Rebonjour,

Qui l'aurait cru! Je ne pensais pas posté cet autre chapitre aujourd'hui comme je l'ai dit hier. Je suis contente, c'est fait. Celui-ci est plus court que le précédent mais révèle une suite la fin qui risque d'être amusant pour eux. La suite bientôt et en attendant, cadeau rapide avec ce nouveau chapitre. Comme c'est rapproché, prenez votre temps, rien ne presse. :)


Avant que l'interclasse ne prenne fin au bout de six minutes, pendant que Grace recoule en retrait avec Craig, Tamzin se retrouve par surprise confronté face à Danny qui purge encore sa peine de reclus. Toutefois, depuis ces deux danses partagées ensemble, ne pas pouvoir éclaircir cette zone d'ombre le tarabuste. Elle m'aime, elle m'aime plus? Il désire le savoir.

-Oh.

Un plat effet de surprise anime la frimousse de la jolie sorcière, tentant de contrôler ses émotions en tout état de cause excepté sa spontanéité qui n'a pas été bridée.

-Faut qu'on parle.

-Et de quoi? feintant les ignorantes, l'air indifférent, au bord du dédain.

Un comportement qui lui sert de protection.

-J'veux savoir. On est ensemble, on l'est plus?

-Respire. Tu sembles un peu excité.

Un conseil prodigué par un calme olympien et déroutant.

-Faut que je sache.

La jeune fille ne répond pas, recommençant à marcher d'un pas lent tandis que l'impatient de 17 ans se montre insistant, voulant à tout prix le savoir.

-Me laisse pas comme ça.

-Si j'ai dansé avec toi c'est parce que j'avais pitié. C'est tout.

-T'as eu pitié!?

Danny s'arrête, déconcerté par cette vérité mensongère qui le blesse, le surprenant par la même occasion. La croit-elle? Ses pas reprennent le rythme, rattrapant sa petite …. Amie? Il ne sait plus quoi.

-J'te crois pas une seconde. On a dansé deux danses. La pitié ça compte pour un. Mais deux. Tu te fous de moi, là!

-Crois ce que tu veux.

Tamzin presse alors le pas, interpellée immédiatement, ce qui fait briser à ce moment son attitude passive. Par ce bref éclat de voix, la plupart des élèves se retournent vers les deux ex-tourtereaux, jetant un froid qui ne dure pas très longtemps. Les ados passent vite à autre chose bien souvent.

-Sarah! l'appelant par son vrai prénom.

Cette identité étant morte pour celle-ci, tous le sachant, cette faute la met en rogne. Si posée, circonspecte, la colère dévaste ses qualités.

-Je t'interdis de m'appeler comme ça! Ce n'est pas moi! Je te l'interdis! Et fiche-moi la paix, c'est fini entre nous!

Face à cette réaction vive, à l'écoute de ces paroles qui l'enfoncent peu après davantage dans la déprime, Danny se retrouve à cette seconde désarçonné, complètement immobile dans la cour. Lui qui désirait obtenir des explications, elles ont été expulsées d'une manière douloureusement abrupte. Encore un très mauvais jour pour le jeune homme. De son côté, Teresa n'avait rien rapporté de l'air intimidant qu'avait pris son père à son égard, concernant Kimball par son comportement attentionné avec elle. Son petit ami protecteur n'aurait pas du tout apprécié. La demoiselle garde les secrets du foyer sans s'épancher. Endurer au lieu de se confier, se disant; "Qu'est-ce que ça changerait?"


-Eh! Les amoureux. Respirez un peu.

Grace esquisse un sourire spontané, les joues légèrement rosies, ne prenant du tout mal la réflexion taquine de Summer qui fait un crochet par là en compagnie de Michelle.

Tout en s'éloignant de leur amie, celle-ci restant enlacée dans les bras de Craig, le monsieur perfection les suit du regard, le sourire en coin, y allant à nouveau de son commentaire.

-Toujours quelque chose à redire. Le jour ou elle se mêlera de ses affaires, on sera en demi-finale.

-Oh! C'est pas méchant. C'était juste pour rigoler.

-Ouais. Mais je voudrais pouvoir t'embrasser tranquillement.

-Aah! s'exclame-t-elle à voix basse, élargissant son sourire de plus belle ainsi que O'Laughlin.

-Alors je te pardonne.

Un second baiser se pose sur la bouche de la gracieuse jeune fille sans que cela ne frôle la suffocation.

La sonnerie retentit deux minutes plus tard, les lycéens ne traînant dans la cour. Et après cette interclasse, nos chers terminales se dirigent par la suite en salle de chimie où les attend monsieur Jane. On peut dire que son entrevue avec l'adjudant chef de l'établissement a eu de son petit impact sur son esprit.

Les élèves s'installent dans un calme moyen, papotant tandis que Danny s'avance comme un poids mort jusqu'à sa chaise, dépité.

-Allez, pressez-vous un peu.

-Ouais, ouais.

-Ah! Vous avez réussi à vous dessouder.

Grace adresse une grimace à Summer qui en sourit très largement tout en ouvrant son sac à dos, le posant ensuite à terre.

Peu à peu, les élèves en viennent à se taire, se focalisant sur le prof, celui-ci prêt à débuter le cours. Au bout de quelques secondes alors qu'il est en train de parler, son regard dévie en direction de Houdini qui semble s'ennuyer, se morfondant surtout vu son expression flagrante. Un ado à la ramasse.

-Danny! …. Danny!

Le jeune homme ne répond pas, apparemment dans ses rêveries, zieutant vers Tamzin. Autant hausser le son qui est presque au point de faire trembler les murs en tapant sur son bureau. Très étonnant, ne faisant partie de son action comportementale. L'enseignant en fait sursauter plus d'un.

-Monsieur Ruskin!

Danny se tourne brusquement en direction du professeur, bien réveillé face au maître du cours, souriant avec malice. Là, on le reconnaît bien. Quoique …. .

-Allô, la terre, vous me recevez? Ah! Vous revenez parmi nous j'ai l'impression. Bien. Bon! Je comprends qu'il est plus intéressant pour vous de dériver vos yeux vers votre camarade, désignant la jeune wiccane, l'air espiègle, mais je vous conseille de vous montrer attentif si vous ne voulez pas vous sentir largué plus que vous ne l'êtes déjà.

A cette observation comprise à double sens par l'adolescent dû à ce qui vient de se produire antérieurement, le rêveur mal en point reprend du poil de la bête, engageant les hostilités. Rien qu'en ayant prononcé ces mots, les proches de Danny devine que l'enseignant a fait une grave erreur en se montrant audacieusement impertinent. Aïe, aïe, aïe!

Tamzin fixe alors son regard sur les deux rivaux, craignant du répondant de Houdini. Celui-ci aurait pu rester en totale léthargie, répondant juste; Je viens d'être largué justement. En temps normal, cela aurait fait rire toute la classe. Mais vu la conjoncture actuelle, rien n'aurait été moins sûr. Au lieu de ce type de réaction, le jeune prodige se rebiffe un tantinet. C'est pas le jour!

Vont-ils s'affronter à coup de magie ou comment démystifier ses secrets?

-J'ai pas besoin de conseil et de vous encore moins, m'sieur.

Son animosité se colore à travers son timbre de voix particulièrement très hostile à l'égard du prof. Ça risque de chauffer!

Patrick Jane s'appuie ensuite contre son bureau, mains croisées, en venant à lui faire une proposition surprenante. Les méthodes de l'enseignant ne sont pas du tout conventionnel, manipulant bien cependant.

-Bien. Comme vous voudrez. Si vous vous en moquez, la porte est là. Pointée du doigt. C'est à vous de voir. Vous n'avez pas envie d'apprendre, c'est votre choix. Si vous en avez envie, vous pouvez partir.

Cette offre est présentée calmement, posément à la surprise générale.

-Allez-y. Je ne dirais rien.

-C'est un piège, c'est ça?

-Non. Pas du tout. A vous de décider.

-Ouais, c'est ça. J'ai pas envie de me retrouver chez le proviseur. J'reste ici.

-D'accord. Alors essayez de suivre le cours.

L'ado lève alors les yeux au ciel, l'expression signalant son désintérêt envers les sciences ce qui ne passe pas inaperçu sous les yeux d'un clairvoyant.

-Cette matière est chiante, n'est-ce pas?

Certains élèves laissent échapper un gloussement, surpris par les façons de leur professeur. Par chance, la bouche de Wayne se décrispe, souriant nerveusement. Ah! Ça détend même si c'est juste pour une seconde. A prendre ou à laisser. Il prend. Toujours adossé contre le bureau, bras croisés, Patrick Jane décontenance légèrement l'audience dans son intégralité y compris bien sûr Danny qui ne sait, comment y répondre, subitement pris de court.

-Ben …

-Ben … le prof le singeant verbalement comme un nais.

-Vous voulez proposez autre chose. .. Des fois.

Le lycéen est à ce moment défié, galvanisé par, soudainement, avant de souligner un rictus narquois après quelques secondes.

-Ouais. J'en ai peut-être un.

L'enseignant le jauge, souriant malicieusement, donnant cette impression de vouloir jouer.

-On vous écoute.