Hello,
Voici la suite. Du Flummer, je l'ai inventé, puisque dans ce chapitre Flliper et Summer passe du bon temps, n'étant pas les seuls. Si vous en demandez, du Jisbon aussi. Cadeau! ;)
P.S: Je vous conseille si vous avez envie, d'écouter en audio; Nutshell de Alice In Chains. Quand vous arriverez au passage du cd qui est mis mais aussi lorsque Teresa repense à ce moment. Je vous laisse découvrir.
Pour l'heure, bye et à bientôt.
-Eh! C'est pas mal du tout. C'est même super sympa chez toi.
-T'es gentil.
Summer se montre ravie face à ce compliment, refermant la porte derrière son invité.
-J'suis désolé mais je suis pas le genre à offrir des fleurs.
-T'as bien fait. Je suis pas vraiment ce genre de fille. Même si je ne les aurais pas jetées.
Ils en sourient avant qu'un petit cadeau toutefois ne lui soit tendu.
-Qu'est-ce que c'est?
-Ouvre.
La miss déballe le présent, enjouée, le déchirant avec hâte.
-Ça aussi c'est super sympa.
L'air contente du contenu, celui-ci est tenu fièrement, le remerciant.
-Si tu veux, tu pourras l'utiliser si tu as envie de passer un des morceaux.
-Ouais. C'est possible.
Elle enlève alors le film transparent d'emballage, s'avance ensuite vers le comptoir de la cuisine où le poste de radio/cd est posé. Puis après avoir ouvert le compartiment, branché, le cd est placé et joué.
Dès l'intro de musique, la miss adhère.
-T'en penses quoi?
-Ça déménage. Ça me plait carrément.
-Je le savais.
Summer fronce légèrement les sourcils, l'expression intriguée.
-T'es très sûr de toi, hein? le taquinant tout de même.
-Toujours.
-C'est pas étonnant.
-Qu'est-ce que tu veux.
Les bras retombent le long du corps de son invité, y souriant encore tous les deux.
-J'y peux rien, c'est comme ça. Si tu peux t'y faire….
-Je crois que je pourrais. mettant sa moue en avant.
La bombe pétillante lui propose ensuite de boire quelque chose, sortant rapidement une bière du frigo. Totalement surprenant!
-T'as eu ça comment?
-J'en ai pris quelques-unes dans la réserve de mon père.
-C'est pas bien ça.
Elle éclate de rire à cette réflexion non sérieuse, marchant alors vers lui, bouteille à la main.
-Il va pas s'en rendre compte.
Le décapsuleur est tendu, préférant siroter au goulot, habitué. En un mouvement de force, dextre, la capsule saute, récupérée dans la main.
-Merci papa!
-Ha, ha! Compte pas sur moi pour lui dire.
Flipper sourit, tombant sous le sens avant d'avaler une première gorgée. La bouteille est posée quelques secondes plus tard sur la table basse en bois repeinte en vert laqué. Il se met à l'aise. Blouson en cuir retiré, placé à côté sur le canapé. Celui-ci reprend par la suite sa bière tandis que la jeune maîtresse du loft vient s'asseoir à côté de lui, verre de coca posé à son tour.
-Ça fait longtemps que t'habites ici?
-Un petit moment.
-Tes parents te laissent comme ça?
-Pour résumer, disons qu'ils ont cédé et ils n'ont pas eu le choix. Ça serait trop long et barbant à raconter.
-Pas pour moi.
Le regard du tatoueur en herbe la fixe d'une manière perçante, presque dérangeante vu son intensité. Cela l'amène à en être très troublée. Le sien se détourne à ce moment, yeux levés au ciel, se forçant à maintenir son assurance. Jambes pliées sur le canapé, coude appuyée sur le dossier, la position en est confortable. Sa décontraction poussée ainsi vue sur le devant de la scène.
-Ok. T'as pas envie d'en parler.
-Ben, pas vraiment.
-Je comprends. J'insiste pas.
-C'est cool, merci. adressant par la même occasion une tape amicale sur l'épaule du rare mammifère.
-J'suis un mec cool.
-J'en doute pas.
Le regard insistant, la miss l'affronte, davantage déstabilisée. Heureusement, son hôte enchaîne sur un autre sujet. Le charme fatal a abaissé son pouvoir dangereux.
-Dis-moi. Ça s'est passé comment avec les morceaux que je tai passés?
-Ah! s'exclame-t-elle. Pour avoir fait sensation, ça a fait sensation. Je les ai fait faire cogiter à propos du message caché.
-T'as osé le diffuser?! Oh, la vilaine!
-Arrête. Ouais, j'ai osé. Seulement ça risque de m'apporter des ennuis.
-Quand tu passes un morceau qui cache un message comme ça dans ton bahut … Ça peut t'amener des emmerdes, oui.
-T'es vachement rassurant!
-Tu le savais de toute manière.
-C'est vrai. J'ai voulu me distinguer.
-Au pire, tu seras collée mais pas renvoyée.
-Tu crois?
-Mais ouais!
-Tu sembles t'y connaître, non?
Ils rigolent alors, l'honnêteté couchée sur la table.
- On peut dire ça comme ça. Lors d'une soirée au lycée, j'avais demandé à un pote qui était aux commandes des platines de diffuser un morceau aux paroles explicites. Je t'épargne les détails. Rien de cochon en tout cas. Et devinant que c'était moi, j'étais pas un ange. J'ai écopé d'un mois de colle tous les jours après les cours. J'crois qu'ils auraient bien voulu me renvoyer car ça aurait été une bonne opportunité. Je leur en ai fait voir de toutes les couleurs.
-J'aurais bien voulu voir ça, tiens!
-On te l'aurait déconseillé.
-T'étais un diable!
Le ton à nouveau taquin, lèvres étirées, à son aise, Summer maintient son attention sur lui, occupé à cette seconde à avaler de nouveau quelques gorgées. Une fois la bière reposée, Flipper sourit, tête levée en direction de la miss, répondant franchement.
-T'as pas idée.
Sans prévenir, plus que spontanément, l'audacieux artiste sans gêne, happe la bouche de l'objet de son grand désir sans aucun déplaisir provoqué. Seule l'initiative soudaine la prend au dépourvu. La ferveur du baiser est incroyable.
"Oh LA VACHE!"
Le goût de la bière l'étourdit non pas par l'alcool, déjà dissipée dans la bouche du mauvais garçon mais par son partage.
"Putain QUE C'EST BON!"
Et le morceau qui débute de la playlist tombe à pic. Envoûtant, obsédant, principalement lorsque il est relié à un instant très particulier. La puissance de sa langue qui domine la sienne, fait chavirer son esprit ainsi que ses sens. Tee-shirt blanc près du corps, jean noir un peu large, ce style rock, attitude très affirmée ; Sexy en diable en effet!
-Waouh! Tu m'as prise par surprise. La bière à assez bon goût.
-Ouais, je confirme.
Les yeux vibrants, la couleur vivace de l'iris, ce seigneur du baiser semble ne pas faire qu'allusion à la bière.
Tous deux, la respiration haletante, cœur battant la mesure comme un sauvage, la miss est à nouveau accaparée. L'envie est mutuelle et ils en redemandent. Un gars tel que lui ne se contente pas de peu.
Main agrippant sa nuque, les cheveux attachés en petit chignon haut, Summer est tenue fermement pendant que la bouche de l'irrésistible Flipper s'égare vers l'oreille. Pas besoin de carte pour se guider. La nature du baiser s'enfièvre, se laissant aller, incapable de le limiter. Et elle ne le veut pas.
Le lobe est un tantinet mordillé, l'électrisant avant d'embrasser son cou, exécutant tant qu'il y est, un sensationnel suçon. Très talentueux! La miss à la sensation à cette minute qu'elle pourrait passer par-dessus bord tant la succion est divine. Sans douleur. Pas de doute! Maître en la matière et au-delà.
Une fois l'œuvre achevée dont la couleur virera à un joli bleu violacé, les lèvres reviennent à celles de Summer, se rapprochant plus près, très enlacés. L'envie impulsive certainement conduite par les hormones en ébullition, l'éclatant été se montre très audacieuse à son tour.
Ses mains s'infiltrent sous le tee-shirt du mammifère qui quant à lui introduit l'une des siennes sous celui de la très dégourdie demoiselle. Au niveau de la ceinture abdominale, il caresse du bout des doigts. La douceur fine telle une plume. Remarquable, étonnante! L'effleurement l'émoustille, la chatouillant aussi de son côté en souriant.
-Qu'est-ce qui te fait sourire?
Contagieux pour eux également.
-Ça me chatouille. réagissant avec franchise à son tour, murmurant.
Il agrandit le soulignement de sa bouche sans rien ajouter, préférant poursuivre le baiser. Langue très habile comprise dans le lot.
Dur, sensuel à haut degré, ceci varie en incorporant une pincée de douceur pour équilibrer. Sa force est sa préférence et aussi pour Summer. Il y en a pour tous les goûts dans ce monde. Suite à cette confidence, effleurements, caresses deviennent lentes, provoquant des papillons au bas du ventre comme toutes les filles.
"Comment fait-il ça, bon sang"!
Quelques secondes plus tard, la main serpente en descendant, commençant encore sans crier gare. Au moment de déboutonner le jean, la miss fait immédiatement barrière. Sa main vient repousser la sienne, rompant en même temps le baiser. Difficile pourtant quand on est sous l'emprise d'un enivrement ultra puissant.
-Non. la respiration haletante.
L'esprit brouillé, sollicitant sa volonté, celle-ci dicte l'étape à suivre.
-Là ça va trop vite. Je sais que j'ai envoyé le mauvais signal en me laissant aller, désignant ses mains. Mais j'veux pas aller jusque-là. Enfin pas aussi rapidement. C'est vrai. N'importe quelle nana succomberait … Tu dois me trouver bizarre.
-Ouais.
-Eh!
Le sourire du dauphin se montre large, la taquinant évidemment.
-C'est la vérité. Mais j'suis sûrement pas le genre de gars à forcer une fille.
Il encadre le joli visage de son été à lui, la rassurant.
-C'est pas grave, bébé. On a juste exprimé ce que l'on ressent.
-Et dieu que c'était bon.
-Tu l'as dit. s'exclamant aussi.
Un baiser plus sage pour conclure tandis que Teresa reste toujours rêveuse en repensant aux heures en arrière. Le morceau écouté chez Summer qui l'a accompagné durant ce flirt à chaude température, celui se prolonge dans les airs. Il aurait très bien mis la scène en valeur. On peut l'imaginer.
Peau contre peau, glissante, Patrick et elle auraient apprécié de compléter avec de la musique.
Baisers mouillés par la moiteur ambiante de la pièce, de plus chauffée, tendres caresses échangées et tête appuyée sur le torse de mister Jane. Yeux clos, épanouie dans ses bras. Cheveux caressés, pouce frôlant la bouche de Teresa légèrement entrouverte, l'embrassant chastement avant qu'il ne circule sur sa gorge.
N'étant que de passage, aucun arrêt jusqu'à stopper sur l'un des seins. Effleurage autour, le rend réceptif. Lâcher prise total. L'autre main de Patrick soulève son menton, l'embrasse avec cette délicieuse douceur tout en continuant le frôlement. Un sensuel, doux, succulent sur les lèvres ainsi qu'au bout de la langue. Le baiser d'un poète.
Bouche temporairement détachée, elle lui demande de ne pas s'arrêter, reprenant le langoureux baiser avant qu'il ne passe au second sein. Son toucher réalise des merveilles. Descente en direction du ventre un peu plus tard, caresses subtiles qui est le déclencheur d'une montée d'excitation.
Les cuisses sont ensuite non négligées, mister Jane dirigeant sa bouche à cet instant vers le cou de la demoiselle. En pleine extase, celle-ci gémit timidement sans fausse note.
"Nom de dieu! C'est le paradis!"
Puis l'épaule, souriant nerveusement, yeux à nouveau clos. Quelques minutes après, l'enlacement se fait face à face sans aller plus loin, ayant privilégié les caresses généreuses. Sans oublier les baisers. La gorge embrassée de son professeur plus que particulier, torse sillonné, celui-ci finement musclé, un soupir d'un plaisir profond s'échappe. Il est au septième ciel.
Les lèvres de Teresa effleure le bout des petits tétons ce qui le fait frissonner, tête un peu basculée en arrière. Chemin inverse reproduit par la suite par ses lèvres avant de revenir à celles de Patrick qui accentue un peu plus la sensualité du baiser.
Hélas, la rêverie coupe brusquement.
-Teresa! Tu peux me faire réciter la poésie!
Son frère Tommy sollicite son aide au mauvais moment après avoir frappé à la porte de la chambre de sa sœur qui souffle de déception.
"Bye, bye."
Pour l'instant peut-être.
-Oui! J'arrive!
