait à cet emplacement. Il réfléchissait, disait-il, en fixant la Gardienne du Feu de l'autre côté du chemin dallé. Tout était arrivé alors que la guerrière se frayait péniblement un passage entre les poisons et les toiles d'araignée. Repenser seulement à ce qu'il avait fait lui donner envie de ramener Lautrec à la vie, pour le simple plaisir de pouvoir le tuer à nouveau.
Au moins, Anastasia était saine et sauve – autant que pouvait l'être une Gardienne du Feu. La pauvre était prisonnière d'une étroite excavation fermée de lourds barreaux de métal, juste en dessous du feu de camp. Elle n'était pas des plus bavardes, mais elle ne semblait pas refuser la présence de Rowena lorsque celle-ci s'asseyant devant sa cage pour lui conter ses aventures. En cet instant, c'était exactement le genre de compagnie dont la guerrière avait besoin. Elle vint s'installer près de la Gardienne qui cachait son visage, comme d'ordinaire, avisant un carré d'herbe qui semblait plus touffue qu'ailleurs.
- Bonjour, fit-elle. Je… Je n'ai rien à vous demander à propos du feu, mais je voulais tout de même vous apporter quelque chose.
Elle ouvrit l'une de ses sacoches et en tira une poignée de petits fruits violets, qu'elle lui tendit entre les barreaux.
- Ce sont des Baies de Noiresouche, annonça-t-elle. Pas d'inquiétude à avoir, elles ne sont pas empoisonnées, j'ai déjà vérifié. J'espère que vos journées se passent mieux que les miennes. Je suis allée jusqu'à Anor Londo et j'en ai ramené un chevalier exaspérant. Je me demande s'il serait envisageable de l'empoisonner dans son sommeil, dit-elle soudain en repoussant une mèche de cheveux loin de son visage.
- Tu ferais mieux de t'empoisonner toi-même, Mort-Vivant ! s'exclama une voix venant d'au-dessus.
Rowena cilla.
- Veuillez m'excuser un instant, Anastasia, demanda-t-elle poliment, avant de lever la tête vers l'étage supérieur, où se trouvait Ornstein. C'est n'est pas à toi que je parle ! hurla-t-elle.
- Tu n'as qu'à apprendre l'art des discussions discrètes, répliqua le chevalier d'or.
Elle grogna en roulant des yeux, avant de reporter son attention sur la Gardienne.
- Bref, continua-t-elle. Il s'est passé beaucoup de choses depuis que je suis partie. C'est difficile d'imaginer que je doive déjà repartir… Mais j'imagine que c'est ce qui doit arriver. D'après ce que d'autres en ont dit. Si ça peut aider quelqu'un comme vous et moi… alors ça vaut la peine.
Rowena eut un léger sourire.
- J'espère que, aussi loin que je me rende, les gens ici continueront à vous traiter avec la gentillesse que vous méritez. Ce qui vous est arrivée des mains de Lautrec ne se reproduira pas. Pas tant que j'aurais mon mot à dire. A présent, ajouta-t-elle avec un rictus, je devrais partir, avant que le chevalier là-haut ne commence à tester les limites.
Elle se releva et tendit une main polie vers la Gardienne.
- Prenez soin de vous, Anasatasia. J'espère que vous apprécierez les baies.
Alors qu'elle remontait au feu, Rowena soupira à nouveau. Il y avait une possibilité pour qu'Ornstein n'ait pas tout à fait tort – bien qu'elle ait toutes les peines du monde à l'admettre. C'était épuisant d'aller discuter avec tout le monde et de faire tant de promesses. Mais en dehors de sa mission en tant que soi-disant Elue, qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire ? Sa vie d'avant s'effaçait de sa mémoire, chaque jour un peu plus. Certes plus lentement que d'autres, mais il semblait inévitable qu'elle finisse Carcasse un jour… à moins de continuer à avancer. Malgré les centaines de morts qu'elle avait endurées, elle ne souhaitait pas finir vidée de son essence.
Et si elle pouvait l'empêcher, elle ne souhaitait pas que ça arrive à quelqu'un d'autre non plus.
Elle s'assit non loin d'Ornstein, lequel fixait les flammes en silence. La seule preuve qu'il avait remarqué sa présence fut un léger hochement de tête.
- Terminé ? demanda-t-il.
Pour un fois, son ton semblait dépourvu d'agacement. Rowena hocha la tête.
- Je… finit-elle par ajouter. Je voulais te remercier pour ta patience. Malgré tes commentaires. Je n'aurais pas été surprise que tu sois parti.
Il secoua la tête, ses bras croisés haut sur sa poitrine.
- Crois-le ou non, dit-il, le devoir a un sens pour moi. Tu peux titiller les fondements mêmes de mon indulgence, mais les ordres de Sa Majesté sont les ordres de Sa Majesté.
- En d'autres termes, je n'ai aucune chance de me débarrasser de toi ?
- Sauf si Lady Gwenevere le demande, non.
Rowena cilla.
- Est-ce que l'empoisonnement compte comme un échec à ton devoir ?
- Tu ne réussirais pas à me tuer de cette manière. Les Dieux ont tenté de bien pires méthodes à l'encontre des confidents du Seigneur Gwyn.
- Et qu'est-il arrivé à ces dieux ?
Ornstein se pencha en avant. Les flammes se reflétèrent en éclats dansants dans les crocs d'or de son casque.
- Ils sont morts par ma lance, siffla-t-il. Comparé aux méthodes de l'Exécuteur, c'était une miséricorde. Au final, ils ont tous supplié pour cette fin.
Les yeux de Rowena s'arrondirent. Elle déglutit avec difficulté et ses doigts se nouèrent de nervosité. Des images de son combat à Anor Londo remontèrent brièvement à la surface de sa mémoire.
- Je… J'imagine, balbutia-t-elle.
Elle détestait ce qui se lisait sur son hésitation. Elle se racla la gorge.
- On devrait y aller, dit-elle. La Paroisse des Morts-Vivants n'est pas loin. Ce sera juste le temps d'un détour.
Enfin, pensa-t-il, seulement si le drake sur le pont était enfin parti…
Note de l'Auteur Original : "Ce chapitre était sensé être celui où ils se dirigent vers le Hameau du Crépuscule, mais les conversations se sont étalées (merci Rowena). Le Hameau est pour le prochain chapitre. On se retrouve pour les prochaines aventures de notre duo dans… d'horribles marécages. Ça me paraît bien."
