Un bonsoir nocturne voire un bonjour,

J'en profite pour poster ce chapitre, en espérant que vous prendrez plaisir à le lire et je crois que ça va vous plaire. ;) Quand vous arriverez à la partie musicale, je vous conseille d'écouter en premier, dans l'ordre; Can't get off my mind de Lenny Kravitz ainsi que, sans changer, Incubus; Admiration pour la fin afin de renforcer la scène dans votre tête. Bonne lecture pour une heure plus décente et quand vous serez disponible.

A bientôt!

Et mille merci encore les filles!


Un bon nombre sorti, excité, ne cessant de penser à ce projet qui est venu égayer leur esprit, pour un cependant qui pense que cette idée s'avère illusoire. Et pas seulement. … .

-Il n'en n'est pas question.

Pourquoi ça? Ca serait très enrichissant pour eux et ça serait distrayant pour eux. Les couloirs du lycée seraient animés car il faut être honnête. C'est monotone.

-Monsieur Jane. Un lycée n'est pas un cirque et encore moins un lieu de fête. Les élèves sont ici pour apprendre. Ca ne provoquerait que le désordre.

-Vous n'en savez rien.

-Si, je le sais.

-Mauvaise expérience avec?

-De quoi parlez-vous?

-Vous aviez une radio à disposition ici?

-Vous avez fouillé?!

-Quel vilain mot! Non. J'ai jeté un oeil dans les archives.

-Et de quel droit?

Dans l'intimité du bureau du proviseur, s'y étant présenté durant l'interclasse, assis face à Hightower, afin de la persuader que ce projet est une très bonne idée, son initiative ne se présente pas quant à elle sous les meilleurs auspices. Il explique ensuite, à nouveau, l'expérience de l'animation qui avait lieu dans son ancien lycée, racontant cette fameuse idée qui à éclos dans son esprit.

-Je trouve que vous prenez trop vos aises.

-Ce n'est qu'une suggestion que je vous fais.

-Voilà ce que je vous reproche.

Il est alors pointé du doigt, l'air contrarié du proviseur s'affichant sur son visage, un tantinet agacée.

-Vous agissez d'une manière désinvolte sans vous soucier de quoique ce soit.

-Mais c'est un bon point d'avoir des idées à soumettre.

-Croyez-vous?

-Euh! Oui.

-J'étais ironique, monsieur Jane.

-Pas moi.

La bouche de l'insolent enseignant s'esquisse, déterminé à faire céder cette chère directrice, coriace.

-Bien. Je pense que cette discussion ne va nous amener nulle part excepté à un désaccord.

-Mais non.

Il la regarde alors avec plus de sérieux, choisissant de faire preuve d'intelligence. Si celui-ci désire absolument mettre ce projet à exécution, mieux vaut assagir son comportement. Au lieu du vinaigre, il est davantage conseillé d'utiliser du miel.

-Bon! Ok. Je m'excuse. Je devrais modérer l'enthousiasme, la motivation que je manifeste. Je suis désolé si je vous ai donné l'impression de tenter de vous forcer la main.

Malin!

-Bien, d'accord. acceptant, sur ses gardes après l'avoir scruté.

-Tant mieux. Nous pouvons quand même en parler à tête posée et voir si c'est possible. Qu'en pensez-vous?

-Si je décide d'y réfléchir et suivant ma décision, il faudra que vous vous y pliez. Suis-je bien claire?

-Oui.

-Ça sera sans appel.

-Je comprends.

-Donc, pas de coup en douce derrière mon dos.

-Quoi?! jouant les indignés. Enfin! Jamais je ne ferais une chose pareille, voyons!

-Non. Bien sûr! Vous l'accepterez sagement!

-Ah! De l'ironie, non?

Hightower est désignée à son tour de l'index par un Patrick Jane effronté, sa bouche reflétant un plein pot de malice, ne trompant personne. Elle sait parfaitement à qui elle a affaire à présent.

-Oui. étirant les lèvres brièvement avec une sobre impertinence. Vous avez fini?

-Oui.

Il réadopte ensuite une attitude sérieuse immédiatement afin de ne pas faire capoter toutes ses chances minimes soient-elles. Septique?

-Pour tout vous dire et être franche, si l'activité d'une animation radio au sein du lycée a pris fin, cela a été pour une simple et ultime raison. Les deux personnes qui devaient se partager l'animation ont fini par vouloir se supplanter l'un et l'autre et c'est devenu un grand et beau désordre. Alors comprenez que je ne suis vraiment pas réjouie à l'idée que cela puisse recommencer. Et je n'ai pas envie que l'établissement devienne un night club bruyant, une piste de danse qui causerait des embouteillages dans les couloirs.

-La tourmente et la confusion.

-Pardon?

-Non. Je veux dire, ça serait regrettable que ça sème le trouble ici, la pagaille et que ce soit un véritable confusionnisme dans les pensées de quiconque comme vous et que ça vous provoque un peu de tourmente.

-Votre considération me va droit au coeur.

Le proviseur ébauche à ce moment un sourire hypocrite, allant de ce commentaire très ironique bien sûr, le prof le devinant à nouveau sans ne rien dire.

-Il va plutôt falloir pour l'instant que j'y refléchisse tranquillement, peser le pour et le contre et voir si ça ne risque pas de semer la pagaille comme vous semblez vous en soucier.

L'ironie sollicite presque toujours le sarcasme. "Allez viens, que je ne sois pas l'unique à faire preuve d'audace." Jamais deux sans toi. Pas la seule emmerdeuse à vouloir troubler.

-Très bien.

-Quand?

La directrice étire de nouveau un bref sourire nerveux, le trouvant insupportable.

-Vous n'en n'avez jamais assez?

Il hausse seulement les épaules, l'expression pétillante d'un garçon très espiègle, bouche se joignant à ce trait de caractère. Sa personnalité gagne à être connu. Tout dépend cependant pour qui… .

-Non.

-Bon. La sonnerie sonnera bientôt et j'ai deux ou trois choses à terminer. Sur ce … .

-Je comprends.

-Et comme je vous l'ai dit, je vais réfléchir à cette histoire d'animation radio et vous ferez part de ma réponse plus tard. Cela vous convient-il?

-Oui. se montrant peu convaincant mais ne pouvant que patienter de toute façon.

-Merci quand même.

-Je vous en prie.

Patrick Jane quitte le bureau ensuite, maintenant un petit étirement de satisfaction, moins sceptique qu'i peine une ou deux minutes auparavant.

Pendant ce temps, dans la cour, la division physique des ex se fait flagrante et davantage entre Tamzin et Danny, continuant d'éviter le côte à côte. Le froid réside toujours au-dessus de leur tête, persistant désagréablement. Qui en souffre le plus?

Ah! Houdini, Houdini! Les tours de passe-passe n'ont plus d'effet. Même l'illusion d'un semblant de cordialité a foutu le camp.

L'indifférence fait mal. Coeur fragile en péril? Alerte, alerte!

"Loin des yeux, loin du cœur, loin des yeux, loin du coeur. Nous n'avons plus le temps, nous n'avons plus l'esprit."

Quant à Kimball et Teresa, l'intelligence concernant leur entente présente, celle-ci était restée à résidence. Pourquoi se faire la gueule? La rupture n'engendre pas une déclaration de guerre. "Tu m'as fait mal, je vais te faire mal. Prends tes armes, je vais prendre les miennes." Des fournitures scolaires afin que l'on défende notre honneur à coup de règle, d'équerre et de compas. Certains seraient lancés et l'autre serait utiliser comme une épée en plastique. Pas en fer, ça blesserait les doigts et comme la longueur est courte ça ferait également bobo aux ongles. A moins de les avoir griffus ou la pointe des membres finissant sur une finition crochue. Quelle débilité de se bouder!

Tous deux …. Ce serait bien un réel gâchis. Heureusement que le sujet porte à cette minute sur le projet d'animateur voir animatrice radio tout en picorant quelques chips comme Rigsby ou des pipas pour Danny et Kimball, les filles piochant un peu dedans excepté Tamzin ainsi que Grace mais pour une autre raison. Encore avec Craig, assis sur un banc pas trop loin d'ici. Et l'agacement est renforcé de la part de l'amoureux transi, muet par ses sentiments mais pas la bouche complètement muselée. Aussi dû à un autre problème majeur, de taille qui est son père.

La manière de cracher les coquilles est éloquente, manière qui ressemblerait à celle d'une attitude intimidante d'un membre de gang qui s'essuierait la bouche tout en faisant comprendre; "Eh! Mec! Me cherche pas de noises, j'suis pas d'humeur! Si tu veux pas que je te refasse le portrait version Picasso, dégage de mon territoire!" Le message serait reçu surtout de ses hautes jambes. Un géant ça impressionne toujours, principalement quand on a une carrure de basketteur.

A cet instant, le professeur de chimie traverse la cour, la démarche souple, assurée, à la cool. Bon signe peut-être? Michelle et Summer se regardent puis impulsivement, le sourire prend la forme d'une banane. Les filles descendent du banc, se précipitant vers le jeune enseignant, amusant à nouveau Kimball et Teresa.

-Vous n'êtes que des groupies!

-Cause toujours, tu nous intéresses.

Le jeune homme est d'humeur bien disposé et miss Edgecombe sait répliquer. Faut bien rire un peu. A 17 ans ça serait dramatique. "Dérides-toi!"

Tandis que les deux fans se rapprochent de leur idole, leur amie attarde son attention sur mister Jane, repensant au mot remis en cachette. A la fois mélancolique et nerveuse, la questionnite aiguë de son mental revient à la charge, tentant d'évincer l'intruse encombrante, n'étant le moment. C'est que c'est pernicieux cette petite bête. " Eh! Merde! Comme si j'avais besoin de ça! Fous-moi la paix, va-t-en de ma tête!" Le coeur encore battant, l'appréhension de cette future entrevue la taraude quand même.

"-Que va-t-on se dire?"

La boule de cristal est inutile à consulter.

-Vous en pensez quoi de ce plan?

Danny rompt momentanément l'errance des pensées de miss Lisbon à cette seconde, son cerveau l'en remerciant. Par ailleurs, à cet autre instant, Tamzin décide de fuir en ce début de discussion, non pour sa nature mais par agacement aussi rien que d'écouter son ex-magicien. "Ça gèle sévère par ici!" Le froid de Sibérie souffle.

-Vous allez vous faire la gueule pendant combien de temps?

Se sentant concerné, Kimball ne peut s'empêcher de l'interroger sur cette situation irritante.

-Demande-lui à elle.

-Ça te fous pas les boules?

Et un autre concerné, un!

-Qu'est-ce que tu veux que je fasse?

-Arrêter de faire le con des fois.

Wayne est le second à partir, les nerfs en pelote causés par ce tout qui lui est personnel.

-Si t'en meurs pas avant!

Tandis que le gaillard s'éloigne, Houdini ne peut s'empêcher non plus d'aller de sa remarque.

-Eh, ben c'est gai par là!

Ces deux amis restants compatissent, haussant juste les sourcils.

Cinq minutes plus tard, alors que les élèves entrent en cours, dans le couloir avant, Danny interpelle Teresa qui se stoppe, surprise.

-Dis! Tu pourrais pas … Enfin … Tu pourrais pas …

-Tu veux que je touche deux ou trois mots à Tamzin?

-Euh?Ouais.

-Pourquoi tu ne le fais. C'est à toi et non à moi.

-J'ai essayé, t'as bien vu. Elle m'a envoyé sur les roses.

-Je ne m'en mêlerai pas.

A l'air désespéré de celui-ci,Teresa lui prodigue ce conseil sage, recommandé à appliquer.

-Tu devrais prendre de la distance. Ne force rien, laisse aller. Plus tu seras derrière, plus tu la feras fuir.

-Ouais, je sais. T'as raison. J'peux te poser une question?

-Vas-y.

-Comment vous faites toi et Kimball? On dirait que vous êtes vite passés à autre chose.

-Tu sais tout le monde est différent et pour te rassurer, on ne passe pas facilement à autre chose. Et c'est pas pareil pour nous.

Danny hoche la tête, acquiesçant avant de recevoir un mot d'encouragement.

-Perds pas espoir.

-Merci.

-De rien.

La main de son ami est serrée furtivement, rentrant ensemble ensuite dans la salle où va se dérouler le cours de maths. Si les heures pouvaient prendre tout leur temps …! Plus le rendez-vous s'approche, plus des palpitations se font sentir. Mon cœur fait boum, boum, boum.


A la fin des cours, ne sachant comment s'y prendre, Teresa prétexte qu'elle doit aller chercher l'un de ses frères, se séparant de son clan aussi facilement. Et pour ce qui est des nouvelles, rien de nouveau vers la station de radio à part l'optimisme qu'à apporté Patrick Jane aux demoiselles empressées. C'est déjà pas mal!

La jeune fille se dirige donc dans le nom de la rue indiquée où la rencontre a été fixée, écrit sur le mot; Rejoignez-moi à l'angle de Windsor Avenue. Ce qui se situe à sept minutes du bahut. Allons-y! Douze minutes après, la DS se profile à quelques mètres devant elle, la bouche affichant un soulignement très élevé. Le trac logé dans la gorge, la joie remporte malgré tout, d'autant plus lorsque la portière côté passager s'ouvre par la suite. Nous y sommes!

-Personne ne vous a vu?

-Non.

Une ébauche souriante se dessine respectivement sur leurs lèvres, sûrs d'eux, ensoleillées par un rayon fugitif venu de l'astre solaire, plus ou moins visible tout à l'heure dû par la dominante grisaille qui sévit. Une note d'or fait du bien. Tant que ça n'aveugle pas et qu'une bouche à incendie ne gicle pas du trottoir. Non, on roule prudemment et sagement.

-Vous voulez allez déguster une glace? Ça vous dit?

-Oui, avec plaisir.

Patrick Jane prend alors la direction d'un café, éloigné du périmètre familier, étant une zone trop dangereuse.

Plusieurs minutes passées, l'autoroute est prise, s'aventurant vers la sortie 86, passant plus tard par Discovery Park. Ils arrivent encore un peu plus tard chez Teamers, un glacier/ Café qui se situe sur K Street à Sacramento. Là, ils ne tomberont sur personne.

L'endroit est convivial, une frise de peinture taguée sur les murs qui représente des musiciens fictifs dont les couleurs joue de contraste haut en teintes. Parquet, chaises rouges, vertes, jaunes, tables blanches, musique de fond, pas mal d'étudiants consommant déjà. Perdus à travers sans porter un regard sur ces clandestins, ces hors-la-loi de la moralité vont s'installer à une place située vers le milieu, s'asseyant confortablement, plutôt à l'aise. La nervosité de Teresa semble s'être apaisée, redoutant moins.

-C'est chouette ici. survolant dans l'ensemble.

-Oui. Ça m'arrive de venir ici parfois.

-Ah!

Et dans sa tête, elle se demande si c'est en compagnie de sa petite amie. Mais motus. Ça serait la dernière des crétineries de poser la question. Pas le droit de le demander. Sympa quand même comme endroit! Manteaux enlevés, mis sur le dossier de leur chaise ainsi que sac à dos, besace dessus, prêts à passer commande quelques secondes plus tard. Et pourquoi pas une arche de Noé? Traduction; Un banana Split pour deux. Celle-ci est servie huit minutes après, les yeux de chacun s'écarquillant de gourmandise.

-Oooh! Ça c'est une arche! s'exclame la demoiselle, mister Jane étant du même avis.

-Bon! Si on n'a jamais vu le paradis, je crois qu'en voici un aperçu.

-Je suis d'accord. Ca c'est de la glace!

Leurs deux cuillères longues plongent dedans, leur palais étant en transe dès la première bouchée. C'est l'extase de papilles! Leur langue en train de danser le french cancan. Deux ados dans ce café on dirait. Il n'y a aucun mal à ça, non?

Pendant que le banana Noé est lentement dégusté, la musique joue toujours, avec cette fois une chanson aux paroles, décidément, qui détiennent beaucoup de sens depuis ce tête-à-tête de nature pécheresse.


But then I think of lovin'/ Mais alors je pense à aimer

And I just can't get you off of my mind/ Et je ne peux simplement pas te sortir de mon esprit.

I don't want to push you baby/ Je ne veux pas te repousser bébé

And I don't want you to be told/ Et je ne veux pas te raconter n'importe quoi

….

What are the rules the reasons and the do's and don'ts/ Quelles sont les règles, les raisons et ce qu'il faut ou ne faut pas faire

Tell me baby tell me baby/ Dis-moi bébé, dis-moi bébé

What do you feel inside/ Qu'est-ce que tu ressens ?


-MMM! Délicieux! s'extasie-t-il, les yeux roulant.

Le trac de la jeune fille est brisé comme un sort, après quelques cuillères avalées, doutant d'en venir à bout même à deux tandis que le sujet appréhendé s'ajoute sur la table, la cuillère de chacun alors tenue en suspens au-dessus de l'arche, embarrassés.

-Nous aurions pu en discuter dans la voiture mais trois fois de suite, c'aurait été abusé du voyage dans le temps.

Teresa sourit à nouveau de son humour, un outil nécessaire pour détendre l'atmosphère. "Si nous pouvions être en dehors du continuum espace temps avant le Big Bang. Plus rien n'existerait comme avoir l'obligation de s'expliquer. Mais il faut bien en passer par là et assumer."

-Et ça aurait été dommage de ne pas être dans ce décor.

Il sourit à son tour, pose la cuillère puis se restitue un air sérieux comme avec Hightower ainsi que désolé sans oublier de la sensibilité dans la voix.

-Ecoutez. A propos de ce qui s'est produit, je tenais encore à m'excuser. C'était très déplacé et

je n'aurais jamais dû. Je souhaite qu'aucun malaise puisse s'immiscer même s'il y en a un peu, une gêne.

L'adolescente acquiesce sans l'interrompre, le coeur tambourinant.

-Je voudrais mettre les choses au point, éclaircir la situation. Vous êtes une personne très bien et vu votre jeune âge, je me suis laissé aller à l'indécence et je regrette de m'être comporté comme ça avec vous. Pour ma défense, c'est loin d'être mon genre, c'est la première fois. Je m'en veux sincèrement. Je vous ai manqué de respect.

-Monsieur Jane. Je suis touchée par ce que vous dites et je comprends ce que vous éprouvez, je vous assure. Mais vous n'êtes pas le seul coupable. Nous sommes deux. Vous ne m'avez pas forcé, j'étais consentante.

Un élargissement furtif s'étend sur les lèvres du prof, face à une demoiselle posée, compréhensive et tolérante sans aucun regret.

-Je sais. Mais quand même.

Le sérieux est légèrement récupéré, confrontant son regard azuré à celui de Teresa. La cuillère est reprise de la part de la jeune fille, avalant une autre succulente bouchée tandis que l'enseignant désire faire preuve de sincérité aussi.

-C'est possible que ça redevienne à la normale?

-Bien sûr! C'est déjà fait. répondant peu après, souriant de nouveau.

-Ouf!

Sa bouche pousse vers la largesse, reprenant une bouchée supplémentaire, ciblée par des yeux attentifs, observateurs. Et une sacrée sincérité est lancée telle une grenade.

-Je me sens coupable.

Les sourcils de la jeune fille se froncent, interrogative, ne comprenant pas pourquoi celui-ci insiste.

Ça a négativement marqué!

Le regard de chacun se fixe puis la déclaration explose, son intensité pouvant se sentir. Attention! N'avalez pas de travers!

-C'est que j'y ai pris du plaisir. Je n'ai pas détesté.

Qu'est-ce qui était déjà très déplacé au fait?

La demoiselle en reste hébétée ainsi que dans l'incapacité de répondre tant cela résonne comme un mirage auditif.

"Il a vraiment dit ce que j'ai entendu?"

-Confession terminée! Il fallait que ça sorte. N'y voyez pas de mauvaises intentions de ma part.

Le sourire est utile dans pareil aveu.

-Non. Euh? Non. Je comprends.

Le rosissement refait des siennes sur ses joues qui se retrouvent presque au bord de la surchauffe, heureusement contrôlée. Waouh! C'est un raz-de-marée, là! Cependant, elle n'ose rajouter que cette culpabilité est réciproque et si Teresa avait osé, elle l'aurait dispensé de s'en repentir. Ce n'est pas son cas.

-Vous pensez que l'on va finir cette barque?

-Je vous parie que oui.

-C'est un défi?

-Ouais.

-Ok! J'adore les défis.

Le sourire innocent, juvénile mutuel s'étire, prêt à le relever, mettant fin à une certaine gêne grâce à cette pirouette.

-Vous croyez qu'on nous incriminerait pour partage de banana split?

La miss éclate de rire, les nerfs étant retombés, suivi du drôle Patrick Jane qui a toujours la bonne formulation verbale à employer. C'est nerveux. Ça arrive! ... Défi relevé!


Une semaine plus tard, tout embarras rentré dans l'ordre, cela ne tient pas pour autant à distance de ce qui s'est insidieusement frayé comme évidence. L'appréciation est bien réelle, s'étant accentuée ainsi que cette admiration grandissante qui étourdit, éprouvée par Teresa. Cette semaine s'avère particulière, s'entendant pendant les jours de celle-ci. Il faut s'en défendre mais ce n'est probablement pas à sens unique. Juste de l'admiration.

On s'observe du coin de l'œil et un peu plus longuement quand on est assise sur le haut d'un banc. Personne ne remarque mais moi si. L'estime n'est pas un crime. Ce n'est pas l'esprit fleur bleue non plus d'une ado en plein fantasme. Il n'y a aucune mièvrerie et d'indécent dans ses pupilles posé. Ça va de soi!


Could you move in slow motion ?/Serais-tu capable de te mouvoir au ralenti ?

Everything goes by so fast/ Tout passe trop vite

Just slow down a little/ Ralentir, juste qu'un peu

Save the best part for last/ Et sauver le meilleur pour la suite.

You speak in riddles/ Tu t'exprimes en énigmes

Your intentions turn me on/ Tes intentions me plaisent

I'm your's forever/ Je suis tien

Will you love me when I'm gone?/ M'aimeras-tu toujours lorsque je partirais ?

When I'm gone/Quand je serais parti !

You're an unfenced fire !/Tu es le feu non exlos

(When I'm gone ! ) Over walls we've trampled/(Quand je serais parti ! ) Des murs, nous en avons franchi

(When I'm gone ! ) It's you I admire/(Quand je serais parti ! ) C'est toi que j'admire

(When I'm gone, ) My living example.../ (Quand je serais parti ! ) Mon exemple vivant…

Your eyes are an undiscovered ocean far away/ Tes yeux sont le reflet d'un lointain océan inexploré

Any minute now keeping/ Chaque minute précieusement gardée

Both poets and priests at bay/ Tienne poètes et prêtres à distance.

Don't get ahead of me/ N'essaies pas de me fuir

Could we just this once see eye to eye ?/ Pouvons-nous juste cette fois s'entendre.

Could you want perhaps me ?/ Pourrais-tu me vouloir moi ?

Ask me how it feels to vie/ Demande-moi ce que ça fait de lutter.

…..

Mon exemple vivant ...