J'avais prévu du wraith badass. Je n'en ai pas eu. Une fois encore, les personnages ont décidé de n'en faire qu'à leur tête.
Bonne lecture et bon début de vacances pour ceux qui suivent un calendrier scolaire!
Mina fut doucement secouée par Nodal'kan après un temps totalement indéfini - qui s'avéra n'être que onze minutes. Un officier de police était venu les chercher. Ils n'avaient pas encore nettoyé tout le bâtiment, mais avait sécurisé la zone de l'atelier, et ils pouvaient donc commencer à évacuer les enfants. Avec le grognement agacé de quelqu'un qui a déjà trop attendu, Nodal'kan ramassa les deux coupe-boulons qu'ils avaient emprunté à la police. Une usine illégale pleine de contrebandiers n'était pas l'endroit idéal pour jouer les apprentis serruriers sur les entraves des enfants. Ils allaient couper les chaînes et sortir les gosses de là. Ensuite, ils appelleraient un professionnel pour leur retirer ces horreurs. Chaque chose en son temps.
Ils avaient déjà discuté de leur côté de qui ferait quoi. Veri-Jaspe et Nodal'kan allaient s'occuper des entraves pendant que Mina réunirait les enfants. Ils les escorteraient ensuite tous dehors en une fois. De retour au fourgon, ils n'auraient plus qu'à attendre la fin de l'opération de police pour les évacuer en toute sécurité. Sur le papier, tout était simple.
Sur le papier, tout était toujours simple. Mais Mina commençait à avoir assez d'expérience pour savoir que la réalité n'est pas de papier.
Elle emboîta le pas aux deux mâles, étrangement calme. La peur qui lui avait tordu les entrailles plus tôt avait disparu. Ils avaient une mission.
Les enfants wraiths étaient toujours au même endroit - comme s'ils pouvaient bouger ! Mina se surprit à sourire de sa propre bêtise, puis l'atroce réalité de ces gamins enchaînés à des postes de travail effaça son sourire.
Nodal'kan tendit un des coupe-boulons à leur collègue puis, l'autre sur l'épaule, il se planta devant les petits, immobile et irradiant une autorité paisible mais absolue qui cloua également Mina sur place. Contrairement aux jeunes wraiths, elle ne pouvait entendre ses propos télépathiques, mais elle n'en avait pas besoin pour en deviner le contenu. C'était à la fois une déclaration d'autorité et une réassurance. Ils étaient en sécurité à présent.
Puis d'un signe de tête, il répondit à la question muette de Veri-Jaspe, et alors que les policiers qui les encadraient validaient la sécurité des différentes entrées de la pièce, ils se mirent au travail.
Il ne leur fallut guère plus de deux ou trois minutes pour libérer la douzaine de gamins, mais Mina l'aurait juré, ces minutes durèrent des heures pour tous les êtres présents. Finalement, l'ultime chaîne tomba avec un cliquetis sinistre, et Veri-Jaspe poussa doucement le dernier enfant vers le reste du groupe qu'elle avait, tel un chien de troupeau, réuni en un cercle compact non loin de la sortie. Elle se racla la gorge.
« Écoutez, les enfants. On va sortir. Restez bien groupés et faites ce qu'on vous dit. On va marcher tous ensemble jusqu'au fourgon, où des couvertures et un encas vous attendent. Personne ne part tout seul, personne ne court. D'accord ? »
Quelques vagues acquiescement terrifiés lui répondirent. Les pauvres gamins avaient été tellement brisés, qu'ils ne parvenaient même pas à concevoir que ces gens étaient l'incarnation de la fin de leur calvaire.
Avec un sourire encourageant qui ne reflétait en rien le désespoir qu'elle ressentait face à ces vies gâchées, elle ouvrit la marche, laissant le soin à ses deux collègues et aux policiers de les escorter, elle et les enfants.
La sortie se fit presque comme dans un rêve. Une avancée surnaturelle, interrompue en deux occasions alors que des policiers leur passaient devant pour extraire des trafiquants menottés.
Les criminels furent momentanément attachés à un lampadaire à côté du fourgon, pendant que les enfants étaient abrités dans le véhicule, où ils purent leur donner des couvertures, de l'eau, et à chacun du pain et un fruit, qu'ils engloutirent tous à la vitesse terrifiante de ceux qui connaissent trop bien la faim pour pouvoir prendre le temps de mâcher.
Pendant que les enfants mangeaient, ils les avaient compté et rapidement examiné. Douze gosses, couverts de bleus et de plaies superficielles plus ou moins infectées, mais rien qui demandât des soins d'urgence.
Rassurés sur leur sort, Nodal'kan repartit bientôt vers le bâtiment, sourd aux appels des trois policiers restés pour veiller sur eux.
« Il y a encore des enfants à l'intérieur. » notifia-t-il froidement, un regard haineux fixé sur la façade.
« Comment vous le... » (L'agent qui lui avait emboîté le pas dans l'espoir un peu vain de le ramener au fourgon se figea, portant la main à son oreillette.) « Combien ? » demanda-t-il, avant de revenir vers le fourgon, laissant le wraith planté là.
« OK ! On vient de trouver trois gamins dans un genre de chaufferie. Il va falloir y retourner. Qui est volontaire ? »
« Mina et moi. »
La réponse de Nodal'kan ne souffrait aucune discussion. Personne n'eut l'idée de la contester.
Elle opina tandis que l'officier donnait des ordres à ses deux hommes, qui allaient rester dehors pour veiller sur les enfants et Veri-Jaspe.
Le wraith attendit qu'il les ait rejoints pour partir d'un bon pas.
« Officier. Guidez-nous. »
L'homme acquiesça et, l'arme au poing, prit les devants, les emmenant au travers d'un garage-hangar, jusqu'à un second bâtiment, invisible de la face avant, et à la cage d'escalier qui en longeait la façade, où un autre policier montait la garde. Lui passant devant, ils s'enfoncèrent dans un local à la chaleur suffocante, où trois autres enfants attendaient. Deux, presque nus et le corps couvert de zébrures vert sombre, étaient entravés serré contre un mur, sans doute placés là par leurs tortionnaires pour y être battus en guise de punition. Le troisième, une énorme pince en guise de gourdin à la main, s'était retranché dans un amas de tuyaux raccordés sur un générateur que Mina aurait juré être celui d'un vaisseau.
L'enfant feula en les voyant arriver. Avec Nodal'kan, Mina échangea un regard, puis elle s'avança d'un pas, se voulant rassurante, mais restant à une distance prudente de l'enfant et de sa pince. Le jeune wraith à l'outil semblait terrifié et, contrairement aux autres, prêt à se défendre.
« Tout va bien. On ne va pas te faire de mal. On est venus vous sortir de là, toi et les autres enfants. Alors, s'il te plaît, pose cette pince et viens, qu'on puisse tous partir d'ici, d'accord ? »
Voyant qu'elle avait les choses en main, Nodal'kan partit libérer les deux autres.
Le jeune wraith feula un avertissement, et Mina se demanda s'il la comprenait seulement.
Levant les mains en un geste autant apaisant que suppliant, elle fit un pas de plus.
« Tout va bien. Je ne te veux aucun mal. Personne ici ne te veut le moindre de mal. Tu as été très courageux, mais maintenant, c'est fini. D'accord ? Tu veux bien poser cette arme ? »
Pour toute réponse un nouveau sifflement et un geste vaguement menaçant de la pince.
« Tu veux que je m'en occupe ? » gronda Nodal'kan, à qui les deux gosses maltraités et soumis ne posaient aucun problème.
Elle jeta un coup d'œil aux deux gamins couverts de bleus avant de bien vite retourner à l'autre.
« Non. Je gère. Fais-les sortir. »
« Tu es sûre ? »
« Oui ! »
Elle devina dans son dos le wraith qui acquiesçait et poussait doucement les enfants vers la sortie, sous le regard d'or de leur camarade.
« Tu as envie de sortir ? De quitter cet endroit ? Hein ? »
D'un revers de main, Mina essuya la sueur qui lui coulait dans les yeux. La chaleur était tellement étouffante qu'elle en avait la migraine.
L'enfant la fixa, l'envie se mêlant à la peur et à la détermination dans son regard.
Elle fit encore un pas de plus. A présent, elle était à portée de la pince. Pince qui, au vu de sa forme, devait servir à manipuler des matériaux brûlants. Son regard dévia sur la gauche. Et elle se retint de jurer.
« Officier, vous avez un détecteur de radiations ? »
Il y eut quelques échanges étouffés par les casques, puis un policier entra, une tablette à la main.
Quelques secondes de silence, puis un juron, alors que les policiers battaient en retraite.
« Madame, il faut sortir d'ici tout de suite ! »
« Pas sans le gosse. »
« Madame... »
« Pas sans le gosse ! »
L'officier sembla hésiter une seconde puis, haussant les épaules, remonta les escaliers.
De la main, Mina désigna l'amoncellement de barres dans un coin de la pièce.
« Tu sais ce que c'est ? »
L'enfant ne répondit pas.
« Ce sont des barres de Naquadriah. Du combustible pour réacteur. C'est radioactif. C'est très dangereux. »
L'enfant jeta un coup d'œil aux barres.
« C'est en train de nous tuer. Moi plus vite que toi. Mais si on reste ici, on est tous les deux morts. Je sais que t'as pas envie de mourir, sinon, tu ne serais pas prêt à te battre comme tu le fais. Mais on peut pas se battre contre les radiations. On peut que les fuir. (Elle tendit la main.) Donne-moi cette pince et vient. Je ne partirai pas d'ici sans toi. Je te le promets. »
L'enfant feula en fixant la main tendue. Une menace, mais qui n'avait plus autant de cœur qu'avant. Mina ne broncha pas.
« Viens. »
Il jeta un regard effrayé aux barres, puis à elle, puis aux fers brisés qui avaient retenu ses semblables contre le mur, et très lentement, il lâcha son arme improvisée.
Elle lui fit signe d'approcher.
« Allez, viens. Viens, on s'en va. »
Se contorsionnant un peu, il s'extirpa de son nid de conduits. Mina fit un pas de plus dans sa direction, le bras toujours tendu.
« Tu me prends la main ? »
D'un geste infiniment hésitant, l'enfant posa sa main griffue et déjà calleuse sur la sienne. Mina la serra fort avec un sourire qui se voulait rassurant.
« Je te lâche plus avant qu'on soit sortis d'ici, d'accord ? »
L'enfant opina.
Elle l'emmena. Rapidement mais sans courir.
Dehors, les policiers attendaient à une distance prudente de la porte.
« Vous allez bien ? »
Celui avec la tablette s'approcha, les scannant.
« L'enfant a passé trop de temps là dessous, vous devriez le lâcher, madame. »
Elle jeta à l'officier un regard qui le fit reculer de deux pas. Qu'il essaie de l'y forcer ! Elle avait promis. Elle serra doucement la main de l'enfant dans la sienne en un geste de réassurance.
« Mada... »
Nouveau regard noir. L'homme n'osa pas poursuivre.
« Peut-on être évacués ? » demanda-t-elle.
Il opina et elle fut promptement escortée par deux hommes vers la sortie.
A mi-chemin, ils croisèrent Nodal'kan qui revenait pour l'aider et qui, un sourire en coin, s'arrêta net lorsqu'il la vit.
« Tu peux aller me chercher une couverture et de quoi manger pour lui ? » lui demanda-t-elle alors qu'ils sortaient du bâtiment principal.
« Tu ne veux pas attendre d'être dans le fourgon ? »
« Non. Ces tarés ont un générateur à Naquadriah là-dessous. Il a été irradié. »
Le regard de Nodal'kan se fit en un instant dur.
« Lâche-le ! Les radiations sont mortelles pour les humains. »
« Non. Je lui ai fait une promesse ! »
Ils s'affrontèrent quelques secondes du regard puis, avec un sifflement hargneux, le wraith partit lui chercher ce qu'elle avait demandé.
Elle guida l'enfant jusqu'à un muret non loin du fourgon et le fit s'y asseoir, avant de l'enrouler très soigneusement dans la couverture et de lui donner les provisions.
Avec un soupir exaspéré, Nodal'kan repartit vers le fourgon.
« J'appelle les services d'urgence. »
Elle ne répondit pas, trop occupée à s'assurer que le jeune wraith ne manquait de rien.
« Ça va ? » lui demanda-t-elle.
Au bout de longs instants, il hocha à peine la tête, lui offrant même l'ombre d'un sourire.
« Au fait, je m'appelle Mina de la tribu de Gurel. Je suis assistante sociale. Comment tu t'appelles ?»
L'enfant ne répondit pas, baissant le nez.
« Tu n'as pas de nom ? »
Il hocha piteusement la tête.
« Ça te plairait d'en avoir un ? »
Le jeune wraith lui jeta un regard incrédule.
« Mmmh, voyons voir. Je ne parle pas le wraith, alors je ne pourrai pas te donner un nom wraith, mais que penses-tu de John ? C'est le nom d'un héros atlante que rien ni personne ne parvenait à effrayer, un peu comme toi.»
« Jo... hn ? »
Mina ne put s'empêcher de sourire. Pour la première fois, elle entendait la voix de l'enfant, éraillée à force de ne pas être utilisée.
« Oui, John. Qu'en penses-tu ? »
« Jo... hn... John ! »
Il opina avec un étrange sourire tordu, presque comme s'il ne savait pas comment faire.
Rien que pour ce sourire, elle était prête à assumer toutes les radiations du monde !
« Salut, John, moi c'est Mina. »
D'un geste lent, l'enfant pointa le doigt vers elle.
« Mina... »
Puis vers lui.
« John... »
« Exactement ! Tu veux encore de l'eau, John ? »
L'enfant acquiesça.
« Je vais t'en chercher. Je reviens très vite. Je serai juste là-bas. D'accord ? »
Il opina, l'air soudain vaguement inquiet.
Mina s'éloigna de quelques pas, puis se retourna pour lui sourire, avant de parcourir les quelques mètres la séparant du fourgon pour y récupérer une autre bouteille.
« Les secours sont en route et il est en sécurité. Tu devrais t'éloigner de lui. » siffla Nodal'kan.
« Certainement pas. »
« Alors, tu pars avec lui, je veux que des médecins t'examinent. »
« Je vais bien. »
« Les radiations n'ont pas d'effets directs sur les humains. Tu vas te faire soigner. »
« La mission n'est pas encore terminée. »
Le wraith gronda.
« Pour toi, si. Tu es en train de risquer ta vie et ta santé ! »
Mina sentit la colère monter en elle.
« Dixit Monsieur une-balle-dans-le-buffet ! »
Le wraith sauta à bas du fourgon, se redressant de toute sa hauteur pour la dominer.
«Je suis wraith ! »
« Et alors ?! Tu n'es pas invulnérable ! Des wraiths meurent chaque jour par balle! Et tu n'as pas d'ordres à me donner ! » gronda-t-elle, furieuse.
Nodal'kan recula d'un demi-pas, presque comme si elle venait de le frapper.
Il siffla, perdant quelques notables centimètres.
« Tu as raison. Va donc t'empoisonner comme une idiote, juste par dévouement déplacé, Mina de la tribu des humains décérébrés qui ne connaissent pas la valeur de la vie ! » cracha-t-il avant de faire demi-tour et de remonter à bord du fourgon.
Prise de cours par sa réaction, elle resta immobile, la main à moitié levée, pendant quelques instants, puis, lentement, elle retourna vers John, qui ne l'avait pas quitté une seule seconde des yeux.
Lorsqu'elle revint s'asseoir à côté de lui, l'enfant se décala un peu sur son muret.
« Ooh... non, ce n'est pas de ta faute, mon cœur ! Tu n'y es pour rien ! D'accord ? »
Un raclement de gorge la fit sursauter.
Veri-Jaspe se tenait pudiquement à deux mètres de là.
« Je peux approcher ? » demanda-t-il.
Elle opina, après avoir jeté un coup d'œil à l'enfant qui, bien que sur ses gardes, ne semblait pas avoir l'intention de s'enfuir.
Veri-Jaspe vint s'accroupir devant lui.
« Salut. Je m'appelle Veri-Jaspe. Je suis un ami de Mina. »
L'enfant le fixa, l'air à peine rassuré.
« Il s'appelle John. »
« Comme John Sheppard ? »
« Oui. »
L'homme se retourna vers l'enfant.
« C'est un très beau nom que tu as là. »
L'enfant eut un demi-sourire.
« Heu... Veri-Jaspe, tu es sûr que c'est très prudent ? » intervint Mina, soucieuse de ne pas causer plus de soucis.
« De quoi ? Ah, les radiations. (Il se retourna vers l'enfant, à qui il offrit un sourire rassurant.) Ne t'en fais pas. Jaspe va me protéger pendant un moment. »
« Jaspe ? » bafouilla Mina, perplexe.
L'homme se retourna vers lui.
« Mon symbiote, Mina. »
« Ah ! Oui, bien sûr. Pardon. J'avais oublié que tu... vous... étiez Tok'ra. »
« Tu peux dire « tu » : même si nous avons deux esprits et deux corps, les deux sont si intiment liés que nous ne sommes qu'un. Je ne suis qu'un. »
Elle opina. Il sourit, et lui posa une main amicale sur le bras.
« Je ne vais pas te demander de t'éloigner. Je sais ce que c'est. J'ai aussi eu mes moments. On les a tous. Si un assistant social te dit le contraire, soit il ment, soit il ne fait pas ce métier par vocation, ce qui soulève d'autres questions. Mais je crois qu'il est important que tu comprennes le point de vue de Nodal'kan... qui est aussi un peu le mien. »
Mina qui s'était un peu détendue, fut en un instant à nouveau sur la défensive.
« Que je devrais fuir John comme la peste ? »
« Non. Que tu devrais être prudente... et plus réfléchie. Nodal'kan est un wraith. Il pourrait tripoter une barre de Naquadriah et s'en sortir avec l'équivalent d'une mauvaise grippe. Et moi, je suis Tok'ra, je peux encaisser beaucoup plus de radiations qu'un simple humain comme toi... il faut parfois savoir déléguer. »
Soudain, Mina se sentit honteuse. Bien sûr, il avait raison. Personne n'avait parlé d'abandonner l'enfant à son sort. C'était juste elle qui s'était braquée de la plus stupide des manières.
« Je... »
« De toute manière, maintenant c'est trop tard. Tu as été irradiée. (Il jeta un regard à John)Il t'aime bien, autant rester avec lui. »
Elle sentit une vague de gratitude la traverser. Il n'y avait pas de jugement ni de reproche dans les propos de son collègue.
« Je dois des excuses à Nodal'kan. »
Le Tok'ra acquiesça.
« Et réciproquement. Mais il t'apprécie beaucoup. Ne t'en fais pas, il te pardonnera. »
Elle opina, alors qu'un petit vaisseau de l'armée descendait lentement.
« Ah, je crois que votre carrosse est arrivé. » nota Veri-Jaspe avec un sourire.
« Oui. Tu es prêt, John ? » demanda-t-elle, se relevant et lui tendant la main.
Sans hésiter, l'enfant la prit.
