Chers lecteurs,
Comme je ne trouvais pas de titre satisfaisant, j'ai nommé ce chapitre "porte-malheur" juste parce que c'est le chapitre n°13. Il n'y a rien qui porte malheur dans ce chapitre, enfin, je ne crois pas. Vous me direz.
Continuez à m'envoyer des mots, c'est toujours un plaisir de vous lire et de vous répondre.
Merci à l'inestimable Nictocris pour la relecture, l'aide, l'écoute, les bons conseils et Sexion d'assaut.
Portez-vous bien, mangez cinq petits pois par jour (mais pas les princesses qui dorment dessus), à samedi (ou dimanche, peut-être que je ne pourrai pas poster samedi, déso d'avance),
Al
PS : petits mots pour grands invités :
Ernest le Guest (à moins que ce soit un autre guest, dans ce cas Céleste le Guest) : durmstrang est en effet une charmante école, on le voit encore dans ce chapitre là. merci pour ta review ! multiplicité de baisers (français)
Patfol le S : je trouvais que pinard pour acolyte de bibine, c'était digne des plus grands calemboureurs. mais j'ai trouvé un adversaire à ma taille, on dirait... merci pour ta calembredaine !
Lils : ah ah pour harry et ginny je ne sais pas ! (enfin si je sais puisque j'ai de l'avance dans l'écriture) (mais je ne dirai rien) (c'est ça l'avantage d'être auteur : on satisfait nos besoins de domination sur nos lecteurs) (c'est très bon pour la santé) merci pour ta review !
Makhé proposa à Harry de faire avec elle la démonstration de magie pure. Elle pourrait ainsi montrer à tous les sorciers qu'elle n'était pas la seule capable d'en faire.
« Attends, la seule capable ? On est si peu nombreux que ça ? Je pensais que tout sorcier pouvait faire de la magie pure.
- Tout sorcier peut en puissance en faire, puisqu'il a de la puissance magique. Mais il faut être sacrément conscient de sa magie. Par exemple, les dragonniers utilisent la magie pure pour communiquer avec les dragons, mais ils ne s'en rendent pas compte. C'est pour ça que je les étudie. Ton amie Granger, à mon avis, a trop intellectualisé qu'il faut utiliser une baguette pour faire de la magie, et donc aura du mal à s'en passer si elle veut faire de la magie pure. Pour Weasley bis, je pense qu'il en serait capable. Il a un gros potentiel magique, pas toujours conscientisé.
- Pour toi, c'est grâce à quoi ?
- Mon éducation. » répondit Makhé en se refermant.
Elle laissa passer un temps, puis compléta :
« On m'a forcée, dès l'âge de trois ans, à exprimer ma magie sans baguette, pour montrer aux Moldus et autres sorciers que les Sangs-purs étaient toujours, toujours supérieurs au reste du monde. »
Harry sentit qu'il ne fallait pas insister. Il relança :
« Et pour moi ?
- Toi, c'est parce qu'elle déborde, répondit Makhé sans même le regarder, occupée à installer leur terrain de jeu.
- Ma magie est donc si particulière ?
- Potter, arrête de chercher le botruc, s'énerva la magicologue, qui faisait des arabesques complexes avec sa baguette. Tu as survécu plusieurs fois au plus grand mage noir de tous les temps, tu as eu pour mentors les meilleurs professeurs d'Angleterre et tu es ami avec la sorcière la plus douée de sa génération et le mec capable de me faire baver devant des navets tellement son gratin aux raves en tout genre était succulent. Donc oui, ta magie est particulière et tu es particulièrement chiant quand tu t'y mets. »
Makhé le fit penser à Ginny et Hermione. Toutes les femmes qu'il rencontrait lui sortaient ces grandes phrases. Il se tourna vers Ron :
« J'en ai parfois marre qu'on psychologise tout ce que je fais.
- Mon vieux, tu n'as qu'à faire comme moi, répondit Ron. N'écoute qu'une fois sur deux, comme ça tu n'as que les infos intéressantes, comme le gâteau préféré d'Hermione et si les Canons de Chudley ont réussi à se qualifier pour la coupe de Grande-Bretagne. »
Hermione leva les yeux au ciel en l'entendant et reprit ses sortilèges pour sécuriser l'espace dans lequel Harry et Makhé allaient présenter leur magie. Des élèves de Durmstrang étaient déjà arrivés et les regardaient faire.
Ils étaient dans une sorte de grand amphithéâtre en plein air. Les élèves s'installaient dans les gradins. Ron, assis au premier rang, tordait des tiges de marguerites et de pamplelune pour en faire une couronne. Il avait déjà fait une bague et un bracelet et il les avait offerts à Hermione qui avait paru très heureuse de ces petits cadeaux. Harry observa donc avec attention la méthode de Ron : peut-être qu'un jour il aurait besoin, lui aussi, de tresser des bijoux avec des tiges de plantes. S'il suffisait de bijoux en plantes vertes pour faire plaisir aux femmes, c'était bien la preuve que l'amour était simple et qu'il ne fallait pas se prendre la tête.
Une sonnerie stridente retentit au loin, dans le palais, et une flopée d'élèves chapeautée de quelques professeurs arriva dans l'amphithéâtre. Harry se sentit brusquement intimidé.
« Tu sais, si tu veux partir maintenant, je peux te couvrir, lui proposa Ron.
- Harry ne le fera pas, répondit Hermione. Il est trop honnête pour ça. Et courageux. »
Harry devait reconnaître que les flatteries d'Hermione portaient leurs fruits. Elle ajouta pour lui :
« Pense aux cours d'AD que tu avais donnés en 5e année. C'est la même chose. Ils ont envie d'apprendre. »
Harry reconnut en son for intérieur qu'elle avait raison. Il se força à respirer pour évacuer tout le stress qu'il pouvait ressentir.
Makhé attendit encore quelques instants et finit par se placer au centre de la scène. Le silence se fit dans l'assemblée. Makhé se mit à parler à toute vitesse en bulgare. Harry jeta un regard paniqué à Hermione. Cette dernière leva sa baguette, la pointa vers lui et murmura :
« Transfero. »
Immédiatement Harry comprit, malgré quelques erreurs de syntaxe, ce que disait Makhé. Il vit Hermione appliquer le même traitement à Ron : l'air ébahi qui se peignit sur le visage de celui-ci indiqua qu'il n'avait même pas vu Hermione lui lancer un sort.
« La magie noire est donc une manifestation de votre potentiel magique non entravé par un sort ou une baguette. La matière première que vous arrivez à manipuler est le feu. Nous avons avec nous un grand sorcier, très bon en magie noire, qui va vous faire une démonstration. »
Harry comprit, au geste de Makhé, que c'était à lui d'entrer en scène. Il se leva, la rejoignit au centre de la scène. Makhé le présenta rapidement, ignorant les sifflements étonnés et les chuchotements bruissants.
« Vas-y Potter, enflamme la piste. »
Harry se concentra sur sa respiration. Il s'était aperçu, en travaillant avec Makhé et Viktor, que sa magie, instinctivement, s'exprimait différemment selon ce qu'il ressentait. Quand il était en colère, il produisait des flammes hautes comme un troll, quand il était triste, c'était la pluie qui venait, quand il était apaisé les courants électriques et, le must : quand il avait peur, il faisait léviter les objets. Viktor lui avait expliqué que seuls de rares sorciers parvenaient sans baguette à faire de la lévitation. Harry aimait bien soulever n'importe quoi. Manipuler la gravité était toutefois ce qui fatiguait le plus. Il se doutait qu'il n'avait pas fini de découvrir sa magie, mais pour l'instant ce qu'il avait découvert le mettait en joie.
Mais là, devant les élèves de Durmstrang, il fallait qu'il se contrôle. Il ne pouvait donc pas faire de magie spontanée. Il allait devoir se forcer à faire émerger de la magie sans passer par une émotion trop forte. Il décida de faire léviter des objets : il arracha des brins d'herbe et les suspendit en l'air, sans utiliser de baguette. Le murmure réprobateur qui naquit dans l'assemblée le convainquit que ce n'était pas assez impressionnant pour les élèves de Durmstrang. Harry jeta un coup d'œil à ses deux amis et décida de leur montrer ce à quoi il était parvenu en une semaine de travail : il souleva tous les gravillons qui traînaient sur la scène, et cinq ou six toques en fourrure d'élèves s'envolèrent.
Hermione le regardait avec de grands yeux fiers, Ron avec un air ahuri. Makhé reprit les choses en main :
« Potter a décidé de ne pas jouer avec le feu, pour ne pas mettre à mal les protections que nous avons installées. Faire léviter des objets est un des premiers tours que nous apprenons à l'école. Mais les faire léviter sans baguette, c'est très difficile. Il faut se concentrer à la fois sur un désir profond et sur un sentiment qui nous permet de faire sortir la magie sans baguette. On ne canalise pas le sort par une formule magique, on laisse la magie s'exprimer sans rien. La magie de précision est extrêmement compliquée. S'il y avait de la précision dans la magie pure, je n'aurais pas mis le feu au palais… »
Des rires polis saluèrent son discours, tandis qu'elle prenait la place d'Harry. Elle avait dû sentir qu'il n'était pas à l'aise à l'idée de manipuler du feu. Elle lui glissa :
« T'es relou, je voulais te voir jouer avec le feu ! Tu m'aurais bien brûlé quelques élèves, ça m'aurait fait plaisir ! »
Elle ouvrit une outre pleine d'eau. Un coup d'œil à Harry suffit à lui annoncer ce qu'elle attendait de lui : ils s'étaient suffisamment entraînés ensemble. Elle versa l'eau, et Harry l'empêcha de tomber par terre. Des bulles d'eau restèrent dans les airs. Toujours sans baguette, Makhé en gela trois qui retombèrent par terre et explosèrent en mille cristaux. Makhé accompagna cette démonstration d'explications sur la différence entre magie pure et magie spontanée. Elle laissa Harry jongler avec des boules d'eau mi-gelées mi-liquides, pour le plus grand bonheur des élèves féminines de quatorze ans, qui trouvaient le petit Harry bien sexy et qui gloussaient pour attirer son attention.
Une fois la démonstration terminée, Makhé reprit un ton plus docte :
« Les dernières avancées dans la recherche ont conduit à l'EPM : l'évaluation du potentiel magique. C'est un outil qui permet de savoir si vous avez une forte puissance magique en vous ou non. Bien sûr, ce potentiel n'influence en aucune manière votre manière de faire de la magie : vous pouvez être très doué en ayant un tout petit potentiel. Il n'a rien à voir non plus avec votre adresse dans les sortilèges, vos conceptions de potions, votre rigueur dans la métamorphose. Vos différences de potentiels magiques n'auront d'importance que dans certains domaines, comme les liens avec les créatures magiques, la gestion d'objets magiques, la confrontation à la magie sombre et à l'ancienne magie ou la botanique. Elle peut aussi influer sur la tenue d'un sort. »
Harry était fasciné par ce qu'il apprenait. Il avait presque envie de prendre des notes. Quand il vit qu'à côté de lui Hermione notait tout sur son carnet passe-partout, il fut rassuré : comme à Poudlard, il pouvait compter sur son amie pour lui transmettre ses notes s'il avait envie de s'y repencher.
« Vous n'êtes pas sans savoir que la promiscuité avec certaines plantes toxiques vous atteint différemment. Certains d'entre vous peuvent rester des mois auprès d'une Tarentule vénéneuse sans qu'elle ait d'effet sur eux, alors que d'autres ne supporteront pas cinq minutes à côté d'elle. Gérer des dragons ou autres animaux demande un énorme potentiel magique : ces créatures utilisent autre chose que du feu pour faire fuir les humains. Si vous allez dans une réserve de dragonniers durant votre stage de 5e année, vous rencontrerez principalement des sorciers à potentiel magique énorme, ce qui fait des réserves de dragons un des endroits les plus dangereux du monde, après les écoles de sorcellerie. »
Harry souffla à sa voisine :
« Tu crois qu'Hagrid avait un gros potentiel magique ? La précision, c'était pas son truc, mais il gérait des créatures magiques toute la journée…
- Je pense que c'est dû au fait que c'est un demi-géant, répondit Hermione après quelques secondes de réflexion. Sa magie devait être plus proche de celle des créatures, puisque sa mère était une créature. »
Harry acquiesça et se remit à l'écoute de ce que Makhé leur racontait. Elle était passée à l'acquisition du potentiel magique. Et il sut immédiatement que ça allait poser problème.
« On supposait à une époque que le vrai potentiel magique se transmettait par la naissance. C'est pour cela que les sorciers recherchaient à se reproduire entre Sangs-purs. Mais plusieurs problèmes se sont posés : d'une, l'émergence de plus en plus importante de sorciers chez les Moldus, de deux, les problèmes de consanguinité créés par des mariages endogènes qui ont mené à la naissance de Cracmols. »
Dans les gradins, les élèves grondaient. Des exclamations jaillissaient.
« Les Sangs-de-bourbe ne sont pas des sorciers !
- Ils nous volent notre magie !
- Silentio, cria un professeur en pointant sa baguette vers un élève virulent. Auriez-vous oublié votre bonne éducation, Kriss ? La politesse nous interdit d'interrompre un tuteur, professeur ou intervenant.
- Merci, professeur, reprit Makhé. Je disais donc que cette possibilité n'était pas seul maître de cette transmission de potentiel magique. Le mariage avec Moldus a pu donner des sorciers très puissants. Dois-je vous rappeler que Raspoutine avait un père sang-pur et une mère née-moldue ? Que Baba Yaga, l'ogresse, avait un du sang moldu dans les veines, c'est bien pour cela qu'elle raffolait d'enfants moldus ? Nos congénères anglais ici présents ont dû lutter contre un mage très puissant, lui aussi Sang-mêlé, qui se faisait appeler Polet ot Smürt.
- Polet ot Smürt ?, souffla Ron. On dirait un nom de recette de poulet… »
Harry ricana en entendant son ami. Makhé continuait à démontrer que le sang moldu ne changeait rien :
« Le sang moldu n'a donc pas d'influence néfaste sur le potentiel magique d'un sorcier. Une autre question se pose : peut-on se transmettre du potentiel magique, d'homme à homme ? On sait déjà qu'un objet magique contient une part du potentiel magique de son concepteur. Mais cette part ôtée au concepteur disparaîtrait-elle dans l'objet ? Ou reste-t-il un résidu de cette puissance chez le concepteur ? Cela pourrait expliquer qu'un peintre peut peindre énormément de tableaux et continuer à jeter des sorts. Il est certain que la manipulation magique demandant beaucoup de puissance fatigue plus : les sorciers les plus puissants paraissent bien plus âgés qu'ils ne le sont. Pour ceux qui ont eu l'heur de le connaître, souvenez-vous de Gregorovitch : il parut centenaire pendant une grande partie de sa vie. »
Ron se tourna vers Harry, passant sa tête par dessus celle d'Hermione :
« Ça expliquerait que McGonagall ait toujours paru vieille peau ! »
Le regard mi-courroucé mi-amusé d'Hermione le fit taire.
« Il reste quelques minutes pour les questions, proposa Makhé.
- Lestrange, demanda le professeur qui avait jeté un Silentio, vous êtes en train de nous dire que vous avez plus de questions que de réponses ?
- C'est un peu ça. À chaque pas que nous faisons, nous découvrons de nouvelles possibilités. Les avancées sur les liens entre créatures, sorciers et magie sont concluantes, je serai bientôt en mesure de publier mes recherches. En revanche, sur la magie, on est dans le flou pour pas mal de trucs.
- Pensez-vous que ce soit dans le sang, comme on a tendance à le dire ?, demanda un élève.
- Nous travaillons avec un laboratoire moldu (Makhé ignora les quelques murmures indignés qui s'élevèrent de l'assistance) sur les gènes sorciers. Les Moldus sont beaucoup plus avancés que nous sur ces questions là. Nous cherchons à savoir si la magie se transmet par le sang et si oui, en quelle part. Il est possible que ce soit une histoire de gènes, comme la tradition nous l'a transmis. Dans ce cas, les sorciers nés chez les Moldus seraient tous des anciens sorciers, chez qui le gène se réactiverait, et les Cracmols des bâtards dans les familles sang-purs, avec un gène moldu inhibiteur. Mais il est possible qu'il y ait autre chose.
- Et vous pensez qu'il y a autre chose ?
- Oui. Sinon je ne m'explique pas les objets magiques qui restent magiques après la mort de leur créateur. De plus, à certaines périodes, le lien entre sorciers et Moldus était réduit à néant, et on observait quand même des naissances de sorciers chez les Moldus. Pensez aux procès de Salem. On a retrouvé des objets chargés magiquement dans un lieu où il n'y avait, apparemment, aucun sorcier depuis des siècles. »
Harry pensa aux Horcruxes, conçus pour faire durer leur créateur après sa mort. Peut-être qu'à Salem, un Horcruxe s'était activé et un sorcier était revenu à la vie. Il se demanda alors, chose qu'il ne s'était jamais demandée : comment activer un Horcruxe ? Ginny avait donné une part de son âme et de sa puissance magique au journal intime, mais comment écrire sur une coupe ou un serpent ?
Harry comprit alors ce que disait Makhé : dès qu'il avait un élément de réponse, d'autres questions se posaient. Il comprit alors pourquoi la sorcière étudiait la magie pure : il y avait tant à découvrir !
La sonnerie au loin retentit, les élèves quittèrent immédiatement les gradins. Le professeur qui avait posé des questions s'avança vers le centre :
« Je suis ravi de vous revoir, Lestrange. Me présenterez-vous vos camarades ?
- Le plaisir est partagé. »
Makhé les présenta. Alistair Oster était professeur d'ensorcellement. Il était guindé et froid et frissonnait sans cesse. Sa fourrure gigota soudain et le couvrit un peu plus à la gorge. Harry se demanda si sa fourrure était vivante.
« Je crois qu'il est préférable que vous ne demeuriez pas au château pour cette nuit, les prévint Oster. Certains élèves ont compris que votre collègue était née chez les Moldus, et des bruits de couloir me font penser que vous passerez une nuit agitée. Parfois mes élèves me désespèrent, puisqu'ils n'apprennent rien, mais qu'ils sont au courant de tout ce qui se passe dans le reste du monde. »
Ron s'avança vers Oster :
« Excusez-moi, cela signifie qu'ils essaieront de lui faire du mal ?
- Non, Weasley, ce n'est pas le genre de la maison. Ne vous réjouissez pas trop vite, se corrigea-t-il immédiatement, ici les Nés-moldus sont traités de la pire des façons. Même un elfe de maison n'est pas traité avec autant de mépris. »
Alors que Ron s'étouffait, prêt à prendre la défense de sa belle, Hermione posa une main apaisante sur son bras et répliqua :
« J'ai vécu bien pire, ne vous inquiétez pas. Nous resterons dormir. »
Harry pensait avoir tout vu à Poudlard sur l'irrespect des Sangs-purs envers les Nés-moldus. Il se trompait.
