Hello,
Je n'ai pas posté avant à cause de mon disque dur qui a encire fait des siennes. Il n'y a pas que le père de Wayne.😉
Bonne lecture et à bientôt.
-Vous êtes madame Rigsby?
-Anciennement. Nous sommes divorcés. Pourquoi?
-Votre ex-mari est soupçonné de trafique de contre-bande.
-En quoi ça me concerne?
-Nous aimerions savoir quand vous avez vu votre ex-mari pour la dernière fois?
-Quand il a été arrêté il y a huit ans.
Tandis que la mère de Wayne répond à deux, trois autres questions, agacée de cette venue, le jeune homme arrive à ce moment. Intrigué et inquiet, celui-ci court jusqu'à la porte, demandant ce qui se passe.
-Ton père a fait encore des siennes.
Il est alors interrogé par les deux policiers également à propos de cette dernière fois où l'ado a vu son père. Ne sachant vraiment, il en vient à le protéger, répondant sans marquer un temps d'hésitation.
-Ça fait longtemps. Depuis qu'il a quitté la maison avant son incarcération.
-Votre père n'a pas tenté de vous voir dernièrement?
-Non.
-D'accord. Merci pour votre coopération et désolé pour le dérangement.
Quelques minutes plus tard, Wayne demande à sa mère la raison de leur présence, lui expliquant.
-C'est tout ce qu'il t'on dit?
-Oui.
Le voyant un peu préoccupé, elle lui demande si tout va bien.
-Oui. Pourquoi? Ça va. soulignant plus un rictus qu'un sourire bref.
Subitement, une pensée la traverse. Sans doute l'intuition.
-Ton père a essayé de te revoir?
-Non.
-Je te trouve drôle depuis que ces policiers t'ont posé la question.
-J'ai dit non. C'est non.
Sans s'énerver, l'adolescent semble toutefois nerveux, ce qui n'échappe pas à sa maman.
-Si ton père a tenté de te contacter, dis-le-moi simplement. engageant un timbre diplomate ainsi que compréhensif.
Tête baissée, gêné, son fils répond non intelligiblement oui.
-Tu as dit quoi?
-Oui.
-Pourquoi tu ne me l'as pas dit?
Assez mécontente et soucieuse, sa mère veut en savoir plus.
-J'ai pas voulu ... Enfin. J'ai pas osé de le dire. Il est venu au lycée il y a environ deux mois. Et un soir, on s'est vus dans le café près du bahut.
-Par deux fois? Je n'arrive pas à le croire!
Bras croisés, son regard détourné, la déception est grande, comme sa colère intérieure. Comme pour se justifier, Wayne raconte que son père et lui ont juste discuter.
-De quoi?
-Euh? ...
Le ton se hausse, sa mère réitérant la question.
-Il souhaitait qu'on se voit plus souvent, qu'on est des rapports père et fils. Qu'on se connaisse.
-Qu'est-ce que tu lui as répondu?
-Que ça ne m'interressait pas et que c'était trop tard pour rattraper le temps perdu.
-C'est tout?
-Oui. Je t'assure.
Sa mère le fixe brièvement, le trouvant sincère. Encore embarrassé d'avoir menti, Wayne s'excuse, le ton bas, s'en voulant.
-Ecoute-moi bien. Si jamais ton père te contacte à nouveau, préviens-moi.
-Tu le dénoncera ça la police?
-Ton père est un récidiviste. Il ne sait pas où sont les limites. Il est comme ça et le sera toujours. Alors si n'importe quoi de grave se produirait, t'impliquant dedans, oui je le ferais rien que pour nous protéger. Tu m'as bien comprise?
-Oui, maman.
Face à la voix qui n'hésiterait pas à se montrer féroce pour protéger sa progéniture, le fiston fait preuve d'obéissance. Les mamans ont majoritairement raison. Mieux vaut écouter.
Nous n'étions que mardi.
Le lendemain, ayant prévu d'aller au cinéma, tous emballés excepté Summer, Kimball, Teresa, Wayne qui parmi ne seront pas présents pour des prétextes valables, le groupe sera réduit. Entre entraînement sportif, punition, désir d'aller voir son petit ami et ne pas se sentir bien disposé, l'après-midi romantique ne serait pas pour tout le monde, incluant Grace.
Déçue que monsieur parfait soit retenue par ses obligations professionnelles, travaillant après les cours depuis une semaine dans une animalerie. Ce qui est vrai sauf le mercredi. Mais, chut!
Quant à Lorelei, pas envie de venir, ayant déjà vu le film, étant vrai également. Danny n'a pas manqué par ailleurs, de s'occuper de prendre les places, chacun ayant payé sa part bien sûr.
Le mini groupe se rend donc ce jour-là à la séance de 15 h30, fast-food avant, prévu de se rendre dans une salle de jeux vidéo après le cinéma. Heureusement que le film est bon. Passer l'heure à regarder les copains s'embrasser n'aurait pas été sain et ça aurait été très ennuyeux aussi.
Lorsqu'ils se rendent à la salle de jeux une fois la séance terminée, jamais été auparavant, les amis finissent cette journée en beauté, s'étant amusés. Jusqu'à ce que Grace décide d'aller faire la surprise à son copain en début de soirée. Son couvre-feu en semaine étant à 18h00 mais 20h00 exceptionnellement aujourd'hui, la belle en profite.
Quand elle arrive, ne le voyant pas après avoir fait le tour du magasin, la jeune fille demande à un employé, celui-ci l'informant que Craig ne travaille pas le mercredi. Elle le remercie, déroutée, se demandant si elle n'aurait finalement pas mal compris.
"Il me l'a peut-être dit et j'ai dû confondre."
Déçue, Grace ressort.
Un peu plus tard sur le chemin, la jeune fille emprunte une nouvelle direction qui l'a conduit pas très loin du square où habite Lorelei sans le savoir. Ce qu'elle croyait être un raccourci, n'en n'est finalement pas un, se disant que son sens de l'orientation n'est pas vraiment bon.
Quelques secondes après, sur le trottoir qui se situe de l'autre côté, tout en marchant, étrangement, l'adolescente aperçoit une silhouette qui lui parait familière. Sa bouche étire alors un furtif sourire, pensant que c'est sûrement une hallucination. On a tous un sosie dans le monde.
Lorsqu'elle se rapproche, se tenant encore à distance, ses yeux réalisent que c'est bien Craig. Bizarre. Grace se dit à cet instant que c'est la providence. Sauf quand quelqu'un se met à sauter sur son dos, prenant la personne dans ses bras avant de l'embrasser. Sous l'un des néons qui illumine clairement leur visage, s'approchant davantage, la jeune fille tombe de haut. Ce n'est autre que Lorelei.
L'estime dégringole, complètement bouleversée. Le choc qui est reçu en pleine figure la gifle violemment, dents serrés, se sentant profondément trahie.
-Quel salaud!
Quand Grace rentre, son père lui demande si sa journée était bien, répondant oui très rapidement, la gorge nouée. Celle-ci s'empresse ensuite de monter pour regagner sa chambre.
Debout, près du lit, porte fermée, elle s'écroule de tristesse, le dos légèrement courbée. Nous étions seulement mercredi.
