Chers lecteurs,

Par Merlin, nous avons tant de choses à nous dire ! Je vais donc faire une liste. J'aime les listes.

1. Vous êtes apparemment ravis de voir que l'offensive se prépare contre notre bien aimée Rita. Eh oui, elle va payer. Enfin. Ne vous inquiétez pas, ça vient.

2. Nous avons allégrement passé le cap des 100 poursuiveurs. Notre équipe de Quidditch virtuelle est donc bien remplie ! Merci à vous, c'est un plaisir de voir que ce qu'on écrit éveille l'intérêt et plaît. Continuez à m'écrire, c'est toujours un immense plaisir de vous lire.

3. Vous avez pu faire la rencontre de la charmante Nictocris. Elle mord. Encore une fois, tout ce travail serait bourré (oui, pas légèrement pompette, mais bien ivre mort) de fautes d'orthographe ou de goût. Merci à elle.

4. Vous commencez à bien me connaître, j'aime alterner les chapitres posays et les chapitres où il y a plus d'action. Aujourd'hui, chapitre posay. Enjoy (bicoze ça ne durera pas) (ça va chauffer dans les chaumières).

5. J'espère vraiment que la météo sera clémente aujourd'hui. Il me prend de ces envies de parasol et de crème solaire...

Portez-vous bien, dansez la macarena, à mercredi,

Al


« Pardon ?

- Tu m'as très bien compris. On l'attaque pour diffamation, atteinte à la vie privée et détournement de hiboux. »

Harry se pinça l'arête du nez.

« Tu te doutes bien que depuis le temps qu'elle sévit, les gens ont dû essayer de la coincer ?

- Oui, mais là on parle de nous, pas des gens.

- C'est-à-dire ? »

Le regard carnassier de Malefoy rappela à Harry que son vieil ennemi n'était pas allé à Serpentard pour rien : il avait déjà tout calculé.

« Si moi seul l'assigne en justice, c'est mort : j'étais du mauvais côté pendant la guerre, elle est capable de débusquer mon locanthrop… lyconthrop… hélicotrop… trouver que je suis loup-garou, et je te rappelle que les gens comme moi ont très mauvaise presse, et que je suis un aristo de Sang-pur qui veut régler ses comptes et se considère au dessus des autres mortels.

- Ce que tu es, nota Ginny.

- Ce que je suis, approuva Malefoy. Si toi, ajouta-t-il en se tournant vers Harry, tu t'attaques à elle, elle prouvera que tu as pris la grosse tête, que tu n'es pas capable d'être traité comme les autres, et que tu es fou : elle a déjà réussi à bien semer le doute pendant toutes ces années. Alors que tu étais intouchable depuis ta première victoire contre le Seigneur des Ténèbres, elle a réussi, en une tâche au Tournoi des trois sorciers, à te mettre au pilori. »

Pour la première fois de sa vie, Harry était d'accord avec Malefoy : c'était assez surprenant comme sensation. L'ancien Serpentard avait bien analysé la situation et l'esprit tordu de Skeeter.

« Et donc ?

- Si on l'attaque ensemble, on prouve que c'est elle qui exagère. On fait front ensemble, alors que c'est archi connu qu'on ne peut pas se blairer.

- Laisse les blaireaux en dehors de cette histoire : les Poufsouffle n'ont rien demandé. Tu ne crois pas qu'elle en profitera pour relancer ses racontars sur notre liaison ? »

Harry ne pouvait s'empêcher de grimacer quand il pensait à une possible liaison entre lui et Malefoy. Lui et Malefoy ? Quelle idée… C'était contre-nature. Pas parce qu'ils étaient deux hommes, mais plutôt à cause de leur passif. Les opposés s'attirent, certes, mais à ce point là…

« Et donc ?

- Donc on s'allie et on colle un procès à sa plume à papote. »

Malefoy paraissait fier de lui. Harry soupesa le pour et le contre un instant, puis ajouta :

« Si tu veux vraiment frapper fort, il nous faut d'autres membres. Et une colonne dans un journal pour défendre nos idées.

- Tu penses au torchon des Lovegood ? »

Ginny, qui depuis un moment regardait assidûment sa tasse de thé, asséna immédiatement une calotte à Malefoy :

« Parle autrement de mon amie, Malefoy, ou je me débrouille pour que ton héritier soit à jamais enfant unique.

- Lovegood-Potter, corrigea Harry.

- Ah finalement tu l'as épousée ?, demanda Malefoy, surpris. C'était plutôt rapide…

- Lovegood-Potter parce que je suis un actionnaire, coupa brusquement Harry, confus à l'idée d'épouser Luna. Le journal est devenu une bonne alternative à la Gazette, les gens le lisent de plus en plus…

- Pas assez pour ce qu'on doit faire, l'interrompit Malefoy. Il faut que tout le monde sache que Rita Skeeter s'est attiré les foudres des personnes les plus influentes du monde sorcier. Il faut vraiment la freiner avant qu'elle découvre que je suis un loup-garou : si ça se sait, c'est ma ruine. »

Les trois sorciers se replongèrent dans leurs pensées.

« Je pourrais porter plainte aussi, proposa Ginny. Elle a lu mon courrier, attaqué mes parents. Et on pourrait demander à Hermione : elle a divulgué des insanités sur elle et dénigré ses recherches.

- Pas bête, reconnut Harry. Makhé et elle seront sûrement ravies de se venger pour l'article déplaisant que Skeeter a écrit. Elles reçoivent des hiboux d'insulte tous les jours.

- Donc, conclut Malefoy en sortant un carnet de sa poche. On compte Granger, Mak', Ginny, toi et moi. Lovegood ?

- Je ne sais pas si elle se joindra à nous, les affaires judiciaires, ça ne lui parle pas plus que ça. En même temps, Skeeter s'attaque à des hiboux… Je crois que ça lui plaît pas trop. »

Harry se sentait résolu. Préparer un plan de bataille lui faisait penser à ces après-midi à Poudlard où ils se retrouvaient à concocter des actions suicidaires, comme brasser du Polynectar ou s'échapper à Pré-au-lard. Il retombait dans cette euphorie si particulière aux situations d'interdit ou de danger. Il allait passer à l'action, se venger de Rita Skeeter et de tous les journalistes qui lui avaient pourri la vie quand il était plus jeune.

« Parkinson ? Là pour le coup je passe pour le mec qui pardonne tout, ça ne peut pas nuire à mon image de marque…

- Possible, mais Sang-pur. Il nous faudrait un Sang-de… Né-moldu pour bien montrer qu'on recrute partout, se corrigea Malefoy en baissant la tête pour éviter la taloche de Ginny.

- On a déjà Hermione. Tu veux dire qu'il faudrait représenter toutes les catégories de sorciers ?

- Pourquoi pas. On aurait plus d'impact médiatique. »

Harry soupira. Il comprenait la logique, mais ne savait pas vers qui se tourner.

« On peut proposer à Hagrid ? Il représenterait les minorités écrasées, comme les hybrides.

- T'as pas plus classe en stock ? Parce qu'on n'est pas sûr de s'attirer la sympathie des gens avec ce soudard. C'est pas très vendeur. »

Sur cette insulte, Harry sortit sa baguette et la pointa tranquillement vers Malefoy :

« Tu insultes encore une fois Hagrid, et tu auras une bonne raison de regretter que Voldemort ne m'ait pas tué, déclara-t-il sur le ton de la conversation en ignorant le frisson de Malefoy à la mention de son ancien maître. Je vais mettre ça sur le compte de la fatigue. J'ai eu une longue journée, je vais me coucher. On en reparle demain. »

Harry quitta la table et laissa Ginny houspiller copieusement Malefoy. Ce dernier avait toutefois raison : c'était comme s'il avait proposé Kreattur pour défendre la cause des elfes. Il y avait plus mignon.

Harry alla dans sa chambre, ôta ses chaussures et son pantalon et se laissa tomber sur son lit comme une pauvre loque. Il se tortilla pour se glisser sous la couette et s'endormit en deux secondes.

Il avait l'étrange pressentiment qu'il n'allait pas rentrer de sitôt à la Mag'fac.

OoO

Il se réveilla dix heures plus tard. Il tâtonna dans sa veste et trouva sa bourse en peau de moke. Il la passa à son cou : il allait falloir mettre le vif en sécurité, et il ne savait pas quoi en faire.

Devait-il faire comme son prédécesseur en la matière et ensorceler des lieux pour y cacher les objets précieux qu'il possédait ? Aller à Godric's Hollow, par exemple, et ensorceler son ancienne maison pour y planquer la pierre de résurrection ? Ou la déposer à Gringotts ?

Comme Harry n'avait rien à faire de sa journée (ou plutôt rien de prévu, il trouvait toujours quelque chose à faire), il prit l'idée qui lui avait traversé l'esprit et décida d'aller à Godric's Hollow. Il prit une longue douche, vérifia sournoisement que Malefoy n'était pas dans la cuisine pour y aller et s'installa devant la cafetière, pour le meilleur tête-à-bec de sa matinée.

Malefoy lui avait laissé un mot :

J'ai pensé à Blaise (catégorie bâtard) et Dumby second du nom (je te laisse t'en occuper, catégorie nom qui claque). Peut-être Delacour (hybride sexy) et Mrs Londubat (catégorie vieille dame respectable). Y a aussi ton Auror black au ministère qui te servait de nounou.

D.

PS : Ce soir pleine lune : je squatte la cave. Si tu veux une bouteille de whisky Pur feu, va la chercher avant. Remarque, je me ferais un plaisir de te croquer…

Harry rit : Malefoy se rendait-il compte qu'il confirmait la rumeur de leur association en signant qu'il serait content de le "croquer" ? Il prit une plume et écrivit à la suite :

Croque-moi, et les rumeurs que lance Skeeter seront fondées.

H.

Il savait que Malefoy en aurait l'appétit coupé pendant trois jours : il commençait à le connaître sur le bout des plumes. Il passa saluer Abelforth et transplana à Godric's Hollow.

Le lieu avait peu changé depuis sa dernière équipée, un an auparavant. Le village était toujours couvert de neige, comme s'il n'avait jamais connu l'été. Harry se dirigea d'un pas assuré vers le cimetière. Il n'éprouvait plus de gêne à l'idée d'aller sur la tombe de ses parents : il les avait vus, entre temps.

La tombe était propre, des fleurs étaient posées dessus. Harry savait que les sorciers passaient toujours sur ce lieu, comme en pèlerinage, pour poser des cadeaux pour James et Lily Potter, qui avaient donné leur vie pour leur fils. Cela ne l'étonna donc pas outre mesure de tomber sur des fleurs fraîches.

Il flâna dans le cimetière, content de visiter ce village au calme, sans la menace d'un Nagini coincé dans le corps d'une vieille femme. Il passa devant la tombe d'Ariana Dumbledore et fit apparaître une gerbe de perce-neige sur la pierre : il savait que cela ferait plaisir à Abelforth, et il se sentait suffisamment redevable à son ancien directeur pour faire preuve de cette piété mortuaire.

L'horloge de l'église moldue sonna dix heures. Harry décida d'aller prendre un café.

Il avait complètement oublié que Godric's Hollow était un village moldu, certes, mais peuplé de nombreux sorciers, et qu'il ne pourrait absolument pas passer inaperçu.

« Mr Potter… Vous ici… Oh Harry, si tu savais…

- Un café, Mr Potter ?

- Regardez ! C'est Harry !

- Oh Mr Potter bravo encore ! »

Harry ne savait plus où se mettre : on lui demandait des autographes, un sourire, une bénédiction, une poignée de main, un baiser et, chose incompréhensible, une morsure dans le cou. Les rares moldus qui passaient à côté de lui ne comprenaient pas pourquoi les gens se précipitaient sur lui et des sortilèges de confusion voletaient en tous sens pour corriger le tir. Harry revivait ce qu'il avait vécu en première année, quand il s'était aventuré dans le monde sorcier pour la première fois. Mais cette fois-là, Hagrid lui avait servi de garde du corps. Là, il se retrouvait seul à gérer sa célébrité.

Il salua donc, serra des mains, ignora la migraine lancinante qui s'installait et réussit à s'incruster dans un café.

L'endroit, presque désert, s'appelait le Ch'abboté : un chat noir en métal, grinçant au vent, servait d'enseigne. L'endroit, couvert de parquet sombre et encombré de tables et de chaises en bois de teintes variées, était chaud et accueillant. Les tables, luisantes d'avoir été trop cirées et polies par les coudes des consommateurs, réfléchissaient la lumière du jour qui passait par les larges ouvertures.

« Bonjour Monsieur… Potter. »

Le serveur l'avait donc reconnu (il était donc dans un café sorcier) : il lui proposa une table en bouleau coincée derrière le mur, invisible depuis l'extérieur.

« Merci, souffla Harry. Je vais vous prendre un café et un truc à manger.

- Pas de problème, répondit le serveur. Je vous apporte la carte de suite. »

Harry s'installa confortablement. Il sortit discrètement sa baguette et lança quelques sorts de détournement d'attention. Les quelques rares clients, qui avaient pu le remarquer entrer, se désintéressèrent de lui.

Le serveur revint et tendit la carte à Harry : il avait un air vaguement familier.

« Je vous connais, non ?

- Pas que je sache, répondit-il. Mais si vous êtes bien Harry Potter, vous devez connaître ma sœur, Hannah. »

Harry comprit enfin le nom de la brasserie.

« Vous êtes de la famille d'Hannah Abbot ? Comment va-t-elle ? »

En effet, on s'y retrouvait. Il possédait le même regard bienveillant et accueillant. Harry se souvint qu'il avait vu, l'année précédente, une tombe portant le patronyme d'Hannah au cimetière de Godric's Hollow. Comme bien des lignées de sorciers, les Abbot devaient rester dans le village de leurs ancêtres : les maisons sorcières les plus anciennes étaient les plus sécurisées.

« David Abbot, se présenta l'homme en s'asseyant en face de lui, disposé à faire la conversation.

- Vous n'allez pas vous faire attraper par votre patron si vous venez discuter avec moi ?, demanda Harry, circonspect.

- C'est moi le patron, répondit David. Hannah va bien : elle est en apprentissage dans une bijouterie gobelino-sorcière à Paris, dans le treizième arrondissement, avenue des Gobelins. C'est bizarre, les moldus n'ont jamais fait le lien…

- C'est super !, s'enthousiasma réellement Harry. Elle ne souffre pas trop du dépaysement ?

- Non, elle est trop intéressée par ses études pour qu'on ait le temps de lui manquer. Je crois qu'elle en profite aussi pour vivre loin de l'Angleterre, suite à ce qui s'est passé l'an dernier. Son petit-ami est mort pendant la bataille de Poudlard.

- Son petit-ami ?

- Colin Crivey. »

Harry grimaça :

« Un gars bien. Un peu surexcité, mais vraiment sympa. Je ne savais pas qu'ils étaient ensemble. Il était dans ma maison.

- Elle a toujours été très discrète sur sa vie, confia David. Même nous, nous ne l'avons jamais rencontré. »

Harry essaya de changer de sujet de conversation : parler de la mort de Colin Crivey avait toujours le don de l'attrister.

« Elle parle bien français, maintenant ?

- Oui, elle progresse bien. Elle voudrait visiter la France pour voir autre chose que Paris, parce qu'à Paris apparemment il y a trop de touristes étrangers, donc elle parle encore trop anglais à son goût.

- Je lui passerai l'adresse de Delacour, c'est de la famille. Ils habitent dans le sud, ce sont des gens adorables. »

C'est en le disant qu'Harry se rendit compte que c'était vrai : les Delacour, qui l'avaient hébergé, étaient de sa famille. Qu'Harry ne soit ni un Weasley ni un Delacour n'y changeait rien.

« Cool, ça lui fera plaisir ! »

David Abbot était un garçon calme et posé, tout sourire. Harry apprit qu'il avait la petite trentaine, deux enfants en bas âge et une épouse volage.

« Volage ? Et ça ne te gêne pas ? »

Ils en étaient venus à se tutoyer à la troisième tasse de café (enfin, c'est l'impression qu'avait Harry : en effet, comme il était désormais bilingue anglais-français, il concevait la différence entre le you et le you. Et là, il avait l'impression que le you de politesse qu'il donnait à David était désormais un you de camarades).

« Vol'âge, voyons. C'est une sorcière qui ne vieillit pas : elle vole du temps à ceux qu'elle rencontre. C'est une maladie auto-immune sorcière. Si on la fréquente trop, elle te prend du temps, des années sur ce qui te reste à vivre. »

Harry essayait de comprendre : elle volait du temps ?

« Quand tu touches une personne vol'âge, tu avances l'heure de ta mort. Je suis obligé de prendre des potions de longévité tous les jours.

- Mais c'est pas compliqué, la vie avec elle ? Ça doit être difficile si elle ne peut toucher personne…

- Elle a longtemps été ostracisée à cause de sa maladie. Maintenant, ça va mieux : les potions sont plus au point. Elle travaille dans un potager sorcier : les vol'âges font mûrir les fruits beaucoup plus vite. »

David, qui avait entendu les frasques de Potter et ses amis racontées par Hannah, abordait Harry sans le considérer comme une bête de foire. Même si au début de leur conversation David avait paru impressionné, c'était vite passé.

« Donc tu es serveur dans ton propre restau ?

- Je suis serveur et barman. Là, c'est le matin, donc je peux rester à discuter avec les clients. J'ai deux elfes de maison libres sous mes ordres : ils s'appellent tous les deux Grant, du coup je les appelle Cary et Hugh pour les différencier. L'un fait la vaisselle et l'autre est cuistot, il a appris à cuisiner en France. Faut juste faire gaffe à ce que les Moldus ne passent pas en cuisine. Mais c'est un cador du steak tartare.

- Comme Ron ! »

Harry se lança avec délectation dans la description des mets préparés par son meilleur ami. Quand vint l'heure de retourner derrière son bar pour faire le service, Harry quitta le bar tout sourire, sachant qu'il prendrait plaisir à y revenir.

Il erra dans les rues de Godric's Hollow et, sans qu'il l'ait remarqué, ses pas le guidèrent devant la ruine qu'était devenue la maison Potter.

L'émotion qui l'étreignit face à la maison en ruine fut différente : il avait vaincu, il avait terminé ce que ses parents avaient commencé. De plus, s'il était touché par l'attention et le soutien des sorciers, l'idée qu'un mémorial soit dressé en mémoire de ses parents lui chatouillait la conscience. Sa mère s'était sacrifiée alors que Voldemort lui avait proposé la vie, son père avait essayé de les défendre jusqu'au bout, et les sorciers avaient érigé un panneau magique pour les remercier. Pourquoi conserver trace du pire crime jamais commis ? Était-ce vraiment une bonne chose ?

Il y avait déjà la statue au milieu du village et les nombreux tags couvrant les murs qui clamaient "les Potter sont les meilleurs !", "Lily and James forever", "never forgive, never surrender", "on vous aime", "vive le Trio d'or !" et "Albus le prépuce", bien que ce dernier graffiti paraisse plus être l'œuvre d'un chenapan en colère contre son directeur qu'un message de soutien à Harry.

Et une idée folle lui vint : était-il propriétaire de la maison de Godric's Hollow ?

Il retourna au Ch'abboté. David Abbot était en pleine discussion avec un client. Il remarqua Harry et lui fit un signe.

« J'ai une question à te poser.

- Vas-y, je t'écoute.

- À qui dois-je m'adresser pour connaître mon héritage Potter ? »

David réfléchit deux secondes.

« Aux gobelins pour l'or, et à un avocat sorcier pour le reste. »

Harry le remercia et lui demanda s'il pouvait utiliser sa cheminée pour aller au Chemin de Traverse. Une escale à Gringotts et chez Me Oswald Maître s'imposait.