Hello tout le monde,
Après un petit moment d'attente, voici le nouveau chapitre. Comme vous le verrez à la fin, le prochain chapitre sera exclusivement centré sur Jane et Lisbon, la première nuit passée ensemble. Je voulais tout mettre dans ce chapitre-ci mais ça aurait été très long et j'ai préféré juste vous mettre un peu l'eau à la bouche. Ne m'en veuillez pas. :-p. Vous allez avoir de quoi lire dans cette suite, avec trois situations différentes que certains vivent. Je ne vous en dis pas plus et vous souhaite une bonne lecture. A la semaine prochaine avec du Jisbon. :) Et merci encore à Loulouisetta et ceux qui continuent de lire.
Trois heures auparavant, à la sortie des cours, Tamzin partit du bahut en compagnie de Danny sous les yeux satisfaits de Wayne, la sourire légèrement souligné. "Il était temps." Et le meilleur endroit qui fut pour discuter était le lieu où Riverdale se rendait; Joe's Sharky Pool. A la fois content et nerveux, le jeune homme tenta de savoir sur le trajet de quoi il en retournait.
-Je peux avoir un indice?
Une requête légitime pour lui qui fut suivi d'une grimace, jouant légèrement les charmeurs. Son adorée de sorcière le regarda, lèvres modérément étirées, répondant seulement par un; Tu verras bien.
-Patience.
Arrivés plus tard à leur lieu attitré, les deux ados s'installèrent, commandant peu après un cappuccino pour Danny et un thé pour la demoiselle. Bras croisés, à l'aise, regard bien ciblé sur son non banal ex-petit ami, Tamzin n'attendit pas avant que leur consommation soit servie. Le jeune homme redoutait à cet instant ce qu'elle s'apprêtait à dire sans que sa grande appréhension ne transparaisse trop.
-Ça te dirait que l'on aille quelque part?
Danny se rapprocha, intrigué, curieux d'en savoir davantage à propos de cette invitation, le sourire qui s'étira comme si on lui avait proposé un accès très privé, très intime la liant.
-Où ça?
-Un endroit très particulier.
Les commandes arrivèrent quelques secondes plus tard, remerciant, l'esprit du garçon plus réceptif que jamais.
-Dis-moi en plus.
-Si tu dis oui, tu le verras.
-Un petit indice au moins.
-C'est très audacieux et mystique.
A l'écoute de ces deux adjectifs plus ou moins précis, Danny devina toutefois que cela n'avait rien avoir avec un endroit où ils auraient été en tête à tête. Et pourquoi? Précipité, se dit-il, n'étant pas le type de tempérament à le faire venir chez elle pour parler simplement ou un peu plus. Les fausses idées font divaguer l'esprit. Absurde bien sûr. Mais alors où ça?
-Tout ce que je te demande est d'avoir l'esprit ouvert.
L'ado hocha la tête, disposé à faire l'effort afin de ne pas gâcher ses chances de reconquérir sa sorcière aimée. Les bras toujours croisés sur la table, le regard se maintenant fixe sur Danny, Tamzin lui demanda une seconde faveur, sérieusement.
-Si tu veux que ça remarche entre nous, ne soit plus aussi insupportable sinon je serai tentée de te taper avec une batte.
Il sourit nerveusement, égayé par ce sentiment éprouvé. Une probable seconde chance. La chanson, son message ou autre également, avaient dû bien voyagé jusqu'à son esprit. Lorsque Tamzin a quelque chose à dire, il est de son habitude à ne pas se montrer trop longue, préférant le fond que la forme. Un mot résumant tout un discours. Alors, le; Nous devons parler, avait été plutôt très fugace mais n'était qu'un préambule.
-Tu serais libre samedi?
-Euh? Ben … Ouais. Ouais. Enfin, j'espère.
Danny baissa la tête, le souhaitant car depuis le coup des cupcakes, son oncle et sa tante l'avaient privé de sortie depuis un petit moment. Il voulait tellement pouvoir. Au pire, faire le mur si la punition n'était pas levée. Cependant, une très mauvaise idée, en étant conscient.
L'amour fait prendre des risques. Le jeune homme aurait pu lui dire mais perdre l'occasion, ça, ça l'aurait bien emmerdé.
-Et pour aller où?
-On sera tous les deux seuls, je te le promets.
-Ah, ouais!
Du coup, un regain de joie le submergea du cerveau jusqu'à la pointe de ses orteils, le faisant crépiter d'impatience, très à l'écoute. La jeune wiccane hocha la tête à son tour, bouche prudemment ébauchée.
-Il me tarde.
-Je sais.
Quelques secondes après, il eut droit à un très sage baiser sur les lèvres, certainement pour le mettre en appétit et le motiver à l'extrême. Les filles sont très futées. Néanmoins, l'envie était sincère mais un tantinet intéressée. La béatitude masculine face à un rendez-vous qui restait très mystérieux.
-On se donne rendez-vous ici. Ça sera plus simple.
Sa tête répondit oui à nouveau, son cerveau encore sous le choc de ce toucher imprévisible et doux. Muet? Lui? Des réactions inexplicables existent bel et bien finalement. Ils terminèrent de consommer en quelques minutes avant que miss Dove ne s'en aille d'abord, le laissant là.
-N'oublie pas.
-Ça, je n'oublierai pas.
Aucun des deux ne pouvait s'attarder mais l'essentiel avait été dit.
"S'ils veulent pas, je fais le mur."
L'amour rend si imprudent et impulsif dans les décisions à prendre.
Quelques minutes auparavant, alors que Wayne était accompagné de son meilleur soutien, arrêtés à quelques mètres du lycée, le jeune homme leva les yeux instinctivement. Celui-ci stoppa durant un bref instant, Kimball l'interrompant face à cette réaction soudaine.
-Qu'est-ce que tu as?
Le regard de l'ado resta fixé pendant un petit moment avant de ne pas en faire un secret.
-C'est mon père là-bas.
-Où?
-Là. pointant son paternel du doigt.
Casque dans la main, assis sur son bel engin, observant, ayant l'air d'attendre, Kimball ne fit aucune remarque à ce sujet, ne pouvant, voulant juger. Il lui demanda juste s'il désirait qu'il reste avec lui ou qu'ils partent ensemble.
-Non. Non. Ça va aller. Merci.
Son ami lui tapota l'épaule avant que le fiston n'aille affronter finalement son délinquant de père.
Respiration profonde, la nervosité qui palpitait, le jeune homme prit sur lui et marcha en cette direction.
-Tu m'as suivi?
-Comme tu n'as pas daigné m'adresser davantage la parole la dernière fois et que t'as filé aussi vite que tu m'as vu, j'ai voulu voir où tu allais au lycée.
-Ça y est. T'as vu.
-Tu m'en veux, hein.
-Non, tu crois!
L'expression, la voix de ce grand gaillard se modifièrent radicalement, furieux de l'intérieur.
-Tu reviens comme ça, comme si de rien n'était et je devrais réagir comment à ton avis? Hein! Comment? Dis-moi!
-T'as pris du poil de la bête.
D'un ton presque décontracté, attitude imposante, la façon de répondre poussa son fils à faire preuve encore plus d'hostilité à son égard.
-T'approches pas de nous.
-Tu menaces ton père?
-Non. C'est un conseil.
Tandis que l'antipathie augmentait, intérieurement, Grace fut interpellée par cette confrontation qui se déroulait à distance, lâchant à cet instant la main de monsieur parfait qui se questionna.
-Qu'est-ce qu'il y a?
-Euh? Rien. C'est juste. ..
Elle tourna la tête vers son petit ami, désignant la scène.
-Regarde.
-Quoi?
-C'est qui ce bonhomme avec Wayne? C'est bizarre, non? On dirait qu'il est en colère.
-Je sais pas. Quelqu'un qu'il connaît en tout cas. Peut-être un parent? Ou il deal.
La jeune fille se retourna, trouvant ce trait d'humour inapproprié.
-C'est pas drôle.
-Excuse-moi. C'était juste pour rire. le prenant avec détachement.
-Ouais, ben c'est pas marrant.
-Ok. Ecoute. C'est un grand garçon. Ça n'a pas l'air de s'envenimer. T'inquiètes pas.
Au regard soucieux de sa belle, pour la rassurer et par égoïsme, il lui suggéra de lui demander après ce week-end ce qui l'apaisa légèrement et connaissant Wayne. Se confier à propos d'un sujet sensible, il était difficile d'en soutirer quoique ce soit aussi rapidement. Et aller lui demander à cette seconde, Grace aurait commis une erreur et n'en n'aurait retiré qu'un très brusque refus de sa part. Sur ce point, Craig avait raison malgré qu'il s'en désintéressait.
-Allez. Viens.
-Ok.
La jeune fille se résigna sans que ses yeux se détachent, un peu contrariée cependant. Quant à Wayne, celui-ci ne s'attarda pas plus, son père remettant ensuite son casque sur la tête, tout en regardant son fils s'éloigner. Kimball était resté guetté en fin de compte, non trop loin, incapable de poursuivre son chemin. Il décida de rebrousser chemin afin de se diriger vers son ami, craignant peut-être que ça puisse dégénérer. Heureusement, non.
Il courut, l'interpellant tandis que la moto les dépassait.
-Ça va.
Wayne se retourna, extériorisa un bon coup un soupir, répondant; Ouais.
-Si on veut.
-Tu veux qu'on en parle?
Celui-ci hésita puis accepta tout en se mettant en marche ensemble. Sachant déjà l'essentiel sur l'incarcération de Steven Rigsby, son pote lui raconta donc qu'il avait attendu récemment au coin de la rue, sur son trajet initial, l'amenant au bahut ainsi que le bref échange qui avait eu lieu entre eux.
-Tu veux que je t'emmènes?
-Non. Je préfère marcher.
-On a des choses à se dire, je crois.
-Et quoi?
-T'es sur la défensive, fiston.
-Ne m'appelle pas comme ça. On a rien avoir l'un avec l'autre.
-Pourtant t'es la chair de ma chair même si tu sembles être dégoulinant de bons sentiments. C'est tout ta mère ça.
-Ne mêles pas maman à ça.
Le garçon dégaina son index comme une arme, pointant son bandit de père envers qui l'estime, le respect étaient devenus depuis longtemps inexistants.
-T'as raison. C'est ni l'heure, ni l'endroit.
-Non, en effet.
Face à un père qui voulait tenter de dominer par son autorité, Wayne baissa furtivement la tête, reniflant nerveusement avant de continuer son chemin.
-Je dois y aller.
D'un pas pressant, il se dépêcha de s'en éloigner le plus vite possible, l'entendant néanmoins l'appeler. Toutefois, il ne se retourna pas, ne souhaitant lui accorder une attention supplémentaire qui lui aurait coûté plus que beaucoup. Son père remis alors son casque, démarra, le suivant jusqu'à l'établissement scolaire, s'y arrêtant brièvement avant de continuer de rouler.
-Si il revient, qu'est-ce que tu comptes faire?
Son pote le regarda, perdu.
-Franchement? J'en sais rien. Tout ce dont je suis certain, c'est que c'est un minable. Il a jamais rien valu avec nous et c'est pas maintenant que ça va changer. Il nous traitait mal moi et ma mère. Il a été le pire des pères, des maris.
-C'est dur de se défaire d'un tel lien. Et j'en sais quelque chose.
Wayne fronça les sourcils, se demandant à quoi il faisait allusion.
-Tu parles de quoi au juste?
-A ton avis.
-Du gang?
Kimball hocha la tête uniquement, lui faisant comprendre d'une manière éloquente que ça suit.
-Ça suit partout où tu ailles.
Savoir comment se défaire des chaînes.
De retour à la maison, Danny réfléchissait déjà à la tactique d'approche qui serait la meilleure pour obtenir une nouvelle permission de sortir. C'était pas gagné, appréhendant comme un petit enfant. Par ailleurs, entre-temps, Summer empruntait le même chemin, passant devant l'atelier de tatouage où la miss avait eu droit à un salut de drague, envoyant un peu balader son auteur.
A l'extérieur, à nouveau, en train de s'en griller une, comme elle le dirait en temps normal, l'artiste tatoueur la repéra, ébauchant un sourire de plaisir, un tantinet voyou avant de s'avancer vers l'entrée de la cour, cigarette entre les doigts, fumée évacuée par la bouche en direction du ciel.
-Eh, eh! Comment ça va? Mieux lunée que la dernière fois?
-Ha, ha, ha! Encore moins.
-Une comique.
-Très.
-Tu peux pas t'arrêter une seconde?
-Désolé, je suis pressée.
Summer se retourna fugitivement, continua sa route, rattrapée cette fois-ci par l'importun, sans l'effrayer toutefois.
-Attends.
-Faut pas se gêner.
Sa réaction faiblement vive, le visage expressif cependant, amusa l'entreprenant tatoueur.
-Non.
Il porta ensuite sa cigarette à la bouche, expulsant la fumée une nouvelle fois en l'air, ce qui la fit légèrement grimacer, croisant les bras. Néanmoins, ce petit elle ne sait quoi un peu mauvais garçon ne la dérangea pas trop. Ce mélange hipster au style un peu rock grunge, ne la répugnait pas à ce point. Mais loin de tomber dans le panneau aussi facilement.
Un sourire large et furtif se dessina chez ce gars rempli de culot et à revendre, pensée qui vint à l'esprit de la miss, ses pas décidant de lui donner une chance.
-Alors. Qu'est-ce que tu veux me dire?
Les yeux de celui-ci s'écarquillèrent, agréablement surpris que la petite bombe en vienne à le tutoyer à cette seconde.
-On se tutoie?
Summer haussa les épaules d'une façon désinvolte, répondant pareillement.
-Ben, ouais. Peut-être. J'aime pas tourner autour du pot.
-Ok. Je vois. Le genre impatiente.
-Tout dépend.
Il sourit à nouveau, cigarette dans la main, trouvant son tempérament non repoussant également. Le genre de type quant à lui a apprécié une personnalité colorée. On ne peut qu'être servi, s'en étant bien rendu compte. Toujours le geste décontracte, il sortit son paquet de cigarette de la poche arrière de son jean, lui tendant ensuite, la jeune fille refusant.
-C'est bien. On devrait tous arrêter mais c'est comme une drogue.
Cigarette de nouveau dans la bouche, tirant dessus avant d'envoyer la fumée en l'air encore, face à, l'acquiescement de Summer, sourcils haussés suite à cette juste remarque, elle ne s'étendit pas.
-C'est sûr.
Il la fixa rapidement, tentant de la cerner … A moitié.
-C'est quoi ton nom au fait?
La miss sourit, conservant son assurance face à sa demande directe, lui retournant la question qui fit élargir également ses lèvres avant d'écraser sa cigarette par terre et la ramasser. Plus que étonnant!
-C'est pas commun. T'écrases ta cigarette et tu ramasses le mégot. Ça! C'est du jamais vu.
Son sourire s'agrandit, lui expliquant sa bonne attitude.
-Ouais, c'est vrai. Ça se voit pas mais je suis un fervent défenseur pour l'écologie. J'ai rien sur moi, j'ai laissé le cendrier sur la table dehors.
-Ça serait bien si tout le monde éviter de les jeter sur le trottoir.
-Il mériterait qu'on leur torde le cou.
-La manière forte.
-C'est une façon de parler.
-Vraiment?
La largesse de sa bouche s'étira au maximum, tête baissée brièvement, l'air un peu filou.
-Non. Je plaisante.
-T'es pas timide.
-Pas vraiment.
Elle sourit à son tour, l'expression taquine, lui redemandant son prénom.
-C'est Summer.
-Summer? Comme l'été?
-Ouais.
L'artiste du tatouage la détailla, la trouvant réellement à son goût.
-C'est joli.
-Merci. Et toi?
-Flipper. C'est Philip mais tout le monde m'appelle Flipper.
-Flipper?! Comme Flipper le dauphin?
L'expression hilare de la miss l'amusa et pour cause, c'est sûr.
-Parce que quand je surfe, je file comme à la vitesse d'un dauphin.
-Ah, d'accord. Merci de m'avoir donné la raison.
-Tu l'aurais demandé.
-C'est certain. J'aurais pas pu ne rien dire.
Flipper le tatoueur lui tendit ensuite la main, la demoiselle en faisant autant.
-Alors Summer, ravi de te connaître. se serrant la main.
-Ouais.
Sa bouche esquissa un aimable mais réservé sourire, prudente.
-Je t'offre quelque chose? C'est calme maintenant. désignant l'atelier du pouce.
-Non, c'est sympa mais je dois rentrer. Peut-être une prochaine fois.
-Ok. J'insiste pas.
Un clin d'œil lui fut adressé, sourire assez charmant dans le lot, le saluant, sur le point de partir.
-Salut.
-Salut.
Après quelques mètres parcourus, la miss se retourna, le regardant se rediriger vers son antre d'artiste. L'ayant trouvé vraiment culotté, lourd la première fois, pour cette seconde impression malgré que la première soit la meilleure, sa façon d'être, ne la laissa pas indifférente. Summer le trouvait pas mal du tout même, craignant d'être tentée de flirter avec le danger. Entreprendre le même trajet chaque matin, pourquoi ne pas changer ses habitudes?
Au cours du dîner de ce soir-là, Danny, la nervosité dans la gorge, le cœur battant le tempo de son trac, écoutait seulement de ce dont son oncle et sa tante parlaient. Il ne savait comment introduire sa requête au milieu de la conversation. Si sa sœur avait été présente, elle lui aurait sûrement dit … Non. Mauvais exemple. Se montrer honnête, oui mais sachant que ça ne pencherait pas dans sa balance, comment convaincre? Peut-être que Angela aurait pu l'aider. Toutefois, une toute autre intervention peut intervenir d'où on ne sait où. Et quand on ne s'y attend pas … .
-Danny. Ta tante et moi on a réfléchi et on a décidé que ta punition pouvait être levée.
Sa tête se releva d'un coup, prêt à avaler son petit pois de travers.
-C'est vrai?
-Oui.
Sa tante hocha la tête tandis que la joie explosa à l'intérieur de l'adolescent.
-Waouh! C'est génial! J'peux sortir demain alors?
-Oui. Mais tu devras rentrer avant minuit trente.
Le regard du jeune homme fut pris de surprise, se disant que quelque chose clochait.
-Je comprends pas là.
Sa tante lui expliqua sous le regard attentif du tonton que pour l'instant, le couvre-feu resterait comme ça durant un mois encore.
-Tu es en quelque sorte en mise à l'épreuve.
-Ben je le suis carrément. regardant son oncle qui n'allait sûrement pas changer d'avis.
-C'est mieux que rien. Tes parents approuvent en plus.
-Ça m'étonne pas. chuchotant avant de s'exprimer de nouveau à intelligible voix pour se faire comprendre.
-C'est limité. Je vais pas faire grand chose.
-Ça t'évitera de faire des bêtises. Ce que tu as mis dans ces cupcakes était stupide.
Face à sa tante, le jeune homme acquiesça, une nouvelle fois, se sentant dans ses petites pompes. Après le savon passé par eux deux, mieux valait accepter cette mise à l'épreuve. C'était mieux que rien en effet.
-Ok. Je respecterai le couvre-feu.
-Bien.
-Pas de retard. lui rappela son oncle.
-Non, je sais.
-Tu veux de la glace? proposa sa tante dans la foulée.
-Oui.
Tous deux étaient ravis d'avoir instauré cette limite d'heure à respecter scrupuleusement contrairement à leur neveu dont la gaieté s'était modérée. Ça allait être court samedi, déjà contrarié. Le piège!
"On se donne rendez-vous à quelle heure?"
Cela va vite mais c'est comme avoir attendu longtemps. Ce n'était pas prévu, vraiment pas. On peut même étudier le samedi, allant à la bibliothèque et pas uniquement quand papa part pendant un week-end avec ses trois fils pour aller voir un match de hockey à San Francisco, une surprise que leur fit plaisir évidemment, Stan pratiquant ce sport.
Teresa avait reçu la confiance de son père pour rester à la maison, devant travailler sur l'un de ses devoirs. Il y avait du progrès. Quoi craindre de toute manière? Réellement réviser mais aussi se voir avec mister Jane. A la suite de ce baiser officiel, il avait été très discret en ne se lançant aucun regard louche au sein du lycée. Mais désirant se voir en dehors, la proposition que ce soit ce samedi de la part de la jeune fille, était une belle opportunité.
Se préparer pour l'occasion, venir la chercher près de chez elle, repas concocté à domicile chez monsieur Jane, par un traiteur chinois, tout livré.. Comment ne pas succomber?
Et ce soir-là, des échanges se font à la flamme de bougies, des rires s'expriment, entente joviale placée sous les plus heureux auspices, pour un premier rendez-vous intime dont elle n'aurait pas espéré mieux et si plus affinité sans que cela ne soit forcément prévu. L'idée du dîner était sans arrière-pensée. Passer juste un bon moment afin de se connaître davantage. Flirter un peu à la rigueur bien sûr. On ne peut jamais prévoir ce qui nous est réservé.
Le merveilleux.
….
Plus tard, après avoir discuté de sujets variés, un plus intime, concernant la situation familiale de Teresa, évoquant à nouveau sa mère, ce terrible accident, les larmes au bord des yeux, cette situation poussa la main de Patrick vers son joli minois, qu'il caressa avec douceur, l'étreinte suivant tendrement, entraînant un autre baiser. Cette infinie douceur inclue, cet enlacement les conduisit à s'aventurer alors hors de la limite permise.
Et dans une obscurité en demi-teinte à présent, au cœur du salon de l'appartement de mister Jane, tous deux se tiennent à proximité l'un de l'autre, au milieu d'un rassemblement ordonné de coussins qui entourent des poufs larges de coloris uniformes, le tout installé au niveau inférieur de celui où se situe le canapé. Une séparation afin de marquer la différence de hauteur.
Teresa lève ensuite les bras après un second baiser langoureux, taille effleurée au passage ainsi que légèrement caressée. La jeune demoiselle accorde à cet instant à son professeur d'ôter le haut, un noir en voile, imprimé de papillons. Tout doucement, lentement surtout, celui-ci est enlevé, abandonné à terre par un geste souple, délicat, le bras de l'adulte responsable allant enlacer à nouveau la taille fine, joliment formée de Teresa. Cette délicatesse semble innée et la charme.
Corps à présent rapproché, sans se quitter des yeux, l'émerveillement, l'étonnement s'éveillent, prenant à moitié conscience de ce qui est en train de se concrétiser, transparaissant sur son visage. La pureté, l'innocence resplendissent, la réciprocité entre eux est à ce moment plus qu'évidente.
