Hello le monde,
Voici un nouveau chapitre qui signale prochainement le début d'un nouveau commencement, de l'imprévu. Je vous donne donc officiellement rendez-vous le 14 février pour que vous le découvriez. ;)
Dans ce chapitre, je vous invite une nouvelle fois et c'est pas fini, à écouter trois morceaux d'Incubus que j'ai intégrés pour trois parties plus bas, la moitié écrite en italique, traduite en français. A écouter (sur Youtube) dans l'ordre: 1Glitterbomb, 2 No Fun et pour terminer 3Familiar faces. Pour vous y retrouvez, j'ai marqué les numéros lors des passages. Ils sont rapprochés mais dans l'histoire il faut les voir comme des extraits bien sûr. ;)
Je vous souhaite une agréable lecture et à très, très vite. ;) Vous remarquerez que j'ai ajouté une phrase de la saison 1 de Mentalist, Sous haute protection. Le poney.
Et encore un merci spécial à vous les filles. Vous vous reconnaîtrez bien sûr. :)
-Bonjour à tous.
Les élèves se lèvent par respect en présence de la directrice dont celle-ci leur prie avec amabilité de s'asseoir.
-Merci pour votre politesse. satisfaite de leur bonne manière.
Il faut du temps.
-Mais ce n'est pas vraiment nécessaire pour cette fois. Je suis venue pour vous informer que l'inspecteur d'académie viendra dans deux jours et je souhaiterais que tout se passe pour le mieux. Et si ça ne vous dérange pas, afin de bien m'assurer que tout se déroulera bien, je voudrais assister au cours. Faites comme si je n'étais pas là.
"Ça va être difficile."
La pensée du professeur s'exprime à travers son esprit, assez discrètement. Toutefois, lorsqu'on est proviseur, les antennes se hissent.
-Ça ne vous dérange pas au moins, monsieur Jane?
-Et bien… Non. Pourquoi ça me dérangerait?
A leur tour, tous deux se jaugent, petit sourire étiré de chacun, la trouvant très maline. Mais en quoi d'autre?
-Bien! Vous n'avez qu'à reprendre où vous en étiez.
Hightower croise alors à nouveau les bras, tourne la tête vers l'enseignant puis posément fait une allusion explicite vis-à-vis de son activité extra-scolaire.
-Je dois dire que je suis curieuse de voir votre jeu à l'aide de vos cartes. Je vous ai vu à l'oeuvre il y a une minute de ça à travers cette vitre.
Celle-ci est pointée après s'être retournée en sa direction, se trouvant sur la gauche de la directrice, surélevée au minimum.
-Ah.
-Ah! Oui.
-Ce n'est pas vraiment ce que vous croyez. Nous étions en train de faire une expérience.
-Avec des cartes? Vous titillez ma curiosité. J'aimerais bien voir sur quoi cette expérience est basée. Je vous en prie, monsieur Jane. Continuez.
Le sourire malin maquillé de ruse, le piège est tendu, décontenançant à ce moment le prof.
-Vous le voulez réellement?
-Mais oui.
-Bon. … C'est-à-dire que ..
-Quoi donc?
-Le problème est que nous avions fini cette expérience avant que vous ne rentriez. Mais comme je compte là, la refaire après-demain, l'inspecteur d'académie aura certainement le plaisir de la voir. Et par la même occasion vous. Qu'est-ce que vous en pensez? Ça vous dit?
-Je vois. Non, ça ira comme ça. Tant pis.
L'esprit futé de Patrick Jane a bien oeuvré en tactique face à un proviseur du tout, du tout dupe. Cependant, si c'est pour jouer à cet autre jeu du; Qui de nous sera le plus malin, Madeleine Hightower ne compte pas se déclarer perdante par forfait.
-Je vais aller m'asseoir là-bas. un bureau vide désigné, placé au fond, l'élève qui l'occupe étant malade.
-Vous êtes sûre?
-Oui. J'y tiens.
-Ok.
La directrice va alors s'asseoir à cette place libre, fière de s'imposer ainsi que de provoquer une petite gêne chez l'enseignant qui de toute façon sait comment s'en sortir.
Evidemment, le cours revient à la normale, ce qui fait afficher un bref rictus en coin de bouche, se disant qu'il est extrêmement rusé, habile.
Voyant que le cours se passe normalement, sans simulation, celle-ci décide de quitter la salle trente-sept minutes plus tard, n'ayant plus rien à redire. Pas d'imprévu à craindre à cet instant. Mais en passant à côté du professeur, elle ne s'embarrasse pas pour lui conseiller à voix basse bien sûr, de ne pas réitérer ce tour de magie. Celui-ci hoche juste la tête pour acquiescer, le sourire mi-coupable, mi-effronté.
-Continuez de bien travailler.
-Oui, madame, m'dame. les élèves répondant simultanément.
Après le départ du proviseur, le cours continue dans un climat conventionnel jusqu'à ce que Danny s'extirpe à nouveau de son trou, levant la main.
-M'sieur!
-Oui.
-Vu que madame Hightower est partie, votre tour de lire dans les pensées, c'est possible de continuer?
-Oh, oui, m'sieur, .. Monsieur!
Ceci remis sur le tapis, l'enthousiasme des élèves s'enflamme, l'enseignant n'y tenant plus trop à cet instant. C'est un peu retombé. Lèvres gracieuse néanmoins, celui-ci met un frein à leur emballement et par un gestuel des mains.
-Ok, ok. On se calme. Je pense qu'il est préférable que l'on s'en tienne au programme.
-Pourquoi? Vous avez peur d'avoir perdu vos pouvoirs?
-Non. Mais il y a un temps pour s'amuser et là, il est temps de se remettre à apprendre.
L'insolence, le comportement provocateur de l'adolescent ne le déstabilisent aucunement, sachant de plus en plus à qui il a affaire.
-Ouais. De toute manière, c'est de la poudre aux yeux. Vous nous avez fait votre numéro d'illusionniste.
-Qu'est-ce t'as à sans arrêt à asticoter comme ça?! s'insurge Michelle, le ton positionné en mode modération, sentant toutefois son énervement poindre.
-Quand on commence quelque chose, on finit.
-N'importe quoi.
La jeune fille lève les yeux au ciel, cette attitude réprobatrice ne le décourageant pas non plus.
-Je prépare le ring? Il y a des amateurs? propose le professeur, timbre vocal dispensé de fermeté, se préférant pédagogue avec l'humour en prime.
Une bonne partie en sourit, miss Vega quant à elle en décroche un avec crispation.
-Non. Pas de volontaires? Très bien!
L'enseignant braque ensuite son attention sur le perturbateur de service puis lui propose à son tour un défi.
-Bon! Finalement, je n'ai pas envie de vous décevoir. Alors je vais être gentil. Vous avez fait ce numéro prodigieux qui était de sortir d'un aquarium après avoir été enchaîné comme vous nous l'avez raconté. C'est ça?
-Ouais.
-Parfait! Je vous parie que je peux deviner comment vous vous y êtes pris.
-Rien que ça! Vous rêvez, m'sieur.
-C'est ce qu'on va voir.
Un sourire anticipateur de triomphalisme s'élargit face au Danny Houdini qui ne s'en soucie guère, certain que le guignol orgueilleux qui leur sert de professeur de sciences/chimie en sera incapable. Un sacré, foutu défi en perspective qui va activer les neurones, oui! Les élèves se montrent alors tous intrigués de savoir de quelle manière monsieur Jane va s'y prendre. Un peu de calcul, une bonne dose de remue méninges … Tout est une question de mathématique.
-C'était un aquarium, je suppose de 240 gallons?
-Oui.
-C'est ce dont on se sert en général dans ce type de numéro.
-Ouais. Facile à deviner.
-Monsieur, ça fait combien 240 gallons? questionne Summer, intéressée.
-908,48 litres.
-Waouh! Tant que ça! s'exclame Wayne ainsi que Grace et trois autres élèves.
-Autant, oui. Ça permet à la masse corporelle de flotter avec plus d'équilibre, d'aisance par rapport au volume conséquent de l'eau. ... Explorons donc en détail maintenant! Danny, vous étiez enchaîné des chevilles au cou?
-Ouais. Et il m'a pas fallu longtemps avant de me libérer.
-Pourtant, des chaînes ce n'est pas très léger quand il y en a deux, trois réunies.
-C'est vrai. A vous de résoudre l'énigme, m'sieur.
Ce ton insolent motive davantage l'enseignant à relever ce challenge, sentant possible d'y parvenir à bout.
-Tout était authentique, évidemment.
L'ado hoche la tête, content, étant sûr de l'impossibilité de solutionner ce mystère bien gardé jusque-là.
-Très bien. Vous êtes enchaîné, poignets menottés, vous disposez d'un temps réglementaire pour venir à bout de ce numéro et apparemment rien n'est truqué.
-Absolument rien, m'sieur.
A ce moment précis, le prof semble avoir deviné l'astuce qui se situe bien sûr sur un seul accessoire, le plus plausible. Les menottes.
-Simple ou à double crochetage?
-Double et de véritables sans aucun trucage.
-T'avais pas un bouton de sécurité pour t'en dégager? demande Kimball, le ton concerné, neutre.
-Pas du tout.
Un véritable mystère semble résider. De nombreuses théories défilent alors comme se servir d'une allumette, cacher la clé dans la paume de main, que les menottes soient à moitié verrouillées. Malheureusement, toutes erronées. Quel est le secret? Pourtant simple apparemment mais personne n'y a pensé. Excepté …
-Alors, m'sieur? Vous avez une idée?
-Je crois que oui.
Le sourire glorieux du jeune Dannydini s'étend, très sûr de lui.
-C'est quoi votre verdict, m'sieur?
-Dans cette aquarium il y a des parois à l'intérieur et d'après moi, voici ce que vous avez fait. Rien n'est truqué en effet mais comme dans tous les numéros, il y a un truc comme on dit. Je dirais que subtilement, à un moment donné, vous avez dû vous laisser porter contre l'une d'elles et sans que quiconque ne s'en rend compte, c'est là tout l'art de l'illusion. Vous frappez un coup afin de déverrouiller la sécurité qui se trouve à l'intérieur. Vous pouviez ainsi vous en libérer.
-Avec le public qui regardait ?!
Un furtif ricanement s'échappe de la bouche du jeune prodige, l'ébauche d'un sourire sardonique en accompagnement.
-Voilà toute la subtilité de ce tour. Je suis certain que l'aquarium était disposé en surélévation pour qu'ainsi l'illusion fonctionne. Non?
L'étirement des lèvres du jeune homme s'estompent légèrement, se retrouvant à cet instant confronté à plus brillant que lui.
-Vous avez tout faux.
-Oh, que non! Je suis sûr que c'est ça.
Le professeur élargit quant à lui tout son sentiment victorieux sur la bouche, comprenant à l'air de l'ado, malgré ce qu'il réfute, que son hypothèse tient solidement la route.
-Si, si. J'ai trouvé.
La plupart des élèves se tournent vers mister Ruskin, dont certains d'entre eux ne se gênent pas pour s'exclamer.
-Ah! T'as été perçu à jour!
-Eh! Ça va. Pfff! J'ai pas dit qu'il avait raison.
-Mais ouais.
-C'est ça!
Et toute cette manifestation bien animée se répand d'une façon bon enfant, faisant agrandir le sourire espiègle de l'enseignant. On peut dire qu'avant la fin du cours, ce défi relevé haut la main, met une sacrée ambiance, presque survoltée tant la bonne humeur a été galvanisée. Si la directrice était passée par là, sa présence aurait été mémorable et plus encore. Certains ont donc échappé à la lecture de leurs pensées , sortant quelques secondes plus tard de la salle, très enjoués. Un moment inoubliable!
Summer a raison. C'était super! Le groupe d'amis ne pouvant qu'acquiescer, la joie animant leur visage. Quant à Danny, il est le dernier à quitter la salle, s'avançant auparavant vers monsieur Jane.
-Ok. Je dois le reconnaître. Vous êtes pas un nul.
-Eh bien! Venant de vous, je ne peux que le prendre comme un compliment.
-Ouais.
L'adolescent repart sans s'être attardé sous le regard amusé du prof de chimie, celui-ci levant à cet instant les yeux au ciel. " Ben tiens! Quel phénomène!"
Deux jours plus tard, l'inspecteur d'académie n'eut rien à redire, aucun reproche à apporter, trouvant l'établissement non en folie due à sa réputation. La directrice en fut rassurée, satisfaite que tous se soient correctement comportés. Pas de mauvais point pour Riverdale cette année! Et pas également de tour de magie pour la venue de celui-ci. Ça n'aurait pas été triste pourtant. Mais bon! Mieux valait jouer la carte de la sobriété, sagesse cependant.
Et pour le 31 octobre, plus tard, pas de soirée d'Halloween au lycée, les années sixties ayant eu cet honneur de dominer le trône comparé à l'année dernière. Impasse donc sur le jour des revenants, d'autant plus que cela tombait un mardi. Tant pis. Le célébrer le week-end, non impossible mais cette année, la liberté pour chacun n'était pas au rendez-vous. Le hasard avait mal fait les choses.
A partir de ce mois-ci, tout sembla passer assez rapidement sauf quand on est adolescent. Toutefois, l'anniversaire de Teresa avait été célébré chez Joe's Sharky Pool, lui faisant une surprise des plus stupéfiantes. Ballons, banderole avec; Joyeux 17ème anniversaire, ne put que la combler. Béate devant, exaltée intérieurement. La jeune fille avait eu droit à un anniversaire qui l'a frappa agréablement d'étonnement, la joie au paroxysme contrairement à la maison ou celui-ci fut plus sobre comme chaque fois.
Cependant, une exception surgit. Le père de Teresa lui avait offert des cours de conduite, ce qui la surprit également, toute réjouie. Une étreinte qui fut méritée pour papa, sa fille remplie de gratitude pour ce cadeau qui représentait beaucoup concernant sa valeur au sens double. Financièrement, sentimentalement. Son père avait exprimé toute sa confiance qu'il avait en elle.
La demoiselle allait en faire bon usage. Et le jour même, à nouveau, au détour d'un couloir, Summer, Grace, Michelle, Teresa, croisèrent mister Jane qui fut salué. Vu l'expression de la princesse en cette date du 10 décembre, légèrement contrariée, le jeune prof mis ceci sur le compte des cadeaux, de grandes attentes. Summer lançant l'information en passant, miss Lisbon eut droit à un bon anniversaire de sa part, répondant, le ton modéré, sourire réservé. Une taquinerie de plus fut offerte, débloquant une réaction spontanée; Interloquée, surprise, un peu récréer.
-Vous faites la tête parce que papa ne vous a pas offert de poney.
Et ceci dit malicieusement avant de filer. Teresa ne répondit rien, affichant juste un minime sourire contrairement là, à ses copines qui en rirent. Tout en continuant leur chemin, la jeune fille tourna la tête, sourcils froncés, le regard rieur de l'enseignant se croisant avec le sien. C'était vraiment un drôle de numéro envers lequel on ne pouvait pas s'en indifférer. Malgré tout ...
A cette minute, depuis maintenant trois semaines, ce qui préoccupait son esprit était Kimball, le temps passé sur le terrain et la peur qu'une distance inexorable ne menace. Se voyant peu, sans lui en faire le reproche, contente pour lui sincèrement, un changement perceptible commençait à se faire pressentir, la hantant. Il n'avait rien d'exquis. Quant à Danny et Tamzin, leur relation en était au point mort depuis octobre et l'amitié entretenue avec le groupe était encore un peu en froid, le jeune homme se sentant très seul en cette longue période.
1"Lorsque le couteau s'est enterré dans les battements de mon cœur … Et pourquoi ne m'aiderais-tu pas, quand je crie au sommet de ma voix ? Maintenant je me souviens pourquoi je suis seul."
Mais c'est par ma faute car je suis une bombe scintillante. Je serais injuste et encore plus un sale con si je prétendais que j'ai fini en victime. C'était mes amis et ils ont fini en mes victimes à cause de ma mauvaise farce. 2Un de nous a fait n'importe quoi et c'est moi le crétin, le roi des cancres et des idiots. "Mais où est la beauté dans toute cette ignorance? ... On me dirait ensuite; "Tu n'es pas drôle et tu es une chanson que je ne veux jamais réentendre."
C'est insupportable quand deux musiques qui jouent à la suite, non en même temps heureusement, vous assaillent l'esprit par une partie des paroles de ces deux-là, pour vous faire comprendre pour quelle raison vous vous retrouvez dans votre situation en inversant l'ordre du texte. C'est qui, qui m'envoie ça franchement?
-Ta conscience. T'as pas fini de m'entendre hurler pour toutes tes conneries! Grandis Danny, bon sang!
Je suis dans la mouise.
Et concernant la situation de Wayne par rapport à la sortie de son père, celle-ci était pour l'
instant stationnaire. Si seulement cela avait été immuable!
En ce tout début de janvier 1996, après un noël passé pour tous dans la félicité pour une fois, celui-ci signait une nouvelle ère, la mort de ce qui avait été, une transformation pleine et intense qui se vivrait dans la douleur. Et les premiers à en être les malheureuses victimes seraient …. Kimball et Teresa. Au cours de ce mois-ci, ce qui avait été tant redouté était sur le point de se produire.
Se voyant peu entre les entraînements, deux, trois matchs, malgré leurs forts sentiments, une cassure s'était insidieusement immiscée, ne résistant pas son agrandissement. Après une relation riche, longue en durée, ça ne suffisait plus. D'un commun accord brusque et dans la tristesse, afin que rien ne devienne moche, les deux jeunes gens avaient décidé de faire une pause dans leur jolie histoire.
En dehors du terrain de base-ball, dans les bras l'un de l'autre, Teresa couchait ses larmes sur l'épaule de son premier, important amour, celui-ci affecté par cette maudite conjoncture, le ciel quant à lui égayé se moquant de ce temporaire adieu à leurs liens qui paraissaient tant indéfectibles. L'oxygène se coupa.
3"Où sont passés mes héros? Ont-ils changé ou est-ce moi? … Cet endroit est si familier, ton visage est si familier, cette endroit est si, ton visage est si, si familier. Cet âge d'or me manque. .. Maintenant, c'est l'électrochoc. Les visages familiers se rassemblent autour d'un mensonge. … Nous voilà déchaînés, il est temps pour toi, nous, de sortir de notre hibernation. Les rumeurs se lâchent … Combien d'essais avant que ce soit bien. Cet endroit, ton visage est si familier … ."
Ils se foutaient de tout à cet instant très critique.
