Hello à tous,
Revoici un nouveau chapitre, un autre qui suivra pour rattraper. Je vous laisse découvrir la suite ainsi qu'un autre rendez-vous pas banal.
Merci aux fidèles qui commentent, à ceux qui viennent lire aussi. Je vous souhaite une bonne lecture et à très vite. ;)
Devant rentrer en fin d'après-midi ou plus en fin de soirée, après ce formidable week-end magique, Teresa rentre par prudence avant les 17h00 et des poussières, de crainte que son père et ses frères ne rentrent avant. Tomber nez à nez; Comment expliquer son absence? Impliquer une copine, comme Summer qui l'aurait sûrement couverte. Habitant seule, qui croire d'autre? Heureusement, aucun besoin d'y avoir eu recours.
De peur que quelqu'un puisse les voir en plein jour, la jeune fille épanouie, très lumineuse, préfère qu'il la dépose, un peu éloignée de la maison au cas où. Et Patrick dû insister pour qu'elle ne persiste pas à vouloir rentrer par ses propres moyens. Prendre le bus … Pas question! La laisser partir suite en plus à ce merveilleux, fantastique moment passé ensemble.
Du tout le genre.
-C'est marrant.
-Quoi?
-On se retrouve toujours dans ma voiture.
-C'est vrai. Mais c'est normal. C'est l'effet des boucles temporelles.
Les amants clandestins se regardent alors plus longuement, le sourire large de chacun, mister Jane acquiesçant avec un air très amusé.
-En effet.
Un bref instant de silence durant lequel leur complicité perdure avant que son prof favori ne s'incline en sa direction, main posée sur la joue de la jeune fille, ramenant son visage vers le sien. Chacun détache sa ceinture de leur main libre, s'embrassant à nouveau avec une très agréable douceur mutuelle, celle-ci davantage dosée par la bouche du jeune monsieur. Un régal encore de goûter au baiser, pointe de langue délicate, légère de l'ange, une saveur double en supplément.
Et ce profond plaisir ensorcelant se lit sur l'expression de Teresa, remplie de délectation.
-Waouh.
La belle largesse espiègle de l'enseignant s'étend, lui proposant si elle veut bien, un autre peut-être. Quel charmant humour!
La demoiselle s'en amuse, lui répondant par un oui très engageant, l'expression toute mignonne. Le signe d'une jeune fille amoureuse se révèle dans ses pupilles pétillantes, légèrement dilatées ainsi que sa lèvre inférieure brièvement prise en otage par elle-même. Le bonheur ressenti ne trompe pas. Et le second baiser … On en redemanderait encore. Raisonnable mais surtout prudente, l'adolescente quitte quelques secondes plus tard la DS, se souriant une dernière fois avant qu'elle ne rejoigne le domicile.
Il est dingue de réaliser que ce week-end s'est véritablement concrétisé. Vraiment? Teresa a réellement du mal à y croire.
Avant qu'elle ne s'éloigne, Patrick la rappelle, retournant à cet instant sur ses pas, les hâtant.
-Quoi?
-Je ne regrette pas ce qui s'est passé.
-Moi non plus.
Un douce caresse effleure la joue de l'adolescente, l'expression cette fois qui affiche sa sensibilité à cette déclaration. Elle repart ensuite, le sourire sur la bouche, entendant un au revoir personnalisé à son attention.
-A bientôt, petit scarabée.
La demoiselle se retourne, stoppe fugitivement, affichant son amusement juvénile puis poursuit son chemin tout en se pressant un peu. La voiture démarre après sans qu'aucun voisin ne soit derrière leur fenêtre à épier. Encore heureux!
Une fois rentrée, Teresa se change en vitesse une fois dans sa chambre, rangeant la maison quelques minutes plus tard après son retour, se mettant par la suite à préparer le dîner, l'esprit ne pouvant que vagabonder par moment. Ses lèvres s'étirent nerveusement, commençant à chantonner dans sa tête, se surprenant à elle toute seule avant d'arrêter lorsque son ouïe détecte pas longtemps après l'ouverture de la porte d'entrée. Celui-ci capte immédiatement des voix très familières comme le timbre de ses jeunes frères qui semblent bien enjouées, continuant apparemment de parler du match.
Teresa sort alors de la cuisine, toujours gracieuse, demandant comment c'était.
-Waouh! Dommage que t'étais pas là. C'était génial!
-Ça m'en a tout l'air.
Ces trois frères encore sous l'effet de l'excitation commencent à lui raconter en même temps, suivant difficilement, tout joyeux, ce brouhaha interrompu calmement par leur père.
-Eh. Doucement. Parlez pas tous en même temps. Chacun son tour.
Tommy s'impose alors, racontant le début qui concernait le match, leur grande sœur adorée l'écoutant le sourire heureux, disposée à se montrer attentive. Quelques minimes minutes plus tard, leur père l'interrompt, demandant à nouveau à leurs fils d'aller cette fois-ci déposer leurs affaires dans leur chambre. Les garçons obéissent sans rechigner, montant à l'étage tandis que papa Lisbon demande à sa fille unique si tout s'est bien passé en leur absence.
-Oui. Tout s'est bien passé. J'ai fini mes devoirs, j'ai été me balader un peu hier. J'ai rien fait de spécial.
-Tu es contente de ta dissertation?
-Oui. J'espère avoir une bonne note maintenant.
-Je pense que tu en auras une.
Teresa est agréablement étonnée de cette remarque encourageante, flatteuse, jamais trop faite auparavant. Ce week-end a dû être très bénéfique. Tout allait finalement le mieux du monde, pas habituée à cette facette de son père ainsi que d'une journée qui ne serait pas nuageuse.
-Merci. l'exprimant à la fois timide et gênée.
Eh! Bien! C'est du changement!
-J'ai préparé le dîner.
Il jette un coup d'œil en direction de la cuisine suite à cette information, sensible à cette attention, pourtant habituelle quant à elle.
-Ça sent bon.
-J'ai fait des cannellonis.
-Tes frères vont être contents.
-J'ai voulu faire plaisir.
Un face à face qui se fait pudique, un tantinet embarrassé malgré l'ébauche sincère du père et de sa jeune fille. Un repas de fête en quelque sorte, la famille Lisbon en raffolant. Une recette de plus de sa mère, suivie sans faute. Et à l'unanimité, tous se régalèrent. Un dimanche qui se finit sur une excellente note.
Plus tard, dans la chambre debout face à la fenêtre, Teresa se mit à contempler un beau ciel de nuit étoilé avant de fermer les yeux et repenser à ce fabuleux week-end, tout en se mordillant furtivement la lèvre inférieure. "Mon dieu! C'est vraiment arrivé?"
Son esprit avait déjà plongé dans l'émerveillement, se remémorant certaines scènes. "Oh! Oui! Qu'est-ce que c'était fantastique!" Ce bonheur complet la rendait davantage radieuse. L'amour doit aussi rendre plus belle encore. Et en parlant de week-end extraordinaire, Danny n'était pas resté de reste. Très atypique cependant, lui valant un blâme pour ne pas être rentré à temps, dépassant le couvre-feu d'une heure.
-Comment on peut te faire confiance si tu ne respectes pas les règles?!
-Vous avez raison mais le temps n'a pas joué en ma faveur, avouez. C'est trop court.
Face là, à l'air un peu effronté du neveu, l'oncle et la tante qui l'attendaient de pied ferme, l'intimèrent de ne pas se montrer insolent, l'envoyant dans sa chambre, sans pouvoir contester son attitude involontaire. La punition fut évidemment remise en service, écopant d'un délai illimité pour l'instant. Est-ce que ça en avait valu le coup malgré son excuse exprimée en toute bonne foi? A votre avis?
Ça aurait été dommage de ne pas se rendre au rendez-vous très insolite dû au lieu où ils se rendirent plus tôt.
Froussard s'abstenir si vous avez peur de la pénombre, atmosphère angoissante. Pour Halloween ç'aurait été parfait. Étant loin d'être adepte de ce genre de contexte spécial, pourquoi ce soulignement ravi qui se dessinait? Peut-être avait-il réussi à ouvrir son esprit grâce à Tamzin. Ou bien un sort jeté sur lui?
En début de soirée, les deux futurs liés à nouveau, qui en prenait le chemin vraisemblablement, ils se retrouvèrent devant le café. Le sourire accroché fermement à la bouche du jeune homme, vêtu d'une veste, jean, attendant très peu de temps sa jolie sorcière qui s'avançait, l'expression douce, quelque peu gracieuse, celle-ci aurait pu humer son parfum en se tenant juste à côté de lui. Tenue bohème pour mademoiselle, comme à son habitude, fidèle à ce style, un petit sac en bandoulière était porté sur son long gilet. Petit sac, plus ou moins aux yeux de l'adolescent.
-Salut.
-Salut.
-Tu es très …. Jolie comme d'habitude.
-C'est gentil.
Le remerciement fut réservé, légèrement encore sur les gardes, timide. Les compliments peuvent gêner pour une jeune fille humble, détachée de mots flatteurs en temps normal. Faisant plaisir toutefois. Toutes les filles y sont quand même sensibles un jour ou l'autre.
L'air légèrement embarrassé, mister Ruskin proposa, si elle en avait envie, d'aller boire ou manger quelque chose avant de se rendre en ce lieu secret.
-Tu es nerveux?
-Euh? Non.
Un ricanement s'échappa, donnant une apparence que tout était sous contrôle, répondant par un; Pourquoi serais-je nerveux?
-Ok. Un peu.
Les lèvres de Danny ébauchèrent une esquisse un peu benêt avant de les étirer franchement, ajoutant; Ouais. C'est bête.
19h30. Ils avaient le temps.
Et cette heure, tôt, était pour que celui-ci puisse en profiter au maximum, sans mentir à sa sorcière bien-aimée. Le couvre-feu étant limité, le jeune homme possédait des ressources pour pouvoir rallonger le temps. L'invitation acceptée, la soirée commençait. Il n'avait rien dit concernant sa mise à l'épreuve, désirant ne pas gâcher ce temps libre. Il avait préféré se concentrer uniquement sur leur soirée sans penser à l'écoulement des heures.
Il aurait peut-être dû finalement.
Après avoir passé un bon début ensemble, autour d'un milkshake chocolat et vanille pour les filles, tous deux se rendirent vers la destination mystère, prenant le bus qui les arrêta non trop loin. Durant le trajet, le paysage commençait à l'intriguer, s'interrogeant à propos de l'endroit où ils allaient débarquer.
Au fur et à mesure que celui-ci défilait, la nuit déjà tombée, l'atmosphère ne lui inspirait confiance. Lorsque Houdini réalisa qu'ils allaient se rendre dans un bois, il pensa qu'il était un peu tard pour fêter Halloween. Franchement, un film d'horreur aurait pu être tourné.
"Promenons-nous dans les bois tant que l'on ne nous zigouille pas."
Cela aurait fait un bon titre en cette drôle de soirée plus qu'étrange. Très étrange.
Les deux adolescents descendirent à l'arrêt après plus de trente minutes, marchant ensuite durant seize minutes environ avant d'arriver à l'entrée du bois.
-Euh? On va là?
-Oui.
Tamzin se tourna, répondant calmement, sereine, du tout peureuse contrairement à mister Ruskin. En tant que magicien surdoué, une magie réelle aurait été bien utile vu l'environnement. Lugubre. Très.
-C'est noir.
-Tu as peur?
-Euh! Oui. J'avoue. Ça ressemble à la forêt des ténèbres.
-Tu n'as rien à craindre. Tu es avec moi.
-Ouais.
Ce rappel qui avait pour but de le rassurer l'avait médiocrement persuadé, levant les yeux au ciel. La gentille petite sorcière de Sacramento prit la main du froussard, trouvant ceci attendrissant, s'avançant ensuite tous deux à pas lent jusqu'à l'entrée du bois.
