Salut si vous passez par ici,

Je poste un nouveau chapitre de plus afin de rattraper un peu mon retard, ce qui en fait trois au total entre il y a une semaine, samedi dernier et aujourd'hui. J'espère en poster un autre à nouveau en fin de cette semaine.

A plus.


Pour sa première leçon, miss Edgecombe se montre assez douée avant de tomber par contre après avoir perdu l'équilibre à cause d'une vague plus impressionnante. Juste à proximité, allongé sur sa planche, le mammifère éclate de rire avant de plonger dans l'eau, sa cheville attachée à la planche comme beaucoup le font par mesure de sécurité.

- Alors! La tasse est bonne?!

-Ouais Très!

Elle se rapproche ensuite de lui après avoir retrouvé son souffle, lui mettant la tête sous l'eau par petite vengeance dont celle-ci est prise avec bonne humeur. Une fois ayant refait surface, le joyeux dauphin l'enlace fermement tandis que son petit poisson bien agile ramène les cheveux de celui-ci en arrière, s'embrassant fougueusement peu après. C'est une affaire qui marche entre eux. Et ça roule plus que bien finalement. Qui plus est, la promesse semble continuer à être tenue. Super!

Les jambes de Summer s'accrochent solidement au bassin de son grand poisson, profitant tous les deux de ce bref instant très très agréable. Pendant ce temps, à l'autre bout du même endroit, Patrick et Teresa s'éclatent dans la mer en affrontant les rouleaux dont certains, sont à travers, des adversaires de taille.

Ca lui rappelle à nouveau ses frères, parcourant les vagues avec complicité, le soleil comme allié, rayonnant au-dessus de leur tête. Un bon souvenir qui revient à cette seconde, égayant davantage l'esprit.

Ce contact avec l'océan fouette, ouvre les yeux sur la beauté de cet horizon qui se présente à eux, s'étendant comme jusqu'à l'autre bout du monde. Sa joie s'élargit, le bonheur l'envahit immensément.

De retour sur le sable quelques minutes plus tard, le couple d'amoureux clandestin échange un doux, tendre baiser tout en se séchant, débordant d'un extrême enthousiasme. L'adrénaline n'est encore descendue, tout heureux de cette journée. Ils s'assoient sur le sable, contemplent la vue, se prenant ensuite la main. Romantique. Un regard scintillant très significatif est adressé réciproquement.


Une heure plus tard, après être retournés dans l'eau, grignotant par la suite sur le sable, les affaires sont remballées, prêts à partir. Subitement, cette silhouette aperçue au loin, paraît familière à l'adolescente. Ne se posant pas trop de questions à ce sujet durant quelques secondes, cela ne devient plus le cas lorsque tous deux se rapprochent, la jeune fille réalisant que c'est plus que familier.

-Merde.

-Quoi?

-C'est Summer Edgecombe. Merde, merde. Si elle nous voit , qu'est-ce qu'on va faire?

-On n'aura qu'à dire qu'on s'est rencontrés par hasard.

-Je ne pense pas qu'elle le croirait. Mince, c'est pas vrai. Juste aujourd'hui. Il faut que ça tombe là.

-Ne t'affoles pas. essayant de la tranquilliser à voix basse. On n'a qu'à faire demi-tour et ni vu ni connu. Et puis elle est occupée à parler avec son petit ami apparemment.

-Ok. On se dépêche.

Et au moment de repartir dans l'autre sens, son amie tourne la tête en leur direction, les reconnaissant immédiatement quant à elle.

Aïe ! Trop tard! Vraiment pas de bol!

Et tout avait été si merveilleux.

Durant la conquête des vagues, Teresa s'était remémorée le passage de Dany justement. Ce qu'il avait marqué était cette sensibilité inconnue qui était restée cachée par pudeur, une façon de se protéger comme tout à chacun.

Sous ce ciel aux nuances dorées et bleues, perçant le paysage, cette vision apparue, complétant le tableau.

- Quand on voit des petites choses qui ne vous évoque rien au premier regard c'est que le cœur est fermé, corrompu aussi par l'air comme Maupassant l'a écrit. Je pense que mon esprit s'est ouvert pour que je m'aperçois ce qui se trouvait devant moi. La beauté qu'on ne voit pas c'est parce qu'on ne regarde pas plus loin. Une fois qu'elle est visible, toutes ces petites choses qui auraient ignorées, se dressent à présent devant nous. C'est comme une bouffée d'air frais qui entre par la fenêtre et l'on sent une sorte de parfum étrange. On ne sait pas ce que c'est. Mais en voyant un paysage éclairé par la lune, sa lumière douce qui se reflète sur la mer, notre cœur se met à s'ouvrir comme l'éclosion d'une fleur. On s'éblouit, on se sent alors vivant comme jamais. On redevient optimiste. Une joie soudaine nous fait comme délirer, croyant que c'est une euphorie passagère.

Danny en avait sourit en prononçant le mot "délirer" ainsi que Kristina Frye, le reconnaissant bien là.

En ayant débuté son récit personnel, inspiré d'une partie écrite de la page 221 de Bel-Ami, le professeur fut plus que étonnée. Ainsi que la majorité de la classe très attentif au texte repensé.

Le regard tour à tour de Grace, Teresa, Kimball, Michelle, Summer, Wayne et principalement Tamzin en fut conquis.

Leur sensibilité en serait presque montée aux globes oculaires.

"C'était vraiment lui qui l'avait écrit?" "Dingue!"

Danny avait fourni un très très gigantesque effort, au-delà des espérances. Quel était ce sentiment peu commun qui s'était emparé d'eux? Un bonheur frémissant.

Rien qu'à l'écoute, cela avait manifesté chez certains des sensations de cette même noblesse Il n'en put pas en être autrement que d'applaudir par rapport à ces émotions mis sur papier qui avaient été creusées.

"Mieux vaut s'ouvrir avant de suffoquer."

La phrase de fin avait été bien choisie.

Le joyeux fanfaron aurait pu basé sur l'humour, le sarcasme, se montrer décalé. Son originalité à lui avait été de faire tomber son masque pour une fois et présenter son soi profond. Son adorable petite sorcière avait apprécié qu'il se mette à nu. Il avait voulu explorer, s'aventurant loin des côtes familières.

Dans l'esprit de Teresa, chacun de ces proches amis avait défilé, se remémorant également quelques brefs passages de leur propre vision donnée. Le son des voix, leur visage s'étaient enchaînés, accentuant ce sentiment mêlé à l'émerveillement de ce moment présent vécu.

Toute sorte de beauté s'était ouverte face à la jeune fille dont son âme s'était extasiée.


Elle et Patrick continue de s'éloigner, l'air de rien à cette seconde, suivi par un regard très intrigué.

- Qu'est-ce qu'il y a?

-Rien , rien. répondant avec calme. J'ai cru reconnaître quelqu'un.

- Qui?

-Je ne sais pas.

Sa tête revient au centre, la miss étire un sourire sur commande, invitant Flipper à retourner dans l'eau tout en s'interrogeant.

"C'est quoi ce bordel !"