Bonsoir à tous,
On va commencer à aborder un sujet sensible, en surface pour l'instant que vous découvrirez plus bas et qui sera approfondi au fil des chapitres. Pour le moment, je vous laisse à votre lecture. ;)
Merci aux nouveaux suiveurs de cette histoires. J'espère que vous apprécierez quand vous la lirez.
A la prochaine. :)
Dans la chambre de Craig, allongés ensemble sur le lit, Grace se laisse aller au plaisir de l'enlacement, des baisers et de quelques effleurements. Assez sages à ce stade. Néanmoins, monsieur parfait reste un homme.
Bien que sa main fasse preuve d'audace en se faufilant sous le tee-shirt à manches longues de la belle jeune fille, les limites sont respectées. Les mains baladeuses non trop intrusives disposent encore de quelques-unes de ses libertés avant que Grace ne stoppe.
Celle-ci se détache après un froncement des sourcils, signe d'une légère désapprobation.
-Attends. Non. Euh! Je suis pas prête.
L'adolescente se lève, remettant son tee-shirt en place en le baissant, un tantinet embarrassée.
-Désolé. C'est pas que j'en aurais pas envie mais … Enfin … J'espère que tu comprends et que tu ne m'en veux pas.
O'Laughlin se lève à son tour, lui affirmant que non, ce qui la rassure.
-Voyons Grace. Absolument pas. On sort ensemble depuis un petit moment mais c'est pas pour ça que l'on doit à tout prix .. Tu vois ce que je veux dire .. Le faire. Je ne te bousculerai pas.
La jeune fille étire un sourire soulagé, contente de sa réaction.
-Merci.
-Ouais.
Monsieur parfait l'embrasse à nouveau, la raccompagnant ensuite. Ce qu'un garçon n'avoue pas est qu'il souhaiterait franchir la frontière qui lui est toujours interdite. Lorsqu'on cache ses véritables pensées, n'est-ce pas frustrant? Leur flirt poussé ne va jamais au-delà malgré leur désir mutuel. Ça freine quand on estime que c'est trop tôt.
Une fois en bas, Craig prend les clés de voiture de son père, laissée dans l'allée, épatant la belle.
-Tu peux la conduire? Waouh! Le mien en ferait une jaunisse.
-Il a confiance.
-Je pense que mon père aussi pourrait mais il craindrait qu'il n'arrive quelque chose je crois. Ou que j'abîme sa voiture dans le meilleur des cas. en plaisantant.
-Ton père serait rassuré si tu conduisais avec lui.
-Ouais. Je pense que c'est ça.
-Tu n'as pas encore ton permis?
-Non. Mais j'ai déjà conduit l'année dernière avec Wayne.
-Ah, bon?
Cette confidence partagée d'une manière anodine semble le contrarier légèrement. Jaloux?
-Ouais. Mais pas longtemps. Il y avait Kimball et Teresa avec nous.
-Ah. D'accord.
-Tu es jaloux? lui demande-t-elle non sérieusement.
-Non. Juste prudent.
-Pourquoi?
-On ne sait jamais.
-Craig. Il n'y a rien à craindre.
-On ne sait jamais.
Tous deux se sourient, montant dans la voiture peu après, ceinture attachée.
-Quoique maintenant …
-Qu'est-ce que tu veux dire?
-Son amie. Il se peut que ce soit plus qu'une amie finalement.
-Tu crois?
A son tour, c'est Grace qui éprouve de nouveau une pointe de contrariété.
-Pas tout à fait. Mais je ne serais pas étonné si ça arrive. … Ça va?
-Euh? Oui. Oui, ça va.
-J'ai l'impression que ça ne te plaît pas que je dise ça.
-Non. Enfin. C'est pas pour ça. Pour être honnête, elle me fait juste une drôle d'impression comme fille. Mais je me trompe peut-être.
-Elle m'a l'air sympa.
-Ouais. Peut-être.
-Sûrement.
La jeune fille ébauche un soulignement très mesuré, étant moyennement en accord avec son petit ami. Autant ne pas épiloguer sur le sujet de toute façon. Du moins, durant une semaine.
Parfois, rien n'est plus traître qu'une surprise de taille à laquelle on ne voudrait pas s'attendre. Et un nouveau de plus!
Considérée à ce moment comme un loup entrant dans une bergerie en ce lundi 1er avril. Ça tombe bien néanmoins pour les farceurs. Wayne arrive souriant, discutant avec Lorelei, tous deux sac sur le dos. Arrivés au portail, le grand gaillard la présente d'abord à Danny, présent depuis peu dans cette zone de passage ainsi qu'à quelques-uns de la bande deux minutes plus tard.
Le courant semble bien passer entre la nouvelle et les amis de son ami. Kimball et Tamzin se montrent comme à leur habitude, plus sobre que les autres. Quant à Grace, celle-ci adresse la bienvenue avec modération. Cette attitude distante provoque un froncement subit des sourcils chez Wayne, trouvant curieux. Oui. Nullement dans son habitude. Mais qui peut se forcer de faire bonne figure totalement? Pas elle en tout cas. Polie, mais il ne fallait pas lui en demander davantage.
Toutefois, la nouvelle venue n'est pas aveugle, très lucide. Le courant passe difficilement. Mais Lorelei n'est pas du genre à forcer quiconque à l'apprécier quant à elle. Le genre de personne à s'en foutre complètement. Enfin tout dépend ….. .
Avec chance, son amie d'enfance s'est retrouvée dans la même classe. Et en première heure, le cours du matin démarre avec monsieur Jane. Chacun s'installe dans le calme avant que le professeur de chimie ne souhaite à son tour la bienvenue ici à la nouvelle.
Celle-ci le remercie avec un gracieux étirement des lèvres, ayant immédiatement une très bonne opinion du très sympathique enseignant. Comment penser le contraire? Il séduit naturellement, malgré lui.
-Dans deux jours, nous ferons donc cette expérience. Bien évidemment, s'adressant alors à mademoiselle Martins, vous n'aurez qu'à observer vu que vous venez juste d'arriver. A moins que vous ayez étudié les mélanges que nous nous apprêtons à faire.
-Non.
-Vous ferez de toute façon équipe avec quelqu'un qui vous montrera comment procéder pour la prochaine fois.
-Ça me va. .. Ça serait possible que je sois avec Wayne Rigsby?
-Je n'y vois aucun inconvénient mais ce n'est pas à moi qu'il faut le demander. S'il n'a pas prévu de déjà faire équipe avec quelqu'un d'autre.
Après avoir réagi en esquissant un sourire amusé, monsieur Jane dirige son regard en direction de l'adolescent qui est pris au dépourvu, ne refusant cependant pas.
-Euh? Ouais. Ça me va aussi.
-Bon. Et une équipe de formée! Bien sûr, je rappelle que ça ne sera pas noté cette fois mais l'autre. On est d'accord?
-Oui, monsieur, m'sieur! répondant tous à l'unisson.
Wayne regarde alors Kimball, souhaitant qu'il ne lui en veuille pas trop. Un partenaire était déjà prévu.
-Tu me revaudras ça. murmure son ami très compréhensif, ne lui en voulant pas trop.
A cet instant, Grace fixe furtivement ses yeux vers le jeune homme qui n'a pas pu dire non, se posant ensuite sur Lorelei, l'expression un peu contrariée. Non. Ça ne passera pas.
A la fin du cours, tandis que les élèves quittent la salle, Teresa est appelée par le jeune prof de son triste cœur. Ceci pourrait passer pour un bref entretien concernant son travail. Attitude banale qui n'éveillerait rien d'étrange.
Une fois la salle vide, se tenant devant lui, l'élève studieuse fait preuve de froideur à son égard. Aucunement joué.
-Je voulais savoir si ça allait.
-Oui.
Un bon exemple pris sur Kimball.
-Je te trouve lointaine en cours. Avec moi.
-C'est normal. Nous sommes en cours.
-C'est vrai. Mais il y a une différence entre un comportement qui se veut discret et presque glacial.
-Le deuxième cours va commencer. Je ne veux pas être en retard.
-Je comprends. Est-ce qu'il y a quelque chose que j'ai fait?
-Oui.
-Quoi?
-Je vous ai vu. C'est pas fini alors?
La sonnerie retentit au mauvais moment, n'ayant plus le temps. Teresa sort, se dépêchant de rejoindre l'autre salle à l'étage, le laissant abasourdi. Il ne faut pas s'interroger bien longtemps pour trouver la cause de ce changement de comportement.
Eh oui! Bingo! Erica, Erica …. Le lieu n'est pas approprié, c'est certain pour la rattraper, hélas.
Quant aux billets, Summer a fait une heureuse il y a quelques jours, échappant à quelques problèmes. Entre soulagement et bonheur d'avoir eu l'occasion de tenir sa promesse dans le lot, la joie d'avoir assisté vendredi au concert en compagnie du mammifère. D'enfer indubitablement!
Seul point noir auquel elle fut confrontée était de regarder le nouveau gars avec qui celle-ci sortait, se fumer un joint.
Quelques minutes après être sortis, Flipper attrapa sa fumette dans la poche arrière de son jean, l'allumant.
-Tu l'as eu où?
-Un pote à moi. Tu veux tirer un peu dessus?
-Non. Sans façon.
-C'est pas comme de la vraie drogue. C'est plus inoffensif que ça ne parait, tu sais.
-Disons que tout dépend de la fréquence de la consommation.
-C'est des conneries.
-Tu crois?
-Ooh! T'as pas l'air contente.
-L'artiste tatoueur le prit carrément à la rigolade contre une miss qui ne plaisantait pas avec ça. Ils se stoppèrent chacun à leur tour, Summer affichant ouvertement son mécontentement.
-Sois pas furax.
-J'suis pas furax. C'est juste que …
-Quoi? Juste quoi ? Dis-moi.
Flipper se rapprocha, joint entre l'index et le majeur, visage proche du sien.
-Allez, bébé. insistant, le ton plus bas.
-J'ai eu des emmerdes avec ça et ça me rend malade d'en voir un maintenant.
-T'as été accro?
Summer hocha la tête, celui-ci la regardant brièvement. Ni une ni deux, le mammifère ayant l'air compréhensif, éjecta son joint, l'écrasant ensuite sur le bitume avant de le ramasser. Cet acte non banal la fit sourire dû à cette conscience bizarre de respect envers la nature. Plus qu'insolite comme geste.
-Fini. Plus.
Son bras s'enroula alors autour de l'épaule de la pauvre miss, agréablement surprise toutefois.
-Promis. Je n'en fumerai plus … En ta présence.
La suite de ses paroles se divisèrent, tombant dans un blanc très court avant que son ouïe n'enregistre attentivement la totalité de la phrase. Le coup a été mal rattrapé ainsi que réceptionné. Pas plus rassurant, ce qui se vit sur la figure de celle-ci. Fin de soirée noircie.
Par ailleurs, en cette journée blagueuse, Danny avait tout prévu. Sa cible toute trouvée!
Aujourd'hui, Jason est le premier à faire équipe avec Sterdini, le farceur des ondes. Pas de poisson scotché dans le dos. C'est beaucoup mieux qu'une pauvre feuille accroché. Durant l'interclasse, ils auront tous le loisir d'en profiter et quelques-uns du groupe d'amis de faire plus ample connaissance avec Lorelei.
-Quel jour fantastique c'est, n'est-ce pas?
