Bonsoir à vous tous en cette toute fin de soirée,

Voici la suite et dans ce chapitre une nouveauté a rejoint l'aventure. A vous de la découvrir. ;) Et après le baiser, quoi de plus normal que ... Chut! Vous verrez à la fin. -:p. Le reste va vite s'enchaîner mais je ne vous en révèle pas plus.

Sur ce, je vous laisse avec ce qui suit. Avant, je voudrais remercier et toujours Loulouisetta, FunnySparrow pour leurs derniers commentaires, fidélités, sincérité ainsi que Mammar1998. Merci de tout cœur. Une note a été mise à la fin. Si ça vous dit, pour vous faire une idée des extraits des deux chansons qui ont été intégrées encore, vous pouvez les écouter sur Youtube.


Les pensées durant cette nuit se bousculèrent. Entre ce que ce présent avait brisé et ce qu'il avait fait entrer comme nouveauté improbable, l'esprit de l'adolescente avait été assailli, emporté tel dans un tourbillon presque nébuleux, à triturer les méninges d'une manière très active. Entre la culpabilité et le désir maintenant avoué de franchir la ligne interdite, tout s'était brouillé, plus perdue que jamais. Le sommeil avait été à la fois chaotique et délicieusement importuné.

Ce baiser tendre sur les lèvres au goût déstabilisant et merveilleux ne les avait quitté jusqu'au réveil. De quoi avoir le cerveau chaviré et habité par, ainsi que cette sensation vivante qui flirtait encore avec sa bouche. Rien de plus savoureux qu'un souvenir qui vous tourmente agréablement.

Mais lorsque la mémoire rembobine une des scènes ultime, le dernier acte de la fin d'une ère, cela n'a rien de confortable. Une rupture reste toujours douloureuse, nous étant personnelle et d'une façon infiniment délicate, fragile. Lorsqu'on aime une personne profondément, qui marque, comment peut-on devenir indifférent à ce qui a été?

Au fil des derniers jours, malgré que rien ne parut, l'absence se fit de plus en plus sentir, reportant trois rendez-vous de prévu entre Teresa et Kimball, dont un qui put se faire, mettant les autres au rencart. Être ensemble était le plus important en fin de compte, en profitant lors de cette sortie au cinéma, un mercredi après-midi, la demoiselle ayant le champs libre.

Père au boulot, frères vacant à leur activité sportive. Quoi demander de plus? Mais lorsque deux autres viennent plus tard s'annuler même si ce n'est pas la peine de s'en rendre malade, on commence à cet instant à prendre peur par ce que l'on éprouve.

Est-ce que ça va se répéter souvent? L'absence se réitérant, il fallait craindre le pire. Ça a tenu comme ça a pu, y souriant malgré tout, supportant, patientant car aimant, soutenant, on résiste. Malheureusement, la corde à ses limites à la résistance. Et un jour, brusquement, celle-ci casse. Tenter de la renouer solidement peut s'essayer. Mais le noeud était-il assez ferme pour ne pas se défaire encore?

La réparer n'aurait peut-être pas été suffisant, tenant sa promesse de tenir. Alors… On laisse défait et on ne resserre plus rien. L'amour même présent, ne le négligent que faiblement lors de cet engagement sportif de ce côté-ci, à aussi ses limites. Il est ensuite maintenu à distance. Et sur ce terrain, c'est devenu à la fin, un visage qui est apparu sous des traits non plus tellement familiers, changeant en des étrangers. Une évidence douloureuse s'imposa.

Main dans la main parfois, un excès de démonstration tempéré par la pudeur, bras enlacé tout de même autour de l'épaule de la jeune fille blessée, traversant les couloirs du lycée … Qui l'aurait cru? Chacun étant munis d'un *exosquelette, rien ne transparaît en temps normal. Les imprévus qui interviennent dans la vie sont brusques, vous donnant une claque. Pourtant, le détachement dû à la lassitude ne s'immisce pas sur un coup de tête. Cependant, on en a une toute autre impression lorsqu'un spectateur extérieur le voit.

Ça semble se précipiter en un laps de temps qui échappe à sa notion ainsi que de sa logique.


"Could you move in slow motion ?/Serais-tu capable de te mouvoir au ralenti ?

Everything goes by so fast/ Tout va trop vite

Just slow down a little/ Ralentir ne serait-ce qu'un peu

Save the best part for last/ Et sauver le meilleur pour la suite"


Teresa et Kimball!? Comment ont-ils pu rompre? L'un s'assemblant avec l'autre. Rien n'est jamais acquis. Aucun des deux ne s'y attendaient et sur ce terrain, le jeune homme d'un naturel impassible, fut indubitablement ébranlé par cette décision malgré sa carapace. Même si chacun avait pris conscience de ce changement, on est toujours surpris. Quand l'amour se pâlit, on le ressent comme une trahison car la douleur est imminente. Faire une pause (définitive) est triste.

La dernière étreinte parut durer une heure entière tant cette séparation semblait invraisemblable. L'enlacement s'était resserré là, solidement, profitant de ces longues minimes minutes.

Mettre en marche la bobine sur laquelle figure ces instants finaux vécus, avait défilé tel un souvenir encore bien vivant, beau. La nuit influence l'activité fertile de l'esprit. Communier avec elle sous des aspects mystiques et secrets. Et la sensation exquise par contre de ce baiser surréel … Quelle dualité intérieure!

Néanmoins, en se levant ce matin, l'âme de l'adolescente avait rejeté l'habit de la morosité. Ces plus que des mots avaient réussi à avoir de l'emprise sur son humeur matinal. ….

Lorsque celle-ci descend les escaliers plus tard, il lui est impossible de ne pas maquiller un sourire intérieur, sa bouche laissant apparaître un léger soulignage. Toutefois, une fois en route vers le lycée, papa Lisbon la conduisant ce matin, cette euphorie se maîtrise petit à petit jusqu'à son arrivée à Riverdale High. Entre l'esprit qui maintient hors de la réalité et celle qui rattrape avec dureté, la sensation de cette joie s'assagit. De penser à ce moment de se retrouver confronter à mister Jane, le sentiment heureux dévie vers la gêne, surtout en y pensant à nouveau en présence de son père.

Dans l'intimité de la DS, de son esprit, tout est différent aujourd'hui. Faire comme si de rien ne s'était produit d'illicite. N'est-pas?

A ce jeu sensé, très recommandé, Teresa ne rencontrera pas trop de difficulté. Et tout intérêt car en cette première heure de cours qui l'attend, celui-ci commence par la chimie. Emportés par une tentation impulsive, on oublie les lendemains. mais en s'en rappelant sur le trajet, sa mémoire fut frappée comme un violent éclair, la malmenant un peu.

A cette réaction fugitive qui la fit grimacer par crainte de la confrontation inévitable, son père captura d'un rapide coup d'œil, l'expression de sa fille. Malgré que ça ne se remarquait pas non plus, papa Lisbon avait bien ressenti que sa fille était moyennement en forme morale depuis quelques jours.

Lorsqu'une ado boude légèrement son assiette, faisant faire du sur place à sa fourchette, picorant comme un moineau, ça ne laisse pas indifférent. Ne pas prendre le silence pour de l'ignorance ! Alors au moment de descendre du véhicule, son sac à dos remis sur l'épaule et avant de refermer la portière, son père rompt le silence, mettant de côté sa pudeur.

-Attends. Est-ce que ça va?

-Oui.

De poser la question, ceci la rend décontenancée, trouvant cette soudaine attention très bizarre et le froncement de sourcils le confirme.

-Pourquoi tu me demandes ça? demande-t-elle posément, méfiante ainsi que très, très surprise.

-T'as pas de soucis, Teresa? Hein?

Cette inquiétude particulière la touche toutefois, sentant quant à elle que cette attitude soucieuse est sincère. Afin de ne pas accentuer l'inquiétude de monsieur Lisbon et surtout que rien ne trahisse sur son joli minois, la douce demoiselle joue la comédie, mettant en vedette son plus ravissant sourire.

-Tout va bien. Merci de t'en préoccuper. Mais ça va.

-D'accord.

Petit salut de la main ensuite qui se met en mouvement, renvoyé, son père redémarrant quelques secondes après. La jeune fille rejoint sans tarder le bahut, apercevant à quelques mètres du portail la DS bleu en train d'arriver à son tour. Observant furtivement, les battements de son cœur entrent en accélération, sa volonté entrant de son côté également en force, la poussant à décoller ses semelles du bitume. Cela risque d'être vraiment embarrassant une fois dans la salle.

Entre Kimball et monsieur Jane … C'est compliqué de contrôler ce que l'on éprouve.

Quelques minutes plus tard, tout ce petit monde placé à sa place sans tellement s'être éternisé sur leur bavardage, le professeur fait son entrée finale, refermant la porte derrière lui. La besace, le caban sont rapidement posés sur le dossier de la chaise, l'air neutre. Mauvaise humeur, contrariété, culpabilité? Un mélange des deux dernières finalistes. La tenue vestimentaire d'aujourd'hui s'avère plus classique sans que cela ne dépareille, le goût sûr comme toujours.

Veste bleu foncé, chemise bleu ciel quant à elle, petit gilet noir et jean de même couleur. Le conseil fortement avisé de la directrice qui fut de ne pas se comporter comme un camarade, se fait là, parfaitement sentir. Et ce recalibrage comportementale surprend, en déstabilisant plus d'un.

L'instant délicieux de cet égarement semble lointain maintenant. Le climat a perdu en chemin quelques bons degrés. Plus de gêne à avoir donc à présent.

"-Je me sens comme une pauvre imbécile."

L'euphorie est retombée, ramenant à une normalité plus que brutale et banale.

"-Faut vraiment être cruche! Mon dieu!"

Le cours se déroule sans originalité, sans enthousiasme de la part des élèves. L'ennuyeux est revenu. Adieu le 3D en technicolor, bonjour le gris plat d'un jour commun! Les impondérables ça existe.

Des petits regards brefs s'échangent par intermittence entre certains, trouvant ce changement curieux ainsi que décevant. Cependant, la nature humaine n'est jamais totalement chassé. Quel soulagement!

Entre deux expériences en milieu d'heure, veste enlevée auparavant pour davantage de liberté gestuelle, l'enseignant arbore subitement un sourire malicieux par rapport à une idée derrière la tête, s'adressant à la classe sans qu'aucun ne l'ait pressenti. Et la nouvelle va provoquer une vague d'emballement dû à l'annonce très divertissante.

-Je voudrais votre attention un petit moment.

L'attention se focalise alors en sa direction, les élèves intrigués, impatients d'en apprendre plus.

-Bien.

Le prof s'assoit sur le rebord de son bureau, mains jointes, l'attitude décontracte, le regard faisant un tour d'horizon. Pupilles pétillantes d'espièglerie de nouveau, chacun s'interroge, une euphorie grandissante qui se réinstalle dans la salle de chimie.

-Je voudrais vous parler de quelque chose qui je suis sûr va plaire à beaucoup d'entre vous.

Les filles dans l'ensemble déjà attentives au moindre mot prononcé par le jeune, joli enseignant, le suspense en est davantage palpable.

-Est-ce qu'il y en a parmi vous qui rêve de se retrouver à l'antenne, derrière un micro et être au centre de l'intérêt en influençant les goûts, l'esprit des jeunes tout en s'éclatant à animer une émission au sein du lycée? Être à la radio ça vous dit?

Des visages expressifs s'animent en s'extasiant à cette seconde, quelques élèves s'empressant bien évidemment de le questionner.

-Ça consisterait en quoi, monsieur?

-Ça serait uniquement pour diffuser de la musique?

-Pour parler de sujets qui nous concernent …. ?

La sourire du prof s'agrandit, pointant leurs interrogations pertinentes en touchant son nez de l'autre index.

Ils brûlent, ils brûlent.

-C'est pour faire quoi exactement, monsieur? Tout ça?

-Vous avez trouvé!

Summer est assez perspicace à ce jeu-là, se montrant immédiatement réjouie à l'écoute de cet ensemble d'idées qui ne forme qu'un. Et voilà son esprit embarqué aux portes de son imagination, se voyant bien dans le rôle de l'animatrice, du DJ star. Une bombe platine aux commandes, c'est canon, ouais!

Une autre main se lève, une inattendue, celle de Kimball. Le jeune homme serait-il intéressé ou juste …

-Oui.

-Il n'y a pas d'atelier de radio ici, monsieur?

-Si. Mais il n'a pas été utilisé depuis quatre ou cinq ans.

-Comment vous savez ça, monsieur? interroge à son tour Michelle.

-Parce que j'ai fait ma petite enquête dû à cette idée qui a germé dans ma tête.

-Si il n'y avait que ça. Danny marmonnant.

Mais l'ouïe fine du professeur telle celle d'une chauve-souris, détecte une fois de plus l'impertinence verbale de l'ado infernal sans ajouter aucune remarque. Ah! Dommage, Ruskin! Il aurait dû rater l'occasion de l'ouvrir. Et Patrick Jane poursuit comme si de rien n'était également.

-Dans l'ancien lycée où j'enseignais, ils disposaient justement d'une petite cabine aménagée pour jouer les DJ et qui était très bien équipée.

-Le lycée où vous étiez était pour gosses de riche, m'sieur. Ici, c'est pas le cas.

-C'est vrai, Danny. Mais pas besoin non plus d'un matériel dernier cri pour en mettre plein la vue comme vous dites.

Son parler désinvolte, sa nature spontanée qui frise l'effronterie, l'insolence, dont ces qualités sont passablement appréciées ailleurs, étant de retour, fait sourire toute l'assemblée qui acquiesce.

-Nous avons juste besoin de l'essentiel. Et heureusement, car j'ai fait ma petite recherche dans les archives il y a de ça deux semaines. L'équipement est rangé bien à l'abri dans les locaux de Riverdale. Donc, nous en venons à la proposition suivante. Est-ce qu'il y en a parmi vous qui serait partant pour s'y essayer? Ça passera par des auditions pour trouver la personne qui bien sûr sera le, la meilleure. Qui sera mettre le feu.

L'euphorie s'accroît davantage, étant une bonne majorité à se montrer partant malgré qu'il y ait un minuscule détail qui manque, Wayne ne manquant pas de la souligner quant à lui.

-Monsieur!

-Oui.

-Normalement pour toute activité, il y a une note qui est affichée au tableau d'affichage?

-Euh! Disons que ce n'est pas officiel pour le moment.

-Ah, bon? Mais pourquoi?

-Je préfère prendre la température avant que cela soit soumis.

-Ah, d'accord. Le proviseur n'est pas au courant. Ça va être encore un plan foireux.

-Euh! Non, pour être honnête. Et ça ne sera pas un plan foireux.

-Ouais, ben là m'sieur, elle voudra jamais.

-Vous êtes pessimiste, Danny. Je pense qu'au contraire, madame Hightower n'y verrait aucun inconvénient.

-Vous êtes sûr?

Tamzin qui se manifeste est souvent un exploit en ce qui concerne la vie de classe. Alors pour semer le doute, un peu plus. .. Face à la perplexité de l'élève, le prof ne se retrouve cependant pas démotivé pour autant malgré la crainte d'un refus. Toutefois, n'ayant rien d'un enseignant classique, possédant l'audace d'un gamin, qui ne tente rien n'a rien. Quitte à se faire aller voir ailleurs … Aucune gêne de ce côté.

-Oui, je pense. En temps et en heure de toute façon, nous en reparlerons et je suis plus que certains que ça vous plaira et marchera. Un peu de fantaisie permet d'éviter de s'ennuyer comme un rat mort. Vous êtes d'accord?

Les adolescents le sont toujours lorsqu'il s'agit de la fuir.

-Qui est pour alors?

La classe entière lève la main, les ayant mis dans sa poche. Très, très futé, le Jane!

Teresa, Grace, Summer avec Michelle se regardent, très, très séduites, se disant que ça serait marrant et pourquoi pas auditionner, principalement miss Edgecombe ainsi que miss Vega, les deux plus partantes dans ce cercle féminin. Ça ne peut que promettre!

Avant la fin du cours, les copies du contrôle précédent sont remis dont quelques bonnes notes en perspective, moyennes pour d'autres surtout. B+ pour Summer, sa matière de prédilection et miss Lisbon qui partage la même note, très contente d'elles-mêmes.

La manière dont les feuilles, néanmoins, sont posées sur le bureau, pour une seule seulement, semble assez étrange. Au moment ou celle de Teresa est couchée, le doigt du prof appuie sur le haut de la copie, la jeune fille trouvant ce geste plus ou moins bizarre sans se poser de questions toutefois. Le cœur, seul battait à l'instant où il s'approcha d'elle pour lui remettre, contrôlant la tiédeur qui aurait fait légèrement rosir les joues de la demoiselle. Et davantage après ce qui s'est passé. On apprend à dissimuler ses émotions à la longue.

Son *exosquelette lui sert, la saillant depuis bientôt cinq ans.


I've seen the porcelain shell/ J'ai vu la coquille de porcelaine

And I feel like we'd walk well together/ Et j'ai l'impression que nous marcherions bien ensemble. …

The things that wall us off from/Les choses qui nous isolent de

Where we belong/ Notre appartenance.

What's wrong with you is good/ Ce qui cloche avec toi est bien

For what's wrong with me/ Pour ce qui cloche avec moi.


La feuille est rangée peu après dans le classeur, semblant à cette seconde distinguer un morceau de papier coincé à l'intérieur. Sans attendre, un coup d'œil est jeté en toute sécurité. Pas pour rien que d'avoir insisté du doigt imperceptiblement ! Tandis que la sonnerie retentit, le papier est en vitesse lu, se doutant consciemment de ce qui serait écrit.

"Nous devons discuter quand les cours seront terminés."...

Le rendez-vous était fixé. Un troisième retour dans le temps. En quel autre lieu?


*Exosquelette: Dans cette chanson, j'ai appris sur le site coccinellenet que l'exosquelette signifie une manière de dissimuler ses émotions, sa vulnérabilité, formant une carapace en résumé.

Extraits aussi des chansons d'Incubus, branchée dessus :-p, dont en premier Admiration et Friends and Lovers qui parle de l'exosquelette au début.