Quelques heures plus tard, la jeune femme frappa à la porte de la villa Cullen. Un homme d'une cinquantaine d'années vient lui ouvrir.
- Bonsoir...est ce qu Alice est la s il vous plait ?
- Oh tu dois être Isabella ! Fit l'homme. Je suis le Dr Cullen mais tu peux m'appeler Carlisle.
- Enchantée.
- Alice est dans sa chambre.
La jeune femme retira son blouson, remercia l'homme et grimpa à l'étage. Elle trouva sa compagne assisse à son bureau visiblement concentré au point de ne pas avoir remarqué sa présence. Elle se glissa dans son dos.
- 'Soir... souffla-t-elle en posant un baiser dans son cou.
- Bellaaaa, souffla la petite brune. Que fais-tu là ? Fit-elle en se retournant.
- Tu me manquais et je...
Mais la professeure ne lui laissa pas finir sa phrase et l attira à elle pour l'embrasser.
- Je ne t'aie pas entendue arriver.
- Tu avais l'air si concentrée.
La petite brune l attira sur ses genoux en soupirant de bien être.
- Qui t'as ouvert ?
- J'ai fait la connaissance de ton père. Ça ne te gêne pas ? Je ne t'aie pas prévenue et...
- Tu fais partie de ma vie mon ange. Il est temps que tu rencontres ma famille.
La jeune étudiante esquissa un sourire et posa un nouveau baiser sur ces lèvres.
- Alors, tu as trouvé quelques choses d'intéressant ?
Devant la petite brune se trouvait plusieurs journaux ou elle avait encerclé des annonces.
- Quelques-uns, oui. Je vérifiais lequel était le plus proche de chez toi.
- Et ?
- Curieuse, s amusa Alice. Je dois en visiter un demain. Il est sur la 102 ième.
- A 10 minutes à pieds de chez moi.
- Ou 5 en moto.
- Génial, fit Bella en se blottissant contre elle.
- Tu viendrais le visiter avec moi ?
- Tou...toutes les deux ?
- Je ne te demandes pas de venir vivre avec moi, fit la petite brune. Même si j'en crève d'envie...je ne veux pas t effrayer. Mais j'aimerais ton avis...au cas où tu passerais certaines nuits avec moi.
L'étudiante esquissa un sourire devant tant d'attention de sa compagne.
- Je viendrais avec plaisir bébé.
La petite brune sourit à ce surnom et l embrassa tendrement sur le front.
- Je t'aime, souffla-t-elle.
- Et moi donc.
- Comment va ton père ?
- Il va bien. Il souhaiterait te rencontrer.
- Si tu es prête à franchir cette étape, j'en serais ravie. Fit la petite brune avec un sourire.
- La dernière fois ou je lui aie présenté quelqu'un remonte à si loin...
- Tu appréhendes ?
- Je sais que tu es une fille bien, souffla Bella. C'est juste que...Je ne sais plus comment on fait tout ça...
- Ne t'en fais pas mon amour. Je te guiderais.
- Quand je pense que cette garce...
La professeure fronça les sourcils.
- Isabella ? Qu est ce que tu ne me dis pas ?
- Raven... elle était avec Charlie quand je suis arrivée...
- Elle t a importuné ?
- Elle voulait uniquement voir mon père. Je n'aie pas été tendre avec elle...
- Tu en as le droit Bella, aux vues de la façon dont elle t a traitée...
- Et si elle ne nous laissait jamais tranquille ? Si son seul but était de nous faire rompre ?
- Jamais, souffla Alice. Je ne suis pas ce genre de fille... je me battrai toujours pour mon couple.
Bella esquissa un sourire et se blottit tendrement dans les bras de la petite brune pour y rester le reste de la soirée.
.****
Le lendemain, avant de se rendre avec Bella à la visite de l'appartement, Alice fit un crochet par le lycée espérant y trouver la mécanicienne. Elle se rendit au local où celle-ci enseignait depuis peu et frappa à la porte.
- Miss Cullen, fit la jeune femme. Que me vaut votre visite ?
- Inutile d'employer ce ton mielleux avec moi, fit la petite brune en entrant dans la salle.
- Je vois que ma visite chez Charlie t'est revenue aux oreilles.
- Bella est ma compagne, on se dit tout.
- Il fut un temps où c'est moi qui avais ce privilège.
- Avant que tu ne baisses sa meilleure amie dans votre appartement, oui.
- C'était il y a si longtemps...
- Mais Bella n'a rien oublié. Elle a mis longtemps avant de m'accorder sa confiance.
- Ce qu'il s'est passé avec Octavia n est arrivé qu une seule fois. Ça n'aurait pas dû arriver mais... Bon sang, Bella m'avait encore repoussé la veille ! Elle et moi ça n'allait plus. O' m'a fait des avances auxquelles je n'ai pas su résister.
- Soit, fit Alice.
- Je voulais lui expliquer, lui faire comprendre que je l'aimais. Même si je l'aimais mal.
- Elle a fait le deuil de votre histoire. Ressasser le passé ne servira à rien !
- Allons allons, fit Raven. Tu as peur qu elle puisse revenir vers moi ?
- Revenir vers toi ? S amusa la petite brune. Tu l'as brisée. Jamais elle ne reviendra vers toi.
- Alors que fais-tu ici ? Fit Raven. Tu viens marquer ton territoire ?
- Marquer mon territoire ? Isabella n'est pas une chose, elle ne m'appartient pas. Je viens juste te mettre en garde.
La petite brune s'approcha de la mécanicienne.
- J'ai mis du temps à gagner sa confiance. Du temps à gagner son cœur. Je la protégerai quoi qu il arrive et c'est ce que tu aurais dû faire à l'époque au lieu de coucher avec la première venue aux premiers problèmes. Je veux l'aider à se reconstruire.
Tandis qu elles discutaient, le portable dans la poche de la petite brune sonna. Elle vit le nom de l'étudiante apparaître et décrocha.
- " Isabella ?"
- " Ou es-tu ? Tu vas être être en retard..."
- " Je suis là dans 5 minutes. Un souci à régler"
- " Tout va bien ?"
- " Je t'expliquerais. J'arrive"
- " Sois prudente"
- " Toujours"
Elle raccrocha et se retourna vers la mécanicienne.
- Je ne suis pas le genre de femme à être violente ou quoi que ce soit mais met toi en travers de mon couple et tu le regretteras.
- C'est une menace ? S amusa la brune.
- Juste une mise en garde ma belle, juste une mise en garde.
Elle tourna les talons et enfourcha moto pour filer à quelques minutes de la. Elle se gara non loin de l'étudiante qui vient à sa rencontre.
- Te voilà ! Fit-elle avec un sourire en l'attirant contre elle.
- Pardon, fit la petite brune. J'avais une chose à faire.
Bella se mis sur la pointe des pieds et vient l'embrasser.
- Rien de grave ?
- Je suis passée au lycée.
- Au lycée ?
- Je suis allée voir Raven.
- Raven ? Mais pourquoi ?
- La mettre en garde. Lui faire comprendre qu'elle n'a plus à interférer dans ta vie, qu elle n à plus se privilège.
- Liiceee' souffla la jeune femme. C'est lui accorder bien trop d'importance...
- Peut être concéda la professeure mais...
- Mais je ne suis plus attirée par elle, fit Bella. Je suis avec toi, je suis amoureuse de toi. Je t'aime et elle le sait.
La petite brune esquissa un sourire devant cette déclaration et encercla sa taille.
- J'avais besoin de mettre les choses au clair avec elle.
- C est mignon, souffla Bella. Tu voulais prendre ma défense.
- Je te protégerai toujours, souffla la petite brune en venant l'embrasser.
Les deux jeunes femmes s embrassèrent tendrement avant qu'une voiture noire ne se gare à leur hauteur.
- Miss Cullen ? Fit un homme en sortant.
- C'est moi, répondit la petite brune en se défaisant des bras de Bella.
- Je ne pensais pas que vous viendriez accompagnée...
- C'est un souci ? Bella est ma compagne. J'aurais aimé son avis sur cet appartement.
- Non non, fit l'homme. Il n'y a aucun souci. C'était juste pour en prendre note.
- Alors allons-y, fit la professeure en prenant la main de sa compagne.
.****
Peu de temps après la visite de l'appartement, les deux jeunes femmes allèrent déjeuner au café des artistes.
- Que me vaut le plaisir de voir deux jolies filles à mon comptoir de si bon matin ? Leurs demanda Kate en venant les saluer.
- On était dans le coin pour la visite d'un appartement.
- Oh c'est vrai, tu m'en avais parlé ! Alors, verdict ?
- Je signe demain après-midi, fit la petite brune avec un sourire.
- Tu verrais la vue ! Fit Bella. Je sens que je vais passer beaucoup de temps là-bas !
- Tiens donc, s amusa Kate.
- Quand tu veux mon ange, souffla Alice. Si ça ne tenait qu'à moi, tu aurais déjà ton double de clé et une place dans mes armoires.
Bella sourit à cette remarque et vint sceller leurs lèvres.
- Pour fêter ça, je vous offre le déjeuner, intervient Kate.
- Merci, fit Alice à son amie.
Tandis qu'elles riaient, elles furent interrompues par l'arrivé de Raven qui se dirigea vers elles.
- Bella, lui dit-elle. Pouvons-nous parler en privé ?
- Tout ce que tu as à me dire, tu peux le dire devant Alice, lui fit la jeune femme.
- Bien...écoute. Je sais qu'on s'est quittée en mauvais termes...je m'en suis excusée...
- Qu est ce que tu veux ?!
- C est Octavia... je l'ai croisé par hasard tout à l'heure et...
- Par hasard bien sûr...railla Bella.
- Ecoute Bella, je n'ai plus revue O' depuis cet après-midi-là. Je te pensais assez mature pour mettre le passé de côté mais je me suis trompée visiblement...
La mécanicienne s apprêtais à tourner les talons avant d'être interrompue par l'étudiante.
- Attends... je...Désolée...
- Je m'inquiète pour elle...
- Pourquoi ?
- Elle traînait sur la 112 ième... avec certaines filles peu fréquentables...
- La 112 ième ? Intervient Alice. C'est un quartier peu réputé...enfin sauf si on cherche de la compagnie...
- Quel genre de compagnie ? Fit Bella sans comprendre.
- Du genre pour une seule nuit.
- Comment connais-tu ce quartier ?
- Par hasard…je cherchais mon chemin un soir...
- Tu cherchais ton chemin ? S amusa Raven. Plutôt de la compagnie, non ?
Cette phrase agaça profondément la professeure qui se leva pour croiser son regard.
- Ce que je fais le soir et avec qui, ne regarde personne. Je n'ai d'ailleurs jamais eu besoin de chercher de la compagnie ma belle. Mais rassure-toi, c'était avant Bella et oui, je cherchais mon chemin. Et sans vouloir te vexer, je n'ai pas besoin de me justifier auprès d'une femme incapable de repousser des avances alors qu'elle est en couple.
Cette phrase amusa beaucoup Kate qui assistait à leurs petites joutes verbales.
- Mollo les filles, fit-elle. Si votre amie traînait vraiment par la... ça ne présage rien de bon...
- Qu est ce qu'on peut faire ? S'inquiéta Bella.
- La récupérer, fit Alice. Si ton amie traîne par la...c'est qu'elle a besoin d'argent...
- Tu veux dire que...
- Qu elle vend son corps pour de l'argent afin de payer ses doses…lui dit Kate.
- Merde...souffla Raven. Si j'avais su...
- Elle était amoureuse de toi, lui dit Bella. Quand je t'aie mise dehors, elle est revenue me parler. M'expliquer son comportement.
- Mais je...
- Je sais. Mais je ne l'ait pas compris à l'époque. J'étais dingue de toi, de ce que nous avions. Mais ça n'était pas fait pour durer... on se disputais souvent vers la fin. Je ne l'ai compris que récemment... j'aurais dû te laisser partir. Peut-être que je n'aurais pas autant souffert et qu'O' ne serait pas dans cette situation...
- Ce n'est en rien ta faute mon ange, souffla Alice à sa compagne. Tu as le droit d'avoir été blessés de cette histoire. Mais pas de te reprocher les choix de ton amie.
- Elle vends son corps... je…mon dieu, c'était une de mes plus vieilles amies et je l'ai laissées tomber.
Après un échange de regard avec la barmaid, Alice prit tendrement la main de sa compagne pour l'emmener dans le bureau de son amie.
- Bella, fit-elle en prenant son visage en coupe. Amie ou pas, elle t a faites souffrir. Tu n'es pas responsable des choix qu'elle a fait par la suite.
- Tu crois ?
- Personne ne l'a forcé à vendre son corps.
- J'aurais dû quitter Rae' quand je me suis aperçue que ça allait mal entres nous...
- Et qu'est-ce que ça aurait changer ? On ne le saura jamais. La seule chose à faire, c'est aller récupérer ton amie avant qu'elle ne s'enfonce encore plus dans la dépendance et les ennuis.
- Tu as raison, souffla Bella.
- Ça risque de ne pas être facile...si jamais elle a un mac...
- Mon dieu...
La brune se jeta dans les bras de sa compagne qui vint la consoler.
.****
Au soir, comme convenu, Raven avait pris le volant de la voiture de Nikki, car plus tape à l'œil, elle se trouvait en compagnie de Jasper. Elle remonta la 112 ieme avenue et repéra rapidement la belle brune. Elle ralentit devant elle.
- Hé ma jolie, fit Jasper à travers la fenêtre passager.
- Hé mon beau. Tu cherches de la compagnie ?
- Ma femme et moi avons envie de nous amuser, oui.
La brune tenta un regard vers la conductrice mais Raven avait pris soin d'enfiler un sweat à capuche, masquant son visage.
- C'est 75$ si tu veux qu'elle mate.
- Et pour la nuit ?
- 200$
Le blond sortit son portefeuille et lui tendit l'argent qu'elle glissa dans sa poche avant de grimper dans la voiture. Instantanément, les portes se verrouillèrent.
- Qu est ce que... fit la brune.
Mais elle n'obtient pas de réponses, la voiture démarra en trombe.
- C'est quoi ce plan ? Ma coloc sait où je suis !
- Tu n'as pas de coloc, fit Raven en retirant sa capuche
- Rav' ? Fit la belle brune.
La mécanicienne suivit le plan établi avec les autres et se dirigea vers le café ou tout le monde se trouvait. La jeune femme sortit de la voiture et guida la belle brune vers l'entrée du café et l'entraîna vers l'appartement se situant au-dessus.
- Qu est ce qu'on fait ici ? Et je croyais que tu préférais les femmes ?
Mais Raven ne répondit pas, elle frappa à la porte et poussa la brune dans l'appartement.
- C'est quoi ce bordel !? Fit la jeune femme surprise de trouver Bella en compagnie de plusieurs personnes qu'elle ne connaissait pas.
- O' ... fit celle-ci.
- Je me casse d'ici ! Siffla la belle brune.
Mais c'était sans compter sur la rapidité de Raven à s interposé. Octavia se heurta à elle.
- Tu as tellement changé...souffla Raven.
- Ouais... j'avais besoin de fric...
- Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? Lui demanda Bella.
- Parce que tu ne voulais plus me voir...
- Depuis quand ?
- Depuis quand quoi ? Cracha Octavia. Depuis quand je vends mon corps !? Ou depuis quand je me drogue ?!
- Tu aurais pu venir me parler...lui fit Bella. Tu étais ma plus vieille amie...
- J'ai baisé avec ta femme ! Comment voulais-tu que je vienne te demander de l'aide ?!
- Doucement, intervient Alice qui se plaça devant Bella. Il y a toujours des solutions...
- Tu es qui toi ?!
- On t expliquera, lui dit Raven. En attendant, le tapin pour toi c'est fini. Si tu as besoin de fric...
- Je n'ai pas besoin de votre aide !
La belle brune voulu s'échapper mais fut rattrapée par Jasper. Le blond la retint de justesse et l entraîna vers la chambre.
- Raven ! Dis à ton mec de me lâcher putain !
La mécanicienne suivit le jeune homme qui la déposa sur le grand lit présent dans la pièce.
- Combien tu dois ? Lui demanda-t-elle avant que le jeune homme ne s'éclipse.
- Fou moi la paix Rav' ! Je m'en suis très bien sortie sans toi pendant trois ans...
- Pourquoi ne rien m avoir dit ? Fit celle-ci en l interrompant.
- De quoi tu parles putain !?
- Ce qu'il s'est passé entre nous... tu le voulais autant que moi...c'est toi qui m'as allumé !
- Putain ouais, siffla la jeune femme. Le meilleur coup de ma vie, marmonna-t-elle.
- Tu étais...
- Et ça aurait changé quoi que tu le saches ? Fit Octavia. Tu n'aurais jamais quitté Bella pour moi !
- Mais qu'en sais-tu !? Ça n'allait plus entre elle et moi !
La belle brune se laissa tomber sur le lit.
- 5000$...
- A qui les dois-tu ?
- Mon proprio... je ne paye plus depuis...
- Et la drogue... ? Depuis quand... ?
- Dommage collatéral... j'en ai pris pour m'aider au début... Pour m'aider à supporter mes premières passes. Je me dégouttais. Et puis, une des filles avec qui je bosse m en a donné pour que je sois défoncé et que je ne sois pas réellement connecté quand...
- Qu'est ce que tu prends... ?
- Je n'en sais rien... de l'héro la plupart du temps. Mais quand je suis en manque... que j'ai plus de tunes...
- O' ...putain... souffla la mécanicienne.
- Ne viens pas me faire ta leçon de morale à deux balles. Tu ne sais pas le quart de ce que j'ai vécu.
.
Alors, la conversation entre Alice et Raven ?
Et le retour d'Octavia ?
Qu'en pensez-vous ? :D
A bientôt :D
