Bonsoir,

Ce nouveau chapitre est un peu plus long que l'autre pour rattraper un peu vu que je n'ai pas posté la semaine dernière. Je vous invite si vous en avez envie, (ce n'est pas obligatoire) à écouter deux chansons que j'ai utilisées quand j'ai écrit à l'avance ces deux scènes. La première, vous pouvez l'écouter quand vous arriverez à la partie dans laquelle Summer revient de sa soirée. Il y a les paroles, vous ne pourrez pas vous tromper. Allez sur Youtube et tapez; Punch Drunk Incubus. Puis la seconde chanson du même groupe pour l'autre scène qui se situe vers la fin; Monuments and Melodies. Les paroles sont incluses aussi dans cette scène pour Patrick et Teresa. Je tiens à préciser que dans ce chapitre la drogue est mentionnée mais succinctement.

Bye et bonne lecture j'espère. :)


Durant la semaine entière, Wayne mourut d'envie d'aller tout raconter à Grace au sujet de monsieur faux-jeton. Mais se disant qu'elle ne le croirait pas ou savoir comment lui annoncer ou encore la crainte de lui faire de la peine, qu'elle lui en veuille ... Les raisons valables ne manquaient pas, l'empêchant de passer à l'acte. Et sur les recommandations de son proche ami Kimball qui alla dans son sens, ça confirma que ce n'était pas envisageable.

Tiraillé par sa conscience, entre se taire ou dénoncer, ce n'était pas si simple. La contrariété parfois évidente de l'ado n'échappa pas à la jeune fille quand celle-ci se révélait face à elle. Sans pour autant insister sur la cause qui l'avait provoqué. Lorelei et Craig jouèrent bien le rôle de connaissances amicales très détachées quant à eux. Qui aurait pu les suspecter? Tout aussi critiquable que la relation entretenue entre Teresa et monsieur Patrick Jane mais à quelques différences près.

En toucher deux mots à sa chère amie d'enfance par contre n'était pas un problème. Mais encore une fois, Kimball l'en avait dissuadé. Lui dire ce qu'il en pensait serait revenu aux oreilles de O'Laughlin et à partir de là, se montrer plus malin afin que Wayne passe pour un menteur aux yeux des autres.

Pour dissimuler la vérité, beaucoup sont capables de faire n'importe quelle crasse. Faire semblant comme si de rien n'était. Très difficile. Tandis que sa bonne conscience le torturait, Michelle et Jason paraissaient s'être rapprochés. Pas totalement comme sortir officiellement ensemble mais comme deux personnes qui apprenaient à se connaître plus personnellement. Les deux ados avaient même prévu d'aller au cinéma le mercredi d'après. C'était un bon départ dans les règles classiques de l'art.

C'est curieux comme les premiers rendez-vous se déroulent toujours là-bas. Plongés dans le noir doit rendre les personnes plus à l'aise même pour les timides. Ca faisait déjà un peu jasé tout en les taquinant. Pas bien méchant et pas trop lourdingue. C'était une histoire à suivre.

Et en ce samedi soir, Summer et Flipper définitivement réconciliés, se rendent comme planifié à une soirée. En espérant que ça se passera différemment de la précédente qui avait semé la graine de la discorde à juste titre cependant. Ils souhaitent agréablement en profiter, arrivant main dans la main.

Mais quelques heures plus tard, dans une longue rue, nombreuses voitures garées, Summer semble errer au milieu de la nuit, hagarde, le regard ourlé d'un maquillage smoky plus tellement frais, paupières frottés, le fard ayant laissé ses empreintes au passage du dos de la main.

-J'suis où là? Merde!

Sa nouvelle fréquentation l'a fait à nouveau céder sur son ancienne addiction qui lui a inexorablement mis le cerveau en désordre au point de ne plus pouvoir reconnaître le chemin du hangar. Un peu d'alcool, un surplus de poudre d'ange, vous obtenez un cocktail qui a le pouvoir *cabalistique de vous transporter vers le séjour des dieux qui n'a pourtant rien de l'éden.

Le lieu du délice ne renferme rien d'autre qu'un psychotrope dont l'effet de son extase vous sonne vite et bien, transcendant, certes les souffrances, mais également vous exproprie la raison.

Habillée d'un pantalon en velours noir, brodé de strass sur le côté, veste dorée en sequin, des sandales noires à talons hauts, petit sac vernis porté en bandoulière, cheveux remontés en chignon, la marche s'avère une *géhenne tant son état général ne font que la ralentir dans son envie de rentrer. Le sentiment d'être complètement paumée nage dans un sens tout propre.

The city streets are dim, and in my hands I'm tempted once again to give in/ Les rues de la ville sont sombres, et entre mes mains, je suis une nouvelle fois tenté de céder.

I'm having trouble seeing,/ J'ai du mal à voir

I'm punch drunk and I need to find a way back home it'll be a miracle .../ Je suis complètement paumé et je dois trouver mon chemin, parvenir chez moi serait un miracle

I will survive/ Je survivrai

On this island I am stuck, could you correct my crooked luck, tonight ?/ Sur cette île je suis coincé, pourrais-tu remédier à cette chance malhonnête, cette nuit ?

"Espérons-le!"

Where was it that I lived/ Où vivais-je donc ?

A lack of information,/ Un manque d'informations

I'm punch drunk and I need to find a way back home it'll be a miracle .../Je suis complètement paumé et je dois trouver mon chemin, parvenir chez moi serait un miracle

Tonight, I will survive/ Cette nuit je survivrais

Tonight I wander and I roam, just looking for my way back home - tonight !/ Cette nuit je traîne et erre, cherchant juste le chemin du retour, cette nuit

La jeune fille fait son possible pour parvenir à se réapproprier sa mémoire en défaillance, totalement bel et bien sévèrement égarée dans ce quartier qui ne lui rappelle absolument rien, chancelant.

Wait, who the fuck are you ?/ Attends, t'es qui toi ?

Please forgive my lack of information,/ S'il-te plait, ignore mon manque d'informations

I'm punch drunk and I need to find a way back home it'll be a miracle/ Je suis complètement paumé et je dois trouver le chemin du retour, parvenir chez moi serait un miracle.

I'm punch drunk and I need to find a way back home/ Je suis complètement paumé et je dois trouver le chemin du retour.

Standing around, tonight… / Stagnant, cette nuit

On this island, I am stuck, could you correct my crooked luck/ Sur cette île, je suis coincé, pourrais-tu remédier à cette chance malhonnête

Tonight I wander and I roam, just looking for a way back home, tonight/Cette nuit je traîne et erre, cherchant juste le chemin du retour, cette nuit.

Faire du stop serait sans doute une mauvaise idée de plus au point où la miss en est. Mal tomber serait un malaise supplémentaire à ses maux. Alors autant traîner des talons et subir le martyre.

Quelques mètres plus tard, n'en pouvant plus de maintenir superficiellement sa résistance dans cette épreuve, Summer s'assoit d'une manière brusque sur le bord d'un trottoir, seule dans la pénombre avant d'émettre un son plaintif. Les effets d'un tout début de sobriété s'enchaînant très vite à la suite. Et après l'euphorie vient *la sève qui se laisse couler brutalement, le maquillage sillonnant les traits de son visage.

Les sanglots sont violents et l'ivresse de son esprit a été limogée par l'asthénie. Le retour de la platitude complète a repris ses droits qu'elle juge inhumain. Retrouver la bonne route va être rude, incertaine d'en avoir la force. Dormir sur le bitume comme une clodo n'est pas très envisageable non plus. Alors, il faut bouger. Et la demoiselle bouge subitement, passant d'un état à l'autre qui réussit à la guider petit à petit même en y mettant une longue durée.

Le tout est de rentrer, n'est-ce pas?

Trois heures après, Summer s'écroule enfin sur son lit, exténuée, dans le coaltar, s'endormant au moment où le soleil se lève. Sonnée, K.O. Aussi lessivée qu'un boxeur à la fin d'un round, d'un match.

Si seulement le sien était fini.

Lorsqu'elle se réveille au milieu de l'après-midi, la langue râpeuse, la gorge asséchée, la noctambule se lève difficilement, courbaturée, l'estomac creusé, heureusement pour lui. Les habits imprégnés de tabac froid sont enlevés, mis au panier de la salle de bain avant que Summer ne jette un œil fatigué, celui-ci noirci par le fard noir, dans la glace en forme de cœur. Elle semble alors honteuse, horrifié par l'image qui se reflète, celle d'une jolie gamine dont sa figure affiche une fraîcheur cocaïnée, les yeux vitreux. S'en suit le reniflement, l'écoulement nasal, les bons symptômes entre autre de la toxicomanie.

Les mais s'appuient ensuite sur le rebord du lavabo après avoir fermement noué la ceinture de son peignoir satiné aux impressions japonaises, de fond bleu clair. Ses sourcils se froncent, regard soucieux avant que l'adolescente ne se demande qui elle est. Le bout de ses doigts se met alors à effleurer le contour de sa figure ainsi que de ses yeux, consciente qu'elle est très mal barrée. Mais pour combien de jours?

Malgré qu'une douche chaude ne soit pas la solution, celle-ci fait néanmoins du bien, endormant son esprit vis-à-vis de son problème d'accoutumance. Comment l'y soustraire? Elle décide d'en faire abstraction à cette minute. Bien que Flipper lui avait reprocher d'avoir consommé ce joint, lors de cette soirée, son esprit est redevenu flexible, succombant à nouveau.

Cette fois-ci, le mammifère a sniffé la poudreuse après avoir fumé un joint de cannabis en se le partageant finalement avec Summer. D'une drogue consommée à une encore plus dangereuse voire mortelle à forte dose, il n'y a q'un pas. La bombe platine n'a pas su résister au poison proposée vers cette presque fin de soirée. Voulant rentrer un peu plus tard mais pas lui et vu son état planant, l'adolescente ne l'a pas attendu pour partir, le laissant. L'envie de dormir fut la plus forte.

La veille

Les ados ont l'habitude, du moins on décrit presque toujours ce genre de scène qui est de s'asseoir près de la fenêtre de leur chambre, genoux fléchis, bras enroulés autour. Le regard dirigé vers l'environnement qui entoure le lieu du domicile ou souvent le ciel comme s'ils recherchaient une réponse à leurs questions qui ont du sens. Cette place doit apporter l'inspiration, relaxant l'esprit. C'est un cliché classique aussi mais pas inutile. Car oui, ça aide à méditer sur le monde.

Ce soir, la plupart d'entre eux se retrouvent dans une profonde réflexion qui est celle qui s'apparente à l'amour, les rapports relationnels, une petite préoccupation à cette heure non tellement superficielle, infantile pour certains. Soit assis sur son lit comme Danny, allongé comme Wayne, les yeux tournés vers la lune, exactement comme Grace qui lit partiellement un livre.

Kimball également, installé dans une chaise en osier de couleur vieux vert, Michelle se tenant à la fenêtre, les cheveux légèrement poussés par la brise nocturne. Et Tamzin assise dans le fauteuil par contre du salon. Summer assise devant la porte du hangar, la vue à travers les vitres n'offrant pas un horizon accessible après être rentrée de sa soirée tant qu'elle le peut. Sans oublier Jason, à la fenêtre pareillement. Quant à Teresa, sa position rentre dans cette catégorie de la scène classique, fenêtre ouverte aussi.

Penser au but de la vie, le karma, se pencher sur la raison du pourquoi, du comment …

On en vient tôt ou tard à s'interroger sur les mystères de l'existence. Quelle mission avons-nous sur terre? On fait une pause dans le temps et on les ausculte. C'est dingue comme ça emmène loin et fait modifier sa principale trajectoire après avoir procéder à son introspection. Les garçons pensent alors à leur aimée et réciproquement les filles. Wayne à Grace, Jason à Michelle, Danny à Tamzin. Il est étrange de constater également que l'on peut penser à une personne sans l'avoir désiré. Mais est-ce vraiment le bon moment encore?

Chacun ferme les yeux, tous connectés sans le savoir, la pensée vagabonde qui débute sa route. Pas évident de détricoter cette pagaille mentale. On se questionne tous ce soir. Et si Teresa écouter sa folie, étant curieusement l'une des seules. Que ferait-elle? Le mur mais du premier étage, vu la hauteur, ce ne serait pas très prudent. Et se rendrait chez Patrick. Lorsque c'est interdit c'est donc excitant. Pas dans ce cas-ci. Ce serait davantage frustrant. Un amour très fort vécu en engendre des fois un nouveau qui l'est encore plus. Tout est exalté et on en devient presque irraisonnable.

Sage, sage, elle est. Il est seul, affirmativement. Le champ est libre. Désobéissante, vilaine fille … Pourrait-elle l'être? Unique gardienne dans la maison, monsieur Lisbon travaillant cette nuit, ses frères qui dorment, ce serait une véritable déraison, un acte plus que extravagant et complètement imprudent. Mais si …

Les fenêtres sont ensuite fermées, la jeune fille ouvre la porte de sa chambre, allant s'assurer que les trois garçons dorment bien. Rassurée, Teresa retourne dans la sienne, le cœur agité, les mains tremblantes. C'est irrépressible. Le jeune fille enfile vite-fait un pull à col rond rouge fade à torsades, fendu sur les côtés sous son tee-shirt noir, imprimé de papillons de divers couleurs. Son blouson en jean, sac en bandoulière sur elle, s'avance peu après vers la porte et sort de la pièce.

Quelques secondes plus tard, celle de la maison est verrouillé à triple tour, sur ça, rien à redire concernant la prudence du père et s'en va, culpabilisant un peu de laisser ses frères seuls.

Mon dieu! Je suis folle!

You make me happy/ Tu me rends heureux

You magnify my better half/ Tu fais ressortir le meilleur de moi-même

You make me certain/ Tu me rassures

Oui, tu l'es totalement!

Le trajet se passe sans incident, en pleine soirée à 22h00, l'adolescente arrivant plusieurs minutes après chez son prof préféré. Dors-t-il? Non, par chance. Celui-ci ouvre la porte, plus que stupéfait de la voir, lui demandant ce qu'elle fait ici à cette heure du soir, l'expression ahurie.

-J'en suis consciente, c'est pas bien du tout. J'ai pas pu me raisonner.

-Entre. Ca sera mieux que de rester sur le seuil de la porte.

Teresa en sourit, pénètre dans l'appartement qu'elle connaît bien, une boisson chaude lui étant proposée par la même occasion qui est poliment refusée.

-Tu n'es pas venue pour ça, je me doute. Mais, tu comprendras, que le savoir-vivre est le moindre des égards.

Un élargissement est de nouveau formé sur les lèvres, Patrick lui proposant décemment de retirer son blouson si elle veut, étant son intention évidemment. Le sac va le rejoindre sur les coussins, soigneusement avant que l'inquiétude ne pointe de la part de l'adulte toutefois responsable.

-Tu es venue sans difficulté?

-Oui.

-Et ton père?

-Il est de garde.

-Et tes frères?

La grande sœur baisse la tête, celui-ci comprenant que son élève a vraiment été prise d'un désir inconsidéré. Elle s'assoit alors sur l'un des poufs, Patrick se plaçant à proximité, trouvant son initiative inconséquente.

-Tu as raison. Je ferais sans doute mieux de repartir finalement.

Le regard de chacun se confronte, tendrement, la main de l'adulte manquant de poursuivre une attitude raisonnable avant de se poser à ce moment sur la joue de la demoiselle.

-Si tu dois repartir, ça ne sera pas seule dans la nuit.

-Ca te contrarie que je sois là?

-Oui. Je ne veux pas que ça nous attire des problèmes pour être honnête. Si ton père rentre et ne te vois pas, qu'est-ce qui va se passer?

La jeune fille baisse furtivement la tête, décidant franchement de lui raconter ce qui s'était produit lorsqu'elle était rentrée après le couvre-feu, recevant cette gifle. La main s'étant retirée de son visage un peu avant, Patrick la fixe, ayant à peu près la même réaction que Kimball.

-Quoi?! Pourquoi tu ne m'en as pas parlé?

-Je n'en n'avais pas envie et je n'ai pas non plus trouvé le moment quand j'aurais voulu le faire.

-Il t'a déjà giflé?

-Pas comme ça.

-Ca me dépasse.

-Je n'ai pas envie de rentrer.

Il l'a regarde, soucieux pour Teresa, ne sachant comment agir. La raccompagner maintenant serait le plus adapté à la situation et le mieux pour eux.

-Alors, qu'est-ce qu'on fait? Je téléphone chez toi dans quelques heures quand ton père sera rentré et je lui dis; Bonsoir monsieur Lisbon, votre fille est chez moi, elle préfère rester ici, vous la reverrez demain. Au fait! Je suis son professeur.

La façon de le jouer la fait légèrement rire par nervosité, étant consciente que c'était une mauvaise idée finalement. En y réfléchissant, il a raison. Elle remet son blouson, son sac, s'excusant face à un monsieur Jane compréhensif, plaisantant (plus ou moins).

-La prochaine fois, téléphone. Et aussi pour n'importe quoi d'autre.

Ils en sourient, repartant de l'appartement sans attendre. Plus tard, arrivés, elle le remercie, recevant un baiser chaste sur le front, sortant de la DS sans s'attarder.

Ouf! Teresa l'a échappé belle.

Mais le week-end d'après, cette même envie resurgit, étant seule à la maison. Son père et l'un de ses deux frères sont partis pour un match de hockey que l'un d'eux dispute et le plus jeune a été dormir chez un copain. Leur voisine qui à l'habitude de faire la baby-sitter, étant absente également, papa Lisbon qui lui aurait bien demandé de veiller sur sa fille, devra lui faire confiance.

En début de soirée donc, Teresa téléphone alors à Patrick qui décroche assez rapidement, lui demandant si il est seul et disponible. Ses lèvres s'étirent, repensant à ce qu'il lui avait dit au sujet de téléphoner la prochaine fois. Ayant un bus dans sept minutes, s'étant au préalable renseigné, la jeune fille lui répond juste; J'arrive, après qu'il y ait consenti.

Teresa sonne à l'interphone plus de trente minutes après et quelques secondes plus tard à la porte qui s'ouvre, ce qui était tant souhaité se produit. Le baiser a cette saveur toujours autant douce et chaleureuse. Teresa est très vite portée dans ses bras telle une princesse, souriant de plus belle, béate, la porte refermée.

-On a plus le choix à ce stade. Je suis devenu aussi fou que toi.

Sur le ton de la plaisanterie, le pensant cependant, la miss hardie en rit, une expression joviale l'accompagnant. Celle-ci est ensuite transportée en direction de la chambre, un comportement de deux ados inconscients, immergés dans l'insouciance. Complètement sinoque, n'est-ce pas?

Need you in front of me/ J'ai besoin de toi devant moi

Saying my name/ Prononcer mon nom

Saying to me, saying to me, saying to me/ Me dire

"I, want you the way you are.../ "Je te veux comme tu es...

You... the way you are... "/Toi... comme tu es... "

Sur le lit, allongés l'un sur l'autre, la chemise marine à manche longue en lin de Jane, portée décontracte, est déboutonnée sans empressement avec un second baiser en prime à la douceur exquise. Tout en subtilité suit, se disant réciproquement à eux-mêmes que cette visite est malavisée et dangereusement merveilleuse. Que sommes-nous en train de faire? Un exemple à ne pas imiter. ?

Le tee-shirt de la demoiselle est à son tour ôté quelques secondes plus tard, la chemise enlevé par la suite sans qu'aucune de leurs mains ne tremblent. Les bras de Teresa s'enroulent autour du cou de Patrick, le baiser s'engageant davantage dans la douceur. La sapidité de la peau de la jeune fille n'a jamais reçu une telle sensation velouté sur les lèvres de cet homme envers lequel son amour n'aurait pas pu être entier. Ériger un monument à sa délicatesse aurait été mérité.

Le regard énamouré réciproque, les cheveux de Teresa sont ramenés en arrière avec égard avant que certains effleurements désirables, soignés se partagent. Une délectable douceur s'imprègne profondément en eux au fur et mesure de ces fines caresses, celle-ci étant la préférence de la demoiselle qui ne souhaite rivaliser avec. Le baiser se montre magnifiquement mélodieux sur sa bouche et réciproquement, qu'elle pourrait s'en vanter.

Son corps est alors submergé par la musique, l'amour lui déclarant ses plus beaux sentiments tout en lui prouvant. Le cœur et l'âme en trembleraient littéralement quant à eux deux, vibrant au son de sa poésie à lui sans se retenir. L'amour chante et bien à chaque frôlement sur ses courbes, suivant sa musique sans commettre une fausse note. Leur mélodie les accompagne chaque fois que leur corps se meuvent lentement avant que les bras de Teresa enlacent celui de son bien aimant.

Leur musique se joue simultanément à l'un comme l'autre, leur corps vivant un brusque tressaillement dans ses moindres délices. Un collier de baiser s'éparpille tout en douceur du creux de sa poitrine jusqu'à celui de son ventre, celui-ci se creusant au toucher des lèvres qui s'enfoncent très légèrement. Elles remontent un peu, mains posées à la fine taille de la demoiselle en émerveillement. Son esprit se perd à cet instant, le cœur en feu, sentant, craignant l'exaltation qui s'apprête à faire délirer intimement l'intérieur de son corps.

Tu me rends heureux(se)

Patrick la fait tourner, se retrouvant peu après sur lui, se redresse lentement, le regard réciproquement langoureux. La fête de ses deux corps qui acceptent l'abandon, offrant l'un à l'autre ces plaisirs multipliés sans aucune censure.


*Cabalistique:Mystérieux, incompréhensible.

*Géhenne: Torture, souffrance intolérable.

*Sève: Energie.