Bonsoir,

Pour rattraper un peu mon retard, voici un autre chapitre, plus court, afin de prolonger un peu ce week-end passé ensemble.

Note: J'ai inclus les paroles d'une chanson, toujours du groupe Incubus; Make Out Party, vous comprendrez pourquoi quand vous les lirez. Si vous en avez envie, vous pouvez toujours l'écouter sur Youtube. Je vous souhaite une bonne lecture. :)


Tôt, le lendemain matin, ils se rendent à Devon Point afin de tenter d'affronter les vagues un peu après le lever du soleil. La veille, Patrick avait proposé suite à la confidence faite de la part de l'amatrice surfeuse qui s'était vantée de bien se débrouiller sur une planche, pouvant tenir en équilibre plusieurs minutes dessus. Bien sûr, sur le ton de l'humour. La demoiselle avait accepté tel un défi, d'humeur très souriante.

-D'accord.

Main serrée, prête à le relever.

Sur cette plage plus ou moins déserte à cette heure, Celui-ci constate que la miss parvient à surfer brillamment pour une fille, réflexion taquine de sa part. Entre le cross-country et le surf, Teresa exprimait son côté sportif, s'affirmant davantage. Ses frères se débrouillaient bien également mais à l'occasion. Alors se jeter dans l'eau pour aller dompter les rouleaux de taille impressionnante en ayant comme accompagnateur une personne qui possède le même intérêt non épisodique, ce point commun l'enchante à cette minute.

S'aventurer là-bas, dans ce coin, aucun risque apparent de tomber sur des visages familiers. Par chance, ce fut le cas, s'en donnant à cœur joie. Teresa est éblouie par les prouesses effectuées par mister Jane et réciproquement malgré son plus haut niveau. Les filles savent surfer et très bien et parfois en sont décoiffées.

Une fois revenus sur la terre sableuse promise une heure ou plus passée, non rouge, planches posées dessus, tout en se séchant, leur combinaison dégoulinante de gouttes salées, ils se félicitent, se complimentant mutuellement.

-T'es sensationnel sur les vagues. Si je pouvais en faire autant. Mon père avait accepté que je prenne des cours mais je n'ai pas atteint un tel niveau. C'était comme ça.

Le timbre admirateur se teinte en un enthousiaste très vif, spontanément, rafraîchissant, extrêmement flatteur, stimulant. L'appareil est rendu, exprimé avec égayement.

-Et toi. Tu es très surprenante. Je trouve que dans ta catégorie, tu manies les vagues comme une reine.

-Vraiment?!

-Ouais.

Un regard tendre s'échange pendant quelques secondes, empli de pétillement. Dû à ce qui s'est produit, deux fois, pourquoi se douter de ce qui se passera bien plus tard entre eux? Et sans doute de trois, qui sait.

Sur la plage, leur comportement conserve leur sagesse avant de se confronter à nouveau aux vagues, s'éloignant de ce point de départ après s'être reposés durant un petit moment. En tant que passionné, on ne peut pas résister à l'appel des rouleaux californien très solliciteurs.

Les yeux rivés vers l'horizon, assis sur leur planche, écoutant le silence autour, deux, trois surfeurs dans l'eau légèrement froide, le son de la mer en bruit de fond, à l'oreille qui sonne calme. C'est apaisant. Une sorte de recueillement méditatif avant de replonger. Sur la même longueur d'onde.

Par ailleurs, c'est utile d'entamer un début de relation avec un prof, pouvant ainsi aider sur un devoir, hors de sa matière enseignée. C'aurait été du favoritisme, de la triche en somme. Pour le reste, cela servait de soutien scolaire sans en abuser malgré que cela ne l'aurait pas dérangé.

Lorsqu'ils rentrent en début d'après-midi, s'étant changés sur place, combinaison prêtée à la jeune demoiselle et ayant pique-niqué sur la plage, Teresa se souvient soudainement, frappant à la porte de sa mémoire, de ce devoir de maths qui pose problème par rapport à des équations compliquées pour la jeune studieuse lycéenne. A moitié en venue à bout. Alors installés au milieu du salon, quelques minutes plus tard, assis sur le canapé, Patrick se tenant à côté, tous deux entreprennent un flirt vingt minutes après l'avoir aidé, résolvant le problème. Pas réellement prévu au programme. Ça ne prévient jamais de toute manière.

Celui-ci prend ensuite des allures qui poussent à croire que le rapprochement va basculer vers une intimité beaucoup plus audacieuse. Un baiser généreux s'engage, doux, délicat, sa succulence roi, langue légèrement mêlée, main de mister Jane posée au niveau de la nuque, l'autre s'immisçant à ce moment avec retenue sous le tee-shirt de Teresa avant de descendre sur le bas du dos. Elle est peu après basculée en arrière, couchée sur le canapé, ses mains pénétrant à son tour sous la chemise ample de l'enseignant.

Le baiser se dirige par la suite vers le cou, rendant la miss désorientée, heureuse ainsi que émoustillée. Doux et bon comme elle aime. Les derniers boutons du chemisier sont sans tarder déboutonnés, sans trop de précipitation, sa bouche se déposant au creux du ventre. Teresa extériorise un long soupir de grande satisfaction, sentant ses lèvres remonter lentement sur sa peau qui en frissonne immédiatement.

Les yeux fermés, son plaisir, excitation augmentent, principalement lorsque sa gorge est embrassée, langue ensuite s'investissant avec régal, délicatesse entretenue. L'étreinte s'enflamme quelque peu, l'enlacement se renforçant. La bouche de la jeune fille s'emploie un peu plus tard à étendre des baisers inspirés dans le cou de Patrick avant de déboutonner sa chemise, sans que les lèvres ne se séparent. Une aide scolaire comme celle-ci, pas mal ne s'en plaindrait pas. Du tout.

Les mains de chacun s'appliquent, éparpillant de très douces caresses; Effleurage de la poitrine à travers le fin tissus du soutien-gorge, pointes qui en frémissent, d'une façon perceptible. Le torse du bel enseignant est caressé, embrassé, l'excitation provoquant la hausse de plusieurs degrés. Entre pulsation du cœur, légère moiteur corporelle, entrelacement des jambes, ce début plus que prometteur s'interrompt, la raison revenant à la charge.

-Attends.

-Qu'est-ce qu'il y a? lui demande-t-il doucement, voix un tantinet suave.

-C'est pas que j'en ai pas envie. Au contraire, lisant dans son regard son immense désir, mais vu où ça va nous emmener, j'ai peur de ne pas rentrer à temps. Je ne veux pas arriver avant que mon père, mes frères n'arrivent avant. Tu comprends?

-Tu n'as pas à t'inquiéter, encadrant alors son visage dans ses mains. Je comprends. C'est dommage, je l'avoue, en souriant tous les deux,l'un espiègle, se comprenant plus que bien, mais je ne voudrais pas qu'un quelconque retard par rapport à ce qu'on s'apprêtait à faire, ne te cause des problèmes. On s'est laissés aller spontanément et ça commençait à devenir très très intéressant.

L'adolescente sourit avec davantage de largesse, ne pouvant qu'acquiescer, frustrés réciproquement. Dieu! Quel dommage! Dans le feu de l'action, des gestes caressants s'égarent, le désir menant la danse. L'envie prend toujours de l'ascendant. Patrick se redresse, s'apprêtant à reboutonner sa chemise, empêché cependant et subitement par son élève préférée. L'air interrogatif, la fixant de son bleu azuré, Teresa le ramène vers elle, l'embrasse, lui murmurant ensuite qu'ils n'étaient pas forcément obligés de tout stopper.

La bouche du prof s'étire, se disant que ce n'est pas faux.

-Tu as raison.

Il se recouche sur son corps, s'embrassent de nouveau, se contentant uniquement de se limiter aux préliminaires, avec aise. C'est un véritable délice!

Jambes, cuisses frôlées du bout de la bouche de l'expert en cette matière, vêtements à moitié éliminés où seule la peau est habillée par la lente cadence de ces baisers au charme extrêmement particulier. Et les soupirs chantent à chaque fois. Le bout de la langue part en promenade, met son corps en éveil, se cambrant à nouveau, l'esprit déconnecté, hors de cet univers. Les maths peuvent être finalement très stimulants. Le calcul … Pas si ennuyeux! Et avec un tel professeur. Les cours devraient durer à rallonge.

Ventre encerclé par des milliards de chatouillements cette fois, l'excitation tremble, le corps s'enfonce, sur le point de voyager en direction d'une très lointaine constellation. Attention, le danger peut guetter quand le dépassement autorisé a fait envoler ses limites. Ce genre d'invitation a des conséquences.

Sa poitrine se gonfle, sa respiration devient irrégulière, consumés par le désir qui gagne du terrain. Tant pis! Aussi bon si ce n'est pas meilleur que leur première navigation sans pour autant là, plonger dans les eaux trop profondes. Ils ne se feront pas piéger en fin de compte.

La bouche de chacun sillonne, courbes effleurées du bout des doigts, la visite guidée se poursuivant sans se priver avec habileté. Quand on s'embrasse, c'est sa faute et non la nôtre. Le contact des lèvres est un très dangereux déclencheur. Seigneur, la délicieuse expérience parle! L'activité physique peut exciter une seconde fois l'appétit. Je plane chaque fois que …. .


Girl I wanna kiss you, but not just on your lips no

Ma belle, je voudrais t'embrasser, mais pas seulement sur tes lèvres, non

The tips of your fingers and every intersection, start again down at your pinkie toe

Le bout de tes doigts et toutes les intersections, recommencer depuis ton petit orteil

Can you tell I miss you from my cadence and tempo?

Peux-tu dire que tu me manques par ma cadence et mon tempo?

Lips are a trigger and maybe this connection is a point we should be aiming for

Les lèvres sont un déclencheur et peut-être que cette connexion est un point que nous devrions viser

I get high every time I get the taste of you on my tongue

Je plane chaque fois que j'ai ton goût sur ma langue

And I know you're one to hold onto

Et je sais que tu es quelqu'un à conserver

Deep sigh every time I get a hint of you in my mind

Profond soupir à chaque fois que je t'ai à l'esprit

Cause I know you won't be held onto

Parce que je sais que tu ne seras pas retenue

Babe I've got a weakness for the backs of your knees your honey spilt over

Bébé, j'ai un faible pour l'arrière de tes genoux, ton miel a débordé

And now I am an army of ants and we're all thinking the same thought

Et maintenant je suis une armée de fourmis et nous avons tous la même pensée

Let me introduce you to my slippery fingers

Laisse-moi te présenter mes doigts qui glissent.


La conjoncture de ce fabuleux instant s'était présentée favorablement. Encore mieux oui. Le temps quelques minutes plus tard de remballer ses affaires, la demoiselle est raccompagnée jusqu'à chez elle, se garant un peu plus loin comme d'habitude. Un week-end magique, stupéfiant, surnaturel au goût. Son être entier en est imprégné.