Hello à tous,

Je poste comme promis même si c'est à une heure tardive, le chapitre dans lequel j'ai conservé le tempérament des personnages pour ce passage à l'acte qui je souhaite ne vous décevra pas. Je vous laisse en compagnie de ce Jisbon.

Muchas gracias por tu comentario mpwhispers. Un gran complido para me. Me siento halagado. Eso es muy dulce de tu parte.

Merci aussi à ceux qui lisent, pensée à loulouisetta. A bientôt.

P.S: Si vous en avez envie, vous pourvez aller sur Youtube pour écouter une chanson que j'ai inclus pour ce chapitre car je trouvais que ça allait bien; If It's Not Now, When, Incubus. Choisissez la version studio ou vous voyez le groupe la jouer car à mon goût elle est beaucoup plus belle. Une suggestion.


Cette décision consensuelle de succomber sans avoir pu combattre ce désir, refréner cette attirance éprouvée l'un envers l'autre, celle-ci est en cours de progression. Comme dépassés par une situation complètement irréelle. Ils se fixent alors durant un minime instant, davantage troublés par ce passage à l'acte, rompant ainsi définitivement le rapport bienséant entre un enseignant et une élève. C'est inévitable. Un baiser! Encore un autre! Celui-ci débute avec beaucoup de douceur très condensée, pouvant sentir de l'égard, de la tendresse, du respect.

Toutefois, une légère culpabilité déboule à l'improviste dans l'esprit du jeune professeur qui ne rend qu'une visite éphémère, sentant par la suite qu'elle n'est pas la bienvenue. Une mauvaise conscience soudaine qui tente de l'empêcher de commettre une erreur irréparable tant vis-à-vis de sa carrière d'enseignant que de sa vie privé, sa situation sentimentale déjà engagée ailleurs, non clarifiée. Aïe, aïe! Torture mentale en vue. Quel choix cornélien! Conscience à écouter ou pas? Pas si simple.

Mais ce qui est ressenti à cette seconde est plus fort, envoyant tout paître. Ils sont devenus le genre qu'ils ne pensaient pas. Rien ne s'acquis jamais. Chacun peut être entraîné dans l'imprévisibilité qui vous aspire d'un coup sec et radical. Qui peut affirmer se connaître parfaitement et ne pas céder à la tentation? La preuve vivante sous les yeux. Oh!

Les lèvres des futurs amants se découvrent plus profondément, complémentaires, s'unissant par un mouvement harmonieux, alternant un french kiss subtil, savoureux et délicieux. "Dieu! Qu'est-ce qu'il embrasse bien!"

Aux anges, transportée, tout est dit. Le baiser se stoppe momentanément, Teresa et Patrick se regardant de nouveau, pupilles brillantes, dilatées, le désir s'étant accru. Ça paraît toujours irréel.

Le bras désenlace la taille, les mains du prof se dirigent alors vers le visage de la jeune fille de 17 ans qui se laisse bercer par les caresses, fermant immédiatement les yeux, touchée par la félicité. "C'est si doux. J'aime ça."

L'adolescente s'extasie dans sa tête, profitant de ce plaisir. "Le paradis, quoi."

Un baiser se dépose sur le front puis au coin de l'œil droit, près de l'oreille, bas de la joue avant que les lèvres ne reviennent sur celles de Teresa. Le baiser se ranime à l'identique, cette douceur incomparable qui s'applique, s'employant à ne rien brusquer, les mains restées sur la figure. Celles de la miss se posent sur celle de Patrick par un enchaînement rapide de ce geste avant qu'il ne la fasse légèrement reculer vers les poufs où, proche, elle est entraînée avec lui à se baisser, à genoux par un mouvement également lent.

Teresa prend l'initiative à son tour de le déshabiller, enlevant son haut à manches longues, bleu. Le regard de la jeune fille s'écarquille avec discrétion, séduite par la musculature esthétique, travaillée avec mesure. Ses yeux détaillent avec intérêt, s'émerveillant encore, sa couleur émeraude qui s'intensifie à ce moment.

Telle une enfant qui recevrait un cadeau à noël. Ce fut une découverte avec Kimball lors de sa première fois, observant avec surprise, tel le cadeau que l'on déballe au petit matin. Ça lui a fait tout drôle d'explorer visuellement pendant la première étape avant le passage aux préliminaires. La pudeur, l'appréhension, la crainte de se livrer à nue. A sens double!

Mais quand on ressent que l'on peut accorder sa confiance, en ayant réellement envie, on se laisse guider, acceptant d'être apprivoiser. Son ex-petit ami était tout aussi beau à regarder comme elle le pensait, n'éprouvant pas une sensation similaire néanmoins. Chacun est unique. Et avec Patrick Jane, ce sentiment troublant, intimidant s'est accentué à part entière. Certainement dû à l'expérience de l'homme, davantage chevronnée. Il doit en avoir d'écrit dans son curriculum vitae très privé.

La différence d'âge impressionne également, du fait aussi que ce soit un prof, de 25 ans cela dit. La jeunesse est toujours impressionnable. Normal. Et cette situation est follement excitante. Même si mademoiselle Lisbon n'aime pas la dangerosité des mauvais garçons, l'aventure ne laisse jamais indifférent un jour ou l'autre, succombant à son appel dans ce cas.

Eh! Oh! Alors, on ne m'ignore plus, hein! On ne me résiste pas tout le temps. Haha!

Les mains du doux expert se logent à la taille de Teresa, s'embrassent une nouvelle fois, la bouche de celui-ci déviant un peu après vers le cou. Un baiser, un second adressé tendrement, ce qui fait étirer méthodiquement les lèvres de la jeune fille avant de fermer les yeux, les rouvrant rapidement lorsqu'elle sent la bouche de mister Jane se poser au-dessus du nombril.

Ce contact étrange, mille fois agréable, la fait tressaillir intérieurement, ses lèvres s'agrandissant d'une manière extatique. L'expression transparaît alors un effet majeur de satisfaction. "Ça fait vraiment drôle, chatouillant." Ça émoustille forcément.

Ses paupières se referment, son visage se modifiant en un air d'extase qui s'allie à sa pureté.

Un ange brun.

-Je ne m'attendais pas à ça.

Teresa ne réalise pas que sa pensée à poussé avec intelligibilité pour elle. Embrasser cette partie du corps, le toucher merveilleux des paumes sur la peau sensible, très sensible d'une ado et quand on est au tout début de sa sexualité, encore en rodage, ça fait tourner la tête. Patrick esquisse alors un sourire amusé, un tantinet narquois, charmeur à la fois, à travers l'aspect malicieux qui a deviné que ces mots se sont évadés involontairement de sa jolie bouche.

Son corps se redresse à la hauteur du minois de son élève favorite, lui demandant de répéter d'un ton taquin évidemment.

-Qu'est-ce que tu as dit?

La demoiselle ouvre les yeux, ceux-ci légèrement perdus dans le brouillard, rougissant, les joues tièdes.

-Je sais pas trop. Ça m'a échappé.

-C'est pas très grave. l'informe-t-il en murmurant.

Les mains reposées de nouveau sur le visage de Teresa, non déstabilisée à présent, l'esprit ailleurs. Ça équilibre les émotions certainement.

Le baiser ressuscite sur la bouche de l'adorable, un peu désorientée, les doigts de celle-ci allant pénétrer la blondeur bouclée du très craquant enseignant. Le beau monsieur apprécie. Ces gestes sont maintenus dans la douceur, délicatesse ainsi qu'une dose injectée par-ci, par-là de sensualité, un mélange subtil de leur langue bien maîtrisée lors de cet oral très intime étant de la fête qui s'avère très engageante.

C'est chaud, saveur succulente.

"Oui, j'en ai très envie, de plus en plus, sans aucun doute. C'est fantastique comme il sait s'y prendre!"

Des caresses se dispersent sur le dos de la demoiselle, frôlant l'agrafe du soutien-gorge sans passer à l'action. Il y a tant de respect, de déférence témoigné. Pas un gros saligaud qui se précipiterait, se jetant sur sa proie avec perversité. Son genre de pensée qui ne mâcherait pas son vocabulaire mental. Ses intentions ne sont ni plus ni moins sincères. Comme s'il n'osait pas à ce moment, ne désirant rien bousculer, n'étant de cette trempe de goujat. Gentleman jusqu'au bout.

Prendre tout son temps, voilà le secret.

Elle est alors considérée comme une personne de valeur qu'il ne veut surtout pas abîmer. Le toucher avec précaution. Le corps de Patrick se replie, sa bouche se met à cet instant à parsemer quelques baisers cette fois-ci de chaque côté de la taille pour le plus exquis plaisir de la jeune fille avant que celle-ci ne soit soulevée sans heurt, transportée par la suite dans la chambre de son professeur dans laquelle se poursuit le cours très particulier et en toute protection pour l'examen final.

Pas d'inconscience inutile. C'est indispensable entre un adulte responsable et une élève consentante.

Ils s'endorment plus tard, beaucoup plus tard, miss Lisbon blottie contre lui. Au matin, au réveil, ses yeux s'ouvrent, comblée, sourire radiant qui illumine sa figure de petite jeune femme. Sur le dossier d'un siège beige en velours, aménagé dans le coin, près de la porte fenêtre qui donne sur un balcon de superficie moyenne, Teresa remarque un long tee-shirt qui pend dessus.

Pendant ce temps, dans la cuisine, mister Jane finit de préparer le plateau du petit déjeuner avant de se diriger peu après en direction de la chambre. Un petit déjeuner au lit, une chance supplémentaire d'être choyée. Et un plateau spécial, muni de quatre pieds de petite taille, solide pour tenir debout. Il fait son entrée, souriant, voyant la demoiselle réveillée, assise dans le lit sur lequel le plateau est posé, accompagné d'une poétique note d'humour matinale.

-Oh! La princesse au bois dormant a émergé de son sommeil.

Teresa sourit avec amusement, trouvant ceci flatteur, ce qui lui plaît bien.

-Bien dormi?

-Oui.

Le très attentionné professeur la désigne ensuite, ne voyant aucun inconvénient pour qu'elle ait revêtue son tee-shirt ample aux allures sportives. Noir à manches courtes, rayures blanches qui se superposent dessus ainsi qu'au bas du tee-shirt, portant le numéro 95.

-Oh! Je vois que tu as trouvé mon vêtement fétiche. s'exclame-t-il, le timbre bien joyeux.

-Ça ne te dérange pas au moins?

-Evidemment non.

La main de Patrick vient caresser la joue encore tiède, rosie de la jeune fille avant de déposer un baiser chaste sur sa bouche.

-Bonjour, vous.

Les lèvres de la petite femme augmentent leur étirement grâce à ce salut tendre et murmuré.

-Tu as faim, j'espère.

-Oui. Très.

-Tant mieux.

Il s'assoit alors sur le rebord du lit, énumérant ce qui compose ce petit repas du matin qui semble délicieux.

-Jus d'orange, pancakes, sirop d'érable, miel ou confiture de fraise, suivant sa préférence ou brioches, toasts grillés. Beurre sans oublier. A moins que tu préfères des céréales.

-Non. Ça me va très bien. Waouh! Tout ça?!

Patrick hausse une épaule, lui faisant comprendre à son expression que c'est tout à fait normal.

-Tu mérites un traitement de faveur.

L'adolescente se montre touchée, heureuse avant d'acquiescer timidement à cette déclaration exprimée avec sensibilité et sérieux.

-Ça a été très spécial hier soir.

Un regard éloquent s'échange furtivement, repassant au sujet du petit déjeuner.

-Comme je ne savais pas, j'ai préparé du thé, du café, grimaçant légèrement vu son âge, ce qui n'empêche pas, et du chocolat.

-Du chocolat, je vais prendre.

-D'accord. Mademoiselle est servie. Tu bois quoi d'habitude?

-Ça dépend. Des fois du café, je l'avoue mais rarement et du thé parfois. Mais le plus est le chocolat.

-Je ne me suis pas trop trompé alors. souriant de nouveau.

-Non en effet et c'est parfait.

-Tu peux attaquer.

Patrick prend sa tasse de thé noir aux fruits rouges tandis que Teresa prend son verre de jus d'orange frais. La tasse en vient à rester à cette minute en suspens, prenant un air quelque peu pensif ainsi que soucieux.

-Ecoute.

Par rapport à ce qui se passe, la miss le regarde, le verre au bord de la bouche, appréhendant subitement de ce qu'il pourrait dire.

-Il ne faut absolument pas que quiconque le sache. Je pourrais avoir de très graves ennuis. Être renvoyé si ça venait à s'apprendre par mégarde. Ça mettrait ma carrière en l'air. Tu comprends?

Cette consigne importante lui est rappelée à voix posée, diplomate, assimilée correctement. Le verre est éloigné, la demoiselle affichant un léger soulagement. Non. Pas d'inquiétude à tordre les entrailles. Mister Jane n'est nullement le genre à virer une personne comme une malpropre.

J'ai couché avec toi, maintenant casse-toi.

Mais quelle horreur! Et il en serait le premier à en être choqué en assistant à une telle attitude.

Sûrement pas!

-Evidemment que je comprends. Je ne suis pas du genre à répéter quoi que ce soit sur les toits.

Teresa écarquille les yeux afin de bien signifier l'importance de la situation.

-Ok. Je voulais juste en être certain même si je n'en doute pas. Parfois ça peut arriver. A une amie ou autre. Il ne faut surtout pas.

-Ça n'arrivera pas.

Le regard de la jeune fille confirme bien qu'il peut avoir toute confiance en sa discrétion, étant capable de garder un secret. Nullement une cafardeuse, digne de compter sur elle.

-Très bien.

Un sourire se souligne, rassuré, balayant ensuite une mèche de cheveux avec douceur, tout cet ensemble d'attention faisant son bonheur. Et ça se voit! Un petit déjeuner partagé avec régal quelques secondes plus tard, après s'être assis à côté, gracieux comme un adolescent.

Pour marquer, ça marque ! Une belle nuit.

Déjà prêt, douché, les cheveux encore un peu humides, faisant ressortir ses boucles d'or, portant un pantalon beige fluide et tee-shirt à manches mi- longues, un élan biker en Harley imprimé dessus, la tenue d'intérieur est assez décontracte. Et il est si mignon au lever du jour!

On peut dire amoureuse? Malgré qu'ils se soient connus avec approfondissement durant cette soirée, la pudeur maintient sa présence entre eux.

Lorsqu'elle part dans la salle de bain quelques minutes plus tard, pour se préparer à son tour, une douche à deux ne vient pas tenter l'esprit de l'enseignant. L'image reste sage. L'aurait-elle rembarré? Enfin! Assurément pas! Mais c'est aussi bien comme ça.

Les yeux clos, la frimousse ruisselante d'eau chaude, sa chevelure brune aux reflets légèrement auburn sont plaqués en arrière, la cascade dévalant le long, Teresa repense à ce moment à cette proximité très intime qui s'est produite. Le frémissement intérieur revit immédiatement, comme la lycéenne qu'elle est toujours.


Une fois dans la chambre, il la posa sur le lit sans geste hâtif, la miss ne portant que son jean noir. Il s'installa à côté, plaçant sa main sur la nuque tiède de celle-ci. Ses lèvres reprirent alors leur activité, langue s'entremêlant délicatement tandis que la main de Teresa vint s'immobiliser durant quelques instants sur la masse bouclée du jeune prof. La sienne descendit sur le cou de l'adolescente, l'effleurant du bout des doigts.

Pouce et index se positionnèrent peu après sur le menton de la jeune fille, se souriant mutuellement pendant l'interruption temporaire du baiser. La bouche qui avait partiellement parcouru la zone du ventre l'avait remise en appétit. Sa peau embrassée, le tour du nombril frôlé et légèrement caressé avant qu'elle ne remonte, exécutant une nouvelle caresse du bout des lèvres, on frissonne inévitablement. Un très bon aperçu de ce qui l'attendait.

Son goût lui fit penser à celui d'une pomme, de cerise ou celle d'une sucrerie au caramel comme une sucette tourbillon que l'on achète dans une fête foraine. La fillette en elle aimait cette saveur sur sa langue, les papilles en émoi.

A nouveau, une excellente maîtrise de leur même langage repris l'oral, la main de la miss se posant ensuite sur la nuque du gentleman. Le baiser s'intensifia un petit peu avant que Teresa ne soit embrassée furtivement au niveau de la clavicule puis celui de la gorge, ces deux zones réceptives explorées dans le désordre.

La bouche de Patrick parsema une nouvelle fois peu après un collier, espacé, de baisers sur la région abdominale, la taille, descendant par la suite au niveau du nombril, chatouillant, l'excitant en même temps. Son parcours se termina sur le ventre ce qui la fit sourire nerveusement, se délectant de la fabulosité de ces lèvres. Le nombril fut humidifié d'une manière minime à bouche menue après que le bouton du jean fut déboutonné, baissant également, légèrement la fermeture éclair. Chatouilleuse, oui, Teresa ravala un rire nerveux aussi, le plaisir s'accroissant, très révélateur sur sa ravissante frimousse.

Seul un profond soupir s'extériorisa dû à cette sensation d'extase qui commençait à l'envahir. La tête du jeune professeur se releva, ses lèvres étirant quant à elles une forme pleine d'allégresse, infiniment malicieuse, le ton à nouveau taquin.

-Contente?

Et à la vue de l'expression de la demoiselle, ça confirmait sans aucun doute.

-Waouh! Très contente.

Le sourire de celle-ci s'agrandit, éclatant, d'une façon expressive. Il revint de nouveau à ses lèvres, s'embrassant alors tendrement, très affectueusement sans que leur langage spécial ne s'incruste. La suite du cours très, très privé devint vite importante néanmoins. Dextrement, le jean fut enlevé sans brutalité bien sûr, rendant la jeune fille encore intimidée, un peu pudique avant que ce sentiment ne disparaisse grâce à une sensation confortable, d'une étrangeté inopinée, dans laquelle elle se laissa s'y enfoncer, lâchant prise.

Patrick revint sur son corps à moitié dépouillé de ses vêtements, se coucha dessus, le baiser redémarrant activement, langues mêlées, toutefois des plus doux.

Chacun reposa leurs mains sur le visage de l'autre ou quelques secondes plus tard celles de la jeune fille fuirent en direction du bouton du pantalon. Celui-ci fut déboutonné à son tour, débraguetté également. Il prit l'initiative de l'ôter avec l'aide de la demoiselle sous le regard troublé de celle-ci, pupilles scintillantes et vives.

Les baisers sur les lèvres étaient majoritaires, un moyen non calculé mais principalement pour le plaisir de mettre davantage en confiance. Mission accomplie!

Les effleurements menés par l'adolescente ne se montrèrent au fur et à mesure hésitants lorsque ses doigts circulèrent sur le dos de mister Jane, habilement, sans se détacher de sa bouche. Doué décidément.

L'image qui lui vient par la suite fut celle de l'effleurage sur sa cuisse, appliqué lentement, inlassablement après que le jean fut retiré. Quelle douceur! Dans cette séquence rediffusée dans sa tête au ralenti, un enchaînement se produit, identiquement sur la rapidité du visionnage.

Un baiser se reconnecta du bout des lèvres, sciemment, répétant l'art de procéder en y répondant, parfaitement à l'aise malgré qu'elle se sentit un tantinet timide sans que cela ne transpire sur Teresa.

Imperceptible, pourtant soupçonnable par le perspicace mister Jane qui ne plaisanta pas à ce sujet. Quel manque de tact ça aurait été, gâchant tout. Il y avait bien trop de compréhension de sa part et cette intelligence de se montrer respectueux.

L'image de la continuité du baiser se suit ensuite comme un flash, y souriant plaisamment, toujours rêveuse sur ce qui s'est concrétisé.

Caresses éparpillées sur le corps joliment proportionné de la miss, bouche de chacun voyageant chacune son tour sur la peau des deux amants, ventre de Teresa se gonflant au plaisir maximum quand les lèvres de l'enseignant entamèrent une exploration audacieuse le long de ses cuisses, jambes avant de remonter vers sa poitrine. Son dos se cambra à cet instant, plus que sous son charme, bouche entrouverte. Les préliminaires furent merveilleusement réalisés, exprimant ce plaisir donné, reçu à tour de rôle.

Doux, intense, unis émotionnellement, le lien le plus élevé entre un homme et une femme qui fut partagé.

Bien jeune pour vivre une expérience plus mature? Attendre d'atteindre la majorité? Il aurait pu y songer. Mais ça ne prévient pas. Rien ne peut se planifier dans la vie.

Pouce, index frôlèrent à leur tour, bouche jouant l'une sur l'autre, s'investissant beaucoup plus. Dans la pénombre à demi, leur ombre corporelle, la courbe lui apparaissant assez nette, achève la projection privée de cet échange physique de ce cours si particulier. Seul l'effleurement qui s'y était ajouté, s'additionne en guise de bonus ainsi que le mariage de leurs lèvres, appuyant sur le bouton arrêt puis plan rapproché sur leur profil.

La vision qu'elle finit d'en avoir est très romantique et sans hypocrisie, sexy.

Elle embrassa certaines parties du corps de mister Jane, désir puissant et dominant, entendant son soupir, yeux fermés, plaisir évident. Il n'était plus question d'être gêné. Leur corps s'enveloppa d'une chaleur étourdissante, n'en formant bientôt plus qu'un, unique, vibratoire. Sens en ébullition, l'activité corporelle s'accentua, l'envie criant de l'intérieur. Lorsqu'elle fut à son apogée, celle-ci les posséda, la faisant pénétrer profondément en eux jusqu'à les transporter dans un autre univers, vaste, illimité par son espace. Ils pouvaient se vanter qu'ils avaient connu le Big Bang. Une magnifique explosion colorée avait habillé la pièce.

Ce nu à nu devenu moite et quand même ardent vers la fin de leurs ébats était la plus phénoménale entrée en collision jamais produite. Cela avait éclairé leur ciel, visible depuis un ailleurs lointain. Joue caressée après l'amour, doux baiser à nouveau adressé, se regardant, s'embrassant encore un peu, peau aimantée, elle savourait cette réalité, ne voulant plus touché la sienne. « Mon dieu ! Si délicieux ! »

Dans cette chambre, le monde était devenu en relief, de toute teinte et bien plus exaltant qu'à l'origine. Faire l'amour rendait la scène encore plus belle, cette vision en 3D donnant raison.

Son joli minois resplendit sous la douche en le revoyant, teint plus lumineux. Teresa se sent comme une mini jeune femme. C'est une grande, jeune demoiselle à présent.