Hello,
Me revoici pour un nouveau chapitre. Il se peut qu'il y en ait un second aussi cette semaine pour mettre à jour sans trop de retard. Peut-être demain mais pas sûr ou dimanche. Ça sera la surprise. ;) Merci aux filles, encore pour suivre également l'histoire, vos appréciations, enthousiasme. Loulouisetta, FunnySparrow, Mammar1998: Le romantisme plein nez s'approche doucement mais sûrement et bientôt. Hahah!
Sur ce ce , je vous laisse et à très bientôt. :) Bonne lecture.
PS: Une note à lire à la fin du chapitre pour la musique sur ce chapitre, scène avec Danny Ruskin. Si vous voulez l'écouter en même temps pour.
Le nettoyage du dimanche aurait pu remplacer une activité de deux heures de sport selon Danny, par le maniement actif du balai. Tous n'avaient vraiment pas chômé jusqu'en début d'après-midi, leur tardant réciproquement d'en finir avec, comme Houdini était l'unique responsable du balayage ainsi que le lavage du parquet du gymnase. Il fut à trois reprises guidé dans des coins où il avait omis de passer un coup de balai. Ou bien par le ras-le-bol, un peu fatigué.
Etre présent à 9h00 du matin, ça fait lever tôt. Surtout quand on ne s'endort pas immédiatement, son esprit s'étant mis à ressasser dans son lit, allongé encore habillé, mains derrière la tête. Le regard rivé au plafond, Danny se sentit tout d'un coup, brutalement abandonné. Malgré l'affection portée envers sa tante, son oncle, reconnaissant de s'occuper de lui. Ses parents arrivait à lui manquer, surtout sa sœur, très proches tous deux.
Communiquer avec eux trois fois dans le mois, lui paraît peu d'autant que la communication ne dure que dix minutes à tout casser comme il se le dit une fois qu'il raccroche. Cependant, étant forains, le jeune homme en reste indulgent, sachant ce que c'est. Il en a eu l'expérience. Alors….
Welcome to your life.
Bienvenue dans votre vie
There's no turning back.
Il n'y a aucun moyen de revenir en arrière.
Even while we sleep
Même pendant que nous dormons
We will find you
Nous vous trouverons
Acting on your best behaviour
En train de tenter de vous montrer sous votre meilleur jour
Turn your back on mother nature.
De tourner le dos à mère nature.
Everybody wants to rule the world.
Tout le monde veut gouverner le monde.
It's my own design.
Ceci est ma propre vision.
It's my own remorse.
Ceci est mon propre regret.
Help me to decide.
Aidez moi à décider.
Help me make the most of freedom and of pleasure
Aidez moi à profiter de la liberté et du plaisir
Nothing ever lasts forever.
Rien ne dure jamais éternellement.
Everybody wants to rule the world.
Tout le monde veut gouverner le monde.
There's a room where the light won't find you.
Il y a une pièce où la lumière ne vous trouvera pas.
Holding hands while the walls come tumbling down.
Gardez espoir tandis que les murs s'effondrent sur eux même.
When they do I'll be right behind you.
Quand ils tombent, je serais bien à vos cotés.
So glad we've almost made it.
Si heureux nous l'avons presque fait.
So sad they had to fade it.
Si triste ils ont dû laisser tomber.
Everybody wants to rule the world.
Tout le monde veut gouverner le monde. ...
Une chanson qui lui trottait à ce moment dans la tête en distillant sa musique, en live en reprise. D'où venait-elle? Ce n'était pas une manifestation musicale pour juste passer le temps dans son cerveau. Bien significatif. Lui, souhaitait reconquérir l'amitié de ses amis, se sentant comme un adolescent des années 80 délaissé, se disant que rien ne changeait lors d'une décennie suivante.
La tête dans un ciel bleu nuit étoilé se projetant sur le plafond de sa chambre, les petites astres de diamant s'était placés à une vitesse étourdissante. Le ciel fictif était devenu à cette seconde un tourniquet à vous donner la nausée. Même son imagination en était perturbée. Avoir cette image qui le rendait serein, avait perdu de son super pouvoir ce soir-là. Supervision n'était pas d'attaque.
Les deux fois, ce fut de la part du proviseur pour lui rappeler de chasser la saleté par ici, par là. Puis la seconde, fut monsieur Jane, ou bizarrement, l'ado ne marmonna pas derrière son dos pour le critiquer, obéissant. L'esprit amorphe, aucun risque pour que des piques soient dirigés contre le prof, qui fut lui-même étonné.
" Pour être puni, il est drôlement bien puni."
Rien n'avait échappé à sa vue d'observateur, voyant que ses amis dans l'ensemble n'était pas encore prêt à signer l'armistice.
A cet instant, en le regardant, Patrick Jane ressent une légère empathie à son égard, décidant toutefois de rester cette fois à sa place d'une manière déterminée. Vu que la véritable nature reprend toujours le dessus lorsque la forme morale redomine, l'enseignant juge que ce serait une erreur de faire preuve de trop de gentillesse.
Sa prudence lui conseille donc de rester neutre, son intuition ne l'ayant jamais trop éconduit. Alors chacun sa tâche et le gymnase sera, sans traîner, bien nettoyé, sol rutilant. Trop bon, trop …. Bon. Le nettoyage, rangement s'effectuèrent dans la tranquillité sans que Houdini ne sourcille. Lorsqu'il rentra, celui-ci rattrapa le peu de sommeil de la veille, s'accordant une bonne sieste durant deux heures au moins. Etre pro du balai fatigue.
Pendant le nettoyage le lieu du ménage avait été impavide mais au sein du lycée, le jeune enseignant en ce lundi matin se souvint que la convocation tenait toujours. Si un élève n'y échappait pas, un professeur encore moins. Si pour la première, Hightower s'était montrée légèrement compréhensive, indulgente, ayant récidivé, la directrice n'allait pas manqué à son devoir de bien lui faire comprendre en mettant de gros points sur les fameux i.
Durant l'interclasse, l'enseignant se représente alors au bureau, toque, entrant après que la permission ait été donnée. Il s'assoit directement, sentant immédiatement que le proviseur ne désire pas perdre de temps, allant droit au but.
-Bien.
-J'ai comme un air de déjà vu.
Ses yeux font le tour de la pièce après avoir pris la parole d'une manière légèrement insolente, ce ton désinvolte dont elle commence à avoir un peu l'habitude sans tellement le tolérer. Mains posées sur chaque accoudoir avant que son attitude décontracte ne soit subitement freinée par celle autoritaire de Hightower.
-Monsieur Jane, s'il vous plaît. Je suis sérieuse.
-Ah! Ce n'est plus Patrick. Vous n'avez pas tenu longtemps.
-Bon. Très bien! Dorénavant, je souhaiterais que vous gardiez vos distances en vous conduisant comme un simple professeur qui ne sympathise avec les élèves comme un copain.
-Pardon?
Celui-ci affiche alors un air de stupéfaction, trouvant l'accusation exagérée. Sa décontraction s'envole brusquement.
-Attendez. A vous entendre, on a l'impression que je ne me prends mon statut d'enseignant au sérieux. Et copain avec, c'est quand même enfler la vérité. Vous y allez fort, je trouve.
-Vous ne m'avez rien prouvé dans ce sens. Et ce n'est pas une impression.
La tête du prof dodeline, haussant brièvement les sourcils, le regard se détournant à ce moment sur le côté.
-Ça me vexe un peu.
-Monsieur Jane. Ne faites pas l'enfant.
Hightower esquisse à son égard un minime étirement des lèvres, percevant à travers, le petit simulateur qui est assis face à elle avant de reprendre la discussion sérieusement.
-J'aimerais réellement que vous preniez en compte cette requête.
-Ça ressemble à un ordre surtout.
-Aussi.
La directrice détourne furtivement son tour le regard, le fixe de nouveau et ce qui s'y lit s'avère plus qu'un conseil avisé en effet.
-Est-ce bien clair cette fois-ci?
-Euh! Oui. Je pense que oui. Très clair même.
La désinvolture perd davantage de son assurance avant que l'enseignant ne se lève et quitte le bureau sans n'avoir rien rajouté. Ça aurait pu être beaucoup plus sévère encore une fois. Cependant, rien qu'à l'expression emplie de détermination pour entreprendre n'importe quelle action en cas de dérogation aux règles, il avait perçu également que le proviseur n'était pas du genre à faire l'impasse sur quoi que ce soit. Se disant qu'il a intérêt à se tenir à carreau sans trop en être contrarié là, il repart en direction de la cour, croisant quelques secondes plus tard Summer qui sort des toilettes. L'extravertie jeune fille le salue, le sourire apparaissant très large à cet instant.
-Bonjour monsieur Jane. Vous allez bien?
-Oui, oui. répondant avec un salut de la main en même temps, à nouveau peu expansif. La miss s'en contente avec joie en voyant ce sourire s'ébaucher.
-Elle était super la soirée, hein, monsieur?
-Ah! Ça. C'est sûr.
L'enseignant affiche un air plus expressif en répondant à la remarque appréciative, la voix teintée d'égayement. Pas prêt d'oublier encore. Celui-ci ne s'attarde pas, ne s'arrêtant pas même une fraction de seconde, de crainte qu'un œil espion ne rapporte que sa conduite de copain continue de défier celle de la bienséance. Mais principalement dû à s'être senti un tantinet refroidi de nouveau sans que ne se détecte au premier radar. Elle le regarde poursuivre son chemin, maintenant la largesse de sa bouche en le détaillant de dos, le trouvant de plus en plus craquant.
De retour peu après auprès de ses camarades, situés aujourd'hui près de l'une des portes ouverte de l'établissement, assis par terre, Summer sautille, certains se demandant ce qui a augmenté sa bonne humeur. C'est l'effet qui subsiste depuis la soirée.
-J'ai croisé monsieur Jane.
-Ah! D'où ton immense sourire. T'as bien de la chance.
-T'es de mauvais poil ou quoi?
Le moral quant à lui en berne, Wayne se lève, répondant par un non, le regard fuyant avant d'aller voir ailleurs. La miss se montre un peu déconcertée à ce moment vis-à-vis du comportement de monsieur le géant, mettant cette humeur grincheuse sur le compte de son statut d'amoureux frustré.
-Eh! Bien! Ça l'arrange pas. Il devrait se déclarer. Ça le rendrait moins maussade à mon avis.
-C'est pas ça.
L'attention de chacun se tourne à cette seconde en direction de Kimball qui semble être bien informé.
-C'est quoi?
-C'est à cause de son père.
Connaissant l'essentiel le concernant, Summer rend sa gaiété plus sobre.
-D'après ce qu'il m'a raconté, ils ont reçu un coup de fil ce matin très tôt pour les avertir qu'il avait été relâché après le braquage qu'il a commis.
-Il a été en prison pendant combien de temps? questionne Michelle, le ton neutre, n'empêchant que ce genre d'histoire lui fasse peur, qui cause en général un malaise.
Fréquenté quelqu'un qui a un parent criminel peut défaire tout lien. Toutefois, Wayne n'a rien à craindre de ce côté. Si son père était présent au bercail, certainement que des distances auraient été prises, faisant fuir, ne pouvant trop en vouloir. Même si l'enfant n'y est pour rien, ça effraie que le papa soit une crapule. Les amis l'ont été également au début mais au fur et à mesure, apprenant à le connaître, sentant que Wayne était un bon gars, ne détenant ce type de chromosome. La confiance s'installa solidement par la suite.
Le jeune homme ne ferait jamais courir aucun danger à quiconque. Ses affaires sont les siennes, un point commun entre eux tous.
-Cinq ans.
-C'est pas beaucoup.
-Ouais mais il a eu des circonstances atténuantes paraît-il.
-Il a tiré sur personne alors?
-Non. Je crois que c'est pour ça.
-Je comprends. Le pauvre! C'est dur.
Michelle ainsi que les autres acquiescent face à l'empathie de Summer. Plus tellement égayée suite à cette nouvelle pour partager son agréable surprise d'avoir croiser le jeune prof. Néanmoins, juste après avoir demandé s'ils pouvaient faire quelque chose, Kimball répondit seulement de se comporter normalement ainsi que le laisser venir si il le voulait. Miss Vega enchaîne à ce moment, le ton encore neutre, s'adressant à sa meilleure ennemie.
-Qu'est-ce que tu voulais nous dire au fait?
-Oh! Non. Laissez tomber. C'est pas important.
-Dis-nous.
Un sourire nerveux s'esquisse sans remettre en premier plan sa joie, jugeant que ça serait mal placé, son élan pleine d'ardeur spontanée refroidi à son tour suite à cette confidence.
-J'ai juste croisé monsieur Jane tout à l'heure.
-Et?
-Non. Je lui ai seulement demandé s'il allait bien et que la soirée avait été super. Il m'a fait un salut de la main pour dire bonjour aussi et a trouvé la soirée super aussi.
-Echange banal, quoi!
-T'es pas rabat-joie des fois?!
-Oh! Peut-être.
Michelle fait évidemment preuve d'une ironie mesurée, se rattrapant, le timbre amical.
-Allez! Je vais pas refréner le plaisir que t'as eu.
-Ça serait hypocrite.
Kimball la pointe rapidement, élargissant un sourire fugitif à son égard, ne contredisant pas.
-Ouais. Ca serait très hypocrite. En parlant d'hypocrisie ….
Michelle se met alors à fixer Summer, petit sourire en coin avant de grimacer.
-Quoi?
-Si on te le dit pas, là tu vas pas apprécier.
-Quoi, qu'est-ce qu'il y a? Allez, crachez le morceau.
-Ok.
Miss Vega se lance sans s'être concertée avec Kimball ou Teresa qui lui laissent le champ libre.
-Quand vous êtes parties avec Tamzin, je dirais cinq, six minutes après peut-être, y réfléchissant en même temps sur la durée, monsieur Jane est sorti du gymnase …
-Et? la demoiselle impatiente de le savoir.
-Il était pas seul. Sa petite amie est venue le chercher.
L'expression du joli été transparaît sans se contenir de l'ahurissement à cet instant ainsi qu'une grande déception.
-Oh! Ben non! Merde! Il est pas célibataire?
-Hélas.
-J'aurais cru. Qu'est-ce je suis déçue!
-De toute façon ça change quoi qu'il le soit ou pas? C'est un prof. Faut arrêter de fantasmer.
Kimball le rappelle comme un sage moralisateur, l'adolescente n'étant pas une idiote.
-Mais je sais, mais ça gâche. Moi, ça me stimulait pour le cours de chimie. … Bon, d'accord! Maintenant ça va pas autant me passionner.
-C'est pas grave. T'as qu'à l'ignorer. Fais comme s'il était toujours. Et puis Kimball a raison. De toute manière c'est un prof. On en a conscience. Moi, je vois pas ou serait le mal après tout.
-Vous êtes pas un peu folles toutes les deux?!
Michelle se lève, l'admettant.
-Ouais. Ça se pourrait. Ça rend les cours moins barbants parfois. Laisses-nous rêver un peu. La réalité est tellement chiante.
-Ouais, c'est ça. Mais il y a des limites.
Le jeune homme leur adresse un bref sourire amusé, Miss Vega partant à son tour avec Summer, bras autour du cou, comme deux complices, rêveuse d'une image intacte conservée de l'enseignant. Si ça peut augmenter la note.
Tandis que les groupies s'éloignent, Kimball va de son commentaire en toute amitié.
-Tes copines sont dingues.
Teresa lui adresse alors quant à elle une insignifiante tape au bras, simulant son indignation.
-On ne critique pas mes copines. Et ce sont les tiennes aussi.
-Qui aime bien, châtie bien, non?
-Ouais, c'est ça!
Son bras s'enroule ensuite autour de son irréprochable petit ami, l'embrassant sagement sur la bouche à l'abri de regards familiers. Une fois les lèvres libérées, celui-ci reste encore amusé par ces réactions de lycéennes, orientant alors la tête vers la droite.
Les filles se comprennent. Quand on est ado, pourquoi se montré sérieux voire rigide? A quoi cela servirait d'être un adolescent? Oui, du rêve!
Miss Lisbon, de son côté, n'a pas cessé d'y repenser durant une partie du week-end. La déception de Summer la replonge momentanément dans ses pensées. Stupide, oui.
*Paroles de la chanson disponible sur cocinnellenet: Everybody Wants To Rule The World. Si vous voulez écouter la version que j'ai prise car j'aime beaucoup ce groupe. C'est Incubus, d'ailleurs leur musique sera quasiment présente dans la fanfiction car ça correspond très bien je trouve. Allez sur Youtube et tapez le nom de la chanson et celui du groupe. Vous me direz si vous aimez. C'est en live. Moi en tout cas, j'aime.;)
