Hello,

Je poste à l'heure d'été que je n'aime pas du tout mais pas le choix. Alors ça vous semblera tard, je n'y suis pour rien. Hahah! Je vous laisse en compagnie de ce trentième chapitre et les auditions comme vous allez pouvoir lire, se feront dans le prochain chapitre. Je tiens à préciser pour le numéro de claquettes, c'est bizarre, hein, mais vous allez comprendre. Je l'ai repris en revoyant code rouge de la deuxième saison. Je pense que ça vous amusera. Et si vous vous demandez comment va être la suite pour Teresa et mister Jane ... C'est dingue comme tout arrive vite. ;)

Je remercie mes fidèles lectrices à nouveau, commentatrices car c'est un réel plaisir, une joie de vous voir autant loyales et vos commentaires me font un immense plaisir chaque fois. Merci infiniment. xoxoxox.

A bientôt!

Note à la fin.


Une semaine plus tard, deux en tout passées, Madeleine Hightower a statué sur ce projet d'animation radio. Durant ces quinze jours, Patrick Jane n'a fait aucune pression, se tenant étrangement sage. Si l'on veut essayer d'obtenir un bout de ce que l'on souhaite, laisser en paix la chef de l'établissement, l'unique décideuse, c'est plus judicieux. Alors mieux valait ne pas embêter le grand manitou du lycée. Mais estimant que ces deux semaines étaient suffisantes comme délai, pour qu'une décision soit prise, l'insupportable enseignant se rend en cette fin de cours à son bureau malgré que mademoiselle Frye l'en ai dissuadé auparavant.

-Vous devriez attendre si j'étais vous.

-Pourquoi? Elle est de mauvaise humeur?

-Non mais personne n'aime être dérangé quand en plus une décision doit être prise.

-Bah! Ce n'est pas non plus le mont blanc à escalader.

Le prof de littérature/ histoire/ anglais en sourit, dodelinant de la tête, marchant tous deux dans un des couloirs avant de commencer, chacun, leur première heure de cours, plus tôt ce matin.

-Si ça se fait, admettons, vous accepteriez de me seconder pour les auditions?

-Moi? Je n'y connais absolument rien.

-Ce n'est pas sorcier. Il suffit seulement de tendre l'oreille comme quand vous écoutez une émission de radio. Il n'y a aucune différence. .. Allez! Laissez-vous tenter!

Ils se regardèrent, le sourire communicatif, Kristina Frye succombant à cette offre alléchante avec rapidité.

-Pourquoi pas? Vous me direz.

-Comptez sur moi.

Les deux collègues se séparèrent peu après, entrant respectivement dans leur salle, séduits réciproquement à l'avance. Mais quel est le verdict en cet après-midi toutefois?


-Entrez!

Il ne faut pas lui répéter deux fois, entrant, les pieds heureux. Et sans être intimidé, monsieur audace engage une démonstration d'un mini numéro de claquettes devant le proviseur qui relève la tête à cette seconde, se questionnant à son sujet avant de commenter cependant d'une manière humoristique.

-Cela signifie en substance, je présume, que vous êtes content de me rendre cette visite?

Les pieds joyeux arrêtent leur petite chorégraphie improvisée, la bouche de mister Jane dégainant son plus radieux élargissement de lèvres.

-Oui, c'est ça. Je suis content de venir vous voir.

-Je vois. Je devine aussi que vous êtes ici pour connaître ma réponse?

-Eh bien … s'avançant vers le bureau, avant de s'asseoir. Oui.

Sa tête se hoche comme un petit garçon faussement timoré, la bouche mettant en valeur sa nuance malicieuse.

-Autant ne pas être venu pour rien.

-En effet.

- A ce propos, comme je n'ai pas pu, passant tout ce qui est administratif en priorité, j'avais prévu de vous en parler demain. Mais maintenant que vous êtes là.

-Et?

-Et … Après mûre réflexion, j'ai décidé néanmoins …

-Néanmoins!

Tandis que monsieur plein d'aise s'exclame, sentant que le "Néanmoins" annonce certainement un oui, le proviseur le reprend un peu autoritairement dû à sa parole coupée, le verdict qui se trouvait sur le point d'être rendu.

-Monsieur Jane.

-Pardon.

-Je disais que j'ai décidé de vous accorder une mise à l'essai.

-Une mise à l'essai? se montrant un tantinet déçu. Vous pouvez développer, s'il vous plaît.

-Mais certainement. Après notre discussion, je me suis dit que peut-être, je dis bien peut-être, ce genre d'expérience pourrait être une occupation qui rendrait responsable et les intéresser finalement intelligemment malgré quelques réticences dont nous avons discuté.

-Oui.

-Ça ferait abstenir beaucoup d'entre eux même si ce n'est pas une solution magique, que d'entretenir leurs mauvaises habitudes. Les dissipateurs, les récalcitrants ou tout simplement ce qui sont difficiles à canaliser. La liste serait longue. Je reconnais que c'est un bon moyen pour s'extérioriser sans bien sûr que cela ne dérape.

-Je comprends.

-Bien. Puisque nous sommes sur la même longueur d'onde, je vous accorde donc un essai d'un mois. Si au bout de cette période tout s'est déroulé sans aucun incident, l'activité de l'animation radio pourra continuer. C'est à prendre ou à laisser.

-Je vais prendre évidemment et j'aime relever des défis.

-Je vous crois.

Son sourire d'ado insolent s'étire face à un plus modéré, neutre.

-Bon. Je vous remercie et je vais tout faire pour que tout se passe la mieux possible.

-J'y compte bien.

-Vous êtes aussi d'accord pour les auditions?

-Bien sûr. Tout ce qu'il y a de plus logique, n'est-ce pas?

-En effet.

L'enseignant se lève ensuite, satisfait quand même de cette décision, se disant uniquement à lui-même que c'est mieux que rien et non définitif. YOUPI! Et en matière de relationnel, une experte très proche pourrait bien être sollicitée afin de former un peu les futurs partenaires stars, novices en ce domaine.

"Ça ne fera pas de mal!"

Et après rabibochage, elle acceptera sûrement, aimant jouer ce rôle de formatrice.


Trois jours plus tard, après que la directrice ait planifié la date des auditions, s'étant antérieurement entretenue avec l'instigateur de ce projet ainsi que son bras droit pour ce choix crucial, l'annonce parvient aux oreilles des lycéens par micro, au haut-parleur.

-Avis aux élèves de Riverdale et qui concerne seulement ceux de terminale. Suite à une décision prise à propos d'une animation radio, je vous informe que les auditions se feront après les cours. Si vous êtes intéressés, vous pourrez vous présenter au gymnase afin de tenter votre chance. Monsieur Jane et mademoiselle Frye vous attendrons à partir de 16h15. Je vous donne rendez-vous là-bas.

La joie éclate dans les salles de cours des dernières années et particulièrement dans celle d'arts plastiques où se trouve la bande des joyeux lurons. Summer est évidemment au septième ciel, tapant de la main avec Michelle qui se situe derrière. Danny quant à lui ébauche une légère excitation sur les lèvres, placé au fond de la classe, isolé. Toutefois, après la demande de ce conseil auprès de Teresa vis-à-vis de Tamzin, pour essayer de la reconquérir, la glace s'est dégelée petit à petit, le conseil de Patrick Jane ayant fait son chemin.

Le baiser avait finalement permis de lui pardonner sans prendre l'initiative, arrivant inopinément. Appelez ça comme vous voulez mais on pourrait penser à de l'intervention de l'indulgence divine. Qui sait? Non?

Les autres avaient plus ou moins suivis, restant pour quelques-uns encore méfiants comme Kimball, Summer et Michelle. Grace par contre s'était joint totalement au pardon de son amie ainsi que Wayne, depuis seulement un jour. Et concernant la jolie sorcière, c'était toujours le statu quo. La recommandation avisée de la très sage demoiselle Lisbon n'était pour une fois pas tombée dans son oreille de sourd, d'esprit têtu. Un effort de maturité. Quelle preuve de *plasticité! Pas trop tôt!

C'est sa sœur qui serait heureuse de l'apprendre. Depuis le temps. Par ailleurs, c'était du sérieux ce qui les attendait.

En sortant un peu plus tard, après la fin du cours, durant l'interclasse en cet après-midi d'humeur ensoleillée, le petit groupe croise le détenteur de ce succès, lui adressant alors un grand, fervent merci, l'esprit des élèves étant en effervescence. Et à partir de là, il les informe que sa petite amie, compagne, a accepté d'encadrer ceux qui seront choisis, pendant leur moment d'adaptation à l'antenne, pour les former.

Ils s'en réjouissent évidemment malgré que la déception de l'inexistence de son célibat persiste mais davantage superficiellement sauf une dont ce sentiment ne se révèle aucunement sur son ravissant minois. Mais une petite pointe dans le coeur y est. La situation a été clarifiée malgré cette indélébile confession qui n'a pas quitté l'antre de sa mémoire, s'étant incrusté bien au chaud. Ça ne risque pas de partir de sitôt.

Impatient comme tout d'être à tout à l'heure, Patrick Jane ne s'attarde pas, leur lançant un; A tout à l'heure! Tout autant impatient que lui.

"Loin des paroles, loin du coeur."

Teresa aurait tant voulu retenir ce long instant glacé partagé. Et c'est fini. Tout saute d'une brusquerie à une autre dans le courant de la vie. Les événements virent trop vite.

Rien que de savoir que la petite amie sera la formatrice en chef quant à elle, la jeune fille n'a plus envie de s'amuser. Peut-être qu'un bras comme réconfort involontaire va la faire changer d'avis, celui-ci s'enroulant autour de son épaule, reconnaissant bien cette marque d'attention, transformée en une amicale dorénavant.

-Tu vas tenter l'aventure?

L'adolescente élargie un adorable sourire, levant les yeux vers son très cher ex-petit ami, se montrant franche.

-Je ne sais pas. Je ne pense pas que ça soit pour moi même pour rigoler. Et toi?

-Moi non plus. Mais je suis curieux de voir comment ça va se passer. Et on peut se présenter à deux comme nous a dit monsieur Jane. Tu veux que …

Teresa affiche un air de surprise, étirant plus ses lèvres, pas vraiment contre.

-Tu voudrais qu'on essaye de faire ça tous les deux pour la radio?

-Ouais. Pourquoi pas? Deux poules mouillées ensemble.

Leur bouche s'élargissent, la jeune fille très amusée par cette remarque plaisantine assez juste.

-J'aurais pensé que tu voudrais faire équipe avec Wayne.

-C'est pas exclu si ça ne marche pas.

-Oh!

Leur mâchoire démontre toute leur résistance en pratique souriante, après une tentative de tape sur le bras et …

-En souvenir du bon vieux temps.

La bonne humeur campe sur les lèvres de chacun, celles-ci effectuant alors un bel agrandissement. C'est vraiment pas souvent qu'il se montre expansif. C'est bienfaisant à cette minute pour la miss qui en a besoin. Et on ne se débarrasse pas comme ça de ses sentiments à coup de chasse d'eau. Bye, bye, vous! On ne désaime pas.

Le bras s'enroule de nouveau après avoir reçu sa vilaine correction, la ramenant vers lui furtivement, direction la cour. Ça pourrait faire un bon duo. Et même les plus improbables.


*Plasticité: Fait de s'adapter, souplesse de l'esprit.